Écart dit Île de Saint-Cado (Belz)
Seule la moitié sud de l'île est urbanisée. Les maisons s'organisent autour du placitre de l'église et son calvaire (étudiés) et le long des deux ruelles qui y aboutissent. A compter de la fin des années 1960 des constructions neuves se sont implantées à l'arrière ou au devant des parcelles déjà construites, certaines avec des formes bien étrangères aux maisons de pêcheurs qui constituent l´habitat traditionnel sur l´île.8 maisons sont repérées : 1 maison à pièce unique sous comble à surcroît (AC 152), 2 maisons à 2 pièces symétriques sous comble à surcroît (AC 995 et 890, 154), 3 maisons à étage, comble à surcroît, à 1 ou 2 travées (AC 197, 196, 905), 2 maisons à étage et façade de type ternaire (AC 155, 1095-1096).Parmi les maisons à 2 pièces on notera que le n°7 rue du calvaire réuni deux logis sous un même toit (fig.13). Quant à l´ancien presbytère construit entre 1815 et 1845 (date portée illisible), il fut également transformé en maison à logis multiple. Quatre familles y logeaient au début du 20e siècle, ce qui explique la transformation des deux fenêtres du rez-de-chaussée en portes (fig.16).Un ermitage attribué à saint Cado est établi sur l'île au Haut Moyen Âge. Les Bénédictins de Quimperlé recueillent cet ermitage en 1089. Ils en font un prieuré dont ils gardent les bénéfices jusqu'à la Révolution (Danigo, 1986). En 1636, Dubuisson-Aubenay qui passe la rivière d'Etel depuis l'île, en donne une rapide description avec sa chapelle, son prieuré et les quelques maisons qui y sont construites (annexe 1). En1791 le prieuré et ses dépendances, dont l´ancienne maison prieurale, une seconde maison et un colombier, l´ensemble en ruine, sont estimés avec la chapelle et sa fontaine à 450 £ (AD56, Q 72).Sur le plan cadastral de 1811, il n´existe aucune maison proche de la chapelle. Seules deux groupes de maisons alignées en barres figurent au sud-ouest de l´île au débouché de la digue. Sur le plan cadastral de 1845, on aperçoit, en plus des maisons précitées, le presbytère ainsi que le grand calvaire bâti en 1832. De nouvelles constructions s´implantent sur l´île dans la seconde moitié du 19e siècle et au début du siècle suivant. Les premières installations du chantier ostréicole Ezano, datent vers 1905.Le pardon de Saint-Cado célébré le 21 septembre, a été peint à plusieurs reprises par Désiré Lucas (1869-1949). Comme l'évoque son tableau de 1903, il attirait encore au début du 20e siècle une foule considérable de pèlerins (fig. 3).
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie
Par : L'inventaire du patrimoine