Maison prébendale, Hôtel particulier, puis hôtel d
Grand logis construit en fond de voie à plan simple en profondeur. Adossé au mur d'enceinte dont la courtine lui sert de terrasse au niveau du deuxième étage, il est de plan rectangulaire et montre 3 étages carrés sur la courtine dont un est adossé à la muraille et 2 étages carrés sur la cour sous un étage de comble brisé. La cage d'escalier, centrée, est en pan de bois côtés nord et ouest (vestiges de fenêtres bouchées mur ouest de la cage au premier étage). L'escalier est en charpente à retour avec jour et rampe en fer forgé. La profondeur de la cage d'escalier est atténuée par un passage existant à partir du premier étage dans chaque appartement entre celle-ci et le mur gouttereau ouest. le logis comprend un sous-sol vouté dont l'accès se fait à gauche sous la première volée de l'escalier par un escalier droit en maçonnerie ainsi que par une descente de cave depuis la cour. Le logis comprend vers le sud un corps en retour sur cour d'un étage carré surmonté d'un étage de comble brisé accolé à son pignon sud.Grande maison prébendale dépendant des biens de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre (d'où les clefs en croix de la rampe d'escalier en décor), construite ou reconstruite dans le courant du 18e siècle, sans doute au milieu d'après ses caractéristiques architecturales, façade et encadrement des ouvertures, décor de la rampe en fer forgé. La reconstruction est envisagée en raison des éléments du portail d'entrée sur la cour et de son chanfrein assez large qui le font remonter au 17e siècle. Le bâtiment a été identifié comme logis prébendal par le chanoine Le Mené. D'après ce dernier, l'édifice est occupé successivement par M. Ragot de la Coudraye, M. Nouvel de Glavignac et enfin M. Grimaudet de Coetcanton. Ce dernier est sans doute le fils (Alexandre) de François Grimaudet de Coëtcanton, riche financier qui avait acquis la seigneurie de Coëtcanton en Melgven en 1753 et que la famille devra revendre en vente en 1756.Vendu en 1793 à M. Esnoul du Châtelet, l'immeuble sert d'Etat-major pendant la période révolutionnaire et accueille en 1795 les représentants du peuple, Blad et Tallien après la capitulation des Emigrés à Quiberon. En 1844, les matrices cadastrales indiquent qu'il est la propriété de Vincent Monfort, conseiller de la préfecture, et de son fils (ce qui explique l'appellation hôtel Monfort durant une partie du 19e siècle).Le plan cadastral de 1844 nous permet de situer des éléments encore existant aujourd'hui comme la petite cour comprenant un puits signalée dans le procès-verbal de vente en 1793. La description assez détaillée contenue dans ce document nous donne la répartition des pièces de chaque côté de la cage d'escalier avec un rez-de-chaussée affecté aux parties domestiques (cuisine, office, bucherie, etc) et les étages (sauf de comble) aux seigneurs y résidant (chambres, salon, cabinet). De même, on constate que la partie en retour sur la cour était affectée au 18 rue Saint-Salomon en 1844 et qu'aujourd'hui elle fait à nouveau partie de l'hôtel.L'édifice a fait l'objet d'une restauration générale après 1982 à la suite de laquelle il a été transformé en appartements.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine