Conserverie, puis caserne de douane, puis école pr
Ensemble de bâtiments occupant une grande parcelle formant îlot. Le bâtiment principal, aspecté au sud est aligné sur la rue face aux anciens quais. Les dépendances postérieures : anciennes salles de classe et préau, sont bâtis en retour, et, avec le bâtiment nord, ferment une grande cour intérieure.Le bâtiment principal, à l'origine une caserne de douanes, est de plan rectangulaire allongé. Il est composé d'un corps central à deux étages carrés et à trois travées régnant seulement sur deux niveaux. Les portes-fenêtres du premier étage ouvrent sur un balcon filant en dalles de granite reposant sur des consoles moulurées. Il semble avoir été aménagé postérieurement à la construction de la caserne, comme le suggèrent les pierres plus petites à la base des jambages des portes-fenêtres, peut-être à l'époque de Griffon. La porte d'entrée large à linteau à claveaux daterait également de ces remaniements. Le corps central est coiffé d'une toiture en pavillon à croupe.De part et d'autre les deux ailes latérales symétriques sont à un étage carré sous comble à surcroît, et à trois travées. Les souches de cheminées sont placées sur le gouttereau nord.L'architecture et la mise en oeuvre sont soignées : chaînes d'angle, bandeaux d'étage et corniches moulurées sont en pierres de taille de granite blond.Les cinq lucarnes en pierre de taille ainsi que la niche du 2e étage du pavillon central sont en granite gris. Leur forme à linteaux en accolade est de style néo-breton en vogue dans les années 1930.Dans la niche est placée sur un socle en granite gris, une statuette (sainte Anne ?), en faïence de type Quimper.Ancienne presses à sardines figurées sur le plan cadastral de 1811 et nommées comme telle (bâtiments nord) sur celui de 1851.A cette date elles appartiennent à la famille Rozier de Nantes. En 1875 les statistiques industrielles spécifient qu'il s'agit d'une usine de conserve de sardines à l'huile (AD56, 1Z 174).Entre temps, entre 1851 et 1857, une partie des espaces libres, face aux quais est louée par Rozier en plus d'une concession sur le DPM, à l'administration des Douanes, pour faire construire une extension des casernes existantes (AD56, S 218). Il s'agit de l'origine du long bâtiment sud de plan rectangulaire, utilisé comme caserne de douanes au moins jusqu'à la fin des années 1870.En 1894 les soeurs de la Charité Saint-Louis devenues propriétaires de l'ensemble des bâtiments, ouvrent trois classes pour filles.En 1902, l'établissement scolaire est fermé. Les bâtiments sont achetés par Griffon, négociant mareyeur à Etel qui s'y réserve une habitation est met en location le reste des locaux.En 1934 les soeurs de Kermaria achètent la propriété et ouvrent à nouveau, deux ans plus tard, une école pour filles dite école Sainte-Anne.L'enclos du jardin des soeurs situé de l'autre côté de la rue sur les anciens quais est encore visible sur une carte postale du début des années 1960 (Editions La Pie).Vendue dans les années 1990, l'ancienne école est réhabilitée en résidence à appartements.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine