Ancien chemin ordinaire n°4 du Bondon à Vannes pui
L'absence de régularité, le relief important de cette rue, aujourd'hui en pleine ville, résulte de son histoire et de son sous-sol. L'implantation du moulin à vent de Rohan (situé à l'angle de l'actuelle rue Mermoz) marque la partie la plus haute de son tracé ; elle est à cet endroit creusée dans le rocher qui apparaît au niveau du n° 43 de la rue. Elle redescend avant le village de Kerisel, puis remonte jusqu'au Bondon. Le plan Léchard de 1897 montre de rares constructions, ce qui souligne son caractère rural : à l'angle de la rue Françoise d'Amboise qui vient alors d'ouvrir, la maison au n°2 (parcelle DK 108), ensuite, probablement le café face à l'entrée de la clinique du Sacré-Coeur (alors maison des propriétaires de l'usine de Rohan), puis une maison isolée sur le côté nord de la rue, qui pourrait être la maison parcelle AM109. La ferme de Kerisel de plan en L au sud de la rue a quant à elle disparu. De la rue Françoise d'Amboise à la rue Mermoz, la rue a fait l'objet de lotissements privés à l'initiative de Jules Rochard, propriétaire de la ferme de la Madeleine ; cette initiative privée ne pouvait remettre en cause le tracé ancien du chemin.Les maisons se sont établis à l'alignement de la rue dans sa partie médiane, tandis que dans les parties est et ouest, à des époques différentes, les maisons sont principalement édifiées en retrait de la rue.La rue Texier-Lahoulle qui est l'ancienne route de Plescop, puis chemin du Bondon, est d'origine médiévale. Son tracé irrégulier révèle son ancienneté. Partant de la route d´Auray, peu après le cimetière Saint-Michel, aujourd´hui place de la Libération, elle dessert le village du Bondon à l´occupation attestée dès la période romaine. Elle continuait ensuite vers Plescop au nord de Laroiseau et du Boizy. En 1739, on y établit des poteaux marquant les limites de la banlieue de Vannes. La voie est interrompue en 1860 par la voie ferrée. La mise en place, dans les années 1960, de la voie express, puis, vers 1980, du boulevard de Monsabert achève la disparition de cet ancien itinéraire dans le site, réduisant la partie restante au rôle de voie de desserte.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Lainé Claire
Par : L'inventaire du patrimoine