Lotissement Corvasier, rue Jeanne d'Arc/rue Richem
D'une superficie de 53055 m², le lotissement est borné au nord par la place de la Libération, au sud, par l'ancienne route d'Arradon (disparue), à l'ouest par l'ancienne ruelle de Bernus, actuelle rue Vincent Rouillé. Point d'articulation de cet ensemble : la place Jean XXIII où se croisent les rues Richemont et Jeanne d'Arc, les deux rues nouvellement créées pour la desserte du lotissement. La rue Duguesclin est un percement postérieur à 1898. L'ensemble des maisons ou immeubles édifiés dans le lotissement sont à l'alignement de la rue avec jardins postérieurs, disposition probablement issue d'un règlement du lotissement non connu.Louis Corvasier achète en 1868 cinq grandes parcelles à l'ouest de la ville, empiétant partiellement côté est sur l'ancien faubourg Saint-Salomon. Entre 1868 et 1878, le lotissement se développe suivant le tracé de deux nouvelles voies, les rue des rosiers (rue Jeanne d'Arc) et rue Saint-Louis (rue Richemont), et d'une place, l'actuelle place Jean XXIII. C'est en 1875 que la ville décide d'incorporer dans la voirie urbaine les deux nouvelles rues ouvertes dans le quartier Corvasier. La décision date du 15 Septembre 1875 après que Letourmy, agent-voyer, ait tracé un plan du quartier daté du 7 septembre 1875. Les époux Senil qui avaient acquis les terrains auprès de Corvasier, cèdent à la ville à titre gratuit le 29 décembre 1875 les terrains sur lesquels sont établis les deux rues.A l'angle des rues Richemont et Rouillé, côté sud, avait été construit pour la famille Desgrées du Lou un hôtel en retrait de la rue en rupture avec l'implantation des maisons du lotissement, toutes à l'alignement sur la rue. Il a été détruit dans les années 1970 pour y construire un immeuble.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine