Patrimoine culturel de Quimper

vignette
picto
Calvaire du cimetière à Locronan

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Années 40
Vers 1938, maison rue Rosière d’Artois, Nantes, jardin, Mme Breton et le chien, jardin enneigé, Mme Breton assise sur un banc dans le jardin, plantes, petite cloche, maison de campagne près d’une rivière (La Sèvre ?). Bords de mer, pinède, terrasse d’un café, villa, phare. Excursion sur un bateau de pêche ; dans jardin, rue Rosière d’Artois, Nantes, chien. Observation avec jumelles des alentours, on fume, cueillette de fleurs, automobile (cabriolet). Vers 1939, Douarnenez,( scènes couleurs) , port de pêche, embarquement sur voilier, regard du cinéaste sous les jupes des femmes, sortie en mer, vue panoramique, baignade, vélo à la plage, Le Croisic, port, dames embarquant sur un voilier, portraits, maillots, trois officiers belges (avec brassards croix Rouge), déshabillage pour bain, jeu sur la plage, baignade avec bonnet de bain avec oreilles de Mickey. Vers 1941, France et Annick, quais et bords de l’Odet à Quimper pendant l’occupation allemande (scène de rue volée), soldats allemands près de l’autocar, préfecture avec la croix gammée (images en couleurs) ; en intérieur, monsieur âgé moud du café ; vue sur une ville à déterminer, place, rue avec drapeau à croix gammée. Vers 1947, Nice, excursion en mer du voilier « Martina », seins à l’air, petit phare, portrait, on fume, réveil, couple boit le café dans chambre, Boulevard des Anglais (très fréquenté) en hiver, voiture, pancarte Lido, sports d’hiver, hôtel, terrasse, neige. Excursion en bateau, vers 1947, portraits, , casse croûte, bateau du quartier maritime de Saint-Nazaire (SNC) « Haya », baignade, remise du maillot de bain en pleine mer, femme nue traînée par le bateau vers La Baule, port derrière. Vers 1947, Saint-Jean de Luz, vues intérieures, route de montagne, âne, automobile, pont, torrent, pont détruit et remplacé provisoirement par un bac, bateau « Harius », débarquement d’un camion ; dans chambre, homme se limant les ongles, femme dans le lit ; bords de mer, plage, station balnéaire (La Baule ?); réunion de famille, rue Rosière d’Artois, Nantes, homme filmant; tasse de café dans jardin, homme coupant l’herbe avec une faux, on s’amuse ; à la campagne, pêcheurs dans un ruisseau ( poissons jetés sur l’herbe avec épuisette), trois dames, appareil photographique, repas intérieur. Voyage pays basque, réalisé en août 1947, Miramar Hôtel, Biarritz, côte, rocher de la Vierge, tempête, promenade sur la plage, frontière franco-espagnole, cimetière, homme lisant, cigarettes, Pyrénées.

Par : Cinémathèque de Bretagne

vignette
picto
Le portail de la cathédrale de Quimper

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Rond de Loudéac

Par : Dastum

vignette
picto
Relance 2
Conférence organisée par le département musique traditionnelle de l'E.N.M. de Quimper,
enregistré à l'auditorium du Musée Breton.

Par : Dastum

vignette
picto
An Templ consacret dar Passion Jesus-Christ, batis

Par : Gallica

vignette
picto
Un couple de mariés de Quimper en costume

Par : Archives municipales de Qu

vignette
picto
Album du Finistère : environs de Quimper : impress
Descriptions, anecdotes historiques et sociologiques accompagnent 10 planches de lithographies, dont une majorité d'églises et de chapelles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

vignette
picto
Réactions des Bretons au discours du Général de Ga
Suite au discours du Général de Gaulle, les Bretons de la rue et les personnalités politiques et économiques de la région réagissent. Les préoccupations des Bretons sont liées au développement économique de la Bretagne et à la régionalisation.

Par : INA

vignette
picto
Nos vieux saints bretons et la critique moderne :

Par : Diocèse de Quimper et Léon

vignette
picto
Le barbier de village
Sujet représenté : scène (discussion ; homme ; barbier ; poule ; cour ; maison ; rasage, Quimper, vêtement : Breton) - N° d'inventaire : 16

Par : Musée d'Art et d'Histoire

vignette
picto
Chapelle et lavoir à Locronan

Par : Musée de Préhistoire de Ca

vignette
picto
Missel : Ordinaire de la messe / A. Keller
Iconographie religieuse : Sainte-Anne-la Palud, Plomodiern, Plougastel, Saint-Trémeur (Carhaix), Saint-Corentin (Gouesnou), Vitré, Châteaulin, Sant Yeune, Christ XIVe s, Saint-Cornely (Carnac), rosier de Salaün, ame du purgatoire (Josselin), Saint-Côme et Damien (Plougastel), Héraut et tambourinaire (Plougasdtel-Daoulas), Plöermel, Saint-Renan (Locronan), Anges de Locronan, Saint-Gildas (Port-Blanc), Saitn-Guenolé (Gouesnou), Saint-Michel, Saint-Jean –Carhaix), Saint-Pierre (Sainte-Anne-la-Palud), chapelle Saint-Gildas, Trinité (Saint-Pol-de-Léon), Vues de : Quimper, Treguier, fontaine Saint-Cornely (Carnac), Folgoet, Pleyben, Saint-Côme, Plomodiern, Roscanvel, Locronan, Châteaulin, Landevennec, Saint-Michel de Treguier, Saint-Jean (Morgat), Rumangol, Sainte-Marie du Menez-hom, Saint-Jean-du-Doigt.. Missel breton manuscrit illustré de dessins à l'encre de chine et d'aquarelles, 1923

Par : Médiathèques de Quimper Br

vignette
picto
Da sant Neven, hor patron, meuleudi ha pedenn. Kan
Sur l'air de "O Vierge de Massabielle"

Par : Diocèse de Quimper et Léon

vignette
picto
Portail de l'Eglise : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
Guilly Vras et Guilly Vihan

Par : Dastum

vignette
picto
"Mes "tante" Anna koulskoude war ar maez 'oa traoù

Par : Dastum

vignette
picto
Arrondissements de Quimper. , Eglise de Lambourg :
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
Arrondissements de Quimper. , Les régates (vue de
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

vignette
picto
Bourg de Lanvéoc
Le bourg de Lanvéoc s'est développé le long la route royale Quimper-Brest via le port de Lanvéoc. La chaussée étant empruntée par des cavaliers, des colonnes de troupes, des convois, des charrettes et des diligences, la voie principale du bourg est très large. Sa largeur répond aux normes des routes royales : 42 pieds de large, soit 13 mètres. Mais alors que l´activité économique est essentiellement maritime, le bourg s´est, étonnamment, construit en hauteur. Les axes nouveaux de communication sont créés en 1871 (route de la grève) et la Route du Poulmic-ancien chemin- suite à la création de la base aéronavale. En 1830 le bourg de Lanvéoc comptait 328 habitants, 394 en 1862 et 400 en 1871.Lieu de passage, il existe plusieurs descriptions du bourg :En 1786, Jean-Marie Bachelot de la Pylaie décrit les maisons de la grand'rue : "On y trouve une rue large, d'une certaine longueur, droite, bordée sans interruption de maisons couvertes en ardoise qui ont presque toutes un premier étage au dessus d'un rez-de-chaussée. On en remarque même qui ont une certaine apparence nobiliaire et paraissent remonter au 15e ou 16e siècle." Il ajoute que les 350 individus qui y vivent sont marins, pêcheurs, cultivateurs et artisans. "Les 3/4 ne savent encore ni lire, ni écrire" et "c'est du reste une population docile, pleine de confiance en ses chefs et qui se prête bien volontiers à ce qu'ils en exigent."En 1828, Gilbert Villeneuve parle d´un « village très mal entretenu au milieu d´une campagne aride et déserte ».Jean-François Brousmiche vers 1830 n´est pas plus élogieux : « Lanvéoc est un village qui se compose de cinquante à soixante maisons qui toutes sont édifiées sur les bords de la grande route qui conduit à Quimper. Ici, tout est misérable, maisons et habitants. Autrefois quand cette route était fréquentée par la population brestoise, parce qu´elle raccourcissait de 8 lieues la distance entre Brest et Quimper, le commerce de consommation y était actif. Mais aujourd´hui que les voitures publiques roulent avec rapidité, qu´un bateau à vapeur conduit jusqu´à Châteaulin, que les prix de transport sont modérés, le promeneur seul dirige ses pas vers Lanvéoc. Jadis encore on trouvait à Lanvéoc, [...] ce qu´on appelait des chevaux quittes ou poste aux matelots. Des bidets forts et vigoureux, quoique peu élégants de formes, vous étaient livrés et avec eux vous franchissiez en trois heures les 10 lieues de poste séparant Lanvéoc de Quimper. Alors toutes les maisons de ce village étaient des auberges et dans toutes on trouvait des chevaux de louage. A Lanvéoc où l´on trouvait des voitures comme des chevaux, des bateaux toujours prêts pour le transport des voyageurs à Brest, on ne voit plus qu´une population hâve, maigre, chétive ; sur la place de ce village, on ne rencontre plus que des mendiants tendant la main pour recevoir une misérable charité qu´ils sollicitent avec une insistance fatigante. » La raison en est une situation de paix depuis 1815, le développement du trajet Quimper-Brest via Landerneau (plus rapide, moins inconfortable) ; L´activité de location de chevaux perdure cependant : l'annuaire de Brest et du Finistère (1835) mentionne une diligence au départ de Recouvrance pour Quimper, place de la cathédrale, via Lanvéoc pour 8,50 francs.A. Riou écrit en 1874 dans le bulletin de la société académique de Brest, promenades dans le Finistère : « La route départementale de Lanvéoc à Quimper était jadis très fréquentée. Nous nous figurions donc que le village où nous arrivions pouvait garder quelques vestiges d´une ancienne prospérité. Il n´en est rien, et Lanvéoc ne mérite en aucune façon d´arrêter le touriste".
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
IA404 aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (20
« IA » pour « Intelligence Artificielle » et « 404 » comme le code d'erreur qui indique que la page web demandée n'a pas été trouvée. Originaire de Quimper, ce trio d'humanoïdes masqués a, lui, trouvé son chemin en extrayant des entrailles des machines une electro-pop marmoréenne sur laquelle sillonne une sublime voix féminine capable de toutes les acrobaties. Gardant toujours en point de mire l'émotion, le spectre d'action du groupe est large et en perpétuelle mutation. Ses productions méticuleuses évoquent aussi bien la soul serpentine de Massive Attack, la pop expérimentale de Son Lux que les reliefs sonores de la bass music. IA404 est un groupe accompagné par Les Trans, en collaboration avec Bonjour Minuit à Saint-Brieuc et Le Novomax à Quimper, dans le cadre du dispositif de production mutualisée de la région Bretagne.

Par : Association Trans Musicale

vignette
picto
Calice
Pied à six lobes en accolade, sans ressaut. Base de la tige à six pans avec arcatures abritant des figuriens d'apôtres. Nœud orné de boutons carrés posés sur la pointe. Noeud et personnages fondus ; pied et coupe repoussés ; languettes du pied à la tige rabattues et soudées ; bordure du pied estampée ; sommet de la tige gravée ; boutons du noeud gravés et émaillés.Calice du 4e quart du 15e siècle, exécuté à Rennes par l'orfèvre Alain Maillart mentionné dans les archives de la ville aux alentours de 1480. Selon René Couffon, un écu émaillé disparu à l'arrière du pied, portait les armes du duc François II et de la duchesse Marguerite de Foix, commanditaires et donateurs de l'objet. La patène plus tardive, du premier quart du XVIe siècle, traditionnellement associée à ce calice, a fait l'objet d'une notice séparée.
Auteur(s) du descriptif : Castel Yves-Pascal ; Rioult Jean-Jacques

Par : L'inventaire du patrimoine

vignette
picto
L'ancienne ligne ferroviaire Châteaulin-Camaret
Le patrimoine ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre les gares et les haltes, des maisons de garde-barrière, deux remises pour les machines, deux stations de pompage avec leur réservoir d'eau (disparus) et des ponts. Dix-neuf éléments de ce patrimoine ont été repérés tandis que neufs dossiers ont été réalisés dont certains regroupent plusieurs éléments (gares de Crozon et de Camaret). Le tracé de la ligne dépassant le périmètre de la Communauté de communes de Crozon, les gares de Châteaulin, de Plomodiern et de Saint-Nic, ainsi que leurs parties constituantes ne sont pas comptabilisées dans les chiffres de cette étude.Le contexte historiqueA la fin du Second Empire, l'infrastructure ferroviaire de la Bretagne occidentale s'avère insuffisante malgré la mise en place des lignes de chemin de fer Nantes-Quimper (1863), Rennes-Brest (1865) et Châteaulin-Landerneau (1867). Cependant, ni la Compagnie de l'Ouest, ni celle de Paris-Orléans ne répondent favorablement à la demande d'extension du réseau par le département du Finistère. C'est la Société générale des chemins de fer économiques, créée en 1880, qui prendra le relais pour assurer un réseau de chemin de fer secondaire en France. Cette société est issue du plan Freycinet, du nom du ministre éponyme, dont l'ambitieux programme de travaux publics lancé en 1878 est de désenclaver les régions reculées. Ces lignes d'intérêt local se caractérisent par un réseau à voie métrique (écartement des rails de 1000 mm) plus économique qu'un réseau classique à voie normale mais également plus lent. La Société générale des chemins de fer économiques se voit confier la tâche de la construction d'un " Réseau breton" autour de Carhaix. La mise en place de ce réseau est tardive, elle s'échelonne de 1893 à 1925, date à laquelle le Finistère dispose enfin d'une liaison longitudinale et transversale.L'origine de la ligne Châteaulin-Camaret La ligne n° 7 Châteaulin-Camaret s'inscrit dans ce programme. Réclamée dès 1878 par plusieurs conseils municipaux et par le Conseil général, classée comme ligne d'intérêt général par la loi du 17/07/1879, la ligne n'est cependant pas concédée en raison de son manque de rentabilité, le trafic des marchandises se faisant principalement par les ports. L'intérêt stratégique militaire argué par les maires de la presqu'île n´est pas suffisant, non plus que l'intérêt touristique. Il faut attendre 1910 pour que le Ministère des Travaux publics approuve le projet de cette ligne et que les travaux commencent. En 1919, les terrassements et la construction des ouvrages d'art sont terminés tandis que les gares sont finies peu de temps avant les inaugurations. La partie comprise entre Châteaulin et Crozon est inaugurée en 1923, tandis que le tronçon Crozon-Camaret avec embranchement au Fret n'est achevé qu'en 1925. C'est la dernière ligne du "Réseau breton" à être mise en place.Les transports s'effectuent au rythme de trois trajets par jour dans chaque sens, en trains mixtes composés de voitures de voyageurs et de wagons de marchandises. Matériaux de construction et engrais sont acheminés dans la presqu'île tandis que langoustes de Camaret, coquilles Saint-Jacques du Fret, céréales et pommes de terre du Porzay sont exportées. Devenue rapidement obsolète avec le développement des transports par poids lourds et la multiplication des voitures individuelles, la ligne ferme en 1967 à l'instar des autres lignes du « Réseau breton ».Le tracé de la ligne Châteaulin-Camaret Le tracé de la ligne débute à la station de Châteaulin ou aboutit la ligne à voie étroite venant de Carhaix. Sa longueur totale est de 52 km, y compris l'embranchement pour le Fret (3km 860). La ligne contourne le bourg de Plomodiern au sud puis atteint celui de Saint-Nic et de Telgruc-sur-Mer, chacun desservi par une station. De là, la ligne franchit le ruisseau de l'Aber au pont du Launay (Telgruc) pour atteindre Tal ar Groas (Crozon) où une quatrième gare est construite. Le tracé longe toujours la route départementale avant d´atteindre la ville de Crozon qui est également desservie par une station placée tout près de l´agglomération, au nord, et qui dessert en même temps Morgat situé à deux kilomètres au sud. De Crozon, le tracé se dirige vers Camaret-sur-Mer en contournant au sud le fort, puis après avoir franchi la route près de Kerret, descend dans la vallée de Kerloc'h et passe près du hameau de Perros d'où se détache l'embranchement qui dessert la gare du Fret établie au port. A partir de Perros, où a été prévue une halte dénommée " Perros Saint-Fiacre" (du nom du village voisin), le tracé remonte le versant sud de la vallée d'un affluent de Kerloc'h, atteint le plateau de Keraudren puis redescend vers Camaret, station terminus située près du quai Toudouze.L'architecture ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret Au total, la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre la station de Châteaulin, huit gares : Kerhillec (en Plomodiern), Plomodiern, Saint-Nic, Telgruc, Tal ar Groas, Crozon-Morgat, Le Fret, Camaret. Elle comprend également deux haltes (Perros Saint-Fiacre, Argol), quelques maisons de garde-barrière (Brospel, Telgruc, Le Fret, Saint-Nic...), deux remises pour les machines, construites à proximité des gares de Crozon et de Camaret, des stations de pompage et trois réservoirs (disparus) pour l'alimentation en eau des locomotives à Saint-Nic, Crozon et Camaret.Le relief emprunté par la ligne n'a pas imposé la construction d'ouvrages d'art imposants tels que tunnels et viaducs mais celle de ponts en pierre ou à tablier métallique représentatifs du 1er quart du 20e siècle (pont double du Launay sur l'Aber à Telgruc, pont de Kerloc'h à Crozon, pont de Perros, pont de Saint-Drigent).Chaque gare forme un alignement composé d'un bâtiment principal à étage (logement du chef de gare, salle des voyageurs) accolé à une halle à marchandise à toit débordant. Si la conception des bâtiments de la ligne Châteaulin-Camaret est identique à celle des autres bâtiments de la Société générale des chemins de fer économiques (même nombre de pièces, même surface, même structure), le style architectural en est original, inspiré du mouvement régionaliste, en vogue dans le 1er quart du 20e siècle. La position excentrée de la ligne et sa vocation touristique explique ce choix esthétique qui tranche avec les autres modèles créés par la Société. Les maisons de villégiature de Morgat ont peut-être inspiré l'auteur de ces gares, Julien Polti, architecte des chemins de fer de l'Etat. L'utilisation de matériaux censés représenter le « style breton » s'inscrit dans cette mouvance régionaliste : ardoise pour le toit, granite gris clair de l'Aber-Ildut pour les soubassements, les corniches, les encadrements de baies et les pierres d'assise des pignons. Pour la gare de Crozon qui dessert l'agglomération la plus importante de la presqu'île, un effort supplémentaire a été fait : la mise en oeuvre des murs est en moellon hexagonal de grès armoricain issu du sous-sol local. L'importante pente du toit, les pignons découverts, les hautes souches de cheminées jumelées au couvrement ajouré très stylisé, le dessin des ouvertures inspiré de l'esthétique Art nouveau donnent à ces gares un caractère unique. Ce caractère touche également les remises pour les machines des gares de Crozon et Camaret dont les silhouettes évoquent celle d'une locomotive.Seules les haltes de Perros Saint-Fiacre et d'Argol sont conformes au type en vigueur sur le réseau Breton avec utilisation de la brique rouge pour les encadrements des baies, les chaînages d'angle et les bandeaux horizontaux.ConclusionLe caractère unique des gares de la presqu'île, surnommées "Les bigoudènes" en raison de leur hautes souches de cheminée, est à mettre en relation avec la vocation touristique de la ligne Châteaulin-Camaret. Eléments constitutifs de l´identité du territoire, ces anciennes stations ferroviaires sont dans un état de conservation exceptionnelle. En effet, rares sont les exemples à avoir conservé leur halle à marchandises et leur quai d'embarquement. D'autres gares de conception néo-régionaliste desservent des stations balnéaires françaises (La Baule-Escoublac, Arcachon, Trouville-Deauville...) mais leurs lignes ne semblent pas personnalisées et balisées comme celles de Châteaulin-Camaret par des gares identifiables entre toutes sur le Réseau Breton. Véritables marqueurs visuels, elles jalonnent le territoire d'est en ouest.
Auteur(s) du descriptif : Tanguy-Schröer Judith ; Douard Christel ; Maillard Florent ; Le Lu Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

Afficher le widget sur mon site Voir tous les documents
X

Afficher le widget sur mon site

Vous pouvez afficher le ce widget sur votre site en insérant le code suivant :

<iframe src="https://www.breizhapp.net/widgetbretania/index.php?set=wgt_Quimper"></iframe>

Vous pouvez également voir la liste de tous les widgets à l'adresse suivante Liste des widgets