Hôtel de voyageurs dit le Modern hôtel, 17 rue Le
L'hôtel est implanté sur une parcelle traversante. On suppose que ce dernier, triple en profondeur, est construit à l'origine sur toute la parcelle. En raison de la forte déclivité du terrain, sa façade principale sur la rue Le Brix ne montre que deux étages carrés et un étage en surcroît, alors que la façade sur les rues du 8 mai 1945 et de la Boucherie devaient en compter davantage. Elévation enduite ordonnancée à trois travées. La façade principale est structurée par la travée centrale en avancée, les encadrements saillants des ouvertures en ciment et le rez-de-chaussée à ouvertures en portes-fenêtres plein cintre à bossages continus en table. Le soubassement est en pierre de taille de granite.L'hôtel est reconstruit dans les années 1920, à l'emplacement de plusieurs parcelles construites figurant sur le plan cadastral de 1844. Une carte postale de la rue Joseph Le Brix et du début du siècle dernier montre cet emplacement pourvu alors d'une maison qui d'après l'annuaire de 1899 correspond aux Bains publics. L'hôtel est construit pour monsieur Macé sur les plans de l'architecte Jules Bardet par l'entreprise A. Le Gohlès (signatures portées à droite de la façade sur rue en rez-de-chaussée). Une partie garage est aménagée en rez-de-chaussée, à l'est de l'hôtel, d'après un plan dressé en 1927 conservé aux Archives municipales.L'hôtel devient une librairie tenue par Fred Régnier, artiste-peintre, dessinateur, qui ferme ses portes en 1974. La plaque de cet artiste est apposée en façade latérale.A l'origine, cet hôtel ne comprenait pas, comme aujourd'hui, l'immeuble construit rue de la Boucherie et rue du 8 mai 1945 (visible sur les anciennes cartes postales), détruit par un incendie. Sa reconstruction dans les années 1990 date peut-être son intégration à l'hôtel.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine