Sports et jeux en Bretagne

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Port du Palus
Le port du Palus forme une anse longue de 300 mètres, dans une échancrure de la côte à l'ouest de la pointe du Bec de Vir et de Port Goret. Cette anse est relativement protégée de la houle d'ouest par le saillant de la côte et la pointe de Plouha. Cependant, elle est ouverte au nord. Elle est formée d'un cordon de galets, derrière lequel des aménagements contemporains ont comblé l'ancien marais littoral : parkings et aire de jeux, équipements nautiques. Une réserve de munitions (local en béton), datant de la seconde guerre mondiale est isolée dans la zone humide en arrière plan. L'ancienne jetée, à l'état de ruines, située à l'extrémité de la falaise ouest, ne laisse apparaître que les murs de parements maçonnés en moellons de granite, dont le fruit a été démoli par les tempêtes, sur quelques mètres. On peut remarquer Les nouveaux aménagements portuaires (cale en béton) et l'aqueduc qui conduit les eaux de la station d'épuration à la mer. Un blockhaus, vestige de la Seconde Guerre mondiale subsiste, à l'extrémité ouest de la plage. Un mur de défense littorale, situé en haut de grève, en limite de la commune de Tréveneuc, à l'est de l'anse, rappelle les travaux d'endiguement privés, contre la montée des eaux marines.L'anse qui forme le port du Palus se situe à l'extrémité est du rivage de la commune et de la pointe de Plouha, ouverte à tous les vents dominants, en avant d'une zone humide et d'un petit estuaire. La commune avait réalisé en 1890 le chemin du Grand Etang (au Palus) et de Goasmeur, afin de rendre plus accessible cette anse aux cultivateurs (de Plouha et des communes voisines de Tréveneuc, Pludual, Pléguien et Lanvollon), qui venaient y charger du sable et du maërl, utilisés comme amendements pour leurs terres. La commune fit aménager un terre-plein pour le dépôt des sablons marins, sans obtenir d'aide des Ponts-et-Chaussées, qui estimaient que "les marnes apportées par bateau étaient en quantité insignifiante" et que "les besoins de la navigation ne leur paraissaient nullement en cause".Cependant, la commune devait justifier sa demande de construction d'une jetée-abri en 1892, en argumentant de la difficulté de disposer d'un port sur la commune, protégé des vents dominants et accessible par la voie terrestre. Ce qui n'était pas le cas de Port Moguer (échouage dangereux) et de Gwin Ségal (impossibilité de disposer d'une voie charretière). Après le refus de l'administration, qui considérait que le coût élevé des aménagements souhaitables (projet de 100 m de jetée) était disproportionné par rapport à la fréquentation estimée des caboteurs ou gabarres, la commune construisit une première et unique digue de 12 m de long sur 4 m de hauteur et 3 m de largeur en 1894 (en ruines aujourd'hui). Elle renouvela sa demande en 1896, en réclamant la construction de 28 m supplémentaires, qui seraient subventionnées pour 1/6° par l'Etat et pour un tiers de la dépense par le Conseil général, dans le cadre de sa politique de développement des petits ports. Cependant, le projet ne fut pas réalisé au profit de l'aménagement de la jetée de Bréhec, et la commune abandonna son projet en 1904. Quelques années plus tard, il fut de nouveau question d'aménager le port pour un projet de station balnéaire et touristique. Le projet fut lui aussi abandonné, en raison des coûts d'une telle réalisation.On peut remarquer sur les photographies du début du 20ème siècle :- les premières cabines de bains, installées dès 1910 (concessions) sur le cordon de galets de la plage du Palus, qui pouvait aussi servir de charroi et pour le dépôt des goémons (AD 22 S Suppl. 204),- le pont en bois, desservant le coteau sud de la plage (en mauvais état en 1932),- l'urbanisation naissante avec les premières bâtisses des résidents et les hôtels (qui demandait souvent des concessions sur le marais, en limite maritime, à charge d'endiguement, pour lever des murs de défense contre la mer). Il faut préciser que la côte du Palus n'était assujettie à aucune servitude littorale.La grève du Palus était aussi utilisée pour des activités de loisir : tir à l'arc, courses de chevaux, buvettes, à charge de concessions.Aujourd'hui, le site littoral du Palus est classé dans le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Plouha comme zone NDAM, avec une vocation liée aux activités maritimes.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Société vélocipédique de Quimper dite du "vélo-spo
Statuts de la Société vélocipédique de Quimper dite du "vélo-sport"

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Immeuble, puis maison,10 place des Lices (Vannes)
Immeuble construit en alignement de rue de 3 étages carrés sur la place et de 2 étages carrés et un étage de comble sous une toiture brisé en façade postérieure. Porte d'entrée latérale ouvrant sur un hall d'où part l'escalier. L'immeuble est pourvu d'une aile postérieure perpendiculaire à ressaut à longs pans. Les ouvertures de cette aile ont des encadrements en brique.Grand immeuble avec boutique en rez-de-chaussée réédifié en 1801 sur l'emplacement de la maison du four banal par le citoyen Guérin, marchand cafetier. La demande du citoyen Guérin pour réédifier la maison existante fait l'objet d'un arrêté du maire qui l'autorise à reconstruire un immeuble et pour ce faire à démolir le four banal des Lices. Sur le plan cadastral de 1844, le mur nord de l'immeuble dessine une forme circulaire qui est le vestige de ce four et que l'on voit bien en place sur le plan Maury de 1785. Les archives signalent aussi à cet emplacement vers le nord le four à ban des Lices dont on conserve un procès-verbal de 1656. Sur le plan Maury de 1785, l'endroit correspond en plus à la maison du jeu de paume qui s'étend sur cette parcelle. L'immeuble a conservé cependant la façade postérieure de la première maison en place que le citoyen Guérin désire réédifier. Celle-ci conserve deux fenêtres qui peuvent remonter au 18e siècle. La façade sur la place a été avancée et dotée d'un troisième étage carré à la fin du 19e siècle ou au tout début du siècle dernier (1906 ?) probablement à l'initiative de Omer Credey (déclaré marchand forain dans les matrices cadastrales de 1844) qui achète à Cécile Labordette en 1882 cette maison et s'y installe comme marchand de tissus. On sait par les matrices cadastrales de 1844 que Cécile Labordette hérite de cette maison par son père, Jean Romelin, négociant qui l'avait acquis auprès de Jean-Jacques Dugué, marchand tailleur, en 1857. L'aile postérieure à ressaut est contemporaine de l'installation d'Omer Credey. Le passage latéral existant sur les anciens plans est aujourd'hui couvert en appentis.Le petit édifice construit sur l'ancien passage d'entrée de l'hôtel Gobé qui jouxtait la parcelle vers le nord a peut-être été aussi repris par la famille Crédey. D'après les alignements de 1843, cette petite maison appartient à un certain Hippolyte Marie Barella, marchand coutelier (?), qui demande à faire des travaux.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison, 35 rue Paul Doumer (Vannes)
Maison isolée construite en alignement sur la rue avec jardin en fond de parcelle. Double en profondeur et de plan à avancée à toit à demi-croupe, elle présente une façade à travées. En rez-de-chaussée surélevé sur étage de service (garage, cave), elle possède un étage carré sauf dans la partie au-dessus de l'entrée, à étage en surcroît. L'entrée de la maison en retrait surmontée d'une lucarne couverte en appentis est précédée d'un escalier droit accolé à la maison. Un autre escalier sur la façade postérieure mène à la cuisine. Décor d'enduit de type tyrolien et faux décor pan de bois en ciment sur un soubassement en pierres apparentes. La fenêtre de la façade en retour est traitée en lucarne soulignée par sa toiture à croupe. L'enclos à boules ainsi que les balcons aux fenêtres soulignent encore l'aspect 1930 de la maison.Maison datée par le cadastre numérisé 1935. La maison appartient au lotissement Rochard ouvert en 1929.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire

Par : L'inventaire du patrimoine

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Chanson composet var sujet an Dançou hac an Tenned
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : "Chanson sur les danses et les jeux de cartes".

Par : Médiathèques de Quimper Br

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'Kanom hor bro' : jeu scénique du Bleun-Brug de Pl

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Jeux traditionnels Celtes
A Carhaix s'est tenu un rassemblement international de jeux traditionnels celtes. A cette occasion, un stage de lutte bretonne et un colloque sur l'avenir et la reconnaissance des jeux et sports traditionnels ont débuté.

Par : INA

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Dol-de-Bretagne. - Les Petits Palets : maison roma
Date : 1981. Fonds : Gwyn Meirion Jones

Par : Archives départementales d

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Noyal Muzillac : La partie de boules

Par : Dastum

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plaque de verre
Sujet représenté : portrait (garçonnet ; marin ; couvre-chef ; jeu de raquette ; raquette ; homme ; famille ; costume ; moustache ; guéridon) - N° d'inventaire : 2015.0.261

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Jeu de loto (Le)
Transcription

Par : Dastum

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Une querelle de jeu au XVIIIe siècle
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Hoëdic de l'océan
Documentaire sur les différents aspects de l'ïle d'Hoëdic en 1965 environ. Survol de cette île au peu de relief et historique de l'île sur des images de paysages. Présentation du village de Saint Goustan, une femme fait la traite des vaches, le port, la pêche aux crustacés, sortie de messe, le cimetière, la kermesse, l'hôtel restaurant (la patronne à son comptoir). La préparation du bar dans la cheminée et du homard. La vie quotidienne sur l'île est rythmée par le ravitaillement, la messe et les processions religieuses et les parties de cartes (jeu de carte : la “vache” : jeu pratiqué dans l’ouest de la France, qui se jouait deux contre deux (jusqu’à 6 joueurs), avec 48 cartes. Il se joue avec des signes codifiés, qui permettent au coéquipiers de se donner des informations au cour de la partie. Chanson chantée pendant le jeu de cartes : “Partons la mer est belle”, chanson chantée dans les cafés et différents ports).

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Ancienne carrière de granite dite "la pierre fendu
Il s´agit d´une ancienne carrière de granite nommée localement "la pierre fendue". C´est un granite à grain moyen à fin dit "granite gris bleuté de Saint-Carré". Les blocs issus de "boules de granite" ou chaos étaient débités suivant la "méthode des coins" : une succession d´encoches (ou de loges) est destinée à recevoir des coins en bois qui, une fois imbibés d´eau, font éclater la pierre. Ces carrières locales étaient exploitées de façon artisanale pour une utilisation proximale. Le transport des pierres, une fois dégrossies, se faisait par des charrettes. Les traces d´exploitation et d´abattage du granite sont nombreuses dans le Trégor.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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L'Album vidéo du Trégor
Ce n'est pas parce que l'été touche à sa fin qu'il faut renoncer à faire du tourisme en Trégor, même si (et surtout si) l'on habite cette belle contrée de Bretagne. Voici, en préambule à vos pérégrinations, quelques images des lieux remarquables du Trégor. Et ils sont nombreux. Puisse ce document vous inciter à voir ou à revoir les trésors naturels, artistiques et architecturaux de notre Pays. Ce document date de 1990 mais les sites naturels sont toujours là et nos beaux monuments n'ont pas pris une ride. Vous remarquerez sans doute malgré tout quelques détails qui rappellent les années 90. Alors faites en un jeu et comptez les. Bon visionnage.

Par : TV Trégor

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Compagnie Ethadam aux Rencontres Trans Musicales d
Entre cheminements individuels et identité collective, l'Art'Mür interroge les notions de culture d'appartenance et de diversités des forme d'expression artistique. A travers une mise en scène permettant un parallèle entre le réel et l'imaginaire, Ibrahima Sissoko transcende l'apparence première de l'image, façonnée par le poids des repères et des habitudes. Des racines à la maturité, le jeu autour de la multiplicité des angles d'interprétation permet d'embrasser la complexité de la diversité et révèle, derrière la carapace que nous nous fabriquons tous, la singularité de chacun. Mise en scène et chorégraphie : Ibrahima SISSOKO Assistant Chorégraphe : Jean-Michel GAST Interprètes : Sileymane CISSOKHO, Jean-Michel GAST, Akeen HOUSSAM, Jessica NOITA, IBRAHIMA SISSOKO, Mined YAHIAOUI

Par : Association Trans Musicale

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50 Miles From Vancouver - TRANS MUSICALES 2011 - À
Dans le cadre d’un partenariat entre les Transmusicales et l’Université Rennes 2, le CRÉA et les étudiants de la licence professionnelle CIAN réalisent les captations audio et vidéo des concerts à l’UBU. Non. Ce n’est pas sur le seuil d’une cabane au Canada que ces deux garçons ont débuté cette aventure. Mais au cœur de la Bretagne, il y a maintenant deux ans. Pourtant, c’est bien outre-Atlantique, et outre-Manche, que 50 Miles From Vancouver puise son inspiration. Avec Jesus & Mary Chain en parrain consacré, Beach Fossils et Best Coast comme compagnons de jeu contemporain, le duo a des idées qui “fuzz”, “surf” sur une vague mélodique et bruyante, et donne un coup de fouet au rock garage et à la pop sixties. Repéré par label digital et défricheur Beko DSL (sis à Brest, mais au catalogue international), 50 Miles From Vancouver est devenu quatuor pour la scène et est fin prêt à tailler sa route. Vous n’avez plus qu’à les suivre. Source : http://www.lestrans.com/artistes-2011/fifty-miles-from-vancouver/

Par : L'aire d'u

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Maison, La Gruere (Saint-Sauveur-des-Landes)
Lors de l'enquête de 1969, cette maison a été étudiée. Elle a depuis été restaurée et transformée. Les propriétaires ont néanmoins gardé les encadrements des ouvertures, qui ont été disposés autrement. La cheminée aussi est toujours en état.Description de la maison d'après l'enquête de 1969 : Maison isolée dont la façade antérieure est orientée au sud. Elle est construite en granite moyen et grand appareil. De plan rectangulaire, elle se compose d'un rez-de-chaussée et de combles à surcroît. L'élévation est sans travée, très peu ajourée, on y trouve une porte en anse de panier moulurée d'un cavet et une fenêtre à appui saillant mouluré, à décor de boules.Le toit est à long pans non brisés, les pignons sont non-couverts. La couverture est en bardeau. On trouve une pièce par niveau. Au rez-de-chaussée, sur le pignon ouest il y a une cheminée de granite. L'accès au comble se fait par un escalier intérieur, dans l'angle sud-ouest, il est en vis, sans jour, en granite, et a des marches monolithes. Dans le comble, on trouve une fenêtre ébrasée à bancs latéraux (coussièges). La cheminée a un visage gravé sur chaque piédroit. Sa hotte est droite. Le linteau est monolithe à crossettes avec un décor de torsade. Les piédroits sont chanfreinés avec un décor de tête humaine. Une description plus précise est annotée sur des dessins (cf illustrations) :" Au nord de la commune. Elle est entourée de petits champs. L'état de l'ensemble laisse un peu à désirer mais les propriétaires envisagent de restaurer peu-à-peu la demeure en lui gardant son bel aspect ancien. Matériaux : Le granite gris est employé pour toute la construction. Ce qui est à remarquer, c'est la grosseur des pierres employées, grosseur très importante. La petite fenêtre du premier étage est particulièrement soignée et à l'intérieur elle garde ses deux petits bancs.La couverture est en essente, refaite depuis avec des ardoises.Ouest : pignon aveugle. Est : pignon avec une porte bouchée. La façade est tournée vers le midi. Elle est toute en grand appareil de granite sauf pour les angles et les ouvertures.Intérieur : Plafond avec poutres apparentes. Cheminée de granite avec des consoles ornées d'un cordon et de têtes en haut des piédroits, pris dans le mur. Sol en ciment. Porte bouchée (pignon est). Escalier tournant en granite montant à l'étage. Noyau de granite."Certains éléments permettent de dater la première construction à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle (porte, cheminée, fenêtre moulurée). La maison a toutefois été transformée en 1971, comme l'indique la date gravée sur le linteau de la porte.
Auteur(s) du descriptif : Ducouret Jean-Pierre ; Goyet Marie ; Bardel Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

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Mairie
Ce bâtiment possède une maçonnerie composée de moellon équarri de grès. Les chaînages d'angles, les encadrements de baies et les bandeaux sont traités en granite au rez-de-chaussée et en pierre calcaire dans les niveaux supérieurs. La toiture est composée de trois parties : deux toitures à croupes latérales et une toiture centrale en pavillon. Le tout est couvert d'ardoise. Le bâtiment s'élève sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un premier étage et un comble. Les façades est et ouest sont scandées de cinq travées, alors que le pignon nord est rythmé par deux travées seulement. Les baies possèdent toutes des linteaux très légèrement cintrés. Un fronton semi-circulaire en pierre calcaire surmonte la travée centrale. Il porte l'inscription "MAIRIE" dans un cartouche bordé de pilastres cannelés courbes. Au-dessus de ce cartouche, est inscrite la date de 1870 dans un médaillon surmonté d'une coquille et sous lequel se trouve une guirlande de fruits et de fleurs.Dans les années 1870, des bâtiments publics sont construits à Saint-Aubin-du-Cormier, c'est le cas de la mairie qui remplace en 1872 l'ancienne mairie située à l'extrémité est de la rue de l'Écu. Des halles sont également construites en 1877 au nord-ouest de la mairie ; elles remplacent les anciennes halles qui occupaient la Place A. Veillard. L'emplacement des anciennes halles et de l'ancienne mairie est encore visible sur le premier cadastre communal réalisé en 1833.Aux archives départementales d'Ille-et-Vilaine, il existe plusieurs projets d'emplacement de la mairie et de la halle datés de 1867 ; ils sont signés de l'architecte Leray. La mairie, tout comme les halles, a été construite par l'architecte Aristide Tourneux. Ces deux bâtiments forment d'ailleurs un ensemble très cohérent en termes d'architecture : même maçonnerie de moellon de grès rehaussée par des chaînages d'angles, des encadrements de baies et des bandeaux en pierre calcaire, même rez-de-chaussée avec des encadrements et des chaînages traités en granite, sans doute dans le but de protéger la pierre calcaire, sensible à l'humidité. L'usage d'un tel matériau non local, la pierre calcaire, témoigne d'une évolution propre à la seconde moitié du 19e siècle. Ainsi, l'amélioration des voies et des moyens de communication (arrivée du chemin de fer au milieu du 19e siècle, canaux...) a permis "d'importer" plus facilement et donc à moindre coût des matériaux non locaux. Ceci a eu une grande incidence sur la diversification de la production architecturale de cette époque par des jeux de couleurs propres à l'alternance de matériaux notamment ou bien par de nouvelles formes plus faciles à réaliser avec certains matériaux.Le bâtiment abritait la justice de paix au rez-de-chaussée et la mairie à l'étage.
Auteur(s) du descriptif : Dalibard Sabrina

Par : L'inventaire du patrimoine

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