Maison (Vannes) (étudiée)
La maison occupe le centre de la parcelle dans un jardin environnant clos de murs et planté de grands arbres dont certains remontent aux plantations effectuées par le propriétaire A. Thubé. De plan rectangulaire, la maison est double en profondeur. Elle possède un sous-sol comprenant les cuisines avec accès extérieur, un étage carré et un étage de comble percé de lucarnes. Le soubassement de la maison est en pierre de taille de granite. Les façades sont enduites. La façade sur rue est encadrée par des pilastres d'angle en calcaire. Les encadrements des ouvertures et la corniche sont en calcaire. Les entablements avec larmiers et consoles forment un décor de qualité, très soigné d'inspiration néogothique et néorenaissance composé de têtes d'animaux, de coquilles, de fleurs, de fruits et de chérubins et en travée centrale du symbole AM et d'une croix. Les ouvertures au rez-de chaussée sont séparées par des niches et à l'étage par des croix d'inspiration néogothique.Avant 1860, la parcelle est un grand jardin appartenant au sieur Amédée Thubé, officier des subsistances militaires. Il le fait enclôre de murs et y planter des arbres dont certains subistent encore aujourd'hui. Or, en 1850, un nouveau projet d'alignement de la route d'Auray par l'ingénieur des Ponts et Chaussées de la Tournaie prévoit l'aliénation de 4 mètres de la propriété afin de planter sur le trottoir, une rangée d´arbres à la distance de 3m des propriétés voisines. Suite à la protestation de M.Thubé, ainsi que celle de son voisin, M. Caradec dont le pavillon est menacé, ce projet n'aboutit pas : ceci explique le rétrécissement actuel du départ de l'avenue Roosevelt côté sud et l'absence d'arbres.Par la suite, la parcelle est vendue par Amédé Thubé à Louis Léon de Treveret, receveur des contributions indirectes à Plouaret qui selon les matrices cadastrales fait construire sa maison en 1860, peut-être sur des plans de l'architecte Marius Charier. La maison figure sur le plan Bassac dressé en 1869. Les matrices cadastrales indiquent que la maison est imposée sur 31 portes et fenêtres. Dépendances et puits sont contemporains de la maison. Le pavillon d'entrée, édifié vers 1900 en bordure de place, est rattaché aujourd'hui de la maison voisine.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine