Abbaye de Bénédictins, de Mauristes ; église paroi
Une des principales abbayes, construites hors les murs à l'emplacement d'un ancien cimetière chrétien, à laquelle aboutit l'ancien faubourg (rue Saint-Melaine). Le palais abbatial, siège de l'évêché abritera le musée de la ville créé en 1794. Les jardins formeront le futur jardin public du Thabor. L' église primitive construite sur la tombe de saint Melaine, premier évêque de Rennes, fut incendiée vers le milieu du 7e siècle, puis reconstruite et de nouveau détruite au 10e siècle. L' église actuelle est un édifice dont les parties les plus anciennes (transept, bases de la tour du clocher) qui remontent à l' époque romane, sont l'oeuvre de Gervais, abbé de Saint-Melaine (1081-1109). Dans la 1ère moitié du 13e siècle le carré du transept est recouvert d' une voûte d' ogives (seul le départ de cette voûte est actuellement visible). Puis au 14e siècle les arcades de la nef et les fenêtres hautes sont refaites ainsi que le choeur et de nombreuses baies agrandies. De cette époque date aussi la loge seigneuriale (dont il ne reste plus que les ouvertures) située contre le mur nord du choeur. En 1432, la tour du clocher est reconstruite sur les bases romanes. En 1627 les mauristes s' installent à Saint-Melaine et se livrent à d' importantes modifications. En 1672 (daté par travaux historiques) le logis abbatial est reconstruit pour l' abbé Jean d' Estrades. En 1676, la façade du clocher est entièrement refaite en calcaire sculpté par l' atelier Corbineau qui réalise également en 1683 les galeries du cloître. En 1855, la tour du clocher, surélevée d' un étage supplémentaire par l' architecte Mellet, est couronnée d' une statue de la Vierge en plomb doré provenant des ateliers de l' abbé Choyer à Angers. L' église abbatiale est devenue paroissiale en 1791, regroupant d' anciennes paroisses supprimées dont Saint-Jean et Saint-Pierre en Saint-Georges. Elle est érigée en cathédrale provisoire de 1803 à 1844 sous le vocable de Saint-Pierre, puis elle redevient paroissiale à partir de 1844 sous le vocable de Notre-Dame. Une peinture murale du 15e siècle représentant le baptême du Christ est à signaler dans le transept sud. Une autre du 20e siècle d' André Muriel Bussy est visible dans le transept nord.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle
Par : L'inventaire du patrimoine