Maison, 8 place Maurice Marchais (Vannes)
Maison à plan allongé simple en profondeur construite sur la place Marchais en alignement de la rue Thiers et sur une parcelle d'angle, sans espace libre. Maison construite sur sous-sol à deux étages carrés et comble avec refends intermédiaire, avec une tour dans-oeuvre dans l'angle postérieur sud couverte d'une croupe polygonale et abritant l'escalier, dans l'axe de la porte. Elévation et matériaux sont caractéristiques de la période et en particulier de l'oeuvre de Charier, dont on retrouve un exemple au sud-ouest de la place. Le soubassement en pierre de taille de granite est surmonté d'un niveau (rez-de-chaussée) en pierre de taille de calcaire, et de deux étages probablement enduit en faux appareil. L'élévation est à cinq travées à ouvertures cintrées au rez-de-chaussée avec porte d'entrée décalée à laquelle on accède par un escalier droit en granite débordant sur l'espace public. La façade nord à une travée est liée à la maison voisine, sans doute du même architecte, avec laquelle elle forme un angle rentrant à l'entrée de la rue Emile Burgault : il est probable qu'un lien existait entre les deux propriétés car le traitement des deux façades contigües est identique (mêmes matériaux, garde-corps, bandeaux). D'autre part la porte au rez-de-chaussée de la maison dépend encore aujourd'hui de l'immeuble voisin et donne sur un escalier qui aboutit à une petite cour avec puits commune aux deux immeubles : la porte qui donnait dans cette cour a été obturée par des barreaux.Maison construite à des fins locatives pour Clément Marquer, notaire à Vannes d'après les augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur le cadastre de 1809. Les augmentations indiquent une nouvelle construction en 1842 (date d'achèvement) sur l'emplacement de deux autres plus anciennes maisons établies sur les anciens fossés au pied des remparts. Elle est attribuable par son style à Marius Charier, architecte de la ville, probablement aussi auteur du 8 rue de Closmadeuc et du 1 rue Lesage.Grâce au procès-verbal d'expertise, on a une description d'une de ces deux maisons, qui construite en pan de bois est démolie en raison de son état de ruine.La maison est ensuite vendue en 1882 à Théophile Rollet, horloger. C'est également ce dernier qui fait construire vers 1880 l'immeuble situé plus bas le n°37 rue Thiers. Cette maison est restée dans la famille Rollet jusqu'en 2007 date à laquelle elle a été vendue.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine