L'alcool et la Bretagne

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Distillerie, brasserie et usine de boissons non al
L'établissement Duault se répartit de part et d'autre de la ruelle du Pissot et s'organise en une série de plusieurs corps de bâtiments édifiés, pour la plupart, en moellons de granite couverts de toits à longs pans en ardoises. Accolés les uns aux autres, ils comptent en moyenne un étage carré. Les bâtiments les plus récents, essentiellement des entrepôts, sont édifiés en béton armé, parfois recouverts d'un essentage métallique.En 1892, Théodore Duault fait l'acquisition d'un fonds de commerce de vins et alcools situé Place du Martray et rue Saint-Thurian, jusqu'alors tenu par J.-P. Duval-Desvallées. Th. Duault fait construire un magasin cette même année avant de partir acquérir un savoir-faire dans le Nord de la France dans le but d'adjoindre à cette activité commerciale, celle industrielle de la brasserie. A son retour, il entreprend des travaux d'agrandissement dans la ruelle du Pissot et commence par faire construire une distillerie et une remise en 1895 ; pour les besoins de son industrie, il utilise l'eau du puits dit "remise aux voitures" situé en face de l'hôpital. Trois ans plus tard, un magasin est édifié juste en face de l'usine, de l'autre côté de la ruelle du Pissot. En 1901, il développe son activité par la construction d'une brasserie à proximité de la distillerie initiale.Th. Duault décède en 1902, l'entreprise est alors reprise par son épouse Maria Seignez, originaire du Nord (59), aidée par son frère Adolphe qui quitte son emploi aux filatures Seydoux de Cateau (59). En 1908, une chaufferie destinée à l'orge est édifiée en face de la brasserie. En 1913, l'établissement poursuit son extension avec la construction d'un nouveau magasin, d'une remise et d'une écurie. En 1919, Alfred Duault fils prend la direction de l'entreprise et diversifie sa production. La bière, appelée La Cigogne, est brassée par un chef brasseur d'origine tchécoslovaque du nom de Weyroda. Dans les années 1920, débute conjointement la fabrication de limonade sous l'appellation Menhir. La distillerie, quant à elle, produit un calvados notamment exporté sur Jersey avec des liqueurs et autres alcools français. Les vins embouteillés dans l'usine et les plus vendus sont ceux des départements français d'Algérie. En 1929, A. Duault fait creuser un second puits dans le jardin de la brasserie. En 1933, un autre magasin est édifié. Pour répondre aux besoins accrus en eau de lavage et à la fabrication de limonade, l'établissement devient, en 1936, acquéreur de la source des Printiaux, située sur la route du Vieux-Bourg. Un an plus tard, l'autorisation d'acheminement de cette eau sur le domaine public est accordée pour rejoindre la brasserie par la rue Saint-Thurian, via une canalisation en acier soudé. La société Duault achète ensuite à la ville l'eau de lavage en provenance de la source du lavoir du Pissot inutilisée. En 1938, l'entreprise cesse son activité de brassage et la distillerie ne fonctionne pas plus de deux jours par an depuis 1929 environ. Une cidrerie est installée durant la Seconde Guerre mondiale à l'emplacement de l'ancienne brasserie. Malgré les difficultés d'approvisionnement, la société poursuit sa fabrication. De source orale, la SARL Alfred Duault et Cie aurait définitivement cessé son activité dans les années 1990.Le 12 juillet 1893, Th. Duault déclare une chaudière à vapeur de forme verticale à foyer intérieur et bouilleurs croisés pour l'usage de sa brasserie. Timbrée à 6kg, elle a été achetée d'occasion à Ed. Van Haërgarden, originaire de Blanc-Misseron, dans le Nord (59).En 1979, l'entreprise emploie près d'une centaine d'ouvriers.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Souvenirs de bistrot à Paimpol
A Paimpol, la "Cité des Islandais" où la pêche à la morue et le départ des hommes, chaque hiver, pour six mois, ont rythmé la vie entre 1852 et 1935, rencontre avec Jean-Paul Cadic. Il a grandit dans le bistrot que tenait sa mère, le café des caboteurs et nous raconte, ses souvenirs des conversations des marins et anciens capitaines.

Par : INA

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Franck II Louise aux Rencontres Trans Musicales de
Instinct Paradise Lorsque la première vague hip hop submerge la France au début des années 80, Franck Il Louise est encore adolescent. Immédiatement, il se plonge dans ce monde nouveau. Il apprend à danser, rencontre Afrika Bambaata, part à New York et, surtout, crée le premier groupe de breakdance d'ici, Paris City Breakers. La mode passe mais le jeune homme continue de vivre sa passion au jour le jour. Il s'initie à la technique de Di, se met à la musique. Aujourd'hui, il compose pour les compagnies de danse les plus prestigieuses de l'Hexagone, comme Kâfig (Récital) ou AktueI Force, alors qu'il reste un chorégraphe de croix, travaillant sur maints films publicitaires ou événements spécifiques. Avec Instinct Paradise, il crée sa première pièce chorégraphique, qui met en scène trois danseurs. Inspirée par la science-fiction des années 70, cette création pose le problème de l'identité - de son affirmation plutôt - dans un univers où tout semble dépersonnalisé, aussi bien dans le microcosme du rap que dans la société actuelle. À l'instar des œuvres kafkaïennes, Instinct Paradise montre du doigt cette absurdité et, surtout, prône la connaissance de soi, étape essentielle pour connaître l'ivresse de la liberté universelle.

Par : Association Trans Musicale

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Abri du Marin, rue de l´Abri-du-Marin (Camaret-sur
L´architecte René Darde du Var avait imposé une unité architecturale, teintée de gothique, pour tous les Abris du Marin, reconnaissables à leur crépi rose et à leur allure de belle demeure, avec baie vitrée et horloge sur le fronton. Sur celui de Camaret, on peut voir une croix dédiée aux disparus en mer. À l´époque, on trouvait au rez-de-chaussée un petit hall, la cuisine et la salle à manger du gardien et une grande salle de réunion et à l´étage, la chambre du gardien et une grande salle dortoir (30 personnes). Au milieu des années 1980, lors de la conversion de l´Abri en restaurant, le bâtiment connaît de profondes transformations : verrière agrandie à l´étage, disparition des ouvertures, des huisseries d´origine et de l´horloge. Le bâtiment fait environ 14 mètres de long et 8 mètres de large. La toiture est en ardoises, les murs en pierres et l´entourage des portes et fenêtres en granite.L´Abri du Marin de Camaret, inauguré en 1903, a été construit à l´initiative de André Potigny administrateur de l´inscription maritime. Il a été financé grâce aux dons de Mme Le Monnier (riche veuve d´un armateur nantais) et aux prêts, sans intérêt, consentis par la bourgeoisie locale. Alfred Lautrou en fut le premier gardien. À partir de 1924, une école de pêche y est créée. Les cours sont donnés le soir par des gens de mer (capacitaire, lieutenant et patron de pêche, mécanique). Pendant la première guerre mondiale, l´Abri sert de foyer de soldats (cantonnement à Lagatjar). De 1940 à 1952, une résidente sociale y tient des permanences pour les pensions et allocations familiales. Pendant la seconde guerre mondiale, durant 1 à 2 ans, l´abri sert d´école et à la Libération on y accueille des réfugiés brestois fuyant les bombardements. Dans les années 1960, le local est prêté à différentes associations dont l´Association Familiale qui s´en sert pour « La petite colonie » (sorte de centre aéré pour les enfants de la commune), mais l´Abri sert toujours de refuge de nuit pour les marins. En 1973, l´Abri est vendu à M. Morvan, ingénieur mécanicien de la Marine, qui pérennise pendant quelques années la fonction d´accueil des marins. En 1985, le local est transformé en restaurant. Il le reste jusqu´en 2005. En 2006, il est acheté par un particulier qui a déclaré vouloir lui redonner son aspect d´origine.Ce bâtiment fait partie des 12 Abris du Marin construits, sur les côtes du Finistère (11) et du Morbihan (1), par Jacques de Thézac, philanthrope amoureux de la mer et des marins, avec le même objectif social (santé, lutte contre l´alcoolisme, prévention des accidents en mer, instruction, éducation des enfants de marins...).
Auteur(s) du descriptif : Galifot Agnès

Par : L'inventaire du patrimoine

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Distillerie de Plancoët, puis laiterie industriell
La Coopérative Laitière de Ploudaniel est implantée le long du chemin de fer qui relie Dinan à Lamballe ; le site était autrefois relié par embranchement ferroviaire. Il se compose des anciens bâtiments de la distillerie et de l'abattoir édifiés en moellons de granite, en rez-de-chaussée, et couverts d'une toiture à longs pans en ardoises qui abritent une partie des bureaux actuels. La cheminée d'usine en briques est toujours en place ; elle a été partiellement arasée. Les ateliers et entrepôts de la laiterie, plus récents, sont édifiés en parpaings de béton recouverts d'enduit. L'ancien bâtiment de la colonne de distillation a été recouvert d'un essentage de tôle. Le logement patronal, de plan en L, compte deux étages carrés et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Bâti en moellons de granite, il abritait cinq foyers.La distillerie de Plancoët, autorisée par arrêté préfectoral du 24 juin 1912, est édifiée au cours de la même année. Les statuts de la société sont formés le 26 septembre 1912 entre Emile Jamont, Alfred Petit et Emmanuel Normand qui fondent la SA Distilleries de Bretagne dont le capital social s'élève à 350 000 francs. Dirigée par Emile Foulard, l'usine produit de l'alcool de betteraves. Par arrêté préfectoral du 12 février 1913, le directeur de l'établissement est autorisé à établir une prise d'eau dans la rivière de l'Arguenon, au lieu dit la Roche Emerie, dans le but de transporter les betteraves des silos à la distillerie ; une partie des eaux du ruisseau de l'Evinais est également captée pour leur traitement. La distillerie traite quotidiennement 150 t de betteraves qui fournissent 100 à 120 l d'alcool pur. Les fortes pluies de 1912, néfastes à la culture de la betterave, associées à un capital insuffisant et au conflit de 1914, sonneront le glas de la production d'alcool de betterave. Durant la Première Guerre mondiale, la distillerie de Plancoët est chargée officiellement de pourvoir aux besoins de la Défense nationale comme annexe de la Poudrerie nationale du Pont de Buis dirigée par M. Thibaudau. Le 20 octobre 1920, le directeur de la distillerie de Plancoët, spécialisée dans la fabrication d'alcool de pommes à cidre, est autorisé à établir sous le sol de la RN 168 une canalisation directe pour l'évacuation, dans la rivière de l'Arguenon, des eaux résiduaires de l'usine. En 1949, une laiterie industrielle s'installe dans les locaux désaffectés de la distillerie et débute son activité le 30 août 1950. Fondée par M. Boquen, la Coopérative Laitière de la Côte d'Emeraude est spécialisée dans la fabrication de produits frais tels que le lait entier en bouteille, les yaourts, la crème et les pâtes fraîches, ainsi que le beurre. A partir de 1964, elle produit des micro-pains de beurre de 10 à 15 g. Vers 1965, la laiterie, alors dirigée par M. Barreau, prend possession du site voisin : un abattoir édifié entre 1912 et 1920 à l'est, dans le prolongement de l'ancienne distillerie. A partir de 1970, l'entreprise est dirigée par M. Gaillet. Six ans plus tard, la coopérative adhère à l'UCA Even chargée de la commercialisation des productions. En 1978, l'entreprise est reprise par M. Deleest. En 1989, un atelier de fromagerie à pâtes molles est construit, suivi, en 1991, d'un atelier UHT qui peut traiter 110 millions de litres de lait. En janvier 2000, le groupe Even fusionne avec la coopérative de la Côte d'Emeraude qui comprend la laiterie et la fromagerie. Inscrite depuis juin 2000 sous la nouvelle raison sociale Coopérative laitière de Ploudaniel, site de Plancoët, l'entreprise est toujours en activité et fabrique du beurre et du fromage. Depuis juin 2001, elle est dirigée par M. Herrouët. De source orale, mention d'une chaudière au fuel.A l'aube de la Première Guerre mondiale, la distillerie emploie trente salariés. Actuellement, la Coopérative Laitière de Ploudaniel donne du travail à une cinquantaine d'employés.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Ar vezventi : tragédie contre l'alcoolisme / Par T
Pièce de théâtre bilingue au sujet de l'alcoolisme.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Ar Vezventi : tragédie contre l'alcoolisme

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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De l'usage immodéré de l'alcool et de ses résultat

Par : Gallica

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Paysan de Scaër (Finistère)
Scaër.- Portrait d'un homme vêtu du costume traditionnel (veste, sabots, bragou-braz et guêtres). A l'arrière-plan, un coffre en bois sculpté sur lequel se trouvent deux bouteilles d'alcool, un pichet et des bolées.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Paysan de Scaër (Finistère)
Scaër.- Portrait d'un homme vêtu du costume traditionnel (veste, sabots, bragou-braz et guêtres). A l'arrière-plan, un coffre en bois sculpté sur lequel se trouvent deux bouteilles d'alcool, un pichet et des bolées.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Cidrerie Louis Raison, puis Loïc Raison, 9 rue de
Ensemble des bâtiments de production construit en parpaings de béton recouvert d'enduit ou d'un essentage de tôle et couvert de toits à longs pans en matériau synthétique. Seul le bâtiment plus ancien, utilisé par les bureaux, se distingue par sa construction en grès à un étage carré surmonté d'un toit à longs pans.Cidrerie-distillerie créée par Louis Raison en 1923 dans la rue du Haut-Bourg, déménagée par son fils Loïc en 1936 à l'adresse actuelle. A l'origine, l'établissement est orienté vers la production d'alcool et tente quelques essais de champagnisation. La production d'alcools industriels d'origine cidricole paraissant sans avenir et du fait que les alcools de bouche de même origine, lorsqu'ils étaient produits en Ille-et-Vilaine, ne pouvaient bénéficier de l'appellation Calvados car limitant les possibilités d'écoulement des eaux-de-vie de cidre en Bretagne, la production de l'entreprise se modifie. Ainsi, l'activité principale ne concerne-t-elle plus que la production de cidres de qualité. Accessoirement, une production de jus de pomme est développée, ainsi que celle de concentré de jus de pomme, dans le but de pouvoir proposer à la clientèle une gamme complète de produits. En 1970, la capacité annuelle d'utilisation de pommes à cidre varie de 12 000 à 16 000 t, transformées en 80 000 hl de cidre, 20 000 hl de jus de pomme et 600 t de concentré de jus de pomme, puis 1000 hl d'eau-de-vie de cidre d'appellation réglementée Bretagne, avec en sous-produit 600 t de marc de pomme séché. L'année suivante, sa production s'élève à 100 000 hl de cidre, 20 000 hl de jus de pomme et 2000 hl d'eau-de-vie de cidre. Les produits Raison sont diffusés dans l'Ouest, le Centre, le Sud-Ouest, la région parisienne, ainsi qu'à l'étranger.En 1971, la cidrerie emploie quatre-vingt personnes.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Distillerie Société des Alcools du Vexin, actuelle
Ensemble situé à proximité du chemin de fer, essentiellement composé de bâtiments construits, à l'origine en briques, mais aujourd'hui entièrement recouverts d'enduit et d'un essentage de tôle ; ils sont surmontés de toits à longs pans en matériau synthétique. L'ancien bureau, en rez-de-chaussée, bâti en parpaings de béton, est couvert de tuiles mécaniques. Deux bâtiments se distinguent par leur architecture plus soignée. Le premier, ancien magasin industriel à alcool, est rythmé, sur chacune de ses façades, par sept travées de baies à arc surbaissé dont certaines sont aveugles. Il s'élève sur un étage carré et un étage de comble, est construit en grès et surmonté d'un toit à longs pans. Le deuxième bâtiment est le logis patronal, situé légèrement à l'écart de l'usine. Il est construit en granite, à un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit en pavillon brisé en ardoises, percé de trois lucarnes en façade et d'un oeil-de-boeuf. Le logement de contremaître, situé sur le site de l'usine, construit en grès, compte un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en tuiles mécaniques.Distillerie créée autour de 1920 par M. Dikansky. En 1929, elle devient la Société des Alcools du Vexin. Son activité principale concerne alors la distillerie de pommes et de betteraves, et la fabrication de concentré de jus de pommes ; une forcerie d'endives constitue son activité annexe. Toutefois, l'usine distille également du blé en vue de la production de whisky et de vodka. En 1971, la surface de forçage des endives représente 30 000 m2 et la production s'élève à 450 t par campagne. La distillerie a cessé son activité en 1981. Aujourd'hui le site est occupé par la société d'alimentation Arômes de Bretagne. En 1971, la distillerie utilise trois chaudières Veillet-Lescur ainsi que trois machines à vapeur d'une puissance totale de 350 ch.En 1971, elle emploie soixante-dix personnes.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Distillerie de cidre les Pommiaux, actuellement us
Longeant la rivière du Semnon, l'usine se compose de plusieurs corps de bâtiment enduits sur la partie inférieure, couverts d'un essentage de tôle sur la partie supérieure et surmontés de toits à longs pans en matériau synthétique. Ils s'organisent autour d'un bâtiment ancien, atelier dépendant, à l'origine, de l'ancienne mine d'antimoine du Semnon. Ce dernier se distingue des autres corps par sa construction en schiste et en grès, ainsi que par sa toiture à croupes et demi-croupes en ardoises, ornée d'épis de faîtage. Sa demi-croupe laisse apparaître des aisseliers décoratifs en bois sculpté. Le bureau occupe l'étage de soubassement du logis patronal à un étage carré, construit en pierres et couvert d'un toit en pavillon en ardoises.Le 23 mai 1932, le maire de Martigné-Ferchaud accorde le droit à Henri Thorigné d'ouvrir un atelier public de distillation. En 1936, la distillerie produit 100 hl d'alcool pur par jour. En 1959, une cidrerie et une confiturerie, d'une production annuelle de 300 à 400 t de confiture, sont adjointes à la distillerie. A cette date, celle-ci produit quotidiennement 4 000 hl d'alcool. L'établissement est vendu en 1945 au propriétaire actuel qui transforme la distillerie en fabrique de jus de pommes toujours active.Dans la première moitié du XXe siècle, la distillerie emploie trente personnes.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Talmud Beach aux Rencontres Trans Musicales de Ren
Alcooliques, conquérants et barbus, les vikings sont un peu les cowboys du grand froid, et comme leurs confrères à santiags, il leur arrive d'avoir le blues. Ainsi de Talmud Beach, trio finlandais qui a cependant ceci de particulier qu'il aborde la musique du diable à rebours de sa charge doloriste, lui préférant une sobriété et une auto-dérision rafraîchissantes. On pense beaucoup à ses aînés de 22-Pistepirkko, qui furent parmi les premiers à jeter un nouvel éclairage boréal sur cet art narratif ancestral -et on fait bien, puisque c'est sur le label de ces derniers, Bone Voyage, que Talmud Beach a publié son premier album en 2013. Souvent acoustiques et chantées d'une voix étonnamment délicate, leurs chansons n'en demeurent pas moins singulières.

Par : Association Trans Musicale

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Buveur
Sujet représenté : portrait (homme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; pipe ; bonnet) - N° d'inventaire : 102

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Buveuse
Sujet représenté : portrait (femme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; vin ; coiffe) - N° d'inventaire : 106

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Distillerie de L'Hermitage Savidan et Cie, puis Di
Site desservi par embranchement ferroviaire. L'ensemble des bâtiments liés à la production et au stockage est construit en parpaings de béton et en béton armé : ils sont couverts de toits à longs pans, de terrasses et d'appentis en matériau synthétique. Cheminée d'usine en briques. Le logement de contremaître est en rez-de-chaussée enduit et est surmonté d'un toit à longs pans en ardoises.GASNIER Marina (1998)“Le site est composé de plusieurs bâtiments. Il ne reste en 2017 qu’une partie des aménagements d’après-guerre à savoir un ancien transformateur, trois grands hangars désaffectés, la cuverie où sont encore présentes les cuves en béton, l’ancienne tour de distillation, la maison du gardien, les garages, le magasin aux alcools, les bassins. Les bâtiments se répondent afin de faciliter la circulation entre les espaces de distillation et les entrepôts. La maison du gardien se trouve à l’est, à l’entrée du site. Les entrepôts industriels ainsi que l’ancien magasin sont de plan rectangulaire avec des toits en longs pans. Les ossatures sont en métal et boulonnées.Les couvertures sont en tôle ondulée en fibro-ciment. Certains pans ont été remplacés par de la tôle ondulée galvanisée par le Service Départemental des Incendies. L’ensemble des bâtiments sont construits en béton armé, en ciment, en parpaing de ciment et en brique. L’ancien bâtiment servant comme cuverie - distillerie conserve encore huit cuves en ciment à l’air libre et six enterrées. Une ancienne pancarte est conservée : “Défense Absolue de descendre dans les cuves sans passer au fond une bougie Allumée…”. Trois cuves rivetées sont conservées en intérieur (deux rondes et une carrée). On retrouve un four à charbon dans l’ancien bâtiment “Distillerie” avec de part et d’autre deux fours en brique avec une armature métallique reliés par un conduit riveté en métal circulaire rotatif. Sur l’une des portes du four on retrouve l'inscription “Ets G. Vernon”.La tour de distillerie est de forme rectangulaire et s’élève sur trois niveaux d’élévation. Le premier étage carré est prolongé par un toit-terrasse où se trouvent encore deux conduits de cheminée circulaires anciennement reliés à deux chaudières rivetées enlevées par le Service Départemental des Incendies pour cause d’insalubrité en 2006.À l’extérieur on retrouve les cuves circulaires rivetées. La grande cheminée en brique située à l’Est du site a été désasemblée par le Service Départemental des Incendies pour cause d’instabilité en juin 2006. Elle culminait à 26 mètres de hauteur avec un socle formé de briques croisées à mi-hauteur et une deuxième partie en briques simples sur une dizaine de mètres.” de ROQUEFEUIL Cécile, 2017Distillerie constituée le 15 juin 1923 sous la forme d'une société en commandite au capital de 200 000 f et formée entre L. et J. Savidan, E. Gazagne et E. Lemoigne. Inscrite sous la raison sociale Distillerie de l'Hermitage Savidan et Cie, son exploitation semble antérieure. La société en commandite est dissoute en 1926. C'est en 1929 que l'établissement est racheté et devient Les Distilleries Réunies de Bretagne et de Normandie. Elle subit alors de nombreuses transformations. En 1971, l'usine traite 19 000 t de pommes par an. La distillerie cesse son activité autour de 1990. Ses bâtiments sont aujourd'hui utilisés comme centre d'entraînement par les sapeurs-pompiers.Deux chaudières à vapeur sont encore en place dont une a été épargnée par les exercices des sapeurs-pompiers. Il s'agit d'une chaudière Veillet-Lescur, semi-tubulaire à deux bouilleurs et à tubes de fumée, vraisemblablement datée des années 1910 (source orale).En 1971, la distillerie emploie dix sédentaires et quarante saisonniers.GASNIER Marina (1998) “La construction des bâtiments principaux débute en 1925 mais l’entreprise Savidan et Cie est dissoute en 1926 et rachetée en 1929 par Henri Leblanc. La distillerie devient par la suite “Les distilleries réunies de Bretagne et de Normandie Henrie Leblanc” composées en 1944 de plusieurs usines : La Madone (Puteaux), Cormeilles (Eure), Brécey (Manche), Orval (Manche). Le siège social se situe alors à Paris dans le 8e arrondissement. En 1980, elle change à nouveau de propriétaire et de nom puisqu'elle devient une filiale de la Société des Cidreries Distilleries Réunies appartenant au groupe Pernod Ricard. La distillerie de L’Hermitage accueille alors une nouvelle activité : l’entrepôt des jus de fruit Pampryl. L’usine a pour destination première la production de cidre. En effet, l’exploitation des pommiers est très répandue au début du XXe siècle dans la région. L’arrivée du chemin de fer sur la commune en 1863 dynamise la population et influe sur la création de la laiterie en 1911. Un embranchement ferroviaire est créé afin d’alimenter directement le site.L’implantation de la distillerie est également une aubaine pour la région, grande productrice de vergers. Elle commence par assurer la production d’alcool d'Etat à base de pommes. La compétitivité de l’alcool de synthèse et de betterave est telle, que la distillerie s’adapte et varie sa production en proposant la fabrication d’alcool et eau-de-vie de pommes, de poires et cidres ainsi que la production de marc sec. Le site de près de 14 000 m2 comporte un ensemble de bâtiments. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le site est gravement atteint. Le dossier de demande de réparation au Commissariat à la Reconstitution permet d’établir un état des lieux des bâtiments avant et après les bombardements des 14-15 et 27 juin 1944 et les multiples mitraillades de mai, juin et juillet 1944. Vingt-sept bâtiments construits entre 1922 et 1929 sont recensés. Le site compte alors des bâtiments délégués au commerce et au transport comme la bascule et les bureaux ; des bâtiments techniques comme le bâtiment des pompes, le générateur, les garages, les ateliers, le transformateur, le magasin pour les pièces de rechange, la buanderie et d’autres attribués à la transformation du cidre comme les distilleries, la cuverie, la cidrerie, le magasin aux alcools et séchoirs, le magasin aux marcs secs ou encore le caveau. La distillerie comprend également des habitations dont une pour le directeur, une pour le gardien et des dortoirs pour les ouvriers. Des bassins sont présents à l’extrémité sud du site. La distillerie ferme définitivement ses portes en 1989. Elle est rachetée en 1996 par le Service Départemental des Incendies et devient un centre d'entraînement pour les sapeurs-pompiers du département. Le site subit plusieurs transformations pour devenir un plateau technique afin de convenir au mieux aux exercices des pompiers. Il n’y a plus d’électricité dans les bâtiments. L’ensemble des bâtiments est répertorié à l’inventaire du patrimoine Général Industriel en 1998.”de ROQUEFEUIL Cécile (2017)
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; de Roquefeuil Cécile

Par : L'inventaire du patrimoine

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Pardon Ste-Anne Traon-Meur Plouvorn 1979
1/ Panneau de Sainte Anne 1979, et coucher de soleil. 2/ Pardon de Sainte Anne, intérieur chapelle. 3/ Après la messe : sortie de messe, on boit un coup. 4/ Vêpres avec le propriétaire, la procession sort de la chapelle, bistrot après les vêpres. 5/ Procession dans le jardin, procession maison, Tanguy au fond, Plouvorn avec personnes de Guiclan. 6/ Arrivée de la procession, coiffe Chelgen de Marie et coiffe Fagan, Plouvorn. 7/ Bistrot après les vêpres, Marc Moal, casse-croûte des dames, Saik, bistrot de la pétanque. 8/ Pétanque avec le vieux Scauff, patron avec Louise, mer et manoir. 9/ Pétanque chez René Cadiou, Marc Gorrec, vue vieille maison. 10/ Les 2 Scauff préparent le couscous, Saillou et la foule, Paul Le Borgne, bistrot, chapelle, moisson, artichauts. 11/ Bois mort, chapelle.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Abri du marin n°1, actuellement maison (île-de-Sei
Bâti composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage de comble ; couverture en ardoise.Jacques de Thézac est un philanthrope chrétien passionné par la mer et les marins. Il a pour souhait de lutter contre l'alcoolisme et d'améliorer la santé, de prévenir des accidents en mer et d'apporter instruction et éducation aux marins. Pour mener à bien son projet social, il crée en 1899 l’Almanach du marin breton dont le but est d’apporter une instruction et un divertissement aux marins, puis en 1900, il fonde l’Œuvre des Abris du Marin. Ainsi, entre 1900 et 1933 douze abris sont créés : 11 en Finistère et 1 en Morbihan.L'article 2 des statuts de l'Oeuvre des Abris-du-Marin et de l'almanach du marin breton indique que l'association a pour but "d'étudier et de rechercher consciencieusement et dans l'esprit le plus désintéressé, les moyens d'améliorer l'état moral ou matériel des marins-pêcheurs et notamment de lutter contre les ravages de l'alcoolisme." Ainsi, l'objectif est de mettre à disposition un lieu d'accueil pour les marins qui font escale ou travaillent à Sein.Guy de la Rochefoucauld décrit ainsi les « Abris du marin » en 1914 dans son ouvrage Une race en péril : les abris du marin :« Chaque abri est d'un modèle à peu près uniforme. Il a l'aspect d'une grande maison de style breton, mais qui donne l'impression de l'aisance et de la propreté. Il se compose de deux salles : l'une est proprement consacrée aux réunions des pêcheurs. On y cause, on y joue à des jeux dont l'intérêt pécuniaire est banni selon les prescriptions, rigoureuses à cet égard, du règlement. Une salle de lecture fait suite, dotée d'une bibliothèque qui renferme les éléments variés des manuels d'instruction professionnelle et de récréation intellectuelle. (...). Au premier étage, les dortoirs. Sous le préau adjacent, des agrès de gymnastique tout montés, tandis que dans la cour des jeux de quilles, de boules, etc... Dans la salle de lecture, on trouve à discrétion le papier à lettres et les fournitures de bureau, mis gratuitement à disposition des marins. Une citerne, enfin, permet aux pêcheurs de remplir leurs barils de saine eau douce.»Transformé en bibliothèque lors de la construction du second abri en 1906, cet ancien abri du marin, désaffecté en 1933, est actuellement une maison d'habitation.
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

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famille
Images en noir et blanc des années trente (copie de films de format 9,5mm); communion de Michel Bugnot avec brassard à Douai, sortie de la messe avec marguillier, les communiantes sortent, processions dans les rues, automobiles, autocar, byciclettes, chapeau, militaires passent sur une charette, enfant au jardin, sur la terrasse transat, intérieur de la maison, monsieur lisant le journal, dame assise, domestique apporte apéritif, dame sert alcool dans les verres. Mariage de Michel Bugnot et d'Huguette Moyse en 1953 (copie de film 9,5mm), "actualités régionales" mariée avec son père, sortie d'église à Saint-Nazaire, mariés, chapeaux, portraits, automobiles, restaurant à La Baule, au fond agence de l'Océan, chapeaux des dames (bibis et capelines), repas, intérieur du restaurant serveur, enfants. Saint Nazaire, opération Mme Moyse 19 janvier 1961 à la clinique intérieur de la chambre, infirmière qui prend le pouls. 1959, dans un sous bois avec des enfants, pique nique (pain, oeufs durs) transats, réchaud à alcool, poulet que l'on découpe, fillette joue avec boules, automobile, préparation du repas, sieste sur le transat, Michel avec une petite fille, Monsieur sur transat, repas. Intérieur prise d'un café dans salle à manger, pendule Napoléon III sur buffet bas avec glace, femmes fument, salle à manger néo-Empire, coupe de champagne, on trinque. Images en couleurs, au cimetière de Saint-Nazaire 1962, jour mort M Moyse, deux femmes en deuil, banderole sur la gerbe "à notre père, à notre époux, à mon frère" (roses, lilas, oeillets) gerbe du personnel des PTT. Noces d'or (50 ans) des parents Moyse, photographie de mariage années 1910, sortie d'église à Saint-Nazaire, chapeaux et gants, femme avec missel, homme fumant pipe, restaurant, repas, tout le monde lève son verre et trinque, achat de cigarettes à table, petite fille avec poupée, prise de photographie de groupe, promenade en bord de mer. Images en couleurs, mariage de Claudine Marot avec M Cottez (fils de sous préfet de Saint Nazaire) à Saint-Nazaire aout 1969, cortège, intérieur de l'église saint Gohard, bénédiction des anneaux, sortie de l'église, marié en jaquette et haut de forme, mariée avec chignon, chapeaux et dames, place du Grand café au fond, portraits, sous-préfet. Saint Nazaire années soixante aux années soixante dix, plan d'eau de l'Immaculée en 1970, chien (fox terrier), chien patauge et nage et ramène un bâton, clocher, pêcheur à la ligne. Pique-nique , charcuterie et pain. Chien Kim (fox terrier), sandwichs de salami. Saint Nazaire, promenade avec chien sur bord du remblai près de la sous préfecture, dame avec béret à pompon et manteau. Chien court dans un parc.Dans une ville d'eau (chez tante Marguerite), promenade panneau "propriété de la source du Dôme". Revue militaire, musiciens, drapeau français. Vichy, chaises vides.1976, émission "aujourd'hui Madame", dames parlent dont Huguette Bugnot, Nicole André, MMe Bisset, présentateur, carton assistant Robert Cappa, scripte Simone Defontaine.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Vie locale : les bistrots et la fête à Fédrun

Par : Dastum

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Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin court tou
Trois ans aprèsMon lapin bleu , Yvonne, tenancière d'un bistrot de campagne a cessé son activité à 80 ans et et vit toujours sur place. Yvonne a beaucoup de visites, comme aujourd'hui celle de Yann, le romancier bigouden. C'est en breton, qu'ils conversent. Et c'est seulement en breton, sa langue maternelle, qu'Yvonne peut aujourd'hui se confier...

Par : Bretagne et diversité

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BRASPARTS An Eured Ven (mariage de Pierres), près
Brasparts.- L'alignement de An-Eured-Ven (La Noce de Pierre), dans la lande au pied du Mont Saint-Michel-de-Brasparts, avec deux couples de jeunes gens qui posent en costume traditionnel. La légende raconte qu'un prêtre portant le Viatique à un moribond, rencontra une noce ; cette noce un peu saoûle se mit à rire du curé.. Mille Malloz !... à l'instant elle fut changée en pierres, d'où le nom"Mariage de Pierres". Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Espace portuaire et militaire de Quélern (Crozon)
L´espace portuaire et militaire de Quélern, qui s´étend sur 2 km le long du littoral sud-est de la commune de Roscanvel, est composé de bâtiments militaires, d´habitations diverses et d´infrastructures portuaires et littorales.L´écart de Quélern, au sud-est de la commune de Roscanvel, s´étend depuis le lieu-dit de Quélern à proprement dit jusqu´à Beg ar Grogn plus au nord, où se trouve le site portuaire, en passant par l´étang de Kervian où une digue-route fut construite au début du 20e siècle pour relier plus aisément les deux secteurs. Cet écart s´est développé essentiellement autour de l´activité militaire puis portuaire et balnéaire.En 1694, Vauban fait construire les lignes de Quélern au niveau de la partie la plus étroite de la péninsule de Roscanvel pour protéger celle-ci des attaques à revers. Deux portes (porte de Camaret et porte de Crozon désormais détruites), fermées la nuit venue, permettent de contrôler les entrées. Cet isolement durera jusqu'en 1918. On parle alors de Roscanvel comme d'un "quartier de Brest". La majeure partie de l´espace de Quélern (partie méridionale, jusqu'à l'étang de Kervian) appartient par ailleurs alors à la commune de Crozon. En raison de cet isolement, une demande de rattachement de Quélern à la commune de Roscanvel est formulée ; elle sera effective en 1851 (loi du 6 mai 1851). D´autres installations militaires ont été construites à proximité des lignes de Quélern, comme la caserne Sourdis à la fin du 18e siècle et un réduit en 1854.A la fin du 18e siècle, une usine à briques s´installe à Quélern pour répondre à la forte demande des ministères de la Marine et de la Guerre engagés dans des chantiers considérables dans la presqu´île et dans la rade. Elle fonctionnera jusqu´en 1886.En 1828, une cale est construite sous la Caserne Sourdis pour palier au manque d´infrastructures pour le transit-terre-mer (jusque là, l´embarquement et le débarquement pour les hommes et le matériel s´effectuaient par échouage à Pont-Scorff ou au bourg). Y débarquent les militaires, les prisonniers, les ouvriers employés à la construction des nouvelles batteries sur la presqu´île de Roscanvel, les marchandises, les matériaux et les voyageurs. Une fontaine, dont l´eau ferrugineuse est réputée pour ces vertus thérapeutiques, est édifiée à proximité, au milieu du 19e siècle, pour les militaires, les habitants et les touristes. Une activité balnéaire commence en effet à se développer dès la fin du 19e siècle.En raison des difficultés de circulation sur la cale de la Caserne Sourdis et du faible tirant d´eau de la cale du bourg, la décision est prise de construire une nouvelle cale au lieu-dit Beg Ar Grogn, plus au nord. Le projet est soutenu par la Société des Vapeurs Brestois et la Marine qui souhaite y débarquer les grosses pièces d´artillerie. La cale est achevée en 1901 et la première cale est progressivement abandonnée. Durant tout le début du 20e siècle, notamment pendant l'Entre-deux-guerres, le trafic de passagers va s´intensifier. Les pardons, promenades et piques niques sont à la mode et de nombreux passagers, essentiellement une population brestoise (dont de nombreux ouvriers de l´Arsenal), débarquent à Quélern pour se promener jusqu´à la plage de Trez Rouz (Crozon) et y pique-niquer. L´activité balnéaire de Quélern et Roscanvel est néanmoins moins développée qu´à Morgat.Elle permet cependant le développement du commerce à Quélern. Ainsi, l´ancienne briqueterie est transformée en villa-pension (La Pagode) en 1904 et accueille une clientèle aisée de régiments coloniaux, de touristes parisiens et de promeneurs du dimanche. Le quartier autour de la cale de 1901 se développe et trois bistrots ouvrent leur portes pour accueillir les passagers venus étancher leur soif avant de repartir vers Brest : « A l´arrivée du vapeur », « A la nouvelle cale de Quélern » et « Au départ du vapeur ».Un chantier de construction et de réparation navale, tenu par Auguste Laë, fonctionne par ailleurs entre 1906 et 1910 au sud de l´étang de Kervian. La demande est à cette époque très forte dans toute la presqu´île de Crozon. Un autre chantier de construction et de réparation navale s´établira sur la grève de Quélern entre les deux guerres.L´activité balnéaire périclite après la Seconde guerre mondiale et la cale de Quélern cesse d´être desservie en 1963, changeant ainsi le destin de cet ancien « quartier de Brest » qui retourne à son isolement. Le dernier bistrot de Quélern ferme ses portes à la fin des années 1980. Aujourd´hui, l´écart de Quélern est toujours marqué par la présence militaire, le résidentiel et quelques pêcheurs plaisanciers.
Auteur(s) du descriptif : Marie Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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