Rue Alexis Leguillon
Voie large bordée d'édifices industriels et de maisons au sud, de maisons et de petits collectifs ayant remplacé les H.B.M. au nord, chaque maison étant isolée sur son terrain.Présenté par la société Boulonnaise de travaux et de constructions, le projet de lotissement Poignant-gare qui comprend l'ouverture des trois rues parallèles, les rues Alexis Le Guillon, Achille Martine et Pierre de La Gorce, est approuvé une première fois par arrêté préfectoral le 20 avril 1927. Après la faillite de la société La Boulonnaise en 1928, le projet est réexaminé en 1929 quand la société d'Entreprises générales électriques et industrielles G. Giraudon succède (?) à la société Boulonnaise et propose un nouveau cahier des charges constituant une amélioration au projet primitif.La décision de classer les rues dans la voirie urbaine intervient le 6 août 1930, malgré l'opposition de certains conseillers municipaux qui pensent que les lotisseurs, représentés par Giraudon, "recueilleraient les bénéfices de l'installation au frais de la ville du gaz et de l'eau ainsi que de l'éclairage public", alors que seulement deux maisons sont alors construites dans le lotissement. Le plan des rues en vue du classement est établi le 22 mai 1931 par l'architecte Thiévard. Trois maisons figurent dès cette époque sur la rive nord de la rue.La rue est dénommée par arrêté municipal du 30 novembre 1935.La rue sera construite d'une centrale électrique de la société de Basse-Loire, après 1931, car elle ne figure pas sur le plan établi par Thiévard, en bordure de la voie ferrée (détruite en 2004, remplacée par une centrale édifiée en 2003). Le plan de la reconstruction de 1952 montre seulement six autres maisons sur la rive sud de la voie, l'une d'elles aujourd'hui englobée dans l'entreprise Guyomard. Au nord, les H.B.M. occupent la partie est de la rue, encadrés par de petites maisons. L'ouest de la rue non construit en 1952, se construira progressivment de maisons entre les années 1955 et 1970.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine