Maison, 31 rue Saint-Guénael (Vannes)
Ensemble de 2 maisons formant un plan allongé. La maison d'angle à pignon sur rue en pan de bois sur encorbellement est établie sur une cave voutée avec rocher apparent, surmontée d'un rez-de-chaussée et de 2 étages carrés. Elle comprend 2 pièces par niveau complétées d'une pièce étroite surplombant l'ancienne ruelle. Seule une cheminée au 2ème étage est visible. La porte est au rez-de-chaussée donne accès à un escalier droit à une volée qui distribue l'étage. Le renflement dans le mur gouttereau sud correspond au support des cheminées situées sur le mur sud. Le plafond de la pièce d'angle au premier étage est articulé sur un coyer.La seconde semble construite en pierre sur deux niveaux et surmontée d'un étage carré et d'un étage en surcroît en pan de bois sans encorbellement. La maison a une distribution symétrique avec escalier axial à balustres disparu lors de la restauration, distribuant une pièce de chaque côté. Elle conserve au premier étage dans la pièce nord une cheminée sur mur gouttereau à piedroit largement chanfreinée, consoles incurvées et linteau en granite. Cette pièce est couverte d'un plafond à poutres en quart de rond et solives. Donnant sur la ruelle, une terrasse rappelle la présence d'une galerie signalée par les archives.Ensemble de deux maisons dont l'une est appelée dans les textes anciens La Buanderie, construites aux cours des 15e et 16e siècles. Elles sont signalées avec un appentis dans le rentier du domaine ducal de Vannes réalisé entre 1455-1458. Elles sont regroupées avant 1677, date à laquelle elles sont mentionnées dans les archives de la réformation du domaine comme appartenant à Jean Goualesdre, notaire royal et procureur au siège présidial de Vannes. La cheminée sur mur gouttereau sud qui subsiste dans la maison sur rue date du 16e siècle tandis que celle de la seconde maison pourrait être un peu plus ancienne, de la fin du 15e siècle (?). Les maisons sont reliées par une galerie, attestée en 1677 et qui surplombait la ruelle existante et parallèle à la rue Saint-Guénael avant qu'elle ne soit fermée à cette époque d'après les archives. La travée sud de la façade ouest ainsi qu'une trace dans le mur sud intérieur au rez-de-chaussée témoignent de l'existence de cette ruelle. Les archives parlent également d'une cour postérieure, ayant pris la place d'une ancienne maison dont les vestiges d'une cheminée, peut-être du 16e siècle, sont conservés. La seconde maison a été surélevée de 2 niveaux en pan de bois au 17e siècle (?) : ces deux niveaux sont mentionnés dans le procès-verbal établi en 1719 après la vente des deux maisons au sieur Le Verger du Téno ; à cette époque, la maison est louée à plusieurs personnes dont un cabaretier.La partie est de la maison sur rue a été surélevée d'un comble à surcroît. Les escaliers des 2 maisons sont modernes sur l'emplacement des escaliers anciens. La pose d'une devanture en menuiserie date de 1844 d'après la demande faite par madame Jehanno qui est accordée. Les façades sur rue ont été enduites de ciment au milieu du 20e siècle en restituant en peinture l'emplacement du pan de bois. La boutique en rez-de-chaussée a été modernisée à la même époque. Toute la partie concernant l'ancienne cour a été reconstruite au 20e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Mauvais Marion ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine