Patrimoine culturel de Quimper

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Edifice d'enseignement secondaire, chapelle, dit L
Bâti dans une situation exceptionnelle sur l’une des collines de Châteaulin, l’immeuble comporte cinq niveaux disposés en forme d’étoile à trois branches autour d’un noyau formant hall sur la hauteur des premier et deuxième étages. Il est conçu pour abriter 212 personnes le jour (chapelle) et 134 personnes en occupation de nuit (dortoirs et chambres). La chapelle, qui occupe la partie haute d’une des branches de la composition, est couverte d’un élégant voile de béton généré selon un paraboloïde hyperbolique. Elle se range parmi les belles réalisations de l’art sacré des années 1960 en Bretagne, tant par son architecture que par les créations du maître-verrier Maurice Rocher et du sculpteur Kaeppelin.Un juvénat est un établissement d’enseignement secondaire catholique, dirigé par des religieux, qui assure la formation de jeunes se destinant à la vie religieuse. La décision d’en créer un à Châteaulin, non loin de leur collège Saint-Louis de Gonzague, est prise en 1960 par les Frères de l’Instruction chrétienne de Ploërmel, pour remplacer leur vieille maison du Folgoët.Les travaux sont confiés à Yves Michel, architecte de l’église Saint-Louis de Brest. L’autel de la chapelle est consacré le 5 mars 1964 par l’évêque de Quimper, et la bénédiction solennelle des bâtiments a lieu le 28 juin suivant.
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana ; Bonnet Philippe

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le lech du musée breton à Quimper

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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La cathédrale de Quimper ; vue prise rue de Brizeu

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Gavotte pourlette

Par : Dastum

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Manoir de Kervigou, 52 Chemin de Kervigou (Quimper
Situé en hauteur, le manoir de Kervigou occupe désormais la fonction de ferme. Il a néanmoins conservé son logis ainsi que des dépendances, qui ont été transformées, d'autres bâtiments environnants ont construits aux XIXe et XXe siècles. Le logis est appareillé en pierre de taille et moellons équarris et couvert d'ardoise. Orienté au sud, il s'élève sur une cave, un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de combles en surcroît. L'accès originel de la cave, actuellement bouché, se situe à proximité de la porte d'entrée. La façade est organisée en six travées de fenêtres. Celles du rez-de chaussée comportaient toutes des barreaux, seules les deux fenêtres les plus à l'est les ont conservés. De forme rectangulaire, elles sont dotées d'un chanfrein à angle droit. A l'étage, elles sont semblables aux précédentes. Les combles sont éclairés des fenêtres carrées de dimensions plus réduites, comprises dans la maçonnerie du surcroît. Le propriétaire a ajouté à l'avant de cette façade une véranda polygonale, masquant en partie l'ordonnancement de celle-là. Sur chaque pignon se trouve une souche de cheminée. Celle de la salle principale, située sur le pignon ouest, a été remaniée et rehaussée. Elle est flanquée de deux petites niches sur les murs latéraux et comportait un espace pour le four à pain qui est désormais comblé. Dans l'extrémité est un escalier dessert les étages du rez-de-chaussée aux combles. La partie d'accès à la cave a été bouchée et un escalier extérieur a été mis en place, une ouverture a été percée dans le pignon est. La façade nord du logis est percée de deux portes au rez-de-chaussée, et éclairées de trois fenêtres carrées de petites dimensions.Le logis est ceinturé au sud par un muret, constitué de trois pans de mur. Le portail, dont le couvrement a disparu, présente deux petites niches à l'intérieur de la maçonnerie. Le mur sud est percé d'un escalier permettant l'accès à un champs en contrebas. A l'arrière du logis, des bâtiments annexes sont percés d'ouvertures dont l'encadrement comporte une moulure en forme d'accolade. Ces édifices sont maçonnés en moellons et ne s'élèvent que sur un niveau au rez-de-chaussée, couverts par un toit en bâtière d'ardoises. Toujours à l'arrière et à l'est du logis ce qui semble être l'ancienne chapelle seigneuriale a été transformée en hangar. Son pignon est maçonné en pierre de taille et moellons. La reprise de maçonnerie nécessaire à l'agrandissement de l'édifice est lisible sur celui-ci. Ce pignon est percé par une large ouverture couverte d'un arc en plein cintre. On peut lire sur sa clé de voûte la date portée "1925". A l'est du logis se dressait autrefois un puits circulaire. Les pierres de la margelle ont été vendues à une date indéterminée inférieure à cinquante ans.
Auteur(s) du descriptif : Mottay Louise ; Belzic Céline

Par : L'inventaire du patrimoine

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Château de Toulven (Quimper)
Edifice de plan rectangulaire comportant un pavillon central cantonné de quatre tours circulaires couvertes en poivrière ; le décor de style néogothique se concentre sur l'axe du bâtiment (balustrade, accolade, fronton à gâble surmontant les lucarnes). (Elise LAURANCEAU, 2004)Cette étude sur le château de Toulven a été complétée en 2015 par Jeanne Guéguen, par des recherches approfondies sur l'édifice en question ainsi que par une étude sur le terrain.Implanté sur un terrain en hauteur dominant les bords de l’Odet, le château est édifié ex-nihilo. Il est bâti selon un plan rectangulaire, avec deux tourelles sur les façades sud et nord. Le château est enduit sur toutes ses faces, la pierre de taille granit est employée pour les éléments de décor ou de couvrement. Autour de lui s’étend un parc d’environ 30 hectares. La façade sud du château donne directement sur l’Odet, elle est flanquée de deux tours à demi hors œuvre recouvertes d’une toiture en poivrière. Ces deux tours s’élèvent sur trois niveaux : rez-de-chaussée, premier étage, combles. Si la baie du rez-de-chaussée est classique, au premier étage se trouvent des fenêtres à traverse, et les combles sont éclairés par une lucarne gerbière avec un pignon à chevronnière aigu surmonté d’un fleuron. Par ailleurs, la référence à l’architecture castrale classique se retrouve dans la présence de mâchicoulis décoratifs. Quelques fenêtres sont présentes sur le pourtour des tours pour améliorer la luminosité des pièces du rez-de-chaussée. Entre ces deux tours se logent deux travées au rez-de-chaussée et au premier étage ainsi qu’une travée au niveau des combles. Un perron à degré droit permet d’accéder à deux portes fenêtres qui donnent sur un vaste salon. Au premier étage, deux baies jumelées dont les linteaux monolithes droits sont soulignés par des bandeaux décoratifs donnent sur un balcon. Ce balcon est précédé d’un garde-corps en granit orné de motifs de mouchettes et il repose sur des consoles. Dans les combles, une lucarne est percée. Elle possède une baie à traverse surmontée d’une archivolte, le pignon est orné de crochet et est couvert d’un fleuron. Les ailes ouest et est, s’organisent chacune autour d’une travée, avec une baie au rez-de-chaussée et au premier étage. Les deux murs pignon ouest et est sont rythmés par deux travées au rez-de-chaussée et premier étage. L’étage des combles est occupé par une lucarne centrale. Cette lucarne est dotée d’un pignon à chevronnière et d’une baie à meneaux et traverses. L’organisation de la façade nord avec ses deux tours et les ailes latérales, est similaire à la façade sud. La travée qui sépare les tours, est percée au rez-de-chaussée d’une porte d’entrée à laquelle on accède par un perron à degré convexe. Au premier étage, la baie est précédée d’un balcon à créneaux et au niveau des combles se loge une lucarne avec pignon à chevronnière. A l’entrée du chemin menant jusqu’au château s’éléve l’ancienne maison de gardien. Cette maison est de plan carrée, elle est construite en moellon granit et l’entrée se fait par le mur pignon sud. Quelques mètres plus loin se trouvent les anciens communs. Edifice construit dans la 2e moitié du 19e siècle dans le style néogothique. Il appartient à M. Malherbe de la Bouexière au début du 20e siècle. (Elise LAURANCEAU, 2004)L'historique a été complété par des recherches approfondies en 2015 par Jeanne Guéguen.Les terres de Toulven et l’ancien manoir appartenaient à la famille de la Hubaudière. Le 20 mai 1853 Antoine de la Hubaudière laisse à Ferdinand-Alexandre Malherbe de la Bouëxière les terres de Toulven, la métairie de Toulven, et les métairies de Kerhuellah, Kergreis ainsi qu’une briqueterie. Il aurait construit le château de Toulven dans les années 1870. Jean-Marie Déguignet, un paysan qui fermier à Toulven de 1868 à 1883, écrit dans ses mémoires « M.Malberhe de la Boissière, propriétaire de Toulven, dont le château est à deux pas de là, et dont on voyait les tourelles etc. ». Cela indique que lorsque Jean-Marie Déguignet arrive à Toulven, le château est déjà construit. Albert Ferdinand de la Malherbe de la Bouëxière hérite du château. A la mort de la femme de ce dernier le 11 octobre 1925, c’est le neveu d’Albert Ferdinand de Malherbe de la Bouëxière, Albert de la Hubaudière qui hérite des droits sur le château. Albert de la Hubaudière propriétaire aisé, possède une résidence à Paris où il fréquente les milieux artistiques. Il reçoit un bon nombre de ses amis parisiens dans son château, notamment Edith Piaf ou Maurice Chevalier. Ruiné à la fin de sa vie, il est dans l’obligation de vendre certains de ses biens mobiliers et immobiliers. Alors que le manoir est en ruines, le château est laissé à l’abandon dans les dernières années de vie d’Albert de la Hubaudière. Il fait à sa mort donation du château à Nelly Goujon de Grondel veuve d’Yves-Thibault de Pompéry avec qui il entretenait de bonnes relations. Le 4 mai 2000, sa fille hérite du château et des terrains. (Jeanne Guéguen, 2015)
Auteur(s) du descriptif : Lauranceau Elise ; Gueguen Jeanne

Par : L'inventaire du patrimoine

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Bleun-Brug 137

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Le Sentier 60

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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4J Quimper /51

Par : Archives départementales d

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4J Quimper /133

Par : Archives départementales d

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Faiencerie de la Grande Maison HB., Quimper - J. V
Quimper.- La faïencerie HB : l'atelier de péparation des pâtes.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Séjour en Basse-Bretagne
La cathédrale de Quimper et les maisons à colombages. Le front de mer de Douarnenez. L'atelier de Job à Locronan. Des femmes en coiffe bigoudène. Le port d'Audierne. La Pointe du Raz. Le port de Saint-Guénolé. Le port de Concarneau et la ville close.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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La rue du Parc et l'Hôtel de l'Épée

Par : Archives municipales de Qu

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Lababan
Notice extraite du Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie.

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Le barbier de village
Sujet représenté : scène (discussion ; homme ; barbier ; poule ; cour ; maison ; rasage, Quimper, vêtement : Breton) - N° d'inventaire : 16

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Histoire du Comité révolutionnaire de Quimper
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Deux ordonnances de police à Quimper (1404-1719)
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Arrondissements de Quimper. , Thonier entrant au p
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Congrès (XXVIe) des médecins aliénistes et neurolo

Par : Gallica

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Arrondissements de Quimper. , Chapelle Saint Guido
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Arrondissements de Quimper. , Eglise Saint Nonna :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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IA404 aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (20
« IA » pour « Intelligence Artificielle » et « 404 » comme le code d'erreur qui indique que la page web demandée n'a pas été trouvée. Originaire de Quimper, ce trio d'humanoïdes masqués a, lui, trouvé son chemin en extrayant des entrailles des machines une electro-pop marmoréenne sur laquelle sillonne une sublime voix féminine capable de toutes les acrobaties. Gardant toujours en point de mire l'émotion, le spectre d'action du groupe est large et en perpétuelle mutation. Ses productions méticuleuses évoquent aussi bien la soul serpentine de Massive Attack, la pop expérimentale de Son Lux que les reliefs sonores de la bass music. IA404 est un groupe accompagné par Les Trans, en collaboration avec Bonjour Minuit à Saint-Brieuc et Le Novomax à Quimper, dans le cadre du dispositif de production mutualisée de la région Bretagne.

Par : Association Trans Musicale

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Images de Bretagne
La pointe du Raz avec un guide. Traversée vers l'île de Sein en partant de Plogoff. Locronan et la grande Troménie de 1965. La presqu'île de Crozon et la langouste de Camaret. Le Cap Fréhel et le rocher aux oiseaux. Descente de La Rance.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Fort de l'île Cigogne (Archipel des Glénan)
Le fort Cigogne est construit en granite. C'est une "combinaison habile de deux batteries curvilignes imbriquées par des contre-courbes casematées, offrant ainsi quatre faces convexes vers l'extérieur. Le front principal, à l'est, est composé d'une série de douze casemates en éventail" (cf. Les Fortifications de Bretagne Sud, ouvrage collectif sous la direction de Nicolas Faucherre, Philippe Prost, Alain Chazette, éd. Patrimoine et Médias, Niort, 1998.).La description écrite par Martine Nicolas, chargée d'études documentaires à la DRAC ( Direction Régionale des affaires culturelles), au sujet du fort Cigogne pour l'instruction du dossier en vue d'un classement au titre des monuments historiques, reprend les détails architecturaux du fort : "La porte, autrefois précédée d'un pont-levis à bascule aujourd'hui disparu, est inscrite dans une courbe profonde au centre de ce front haut de 7 mètres flanqué de deux saillants. Elle est surmontée d'une bretèche supportée par quatre consoles à ressauts en quart de ronds ; son encadrement est appareillé en pierre de taille de granite et accosté de deux contreforts latéraux dans le même appareil. Les fronts latéraux sont élevés de 4 mètres, cette moindre hauteur étant compensée par un fossé ponctuel taillé dans le roc. Les courtines qui n'ont pu, par défaut, être remplies de terre sont soutenues par de simples contreforts. Une tour circulaire au sud-est contient les latrines."Sur les plans, un bastion protégeant l'entrée est dessiné mais n'aura jamais été construit. L'entrée donne sur la place d'armes qui est entourée de casemates. Des batteries sont déployées à l'est et au nord-est ainsi qu'au nord-ouest et au sud. Le fort dans sa forme circulaire renferme du nord au sud : un hôpital, une citerne, le logement du commandant, le logement du gardien, la caserne, le corps de garde, les magasins, la prison, le cachot, le magasin à poudre, le logement d'officier et la boulangerie.Les résultats des travaux des années 1858-1860 sont visibles sur tout le front est du fort, ainsi que sur le rempart nord-ouest et au niveau de la porte. Le mur de clôture sud-est et une petite portion du mur nord reçoivent un parapet d'infanterie avec banquette de tir en gradins reposant sur des arcs tendus entre les contreforts. L'accès au chemin de ronde sud-est se fait via un escalier à deux volées soutenu par trois arcs en maçonnerie. Les banquettes en terre éventuellement aménagées dans les orillons nord et sud du front est ne sont plus visibles. La porte du fort est surmontée d'une bretèche percée de trois créneaux de tir frontaux et trois créneaux pour le tir fichant. Deux emplacements d'artillerie sont aménagés sur le rempart ouest. Le massif terrassé du front est du fort est remanié pour permettre l'installation d'un épaulement pour deux canons de côte et d'une plate-forme pour mortier, avec rampe d'accès. (Patrick Jadé 2017)La présence de vestiges de plots de support de poteaux pour hamacs et de crochets dans certaines casemates témoigne des aménagements liés au casernement au milieu du 19e siècle. La couche d'enduit bitumineux présente dans la plupart des casemates et bâtiments du fort est très similaire à ce qui peut se trouver dans les autres constructions militaires du littoral à la même époque, et pourrait dater des travaux des années 1840 ou 1850. (Patrick Jadé 2017)L'île de Fort Cigogne est sur la parcelle figurant au cadastre section n° 36, contenance 1 ha 32 à 36 ca.Les aménagements effectués par l'école de voile des Glénan à leur arrivée en 1957 ont transformé l'hôpital en maison des officiers, le logement des commandants, le logement du gardien en dortoir et les casernes en dortoir et réfectoire, le corps de garde en atelier voilerie, le magasin en réfectoire, la prison en cuisine, le cachot en réserve de la cuisine, le magasin à poudre en bar, le magasin en réserve, le logement de l'officier en réserve, et la boulangerie en dortoir. Le bâtiment de quart, situé sur le rempart nord-ouest, est édifié par les Allemands pendant l’Occupation.La remise en état du fort a été réalisée par quelques membres du centre nautique aidés des frères Barzic, maçons à Concarneau, des chefs de bord du club et de Jean Laurent, charpentier de marine. Parmi les travaux effectués, le pont-levis est comblé, le sol est cimenté, une dératisation est réalisée, les détritus accumulés dans la cour sont brûlés, le percement d’ouvertures dans les murailles de la cuisine, la soute aux poudres (transformée en bar) et la boulangerie (transformée en dortoir et en hangar à bateaux l’hiver) sont réalisés, l’hôpital en ruine est transformé en « Maison des officiers », avec un étage (la charpente et le plancher sont en bois), la citerne est récurée et étanchéifiée (citerne achevée en 1811, pouvant contenir 288 000 litres), la pose de portes et fenêtres remplaçant planches et carton est effectuée. Les murs, d’1m50 de largeur, sont constitués de deux parements de pierres entre lesquels sont disposés non pas de la terre, comme dans les habitations traditionnelles, mais de gros cailloux, tenus par de la chaux.La tour-amer (construction 1911) est repeinte en blanc avec une bande noire dans sa partie supérieure, juste avant la location par le centre nautique. Elle n’a pas été aménagée par l’école de voile en raison du coût de construction de l’escalier et de la faible surface habitable des étages. Les barreaux d’échelle permettant d’y monter ont été coupés, afin de limiter l’accès aux stagiaires.En 1958, les cuisines sont aménagées et l'aire de la réfection d'eau est achevée. Une nouvelle salle à manger est aménagée.En 1964 de nouvelles installations et améliorations sont réalisées dans les dortoirs, la cuisine, le garde-manger, la salle du rez-de-chaussée.En 1966, la voilerie est aménagée et un an plus tard la cale est agrandie.En 1968 le plafond de la poudrière est colmaté.En 1969, le téléphone est installé.Pour célébrer le bicentenaire de la révolution française, en 1989, un noeud papillon tricolore géant a été installé autour de la tour.Au début des années 2010 : suite à la protestation d’usagers du plan d’eau de l’Archipel, les latrines situées dans la tourelle de l’angle sud-est du fort, nommées « marémotrices », sont murées. Elles sont remplacées par desCunégondes (cabane en bois à toilette).Les incursions de navires britanniques, de corsaires dans l'archipel, incitent les autorités à envisager la construction d'un fort sur l'île Cigogne. Plusieurs projets de construction de fort sur l'île Cigogne ont été élaborés dès 1745 : le projet Marolles en 1745, puis les projets Frézier et de la Sauvagère en 1755. Ce projet de construction commencé, on le jugea trop onéreux et un autre plan signé de Larcher en 1765, modifia les travaux en une batterie circulaire. En 1793 un plan du fort est dressé, signé par Pradere et contresigné par le sous-directeur des Fortifications à Brest, Barazer. On retrouve un plan réalisé par Moulat du fort Cigogne en 1799. Et enfin, celui du 20 octobre 1817, signé par Constantin, directeur des Fortifications, présente les agencements intérieurs du fort. La totalité du projet de construction aura demandé une soixantaine d'années et n'a pas été complètement réalisé puisque le bastion protégeant l'entrée n'a pas été construit. Pour terminer le fort Cigogne, de nouveaux projets voient le jour en 1857/58 par le capitaine du génie en chef Rousseau qui établit un plan d'un renforcement des fortifications dans la partie nord-est du fort. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 conserve le fort Cigogne et lui attribue un armement de quatre canons de 30 livres servis par 20 hommes. Cet armement est ultérieurement augmenté d'un mortier de 32 cm. A la différence de la commission de 1818 qui voulait renforcer le fort et porter sa garnison à 120-150 hommes, la commission de 1841 se contente de préconiser des améliorations sur l'enceinte, sur le front sud-ouest en particulier. Les chapes des casemates sont refaites en 1843-1845. Un premier projet d'amélioration de l'enceinte est proposé en 1847, sans suite. Un nouveau projet est proposé en 1857 suite aux préconisations de l'inspecteur général, consistant en l'aménagement de batteries sur les fronts ouest et est du fort, l'amélioration de l'enceinte au nord et au sud-ouest et la construction d'une bretèche pour flanquer la porte. Les travaux commencent en 1858 et sont achevés en 1860. La couche d'enduit bitumineux actuellement présente dans la plupart des casemates a pu être appliquée également à cette occasion, à moins qu'elle ne date des travaux du milieu des années 1840. Les plates-formes des quatre canons et du mortier sont construites au cours des années 1860. Deux canons de 30 livres sont toujours en place en 1876, mais à cette date le fort n'est pas conservé par la Commission de défense des côtes. (Patrick Jadé 2017)En 1889 le fort est déclassé. Le 11 juillet 1891, ont été remis officiellement, par le Département de la Guerre au Département de l'Instruction Publique, des locaux et terrains du Fort Cigogne qui avaient été concédés temporairement au préalable pour l'agrandissement du laboratoire de zoologie et physiologie maritimes de Concarneau.En 1904/1905 un accord est conclu entre le Ministère de l'instruction publique et des Beaux-Arts et des Cultes à Monsieur le Ministre de la Marine pour l'installation d'un observatoire océanographique et météorologique dans une partie du fort Cigogne. Ce poste d'observation est installé en vue de l'étude des migrations de la sardine. M. Béatrix, représentant du Ministère, faisant fonction de préparateur au laboratoire de zoologie et physiologie maritimes de Concarneau est en charge du suivi du poste. L'emplacement du poste se trouve situé sur la plateforme du fort, au-dessus de la porte d'entrée à la place occupée autrefois par les circulaires des canons. Un gardien parmi l'une des familles de pêcheur qui habitent sur les îles y est attaché.La tour sur la partie sud-ouest a été construite en 1911 et sert d'amer. Erigée par la marine nationale, elle sert de repère, pour des essais de vitesse des cuirassés, entre l'île de Groix et l'archipel des Glénan.En 1957, les bâtiments du « Fort de l’Ile Cigogne » et ses dépendances sont loués par l'école de voile des Glénans, au Collège de France (dont le laboratoire de zoologie et physiologie maritimes de Concarneau dépend) suivant un bail de 18 ans. Ce même bail est renouvelé en 1975 puis en 1993 pour cette fois-là une période de 25 ans. La location du fort ne fut pas facile à obtenir, du fait de l’occupation des locaux par des pêcheurs travaillant avec les établissements Prunier. Il fut convenu que les pêcheurs pouvaient occuper le fort jusqu’à l’arrêt de leur activité. Les baux mentionnent qu’en raison d’une servitude d’utilité publique frappant depuis 1911 les bâtiments du fort, le personnel de la Marine pourrait accéder […] à l’amer situé sur les super-structures du bastion sud-ouest ».Le bail mentionne que le centre nautique s’engage à « loger gratuitement le charbon et le pétrole du bateau servant au laboratoire zoologique de Concarneau ».Les membres de l’école de voile cohabitent avec sept pêcheurs de crustacés (crabes, homards, langoustes), qui logent dans les casemates en semaine et vendent leur pêche au vivier de Saint Nicolas ou aux mareyeurs de la côte. Le dernier pêcheur de fort Cigogne, Pierre Nédelec, de Larvor, en Loctudy, installé depuis 1939, quitte l’archipel en 1974. Il transmet de nombreuses connaissances maritimes aux stagiaires. Les stages à Cigogne sont alors consacrés à l’initiation à la croisière et au pilotageDans les années 50, les stages sur Cigogne jouissent d’un certain prestige car ils sont réservés aux barreurs expérimentés. Les navigations se font sur des Corsaires et des Choses. Si Penfret et Drenec sont « des écoles de voile », alors Cigogne est « une école de mer ». Le lieu sert aussi d'hivernage pour les bateaux. Au début des années 2000 les stages à Cigogne, alors réservés aux seuls « croisiéristes », s’ouvrent au perfectionnement en voile légère. Les stages d'initiation à la croisière sont réalisés à bord des Glénans 5-7 et Folavoahl.Ces informations proviennent du document : Prorogation du Bail de Fort Cigogne et ses dépendances Ile de Glénan, dépendant de la commune de Fouesnant, Quimper, 30 aout 1993. Archives des Glénans, Paris.Le fort est classé au titre des Monuments Historiques depuis le 14 février 2013.
Auteur(s) du descriptif : Le Moigne Clémentine ; Brulé-Josso Stéphanie ; Jadé Patrick ; Duigou Lionel

Par : L'inventaire du patrimoine

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