Patrimoine d'Erquy

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Outil de carrier : le chante-perce
Outil en fer forgé, ressemblant à une barre à mine, à section octogonale, avec un fer de longueur et de section variables (ici 24 mm de section), de forme légèrement biseautée aux extrémités, utilisé pour faire des trous de 20 mm à 50 mm de profondeur. C'est le tailleur qui indique la direction que devra suivre la fente. Le fendeur saisit la chante-perce à deux mains et frappe la pierre verticalement avec tant de précision, dit-on, qu'il pourrait, sans risque, la faire tomber entre deux orteils. Il profite du fait que la barre rebondit sur le roc pour lui redonner de l'élan pour le coup suivant, tout en lui imprimant un mouvement de rotation destiné à faciliter la pénétration. Il perce ainsi un premier trou, retourne alors l'outil dont l'autre extrémité, plus effilée, est taillée en forme de "tête de vipère" et il se remet à frapper pour accroître le percement de 4 à 5 nouveaux cm. Une série de trous est ainsi aménagée, espacés de 10 à 12 cm, parfois moins, quand la roche est plus dure. La chante-perce pouvait aussi être enfoncée avec une masse. pour percer des trous sur une ligne continue. Elle était ensuite remplacée par un clou (chutes de poinçon), de 15 cm de long et de 2,5 cm à 3 cm de section, faisant office de "martyr", entouré de bouts de crémone de 7 cm (utilisés comme cales). Ces coins en acier étaient engagés, en veillant à ce qu'ils n'en atteignent pas le fond. Ces poinçons forgés, non trempés, ont été remplacés dans les années 1970 par des poinçons en tungstène. On pouvait aussi utiliser un "burin étoile", frappé avec une grande masse ou une barre à mine, lorsque l'opération d'extraction s'avérait trop difficile.La chante-perce est un outil récent, datant du 4e quart du 20ème siècle, utilisée pour percer la pierre du gisement, faire des avant-trous, en tournant la barre sur elle même. Cet instrument a été introduit par les carriers de Chausey sur la côte nord en Bretagne à Erquy et à l'Ile Grande. Son appellation provient du fait qu'il "chantait en tournant". La chante-perce a été remplacée par la barre à mine et l'explosif (la "poudre noire").
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison dite l'Horizon, 7 rue de la Corniche (Erquy
Maison de type ternaire construite en grès et brique. Elément de décor : effet de polychromie (baies).Maison datant de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème siècle.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison, Bellevent, 40 rue du Château d'Eau (Erquy)
Maison basse à deux pièces par étage construite en grès.Maison datant du 1er quart du 20ème siècle.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ciboire 1
Ciboire en argent à pied polylobé, noeud à boutons, coupe et fausse-coupe.Ciboire réalisé entre 1838 et 1873 par un orfèvre L G à identifier.
Auteur(s) du descriptif : Robert Céline

Par : L'inventaire du patrimoine

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Les carrières industrielles de l'Ouest (Erquy)
La carrière est située sur le point culminant d'Erquy : 75 m. L'extraction s'effectuait à ciel ouvert, à flanc de coteau entre le Pendu et la Pointe du port. Les ouvriers enlevaient d'abord la terre puis la "mauvaise pierre" du dessus, qui était concassée pour faire du béton. En dessous, se trouvent les beaux blocs dont le sens de coupe est pour toute la région : sud-ouest-nord-est. Cette pierre est de couleur rose avec des lignes horizontales plus claires et des filons presque verticaux de quartz. Les fronts de taille étaient coupés en gradins très inclinés et atteignaient de 15 mètres jusqu'à 20 mètres de hauteur. L'inclinaison des bancs de grès était de 30° dirigés vers le nord, en sens inverse des fronts de taille. Les parties supérieures des fronts de taille étaient parfois recouvertes d'un conglomérat qui était coupé en retrait avec le talus. De la côte d'Erquy à la Fosse Eyrand, les cinq chantiers couvraient une surface de 18, 10 ha en 1911, pour une longueur d'environ 800 m. Un réseau de voies Decauville (chariots sur chemin de fer) sillonnait le cap et aboutissait au-dessus de la jetée. Un système de funiculaire permettait la descente et la remontée des wagonnets. Goélettes et sloops se succédaient le long du quai pour prendre leur chargement de pavés qui étaient déversés sur le pont avant d'être rangés à fond de cale. Les voies Decauville de 0,50 développaient environ 1000 mètres pour relier les différents chantiers au port d'Erquy. Le chantier de Maupas avait une altitude de 26 mètres au-dessus du quai. Deux poudrières permettaient de stocker les explosifs dans un petit édifice en maçonnerie, recouvert de terre : la poudre noire et la poudre Favier.Depuis longtemps, on savait tirer parti à Erquy de la présence abondante du grès rose pour la construction, mais l'on se contentait d'exploiter les affleurements naturels de la Garenne (les pierres de Garenne) et les escarpements du bord de mer (le poudingue). La famille Dolledec d'Erquy à la fin du 18ème siècle avait commencé cette exploitation. Cependant, les premières carrières ne furent véritablement ouvertes qu'au début du 19ème siècle, par les familles de maçons, aux abords du Pendu (famille Cholet) et du sémaphore (Dagorn, Rault, Le Gentil). En 1848, l'extraction se développa avec l'ouverture de la carrière du Maupas (le Lac Bleu) dont on tira les matériaux d'empierrement nécessaires à la réalisation de la route nationale. En 1854-55, la commune accorda l'exploitation des pointes rocheuses autour de Saint-Michel à Barrier, entrepreneur au Mans, qui utilisait le grès rose pour le pavage des rues. En 1891-92, la Société des Carrières de l'Ouest racheta la société Barrier et fit l'acquisition de toutes les carrières ouvertes sur le cap d'Erquy entre le Noirmont et les Trois Pierres, puis jusqu'à Pléhérel. Elle se lança dans l'exploitation industrielle du grès rose, essentiellement tournée vers l'exploitation des pavés. En 1866, la construction du Port Barrier inaugurait le développement commercial des carrières (pavés) par la voie maritime. A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, les carrières emploient jusqu'à 400 ouvriers. Le dernier bateau à vapeur transportant le grès s'appelait le "Quartzite".Une partie du personnel des carrières était logée sur le port. Le village de la Fosse Eyrand fut réalisé par la Société des Carrières de l'Ouest pour loger ses ouvriers occupés à l'exploitation des carrières voisines, transformées aujourd'hui en centre de vacances. Les carrières exploitées par des artisans répondaient aux besoins d'une clientèle locale et fournissaient des cheminées, linteaux et entourages de portes et fenêtres, poteaux de hangar et d'entrée de champ, dalles pour le sol, moellons de maçonneries et d'énormes masses de remblais utilisées pour les routes et les chemins. Au fond des carrières, les ouvriers s'abritaient derrière un rudimentaire clayonnage.L'activité des carrières fut à son maximum entre 1900 et 1927, puis la production s'affaiblit progressivement, victime de la concurrence et d'un manque de mécanisation. Les sites les plus favorables avaient été exploités sans ménagement et l'urbanisation aux abords des carrières de Tu es Roc interdit l'extension de celles-ci. A partir de 1914 : fermeture de l'extraction par creusement sur le cap devenu les "lacs Bleus". En 1930, les carrières de la Fosse-Eyrand périclitent. Cependant, en 1943, les Allemands relancent l'exploitation de la Fosse-Eyrand pour produire le granulat nécessaire à la construction du Mur de l'Atlantique. A partir des années 1950, La Société des Carrières de l'Ouest délaisse la production de pavés pour celle des granulats. Les carrières furent définitivement fermées en 1960. Le barrage de la Rance fut construit en 1961-65 avec les débris de la carrière de la Fosse Eyrand. La construction du nouveau port de pêche fut réalisée en 1971 avec les débris amassés jusqu'en 1937-38 à proximité.Cependant, en 1986, la SARL Grès et Tradition d'Erquy reprenait une partie de la concession (sous l'ancien sémaphore, avec un lieu de vente située à la Couture). Depuis 1991, l'extraction a recommencé sur Erquy. Cette entreprise produit des moellons, parements, pavés, cheminées et mobilier poli. A Fréhel, existe la dernière entreprise locale appartenant à la Société des Carrières de l'Ouest. Elle a pu perdurer, grâce à sa reconversion, vers les années 1950, dans la production industrielle de granulats.Nous avons repéré deux œuvres sur le circuit des carrières de la pointe d'Erquy : les bâtiments en partie en ruines de la forge au-dessus du port et l'ancienne poudrière sur le site de Port-Blanc. L'étude de la forge a été effectuée.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison, les Hôpitaux, 8 rue des Ecoles (Erquy)
Maison haute mitoyenne de plan rectangulaire massé construite en grès. Elle comprend un rez-de-chaussée à pièce unique, un étage à deux pièces et un grenier. La façade antérierure est rythmée par deux travées de baies légèrement décalées.Maison datant de la fin du 19ème siècle.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison dite Chez Margot, 50 rue Foch (Erquy)
Maison basse à deux pièces par étage construite en grès et brique.Maison datant de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème siècle.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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[Port d'Herqui ; Isle Saint Michel]
Ancien possesseur : Argenson, Antoine-René de Voyer (1722-1787 ; marquis de Paulmy d'). Ancien possesseur

Par : Gallica

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Erquy : Le mole, un jour de regates

Par : Dastum

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Capote des paysannes du littoral, regions d'Erquy,

Par : Dastum

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L'industrie des carrieres de gres d'Erquy, le jet

Par : Dastum

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Scottisch

Par : Dastum

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Les prisons de Nantes
Fête à Erquy

Par : Dastum

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Erquy : Le port

Par : Dastum

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Erquy : Le port et la jetee

Par : Dastum

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Erquy : Le port

Par : Dastum

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Erquy : Procession de la Fete Dieu

Par : Dastum

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La pêche à la coquille Saint-Jacques en Bretagne
La saison de pêche à la coquille Saint-Jacques a lieu d'octobre à mars, sur le littoral ouest de la France. Des pêcheurs d'Erquy et Brest, principaux ports à la coquille en Bretagne, expliquent leurs conditions de travail et leurs méthodes de pêche.

Par : INA

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Le beach volley
Le beach volley est le nouveau phénomène de mode qui envahit les plages, notamment à Erquy où se tiennent les "Estivales de volley". L'organisateur d'Armor Volley-ball, Vincent Alberteau, explique pourquoi cette nouvelle mode qui séduit les estivants.

Par : INA

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Théâtre de verdure des sables d’or

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Galimoneux ; un des chatelets

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Le port ; vue prise de la route

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Le port ; vue prise le dos au feu

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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