Patrimoine culturel de Quimper

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Chanson ar Bonomic [suivi de] Chanson ar Vesventi
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : La chanson du petit bonhomme [suivi de] Chanson sur l’alcoolisme

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Le patrimoine scolaire de la communauté de commune
Sur les 22 écoles édifiées entre 1845 et 1939 sur la presqu'île de Crozon, 15 sont encore en place. Certaines ont subi les bombardements de la Seconde Guerre mondiale (Telgruc, Lanvéoc, Tal ar Groas), d'autres ont été reconstruites pour satisfaire aux nouvelles pratiques pédagogiques et aux évolutions de la société. Au total 15 édifices scolaires ont fait l'objet d'un dossier dont un sur un collège construit après 1950 (collège du Lannic 1953).Les débuts de la scolarisationDepuis la fin de l'Ancien Régime, malgré son relatif enclavement, la presqu'île montre un réel dynamisme et une certaine précocité en matière de scolarisation. Bien avant les lois scolaires du 19e siècle, en 1715, une enquête de la cour seigneuriale de Crozon mentionne la présence d'une « petite école » tenue par des religieux dès le milieu du 17e siècle. L'abbaye de Landévennec possède également une école au début du 18e siècle destinée à l'instruction de la noblesse alentour.Durant la Révolution, chaque commune de la presqu'île dispose d'instituteurs et d'institutrices mais de niveaux très inégaux et avec peu d'élèves inscrits.Les lois scolaires du 19e siècleRepris en main par le clergé paroissial sous le Consulat et l'Empire (1799-1815), l'enseignement sur le territoire semble décliner fortement sous la Restauration (1815-1830). Dans ce contexte, la loi GUIZOT de 1833 va donner une impulsion décisive à l'ouverture de classes, en imposant une école publique de garçons dans toute commune de 500 habitants. En 1836, le rapport de l'inspection primaire mentionne deux écoles à Crozon (une de garçons et une de filles) et deux écoles à Camaret. L'Etat laissant aux communes les charges financières des créations d'écoles, les autres communes de la presqu'île ne peuvent ouvrir une classe. Faute de moyens financiers, la loi ne peut en effet être appliquée partout : en 1846, sur les 282 communes que compte le département du Finistère, 116 sont encore dépourvues d'école. Bien qu'imparfaitement appliquée, la loi Guizot fait cependant évoluer la situation et les mentalités. Pour exemple, sur la presqu'île de Crozon, la comparaison entre les rapports de l'inspection des écoles primaires de 1836 et 1849 est éloquente : en 13 ans, les écoles se sont multipliées sur le territoire et chaque commune a ouvert une ou deux classes.Sous le Second Empire, à l'exception de Landévennec, toutes les communes de la presqu'île ont ouvert une école de filles avant même la promulgation de la loi DURUY de 1867 qui les impose dans les communes de plus de 500 habitants. Parallèlement à ces écoles communales encore contrôlées par l'Eglise, une école congréganiste pour filles est édifiée en 1857 dans le bourg de Crozon.La volonté de couvrir le territoire d'écoles s'exprime tôt à Crozon puisqu'en 1875, la première école du réseau rural est élevée à Saint-Hernot, sur le Cap de la Chèvre. Elle tente de répondre aux besoins d'une population nombreuse et éloignée du bourg. Cette volonté d'instruction pour tous anticipe la loi GOBLET de 1886 qui oblige les communes à pourvoir d'une école les hameaux distants de plus de trois kilomètres d'une agglomération. En 1885, c'est celles de Saint-Fiacre (Crozon) et de Kerdilès (Landévennec) qui ouvrent, puis celle de Kerloc'h (Camaret) en 1897, enfin celles de Tal ar Groas et de Saint-Hernot (deuxième école) en 1908.Les trois principes fondamentaux de l'Ecole républicaine (gratuité, laïcité, obligation) mis en place avec les lois FERRY de 1881 et 1882 ne feront qu'entériner un processus largement engagé dans la presqu'île. Le grand effort va désormais porter sur la construction de maisons d'école car jusqu'ici, la majorité des enfants est accueillie dans des locaux dont la destination ne s'y prête pas, à l'exemple d'une classe de Crozon installée dans l'ancienne chapelle de la Madeleine qui jouxte alors le presbytère. L'école des garçons de Camaret se tient en 1849 au premier étage d'un local dont le rez-de-chaussée est «infecté par des débris de poisson et par des huiles de sardine d'une odeur fétide ; sous l'escalier qui est à jour et dangereux pour les enfants, loge un porc dont l'odeur vient encore ajouter à celle du poisson.» (Inspection des écoles primaires du canton de Crozon, 1849). Les salles sont souvent trop petites, mal éclairées, mal ventilées, humides quand elles ne sont pas délabrées.La création des maisons d'école et l'architecture scolaireLes textes règlementaires définissant l'architecture scolaire apparaissent dès les années 1830, accompagnés de recueils de plans modèles (recueils des architectes Auguste Bouillon 1834 et César Pompée 1871). Mais, avant la création de la Caisse des écoles qui facilite le financement des constructions scolaires (1878), très peu d'écoles primaires sont élevées en France. Ce n'est qu'à partir des lois Ferry que la nécessité de construire des écoles est grandissante et que les normes de construction scolaire sont fixées. Elles s'appuient sur les propositions de l'architecte Félix Narjoux dont la troisième série de son « Architecture communale » (1880) est consacrée à l'architecture scolaire.Dans ce contexte, la création d'une école à Telgruc en 1845 (aujourd'hui disparue), à l'emplacement de la poste et de la mairie actuelles, fait figure d'exception. Un plan d'agrandissement daté 1878 figure l'édifice originel : de taille modeste, la maison d'école comprenait une salle de classe au rez-de-chaussée et un logement pour le maître à l'étage. En 1851, c'est une mairie-école qui est édifiée à Crozon, rue de Poulpatré, ruinée en 1882 par un violent incendie. En 1854 et 1859, deux autres mairie-école sont également construites à Argol et à Camaret, cette dernière étant aujourd'hui très modifiée. Une école congréganiste est également créée en 1857, rue Le Graveran : ses bâtiments sont toujours en place et abritent l'actuelle école Sainte-Anne. Elle adopte un plan en U avec avant-cour centrale qui reprend les dispositions de l'hôtel particulier entre cour et jardin, type de plan caractéristique de la Monarchie de Juillet qui disparaît complètement après 1870.Dès 1880, les normes architecturales édictées par l'Etat pour la construction des écoles sont les mêmes pour toute la France avec pour objectif de dominer les coûts en dominant les projets. Des plans-type sont établis selon les règles qu'imposent la morale et l'hygiène dans l'éducation collective. Ces normes déterminent l'épaisseur des murs, le niveau du sol, la hauteur des plafonds, des fenêtres, la répartition des bâtiments, etc. Cette architecture marquée par le rationalisme se caractérise par l'affirmation des fonctions distinctes de chaque partie : logement de l'instituteur, salles de classes, préaux, lieux d'aisance sont parfaitement lisibles. Conception du programme et traduction architecturale sont ainsi étroitement imbriquées : rien n'est dissimulé. De fait, ces constructions scolaires à l'architecture codifiée sont aisément identifiables. Dans certains cas, la mairie est intégrée au bâtiment (bourgs de Crozon et de Roscanvel). Sur la presqu'île, deux plans-type se partagent les faveurs des conseils municipaux, types qui admettent des variantes en fonction du nombre d'élèves et de la mixité ou non de l'école.Des structures caractéristiquesLe plan en alignement associe le corps de bâtiment à étage abritant le logement des instituteurs à un ou deux corps de bâtiments en rez-de-chaussée destinés aux salles de classes. Pour les écoles non mixtes, une seule aile de classes est construite (école de filles de Camaret 1875, ancienne école de garçons de Telgruc agrandie en 1878, nouvelle école de garçons de Telgruc 1901, école de garçons de Roscanvel 1910). Pour les groupes scolaires mixtes, le corps de logis des instituteurs est doublé, flanqué de deux ailes de classes, une pour les filles, l'autre pour les garçons. A l'arrière des bâtiments, bordée par des préaux, la cour est divisée en deux par un mur de séparation entre les filles et les garçons (groupe scolaire du bourg de Landévennec 1893, groupe scolaire de Kerloc'h à Camaret 1900, groupe scolaire Le Lannic à Camaret 1906). Avec ses nombreux étages d'habitation et de classes, l'ancien groupe scolaire du bourg de Crozon (construit en 1885, détruit en 1970) atteignait une ampleur considérable du fait de sa vocation centralisatrice.Le plan en T est très répandu aussi : Le corps de bâtiment en rez-de-chaussée qui abrite les salles de classes est construit en retour d'équerre, à l'arrière du logis des instituteurs. Cette disposition permet de répartir les cours de récréation de part et d'autre de l'aile qui abrite les classes, de fait, elle est particulièrement adaptée aux écoles mixtes (école disparue de Tal ar Groas à Crozon 1910, groupe scolaire du hameau de Kerdilès à Landévennec 1885, groupe scolaire du hameau de Saint-Fiacre à Crozon 1885). C'est également le type de plan qui a été choisi pour les deux écoles de garçons du hameau de Saint-Hernot à Crozon (1875 et 1908). Situé à la limite de la communauté de communes de Crozon, aujourd'hui musée de l'école rurale, l'ancienne école de Trégarvan présente aussi un plan en T.Un parti plus économique et compact est adopté en 1884 pour le petit groupe scolaire de Roscanvel (aujourd'hui mairie) : l'école abrite sous le même toit la mairie, deux classes et les logements des instituteurs. Ici, les fonctions distinctes de chaque partie sont moins identifiables que sur les autres édifices.Les écoles sont construites en moellon recouvert d'un enduit, la pierre de taille est réservée aux encadrements de baies, aux impostes, aux bandeaux et aux chaînages d'angle. Les façades sont ordonnancées, scandées par des baies régulières.Les architectesParmi les architectes qui ont oeuvré sur la presqu'île, Joseph Bigot et Armand Gassis sont les plus connus et les plus prolifiques. A la fois architecte départemental et diocésain, Joseph Bigot est l'auteur de nombreuses églises, presbytères et écoles du Finistère érigés entre 1835 et 1890 environ. Installé à Quimper, il travaille surtout dans l'évêché de Cornouaille. A Crozon, il réalise les plans de la mairie-école (1851, disparue) et du presbytère. Son fils, Gustave Bigot, réalise les plans de l'école de garçons de Saint-Hernot (1875).D'abord entrepreneur puis architecte à Châteaulin, Armand Gassis réalise de nombreuses écoles et églises dans le Finistère à partir des années 1870. Il est l'auteur des groupes scolaires des bourgs de : Landévennec (1893), Crozon (1885, détruit), Argol (1897), Camaret (1906), Roscanvel (1910), Telgruc (1901, détruit) et du hameau de Kerdilès à Landévennec (1885).L'architecte Jules Boyer de Morlaix travaille également dans le Finistère, où il se spécialise dans l'architecture religieuse durant la seconde moitié du 19e siècle. Il réalise les plans de l'école de filles de Camaret en 1875.D'autres architectes ont signé les plans des écoles de la presqu'île : Jugelet (Camaret, 1859), A. Marie (Saint-Fiacre, 1885), Louis Mer (Roscanvel, 1885), H. Ruer (Saint-Hernot, 1908), Mignon (Argol, 1854).Situation après la Première Guerre mondialeTotalement arrêtée durant la Première Guerre mondiale et les années 1920, la production de bâtiments scolaires reprend très doucement dans les années 1930 avec l'agrandissement du collège Jeanne d´Arc (1931), de l'école Saint-Fiacre et la construction du groupe scolaire de Crozon-Lanvéoc (1939), détruit par les bombardements en 1944.Cette production va connaître un second souffle au cours des années 1950 devant la nécessité de construction liée aux dommages causés par la guerre et à l'explosion démographique (groupes scolaires de Telgruc, de Lanvéoc et de Tal ar Groas, collège du Lannic à Camaret...).ConclusionLe réseau des écoles est important sur la presqu'île : aux écoles de bourg s'ajoutent les écoles rurales de hameaux liées à l'habitat dispersé et à l'augmentation de la poupulation dans la seconde moitié du 19e siècle. Eléments structurants du paysage urbain et rural, les écoles se situent dans des lieux privilégiés de la ville ou au bord des routes. Aisément identifiables, elles sont le symbole incontournable de l'idée républicaine car si l'architecture scolaire apparaît sur le territoire dans les années 1840-1850, elle prend réellement corps sous la Troisième République, à partir des années 1870, pour s'affirmer à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. La mise en forme de l'école apparaît en même temps que celle de biens d'autres édifices publics (mairies, halles, hôpitaux, gares, églises ...) dont il y a, par ailleurs, relativement peu d'exemples sur le territoire. Parmi les écoles de la presqu'île, l'ancien groupe scolaire dit "du Lannic" à Camaret se démarque par la qualité de sa construction et l'ampleur de ses volumes. D'autres exemples sont particulièrement bien conservés tels les écoles des hameaux de Kerloc'h (Camaret), de Kerdilès (Landévennec), les écoles des bourgs de Landévennec et de Roscanvel. Rue Le Gravéran à Crozon, l'école Sainte-Anne est le plus ancien édifice scolaire conservé sur la presqu'île (1857), son plan caractéristique témoigne des écoles antérieures à la Troisième République.
Auteur(s) du descriptif : Tanguy-Schröer Judith ; L'Haridon Erwana ; Le Lu Stéphanie ; Maillard Florent ; Douard Christel

Par : L'inventaire du patrimoine

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Une rue de Quimper

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Enquêtes sur la paroisse de Plouyé sous l'Empire

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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QUIMPER.- Les Quais
Quimper.- Le port. En arrière-plan, le centre-ville avec les tours de la cathédrale.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Entrée du lycée et de la chapelle

Par : Archives municipales de Qu

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4J Quimper /70

Par : Archives départementales d

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La rue du Parc et l'Hôtel de l'Épée

Par : Archives municipales de Qu

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Bulletin de la commission diocésaine d'histoire e

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Réactions des Bretons au discours du Général de Ga
Suite au discours du Général de Gaulle, les Bretons de la rue et les personnalités politiques et économiques de la région réagissent. Les préoccupations des Bretons sont liées au développement économique de la Bretagne et à la régionalisation.

Par : INA

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Enquête diocésaine sur le culte marial en 1856 : r

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Le barbier de village
Sujet représenté : scène (discussion ; homme ; barbier ; poule ; cour ; maison ; rasage, Quimper, vêtement : Breton) - N° d'inventaire : 16

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Vieille maison de la place à Locronan

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Te deum (Troménie de Locronan: vêpres et veni crea

Par : Dastum

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Histoire du Comité révolutionnaire de Quimper
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Deux ordonnances de police à Quimper (1404-1719)
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Arrondissements de Quimper. , Eglise de Lambourg :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Arrondissements de Quimper. , Chapelle Saint Conva
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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IA404 aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (20
« IA » pour « Intelligence Artificielle » et « 404 » comme le code d'erreur qui indique que la page web demandée n'a pas été trouvée. Originaire de Quimper, ce trio d'humanoïdes masqués a, lui, trouvé son chemin en extrayant des entrailles des machines une electro-pop marmoréenne sur laquelle sillonne une sublime voix féminine capable de toutes les acrobaties. Gardant toujours en point de mire l'émotion, le spectre d'action du groupe est large et en perpétuelle mutation. Ses productions méticuleuses évoquent aussi bien la soul serpentine de Massive Attack, la pop expérimentale de Son Lux que les reliefs sonores de la bass music. IA404 est un groupe accompagné par Les Trans, en collaboration avec Bonjour Minuit à Saint-Brieuc et Le Novomax à Quimper, dans le cadre du dispositif de production mutualisée de la région Bretagne.

Par : Association Trans Musicale

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Hommage à Saint Yves, Patron des avocats
Le traditionnel Pardon de Saint-Yves s'est déroulé le 22 mai à Tréguier. Cette manifestation reçoit chaque année des milliers de pélerins pour la célébration du Saint Patron des avocats. Cette année le Pardon a été présidé par Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper, entouré de nombreux dignitaires venus du grand Ouest, dont Monseigneur Denis Moutel, évêque de St Brieuc et Tréguier, et l'Abbé Caous, Curé de Tréguier. Après la cérémonie à la Cathédrale de Tréguier, procession des bannières en direction de Minihy-Tréguier, paroisse d'origine de Yves Hélory de Kermartin (1253-1303), qui a été canonisé par le Pape Clément VI en 1347.

Par : TV Trégor

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Les fontaines et lavoirs sur la commune de Braspar
Parmi les treize édicules recensés, cinq ont fait l´objet d´un dossier individuel et huit, signalés ou en état de vestiges, ont été repérés (inventaire non exhaustif, abandon ou localisation difficile). Les datations ne sont pas aisées, mais ils remontent, pour l´essentiel, au 19e siècle ou ont été remaniés à cette époque. Deux fontaines associées à un lavoir ont été repérées (Kerbraz, bourg). Peu de hameaux conservent des lavoirs (le Favot), alors que leur nombre était très élevé. L´éloignement des habitations, conséquence de l´implantation des cours d´eau ou sources, n´était pas rare (Pont Coat, Ty Naffret, Kerjean). Liée à une chapelle aujourd´hui disparue, Saint-Caduan est l´unique fontaine de dévotion conservée. Située à proximité d´une ancienne auberge, en contrebas de la route Quimper-Morlaix, la fontaine Saint-Michel figure sur le cadastre de 1812 ; connue par une photographie du début du 20e siècle, elle a disparu.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel

Par : L'inventaire du patrimoine

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Place
L´origine de la place remonte sans doute à l´époque médiévale ; en 1539, elle jouxte le « port de mer » accessible depuis l´ancienne route royale 170 entre Quimper et Landerneau. Elle a toujours associé lieu de culte et espace à vocation maritime et administrative. Avant la création de la commune en 1840, la partie nord de la place se situait sur le territoire de Saint-Segal, la partie sud sur celui de Châteaulin.Située au coeur de l´agglomération, elle est bordée de constructions formant un dégagement devant l´église paroissiale et la mairie, à la manière d´une place-parvis. Elle est aussi, depuis l´achèvement du canal de Nantes à Brest, au coeur d´un système de voiries permettant d´accéder aux quais, à Châteaulin (au sud) et à Saint-Segal (au nord).La documentation iconographique ancienne permet d´entrevoir l´évolution de cet espace urbain dont la structure est restée pérenne. 1812 (dessin) : la partie jouxtant l´Aulne est utilisée pour le chargement et déchargement des marchandises (bois, tonneaux de vin) ; des immeubles à un étage bordent la place, à l´exception d´un bâtiment à deux étages jouxtant la chapelle Saint-Nicolas qui sera remplacée par l´église actuelle en 1856. 1847 (plan cadastral) : état des maisons avant leur reconstructions dans la seconde moitié du 19e siècle. 1855 (dessin) : projet de plantations d´arbres de part et d´autre du passage diagonal de la route nationale ; le « bureau de la douane » existe.Vers 1875 (dessin) : emplacement de la fontaine publique érigée en 1866 et tracé de la route nationale ; le bureau de la douane est désigné comme « corps de garde ». 1924 (dessin) : appelée « grande place », avec emplacement d´origine du monument aux morts.
Auteur(s) du descriptif : Douard Christel

Par : L'inventaire du patrimoine

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L'ancienne ligne ferroviaire Châteaulin-Camaret
Le patrimoine ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre les gares et les haltes, des maisons de garde-barrière, deux remises pour les machines, deux stations de pompage avec leur réservoir d'eau (disparus) et des ponts. Dix-neuf éléments de ce patrimoine ont été repérés tandis que neufs dossiers ont été réalisés dont certains regroupent plusieurs éléments (gares de Crozon et de Camaret). Le tracé de la ligne dépassant le périmètre de la Communauté de communes de Crozon, les gares de Châteaulin, de Plomodiern et de Saint-Nic, ainsi que leurs parties constituantes ne sont pas comptabilisées dans les chiffres de cette étude.Le contexte historiqueA la fin du Second Empire, l'infrastructure ferroviaire de la Bretagne occidentale s'avère insuffisante malgré la mise en place des lignes de chemin de fer Nantes-Quimper (1863), Rennes-Brest (1865) et Châteaulin-Landerneau (1867). Cependant, ni la Compagnie de l'Ouest, ni celle de Paris-Orléans ne répondent favorablement à la demande d'extension du réseau par le département du Finistère. C'est la Société générale des chemins de fer économiques, créée en 1880, qui prendra le relais pour assurer un réseau de chemin de fer secondaire en France. Cette société est issue du plan Freycinet, du nom du ministre éponyme, dont l'ambitieux programme de travaux publics lancé en 1878 est de désenclaver les régions reculées. Ces lignes d'intérêt local se caractérisent par un réseau à voie métrique (écartement des rails de 1000 mm) plus économique qu'un réseau classique à voie normale mais également plus lent. La Société générale des chemins de fer économiques se voit confier la tâche de la construction d'un " Réseau breton" autour de Carhaix. La mise en place de ce réseau est tardive, elle s'échelonne de 1893 à 1925, date à laquelle le Finistère dispose enfin d'une liaison longitudinale et transversale.L'origine de la ligne Châteaulin-Camaret La ligne n° 7 Châteaulin-Camaret s'inscrit dans ce programme. Réclamée dès 1878 par plusieurs conseils municipaux et par le Conseil général, classée comme ligne d'intérêt général par la loi du 17/07/1879, la ligne n'est cependant pas concédée en raison de son manque de rentabilité, le trafic des marchandises se faisant principalement par les ports. L'intérêt stratégique militaire argué par les maires de la presqu'île n´est pas suffisant, non plus que l'intérêt touristique. Il faut attendre 1910 pour que le Ministère des Travaux publics approuve le projet de cette ligne et que les travaux commencent. En 1919, les terrassements et la construction des ouvrages d'art sont terminés tandis que les gares sont finies peu de temps avant les inaugurations. La partie comprise entre Châteaulin et Crozon est inaugurée en 1923, tandis que le tronçon Crozon-Camaret avec embranchement au Fret n'est achevé qu'en 1925. C'est la dernière ligne du "Réseau breton" à être mise en place.Les transports s'effectuent au rythme de trois trajets par jour dans chaque sens, en trains mixtes composés de voitures de voyageurs et de wagons de marchandises. Matériaux de construction et engrais sont acheminés dans la presqu'île tandis que langoustes de Camaret, coquilles Saint-Jacques du Fret, céréales et pommes de terre du Porzay sont exportées. Devenue rapidement obsolète avec le développement des transports par poids lourds et la multiplication des voitures individuelles, la ligne ferme en 1967 à l'instar des autres lignes du « Réseau breton ».Le tracé de la ligne Châteaulin-Camaret Le tracé de la ligne débute à la station de Châteaulin ou aboutit la ligne à voie étroite venant de Carhaix. Sa longueur totale est de 52 km, y compris l'embranchement pour le Fret (3km 860). La ligne contourne le bourg de Plomodiern au sud puis atteint celui de Saint-Nic et de Telgruc-sur-Mer, chacun desservi par une station. De là, la ligne franchit le ruisseau de l'Aber au pont du Launay (Telgruc) pour atteindre Tal ar Groas (Crozon) où une quatrième gare est construite. Le tracé longe toujours la route départementale avant d´atteindre la ville de Crozon qui est également desservie par une station placée tout près de l´agglomération, au nord, et qui dessert en même temps Morgat situé à deux kilomètres au sud. De Crozon, le tracé se dirige vers Camaret-sur-Mer en contournant au sud le fort, puis après avoir franchi la route près de Kerret, descend dans la vallée de Kerloc'h et passe près du hameau de Perros d'où se détache l'embranchement qui dessert la gare du Fret établie au port. A partir de Perros, où a été prévue une halte dénommée " Perros Saint-Fiacre" (du nom du village voisin), le tracé remonte le versant sud de la vallée d'un affluent de Kerloc'h, atteint le plateau de Keraudren puis redescend vers Camaret, station terminus située près du quai Toudouze.L'architecture ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret Au total, la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre la station de Châteaulin, huit gares : Kerhillec (en Plomodiern), Plomodiern, Saint-Nic, Telgruc, Tal ar Groas, Crozon-Morgat, Le Fret, Camaret. Elle comprend également deux haltes (Perros Saint-Fiacre, Argol), quelques maisons de garde-barrière (Brospel, Telgruc, Le Fret, Saint-Nic...), deux remises pour les machines, construites à proximité des gares de Crozon et de Camaret, des stations de pompage et trois réservoirs (disparus) pour l'alimentation en eau des locomotives à Saint-Nic, Crozon et Camaret.Le relief emprunté par la ligne n'a pas imposé la construction d'ouvrages d'art imposants tels que tunnels et viaducs mais celle de ponts en pierre ou à tablier métallique représentatifs du 1er quart du 20e siècle (pont double du Launay sur l'Aber à Telgruc, pont de Kerloc'h à Crozon, pont de Perros, pont de Saint-Drigent).Chaque gare forme un alignement composé d'un bâtiment principal à étage (logement du chef de gare, salle des voyageurs) accolé à une halle à marchandise à toit débordant. Si la conception des bâtiments de la ligne Châteaulin-Camaret est identique à celle des autres bâtiments de la Société générale des chemins de fer économiques (même nombre de pièces, même surface, même structure), le style architectural en est original, inspiré du mouvement régionaliste, en vogue dans le 1er quart du 20e siècle. La position excentrée de la ligne et sa vocation touristique explique ce choix esthétique qui tranche avec les autres modèles créés par la Société. Les maisons de villégiature de Morgat ont peut-être inspiré l'auteur de ces gares, Julien Polti, architecte des chemins de fer de l'Etat. L'utilisation de matériaux censés représenter le « style breton » s'inscrit dans cette mouvance régionaliste : ardoise pour le toit, granite gris clair de l'Aber-Ildut pour les soubassements, les corniches, les encadrements de baies et les pierres d'assise des pignons. Pour la gare de Crozon qui dessert l'agglomération la plus importante de la presqu'île, un effort supplémentaire a été fait : la mise en oeuvre des murs est en moellon hexagonal de grès armoricain issu du sous-sol local. L'importante pente du toit, les pignons découverts, les hautes souches de cheminées jumelées au couvrement ajouré très stylisé, le dessin des ouvertures inspiré de l'esthétique Art nouveau donnent à ces gares un caractère unique. Ce caractère touche également les remises pour les machines des gares de Crozon et Camaret dont les silhouettes évoquent celle d'une locomotive.Seules les haltes de Perros Saint-Fiacre et d'Argol sont conformes au type en vigueur sur le réseau Breton avec utilisation de la brique rouge pour les encadrements des baies, les chaînages d'angle et les bandeaux horizontaux.ConclusionLe caractère unique des gares de la presqu'île, surnommées "Les bigoudènes" en raison de leur hautes souches de cheminée, est à mettre en relation avec la vocation touristique de la ligne Châteaulin-Camaret. Eléments constitutifs de l´identité du territoire, ces anciennes stations ferroviaires sont dans un état de conservation exceptionnelle. En effet, rares sont les exemples à avoir conservé leur halle à marchandises et leur quai d'embarquement. D'autres gares de conception néo-régionaliste desservent des stations balnéaires françaises (La Baule-Escoublac, Arcachon, Trouville-Deauville...) mais leurs lignes ne semblent pas personnalisées et balisées comme celles de Châteaulin-Camaret par des gares identifiables entre toutes sur le Réseau Breton. Véritables marqueurs visuels, elles jalonnent le territoire d'est en ouest.
Auteur(s) du descriptif : Tanguy-Schröer Judith ; Douard Christel ; Maillard Florent ; Le Lu Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

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