Digue-route du Passage Saint-Armel, Montsarrac (Sé
La digue-route se compose de deux parties, de par et d´autre d´une pointe surélevée. La construction de cet ouvrage a suivi les murs du château de Bot-Spernen déjà construits en 1897. A certains endroits, la largeur du passage était inférieure à deux mètres, ce qui explique la nécessité d´empiéter sur le domaine publique maritime. L´ouvrage permet la constitution d´une route de quatre mètres de largeur. L´ensemble est long d´environ 350 mètres : 174 mètres pour la première partie rectiligne, qui part du sud de Montsarrac, 182 mètres pour la seconde de forme courbe, qui rejoint le Passage Saint-Armel. Le perré de la première partie, contre lequel se trouve une slikke (partie basse des vasières littorales, recouverte à chaque marée), se situe à environ un mètre du niveau de la mer du côté de Montsarrac. Il s´agit d´un perré incliné, en pierre, reposant sur un talus d´un mètre d´épaisseur. En allant vers le passage Saint-Armel, la route s´élève progressivement pour atteindre une hauteur d´environ trois mètres par rapport à la mer. La hauteur du perré de la seconde partie, battu par les eaux, est d´environ trois mètres. Il s´agit d´un perré droit en pierre, surmonté d´un muret en maçonnerie haut de cinquante centimètres.Le passage Saint-Armel est un passage important pour accéder à la commune voisine de Saint-Armel sans faire un grand détour. Or, sur la carte de Cassini, réalisée à la fin des années 1780, le Passage Saint-Armel est une île. Au 19e siècle, aucune route digne de ce nom n´y amène. La commune de Séné décide d´y subvenir et obtient en 1897 la concession, de la part des Domaines, de terrains maritimes pour construire cette route qui relie Kergrippe au Passage Saint-Armel. L´acte de cession prévoit que les travaux du chemin devront être terminés dans le délai d´un an après la date de la concession et que, dans le cas de destruction accidentelle, le chemin devra être remis en état dans le délai de deux mois, sous peine de déchéance.
Auteur(s) du descriptif : Vincent Johan
Par : L'inventaire du patrimoine