Bobines d'amateurs : Pierre Le Bourbouach
Entretien avec Pierre Le Bourbouach.
Bobine 3 : Pierre Le Bourbouach (Professeur de lettres classiques)
Professeur de lettres classiques au Lycée Chateaubriand de Rennes, ce vannetais né en 1920, apprécie tout autant la finesse de la langue française que les jeux de mots quelle permet et auxquels il aura recours pour baptiser ses films, comme « Les chutes du Niagara », réalisé à partir de diverses chutes de bobines.
Aujourdhui, avec ce brin de malice dans les yeux qui ne la jamais quitté, il parcourt sa vie de cinéphile, membre du club des cinéastes de Rennes, et nous confie quà chaque fois, ses films étaient conçus dans sa tête avant de les tourner et quil prenait un malin plaisir à regarder le monde qui lentourait pour sen inspirer. Ainsi, « Le dieu qui beugle » est une sorte de satire de la société de consommation naissante, où le transistor apparaît et envahit la place publique : Pierre Le Bourbouach divinise le transistor, devenu le dieu du bruit incarné.
Très rapidement, il initie ses élèves à la filmographie et réalise son chef-duvre « Michèle », professeur dont un élève est particulièrement fou amoureux. Et pour chaque exemple, chaque réalisation, de citer Eisenstein : « un film se fait au montage », car cest dans cette phase que lon peut faire dire au film bien plus que ce que limage ne dit elle-même.
Par : Cinémathèque de Bretagne