Vélodrome, puis stade vélodrome, dit le Vélodrome
L´édifice, implanté en parcelle traversante, comprend des bâtiments alignés sur rue (conciergerie et bureaux d´entrée et portails), construits en moellons de schiste et couverts d´ardoises, et des tribunes couvertes en béton armé à l´est de la piste d´athlétisme.La présence d'un vélodrome est attesté en 1895, sur des terrains appartenant aux hospices civils. Entrée et bureaux, huit cabines, une tribune, une buvette, un kiosque à musique et la tribune des sociétaires sont déclarés dans les matrices de 1903. En 1921, la municipalité fait l'acquisition des terrains pour y construire un complexe sportif comprenant une piscine, des bains-douches et un terrain de sport. Le projet, dessiné par l'architecte communal Emmanuel Le Ray, en 1922, est révisé après la décision de construire la piscine et les bains-douches à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Georges. L'emplacement est alors attribué à la construction de cours de tennis et de garages. Une piste cycliste est aménagée en 1924, à la demande du vélo club rennais. L'entrepreneur Alfred Chouard est adjudicataire pour l'exécution des lots de béton armé, terrassement et maçonnerie. Les travaux débutent en 1922 et s'achèvent en 1924, date de son inauguration lors de la 5e fête internationale de la fédération féminine française de gymnastique et d´éducation physique. Le stade, d'une superficie de 25 000 m2 peut accueillir 10 000 spectateurs, dont 2000 dans les tribunes couvertes.En 1957, il prend le nom de stade Commandant-Bougouin, en hommage à une personnalité rennaise célèbre pour son action dans le développement des activités sportives depuis 1908. En 1964, les tribunes, les vestiaires et le mur de clôture sont reconstruits sur les plans de l´architecte communal Bodenez.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle ; Sabatier Benjamin
Par : L'inventaire du patrimoine