L'alcool et la Bretagne

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Moulin à papier de Saint-Fiacre, puis usine de bla
Du site de production, ne subsistent plus que quelques vestiges : deux logements, la partie basse de la minoterie, la salle des machines et un ancien magasin transformé en maison ; l'ensemble a été très remanié. Le logement de contremaître et un ancien magasin, auquel il est accolé, ont été réunis pour former une grande maison à un étage carré, édifiée en petites pierres de taille (côté magasin) et en moellons (côté logement de contremaître) en granite, la partie basse étant recouverte d'enduit sur le corps principal ; elle est surmontée d'un toit à longs pans à demi-croupes, en ardoises. L'ancienne minoterie, en partie arasée, et la salle des machines, en rez-de-chaussée, sont édifiées en moellons de granite. L'ancien logement patronal, recouvert d'enduit, compte un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises.Un premier moulin à papier éponyme est attesté sur le site de Saint-Fiacre dès le 18e siècle. En 1826, il appartient à la famille Choiseul et produit, deux ans plus tard, 2000 rames de papier blanc et 1000 rames de papier gris ou bleu. Après avoir fabriqué au 18e siècle du papier à base de chiffons ramassés dans les environs de Lanfains (22), le moulin à papier du 19e siècle utilise les pâtes produites aux moulins du Bras-d'Argent, situés juste en amont, pour fabriquer des papiers d'emballage. En 1881, l'établissement est agrandi et il est vendu dix ans plus tard à M. Simonet qui le transforme, en 1895, en usine de blanchiment (destinée à préparer les cotons pour la fabrication des poudres blanches de guerre). L'usine est agrandie en 1899 avant d'être reconstruite en 1902. Appelée couramment usine de Fumi-coton, elle comprend alors deux grandes parties : la première dans laquelle les cotons sont traités par le sulfure de carbone ; la seconde est affectée aux diverses opérations et se compose des moteurs hydrauliques et à vapeur nécessaires à la marche générale de l'usine. En 1905, l'entreprise devient une succursale de la Société Anonyme des celluloses cotons pour poudres blanches de guerre et celluloïd de Landerneau (29), fournisseur des Poudreries de Pont-de-Buis (29) ; la famille Robert en prend la direction avant la Première Guerre mondiale, jusqu'en 1920. Durant la guerre de 1914, l'entreprise travaille pour la Défense Nationale. Elle importe du coton brut de Russie et reçoit aussi les déchets des filatures du Nord. Une fois blanchi, ce coton est expédié aux Poudreries de Pont-de-Buis et du Vert Galant. L'usine se compose alors de plusieurs cuves appelées "raques" dans lesquelles le coton est mis à tremper avec une solution de soude caustique et de chlore chauffé à la vapeur. Ce coton est ensuite sorti des cuves, puis lavé, rincé, essoré et passé dans un séchoir cylindrique chauffé à la vapeur. Une fois séché, le coton arrive sur un tapis grillagé où il est trié et libéré de ses graines. La mise en balle à la presse est la dernière opération avant leur expédition vers les Poudreries ; il s'agit de balles pesant de 60 à 80 kg. La cheminée d'usine, haute de 25 à 30 m, n'existe plus. Après la Première Guerre mondiale, l'usine cesse sa fabrication de coton et est convertie en laverie pour le nettoyage et la désinfection des tenues de soldats américains jusqu'à la fin de l'année 1919, époque de la fermeture définitive de l'usine et du départ de la famille Robert. A partir de 1920, le site est fortement remanié et une grande partie des bâtiments est démolie. Devenu la propriété de V. Galaud, négociant à Paris (75), ce dernier le vend en 1922 à la Société des Alcools et Levures de l'Ouest. Une distillerie de grains avec rectification d'alcools et fabrication de levures pour la boulangerie, est implantée sur le site et fait édifier un grand bâtiment destiné à accueillir la colonne de distillation. Elle ne fonctionnera que quelques mois, avant de laisser la place à une minoterie en 1923, d'abord dirigée par P. Cotrel, puis par G. Le Men qui la rachète en 1929. Deux ans plus tôt, elle est agrandie. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de M. Le Men fils, l'activité de la minoterie est conjuguée à celle de la fabrication d'aliments pour le bétail. En 1946, G. Le Men fait construire une maison à la place d'un ancien magasin. En raison de son extension commerciale, l'usine de produits d'alimentation animale prend le pas sur la minoterie qui cesse définitivement son activité en 1965. Dans l'impossibilité de se développer sur ce site enclavé entre le Gouët et le flanc de la vallée, l'entreprise Le Men cesse son activité en 1976 et déménage dans la zone industrielle. La plupart des bâtiments industriels a été détruit en 1990, seuls subsistent les logements de contremaître et patronal, un ancien magasin transformé en maison, la partie basse de la minoterie et la salle des machines.En 1827, l'usine fonctionne avec trois roues hydrauliques verticales. A cette date, la famille Névo, qui exploite la papeterie, a le projet de réduire ce nombre en remplaçant les deux roues situées en amont par une seule ; celle placée en amont resterait en place. Le 5 août 1896, M. Simonet déclare deux chaudières à vapeur pour sa papeterie : une de forme multitubulaire issue de Paris (F. Fouché), et une provenant de la papeterie Marnay, en Indre-et-Loire (37).Au début du 20e siècle, l'usine de Fumi-coton emploie cent cinquante salariés environ.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Le Goff Mona

Par : L'inventaire du patrimoine

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Souvenirs de bistrot à Paimpol
A Paimpol, la "Cité des Islandais" où la pêche à la morue et le départ des hommes, chaque hiver, pour six mois, ont rythmé la vie entre 1852 et 1935, rencontre avec Jean-Paul Cadic. Il a grandit dans le bistrot que tenait sa mère, le café des caboteurs et nous raconte, ses souvenirs des conversations des marins et anciens capitaines.

Par : INA

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Franck II Louise aux Rencontres Trans Musicales de
Instinct Paradise Lorsque la première vague hip hop submerge la France au début des années 80, Franck Il Louise est encore adolescent. Immédiatement, il se plonge dans ce monde nouveau. Il apprend à danser, rencontre Afrika Bambaata, part à New York et, surtout, crée le premier groupe de breakdance d'ici, Paris City Breakers. La mode passe mais le jeune homme continue de vivre sa passion au jour le jour. Il s'initie à la technique de Di, se met à la musique. Aujourd'hui, il compose pour les compagnies de danse les plus prestigieuses de l'Hexagone, comme Kâfig (Récital) ou AktueI Force, alors qu'il reste un chorégraphe de croix, travaillant sur maints films publicitaires ou événements spécifiques. Avec Instinct Paradise, il crée sa première pièce chorégraphique, qui met en scène trois danseurs. Inspirée par la science-fiction des années 70, cette création pose le problème de l'identité - de son affirmation plutôt - dans un univers où tout semble dépersonnalisé, aussi bien dans le microcosme du rap que dans la société actuelle. À l'instar des œuvres kafkaïennes, Instinct Paradise montre du doigt cette absurdité et, surtout, prône la connaissance de soi, étape essentielle pour connaître l'ivresse de la liberté universelle.

Par : Association Trans Musicale

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Séminaire puis petit séminaire puis collège et lyc
Le séminaire de Tréguier (puis petit séminaire) était clos de murs dont certaines portions se dressent toujours rue des Perdreries. Le long de cette rue subsiste deux portes, l’une en arc plein cintre (murée), la seconde à linteau droit. Un peu plus loin, se dresse un portail donnant autrefois accès aux dépendances du petit séminaire (transformées en logements). Le petit séminaire comprenait trois cours : la cour d’honneur, la cour principale et la cour nord : - autour de la cour d’honneur se dressait le petit séminaire : entrée avec conciergerie orientée vers la rue de Kercoz, parloirs, administration (bureau et salon) et réfectoire aménagé dans la partie ancienne du séminaire (2ème moitié du 17e siècle) ; - autour de la cour principale se dressent au nord, le nouveau bâtiment comprenant le préau (avec ses arcades), la scène et la salle des conférences ; à l’est, des salles de classes avec au centre, la chapelle ; au sud, le réfectoire et des salles de classes (logées dans l’aile sud datées 1863) ; à l’ouest, deux préaux, deux serres et une porte donnant sur un parc (cf. plan général de 1908). Ces édifices seront ensuite remplacés par des ateliers ;- autour de la petite cour nord se dressent des salles d’études ; au sud, la chapelle et l’appartement de l’évêque. L’accès à cette cour se faisait autrefois uniquement par le petit passage vouté aménagé sous l’abside de la chapelle.A l’exception de l’aile sud datée par millésime de 1863 (date portée à deux reprises sur les façades nord et ouest), les parties anciennes du séminaire ont disparu. Sur l’aile sud figurent les armoiries de Monseigneur David, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier de 1862 à 1882 : "D’azur à la tour crénelée, d’argent mouvante d’ondes, en courroux de même et surmontée d’une étoile d’or". Cette aile abrite l’infirmerie en 1908 et dispose de six chambres d’isolement.Le nouveau bâtiment du petit séminaire comporte quatre niveaux. Il est construit en maçonnerie de moellon de schiste et en pierre de taille de granite gris et rose (granite de l’île Bréhat) pour l’entourage des ouvertures, les chainages d’angle, les bandeaux (soulignant le premier étage et l’étage de comble) ou encore la corniche à modillon. Les voûtes des arcs (plein cintre ou segmentaire) des ouvertures (fenêtres et arcades du préau) voient une mise en œuvre alternée entre granite rose (voire orangé) et granite gris. Certains piédroits sont chanfreinés et reçoivent un décor à boules. Les arcades de la fosse d’orchestre reposent sur des colonnes en granite sur piédestal : c’est aujourd’hui l’accès principal du centre de documentation. Au-dessus des arcades du préau, dans un cartouche sculpté dans le granite, se trouve une inscription en latin que l'on peut traduire ainsi : PIERRE FREDERIC FALLIERES / ÉVÊQUE DE SAINT-BRIEUC ET DE TREGUIER, / POUSSE PAR UN DÉVOUEMENT PATERNEL A L’ÉGARD / DE LA JEUNESSE, EN L’ANNÉE 1897, A REMIS AVEC / GÉNÉROSITÉ CETTE DEMEURE EN ÉTAT".Si la distribution horizontale des salles de classes s’opère par de longs corridors, la distribution verticale utilise deux grands escaliers tournant en maçonnerie dans œuvre et un escalier en vis en demi-hors-œuvre (placé entre la scène et la salle des conférences, il est accessible depuis le grand préau servant de salle de fêtes). Le deuxième et le troisième étage abritaient les dortoirs. Au premier étage de l’aile ouest (abritant la scène et la salle des conférences au rez-de-chaussée) se trouvait la salle de "physique, chimie et histoire naturelle" et à côté, la "salle de dessins".Au centre du petit séminaire se dresse la chapelle de style néo-roman. Le haut clocher-mur à contreforts massifs est surmonté d’un clocher à quatre chambres de cloche lui-même sommé d’une croix pattée. La façade ouest, monumentale, comprend un décor sculpté dans de la pierre calcaire de Caen. Autour d’un Christ en croix se trouvent six anges, on peut y lire l’inscription suivante : XXX A COMPLETER XXX. Sous le Christ, dans un quadrilobe de granite rose se trouvent des armoiries. La grande rosace a perdu sa verrière. Sous la rosace figurent une inscription et le millésime 1895 en chiffre romain : "ANNO DNI [abréviation de domini ?] MDCCCLXXXXV) et deux armoiries, dont celles de Monseigneur Fallières, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier ("D’azur au calice d’or"). Cinq petites baies en arc plein cintre s’intercalent entre la rose et le porche ouest. Le porche en arc plein cintre et à voussures est de style néo-roman comme le reste de l’édifice. Les arcs sont supportés par des colonnes creuses (il s'agit de pierre reconstituée) surmontées de chapiteaux sculptés avec des représentations d'animaux fantastiques et grimaçant et de motifs végétaux. De part et d’autre de l’entrée du porche se trouve un "cabinet noir", s’agit-il de salles de discipline ?La fondation du séminaire de Tréguier (1649)Créé en 1649, le séminaire de Tréguier est l'un des plus anciens de Bretagne après celui de Saint-Malo (1646). L'initiative de fonder un séminaire dans la ville épiscopale de Tréguier revient à Balthazar Grangier, évêque de Tréguier et Michel Thépaut, seigneur de Rumelin, chanoine. Si le chapitre cathédrale accepte la proposition de l'évêque le 13 août 1649, la Communauté de ville donne son consentement le 16 août et c’est en octobre qu’arrivent les lettres patentes de Louis XIV confirmant la création du séminaire. D’autres séminaires seront créés en Bretagne à Rennes (1662), Saint-Brieuc (1664) et Dol (1697).Balthazar Grangier (vers 1606-1679) est le fils de Timoléon Grangier, seigneur de Liverdis et d’Anne de Refuge. Evêque de Tréguier de 1646 à 1679, il fut auparavant aumônier de Louis XIII et abbé commendataire de Saint-Barthélémy de Noyon, il a été ordonné prêtre vers 1639. C’est Balthazar Grangier qui a fait venir les Hospitalières (bâtiments de l'hôpital construits entre 1662-1667) et les Filles de la Croix (1666) à Tréguier. Il a également favorisé l’installation des Ursulines à Guingamp et à Lannion. Pour l’historien Georges Minois, il fut une figure marquante de la renaissance religieuse en Bretagne au 17e siècle.Michel Thépaut, seigneur de Rumelin est chanoine à Tréguier depuis au moins 1635. Il a notamment fondé la confrérie du Rosaire dans la cathédrale. Grand pénitencier jusqu'en 1677 : en tant que "prêtre pénitencier", il lui est accordé des pouvoirs spéciaux comme l’absolution de certains péchés graves (d’après le droit canon, chaque diocèse se doit avoir son pénitencier). Michel Thépaut entretient également une correspondance avec Vincent de Paul qu'il fait venir en mission paroissiale à Tréguier avec quelques Lazaristes (autre nom des prêtres membres de la congrégation de la Mission fondée en 1626 par Vincent de Paul qui sera canonisé en 1737). La règle des Lazaristes est publiée en 1688 : elle définit trois objectifs : l'instruction des classes pauvres, la formation du clergé et les missions. Ce sont justement les Lazaristes qui ont été choisis pour diriger le nouveau séminaire de Tréguier. Dans un premier temps, le séminaire s'installe dans le collège de la ville (créé au 14e siècle), pour lequel l'évêque paiera une rente tandis que les Lazaristes touchent les revenus de la prébende préceptoriale (c’est quand il y a plus de dix prébendes). Les prêtres Lazaristes devront faire l'école aux enfants du collège.La construction du séminaire (1654-1672)En 1754, Michel Thépaut fournit un terrain au bout de la rue Kersco (Kercoz) composé de quelques maisons, cours, jardins et clos et finance les travaux de construction pour un montant de 7700 livres. Entre 1654 à 1672, Michel Thépaut donne 23 511 livres pour la construction des bâtiments du séminaire dont 2 409 livres pour le tabernacle et le maître-autel. Il dote également le séminaire de revenus réguliers via des fermes exploitées en bail à convenant (fermes situées à Pommerit-Jaudy, Pleudaniel et Hengoat). En échange, Michel Thépaut et ses descendants bénéficient à perpétuité de tous les droits et prééminences sur le séminaire par la présence d’armoiries et la possibilité d’être inhumés près de l’autel dans le chœur de l'église. Pour eux, on célébrera une messe par jour et deux services solennels par an. En 1677, Michel Thépaut lègue au séminaire une croix et deux chandeliers en argent. A sa mort, il est inhumé dans la chapelle du séminaire. De son côté, l’évêque de Tréguier accorde 26 200 livres au séminaire. La première pierre du séminaire est posée le 9 juillet 1658 par Balthazar Grangier en présence des membres du chapitre cathédrale, du supérieur Jean du Pont et d'habitants qui bénéficient pour cette occasion particulière de quarante jours d'indulgence. Les bâtiments principaux forment les deux côtés (sud et ouest) d'une cour carrée bordée au nord par la chapelle. Couverte en 1662, la chapelle du séminaire est dotée de ses vitraux, portes et autel en 1664. La porte (ouest ?) de la chapelle a vraisemblablement été réutilisée dans le pignon nord de la salle des conférences du nouveau séminaire construit à la fin du 19e siècle. Décédé en 1679, Balthazar Grangier lègue au séminaire la maison dite de Kermorvan à Tréguier (au carrefour des rues des Perderies et de Plouguiel décrite comme "fort délabrée et en mauvaise réparation"), une maison dans la rue de Plouguiel (abandonnée), une petite chapelle d'argent valant 2 000 livres, sa crosse, sa bibliothèque (660 volumes) et 250 livres. En 1680, cinq prêtres, trois frères, un domestique et un jardinier sont entretenus par le séminaire.Une "Déclaration des biens appartenant et dépendants du séminaire de Tréguier et maison de la Congrégation de la Mission" est rédigée en 1692 : 6 fondations ou dons ont seulement été faits en sa faveur depuis 1654. Selon Georges Minois, les revenus du séminaire s'élèvent annuellement à 1 453 livres 12 sols et 204 boisseaux 16 sommes 5 tonneaux de froment, plus 4 poulets. Diverses redevances et impôts grèvent les revenus du séminaire ainsi si la chapellenie de Pontrouzault rapporte des droits de passage sur le Jaudy entre Tréguier et La Roche-Derrien, l’entretien du bac coûte en réalité beaucoup plus qu'il ne rapporte. Au 18e siècle, le séminaire accueille près de 80 % de fils d'agriculteurs, 13 % de fils de bourgeois et 7 % de nobles (proportion très importante par rapport à d’autres provinces). Pour leurs études, chaque élève doit disposer d’un revenu annuel d’au moins 60 livres. En moyenne, le séminaire accueille une quinzaine de nouveaux élèves par an. La période de formation est accélérée : le jeune homme (âgé de 21 à 26 ans au 18e siècle) entre au séminaire vers la Saint-Michel (plus de 60 % sortent de la classe de philosophie du collège de Tréguier) ; il reçoit la tonsure et les ordres mineurs à Noël, le sous-diaconat aux quatre-temps de Carême, le diaconat à la Pentecôte, la prêtrise aux quatre-temps de septembre. Moins d’un an pour être ordonné prêtre ! Le séminaire accueille en permanence une vingtaine de séminaristes, cinq prêtres, trois frères, un jardinier et un domestique. S'y ajoute de mai à novembre des ecclésiastiques venant en retraites. Occasionnellement, le séminaire reçoit des prêtres alcooliques. Le séminaire de Tréguier organise plusieurs missions à Pleumeur-Bodou (21 juin-21 juillet 1693), Plougasnou (avril-mai 1695), Tréguier (juin-juillet 1695) et Pont-Melvez (juin-juillet 1698).En assurant la formation de nombreux séminaristes, retraites et missions, le séminaire de Tréguier, dirigé par les Lazaristes, bénéficie d’une réputation considérable qui assure le rayonnement de l'établissement dans et en dehors de l’évêché. A la veille de la Révolution française, le séminaire de Tréguier est considéré comme l’une des écoles ecclésiastiques les plus dotée de Bretagne.Le séminaire dans la tourmente révolutionnaire : la fermeture et l’expulsion (1791)Le décret de l’assemblée nationale du 12 juillet 1790 fixe la constitution civile du clergé : la loi stipule qu’il ne doit y avoir qu’un diocèse par département ce qui entraîne la suppression de l’évêché de Tréguier (les évêchés de Dol, Léon et Saint-Malo sont également supprimés). Evêque et prêtres sont désormais choisis par les électeurs chargés d’élire des administrateurs départementaux. L’autorité ecclésiastique est mise devant le fait accompli : le 14 février 1791, Monseigneur Le Mintier l’évêque de Tréguier, après avoir publié un mandement contre-révolutionnaire destiné au clergé du Trégor et aux fidèles, choisit la fuite et s’exile en Angleterre via Jersey. La cathédrale abrite désormais le temple de la Raison "consacré au silence et à l’instruction des lois".Le séminaire, comme le collège de Tréguier, sont fermés vers la fin de 1791 : le personnel a refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé. La chapelle du séminaire est utilisée comme salle de réunion de la "société populaire" fondée à Tréguier conformément au décret du 18 juillet 1791. A partir du 24 août 1792, les gardes nationaux occupent le séminaire. Une aile du séminaire (construite dans la seconde moitié du 17e siècle) est transformée en caserne de gendarmerie.Le bataillon d’Etampes (détaché du régiment du Temple) commandé par le citoyen Le Maire est envoyé à Tréguier pour éviter les troubles. Arrivés le 26 janvier 1794, les 842 soldats sont logés dans le palais épiscopal, au Collège (Séminaire) et pour certains d’entre eux dans le couvent des Ursulines. La mémoire collective se souvient qu’ils ont renversés la croix située au carrefour de la côte Saint-Michel en arrivant à Tréguier (sur le cadastre de 1834 est mentionnée la Croix neuve de Traou Michel situé sur le chemin de Saint-Yves). Les dégâts sont considérables dans le couvent des Ursulines (chapelle et autel profanés, statues brisées), dans le palais épiscopal (la chapelle ou "salle du chapitre" profanée sert de "salle de discipline", la cuisine sert d’atelier du salpêtre afin de fabriquer de la poudre noire), dans la cathédrale (profanée, vandalisée, tombeau de Saint Yves détruit, certaines verrières ont été brisées et arrachées) et le cloître (devenu magasin d’armement). La porte de la tour a été vandalisée afin de déranger l’horloge. Ces évènements dramatiques entrainent de nombreuses plaintes de la municipalité de Tréguier : le bataillon d’Etampes est finalement relevé le 24 mai 1794 contre 300 grenadiers de Rhône et Loire. A la suite, l’Assemblée municipale de Tréguier demande l’autorisation du district de vendre le mobilier vandalisé de la cathédrale. La nationalisation des biens ecclésiastiques dits de de première origine entraîne la vente des biens nationaux au profit de l’état. Le terrain (14000 m2) et les bâtiments du séminaire (sans l’aile occupée par la gendarmerie) sont vendus comme biens nationaux le 8 août 1799 (21 thermidor an VII) pour 343 066 francs aux consorts Pierre Caro et Élizabeth Le Lay. Selon Adolphe Guillou, les acquéreurs ne payèrent réellement que 5 046 francs en raison des fluctuations de la monnaie. De l’école ecclésiastique au petit séminaire : le renouveau des bâtiments du séminaire (1816-1892)Jean-Marie de La Mennais de son vrai nom Robert (1780-1860), alors vicaire général de Saint-Brieuc obtient le droit de créer une seconde "école ecclésiastique" dans le département des Côtes-du-Nord pour la formation des futurs prêtres (ordonnance du roi du 24 janvier 1816). Il s’agit d’une école de niveau secondaire (collège, lycée) qui forme à la fois des élèves à vocation laïc et de futurs séminaristes (ces derniers intégrant ensuite le "grand séminaire". Après la Révolution, on note une raréfaction des prêtres d’extraction noble au profit des familles moyennes de paysans. Pierre Quéré, recteur de la paroisse de Landebaëron est nommé "supérieur", c’est-à-dire "chef principal" de l’école : il dispose de "tous les pouvoirs pour le gouvernement spirituel et temporel" de l’établissement tant sur les professeurs que sur les élèves (Bibliothèque de l’Institution Saint-Joseph à Lannion). Le règlement de l’école est vu comme "l’expression de la volonté de dieu". Les élèves assistent tous les jours à la messe dans la chapelle de l’établissement. Tous les jeudis, les élèves ont une instruction au catéchisme et le dimanche, sur l’Évangile. Si la rentrée des classes a lieu le 1er octobre, les prix de l’école sont remis au mois d’août suivant au cours d’une distribution solennelle.Dans un premier temps, la nouvelle école ecclésiastique est installée rue Neuve (aujourd’hui rue Saint-Yves) dans l’auberge du Grand Lion d’Or. En 1817, elle s’installe dans le "collège de Tréguier" avec un effectif de 120 externes (bâtiment reconstruit en 1782, propriété de la ville de Tréguier en 1834, école Notre-Dame puis aujourd’hui école publique élémentaire intercommunale Anatole Le Braz) situé rue de la Poissonnerie (actuellement rue La Mennais). L’école ecclésiastique accueille à la fois des élèves externes et internes. Les écoles ecclésiastiques font directement concurrence aux collèges publics (l’un d’entre eux se trouve à Lannion). Faute de place suffisante, les bâtiments du séminaire sont rachetés par l’évêché de Saint-Brieuc pour 34000 francs à Pierre Caro (qui les avait acquis en 1799 comme biens nationaux). A la rentrée de 1820, les 10 prêtres enseignants et les 230 élèves du « petit séminaire » intègrent les bâtiments du séminaire déserté en 1791. Ces bâtiments construits dans la seconde moitié du 17e siècle sont en mauvais état. Entre 1832 et 1838, le petit séminaire accueille notamment Ernest Renan (de la 8ème à la 3ème).Le cadastre de 1834 nous montre l’emprise du séminaire clos de murs. Passé l’entrée faisant face à la rue de Kercoz, on pénètre dans le "petit séminaire" qui encadre la cour d’entrée (156), au nord se dresse la chapelle (157), à l’ouest, la cour de récréation (169) et au sud, la basse-cour (155). Plusieurs parcelles sont des jardins (154, 158 et 170 dit de "Lenilos", une partie se nommé auparavant "Clos Rumelin"). Le séminaire a donné son nom à la venelle, qui devient par la suite rue de la Mission, rue du Collège (1912) puis la rue Marie Perrot (institutrice, membre du parti communiste et résistante).Des achats de terrains et de bâtiments ont lieu afin de suivre les effectifs, à la hausse, des élèves. Vers 1850, l’école ecclésiastique de Tréguier devient le "petit Séminaire de Tréguier". Un cloitre est aménagé en 1860 tandis qu’un pavillon d’honneur est également construit vers 1864. En 1962, le petit séminaire est fréquenté par 415 élèves (350 internes, 65 externes). Le pavillon ouest est construit en 1863 (date portée à deux reprises sur la façade et accompagnée des armoiries de Monseigneur David, évêque de 1862 à 1882 : "D’azur à la tour crénelée, d’argent mouvante d’ondes, en courroux de même et surmontée d’une étoile d’or"). Les bâtiments du séminaire sont très vite jugés en mauvais état : les murs du pavillon monumental sont renforcés par des croix de Saint-André en 1875. A la fin du 19e siècle, près de 80 % des élèves du petit séminaire de Tréguier entre au grand séminaire.La modernisation et la reconstruction du petit séminaire (1892-1897)L’architecte Henri Mellet (1852-1926) est chargé par le chanoine Duchêne, supérieur du petit séminaire de la reconstruction de la chapelle du séminaire en 1892. Le plan de la chapelle à abside polygonale répond au besoin du personnel ecclésiastique : huit autels permettent à la vingtaine de prêtres enseignants de dire leurs messes quasi simultanément le matin. La chapelle est datée 1895 : elle avoisine les 800 m2 de superficie.Le supérieur du petit séminaire Duchêne a écrit à l’évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier le 28 mai 1895 le courrier suivant co-signé du secrétaire, de l’économe et du trésorier : "La démolition du pavillon central à l’effet d’établir la façade d’entrée de la nouvelle chapelle sur la grande cour nous a révélé l’état des autres édifices de même époque bâtis suivant le même mode de construction et n’a que trop confirmé nos craintes, au sujet de la solidité d’une grande partie de notre maison. […] Nous avons encore à craindre que d’autres bâtiments qui sont plus menacés de ruine que ne l’était le pavillon démoli, ne viennent à céder tout à coup, malgré les étais qui les appuient. […] Nous avons donc fait examiner l’état de nos constructions par notre architecte, le priant de consigner les résultats de son examen dans son rapport […]. Il en résulte que le petit séminaire de Tréguier se compose de deux groupes d’édifices d’apparence et de constructions différentes. D’abord, l’ancien Grand séminaire datant de 1654, puis le développement récent qui date d’une trentaine d’année. […] Le groupe des édifices les plus récents est l’objet de notre principale préoccupation. Nous n’avons pas cru devoir continuer à loger nos élèves dans l’un d’entre eux, sans l’étayer à l’intérieur et à l’extérieur du haut en bas. [...] On se demande peut-être comment on a pu bâtir dans d’aussi mauvaises conditions. […] Quoi qu’il en soit, nous croyons que la reconstruction d’une partie du petit séminaire s’impose, et nous avons étudié cette grande question avec la double pensée de répondre à la nécessité présente par un aménagement qui fournira aux élèves et aux maîtres un logement convenable qui leur manque et de préparer l’avenir par l’établissement d’une ligne générale et d’un plan uniforme du futur petit séminaire. Nous avons demandé à notre architecte de préparer des plans, à la fois simples et bien conditionnés, et de nous dire le chiffre minimum pour une construction d’une aile nouvelle et la réfection de deux édifices adjacents qui se raccorderaient avec la nouvelle chapelle et constitueraient à peu près la moitié de l’établissement total. Il nous a répondu que ce travail entrainerait une dépense d’au moins 160 000 francs. Si nous ajoutons à cette somme, celle du remaniement de l’ancien grand séminaire et les imprévus, bien au-dessus de notre budget ordinaire que nécessiteront des changements de services, nous arrivons à un total de 200 000 francs" (Archives diocésaines de Saint-Brieuc, document aimablement communiqué par Michel Le Cam). C’est dans la lettre de Monseigneur l’évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier aux prêtres de son diocèse en date du 9 juillet 1895, que Pierre-Marie Fallières (évêque de 1889 à 1906) annonce le financement de la reconstruction du petit séminaire de Tréguier : "Nous avions songé à un emprunt au Crédit foncier mais, outre que nous nous heurtons à des formalités sans nombre et sans fin, nous avons été dissuadé de ce mode d’emprunt par des hommes très sages et très compétents. C’est alors que nous avons résolu de ne rien devoir qu’à nous-mêmes ; et voici tout notre plan. Nous emprunterons à chacun de nos prêtres […]". Pour l’architecte Mellet, l’établissement n’est alors qu’un "assemblage de bâtiments construits bout à bout, au fur et à mesure des besoins, où les services étaient, par suite, plus ou moins confondus et disséminés". Si le projet initial consistait uniquement en la reconstruction de la chapelle, il se poursuit par la reconstruction du bâtiment ouest accolé à la chapelle et par l'aile nord en 1897. A la fin du 19e siècle, le petit séminaire est en effet fréquenté par environ 400 élèves. Les nouveaux bâtiments doivent se raccorder avec la partie ancienne du séminaire au sud (cette partie sera finalement rasée en 1911) et avec les bâtiments construits en 1863-1864 (toujours existants). C’est la disposition du terrain - parallèle à la rue des Perderies - qui a dicté l’emprise de la nouvelle aile nord limitée à l’est par la voirie (c’est-à-dire l’actuelle rue Marie Perrot). Ce nouveau bâtiment scolaire est avant tout fonctionnel et moderne : "des classes, des études, des dortoirs, salle de conférence, préau couvert, water-closets, escaliers, couloirs : le tout largement éclairé […]". Au-dessus des arcades du préau, on peut lire le millésime 1897 et une dédicace à monseigneur Pierre-Marie Fallières en tant que "promoteur généreux" des constructions nouvelles. L’évêque dispose également d’un appartement situé immédiatement au nord de la chapelle.Les cloches de la nouvelle chapelle sont baptisées en 1892. Sa façade ouest est datée de 1895. La chapelle est bénie le 23 octobre 1896 par monseigneur Fallières. Elle a été construite par l’entrepreneur Guillaume Le Collen de Tréguier pour un coût d’environ 120 000 francs (les honoraires de l’architecte se monte généralement à 5% du montant des travaux). Les orgues sont du facteur Didier de Nancy, les verrières de Félix Gaudin, peintre-verrier et mosaïste français, le chemin de croix de Savary (daté 1896) et le mobilier de Le Merrer (un trône épiscopal et 24 stalles sculptées). Pour honorer son donateur primitif, l’archidiacre Le Provost fait procéder à la translation des reliques du chanoine Michel Thépaut, seigneur de Rumelin dans la nouvelle chapelle le 26 octobre 1897. La chapelle est finalement consacrée le 21 juin 1899. La chapelle du petit séminaire de Tréguier peut être comparée à d’autres productions d’Henri Mellet : l’église de Melesse (1885-1890), l’église d’Izé (1889-1896) ou encore l’église Notre-Dame de Bonabry à Fougères (commencée en 1896).Le 29 mars 1902, la nouvelle chapelle a les honneurs de la presse spécialisée nationale, à savoir un article rédigé par Louis-Charles Boisleau dans la revue L’Architecture : "…j’avais été frappé du bon aspect des rotondes absidiales de la chapelle, au-dessus du mur de soutènement des cours. […] …une façade latérale apparaissait, dessinée dans un si bon caractère, que je crus un instant à une restauration plutôt qu’à une construction neuve ; on devinait, dans le haut, au-delà des faitages des bâtiments accotés à la chapelle, une silhouette heureuse, couronnant un pignon. […] Combien c’était mieux que ces églises neuves rencontrées dans les gros bourgs de ce coin de la Bretagne, de ces bâtisses prétentieuses, à clochers carrés, la plupart mal étudiées, banales à l’excès, en tout cas si manifestement inférieures aux veilles et pauvres églises d’autrefois !".La loi de Séparation des Églises et de l’État : deuxième fermeture et expulsion du petit séminaire (1906)Suite à l’application de la loi de Séparation des Églises et de l’État, le Petit Séminaire de Tréguier est fermé à la fin de l’année 1906. Il est cependant rétablit à Lannion sous le nom d’Institution Saint-Joseph dès 1907 (pour plus de détails sur l’application des lois de Séparation des Églises et de l’État, nous vous renvoyons à la lecture de l’article de Jean-Yves Marjou intitulé "De l’expulsion du Petit Séminaire de Tréguier à l’installation de l’Institution Saint-Joseph à Lannion").L'École Primaire Supérieure de garçons (1908-1941)Le Petit Séminaire est transformé en école primaire supérieure de garçons en 1908 (établissement d’Enseignement Primaire Supérieur de 1908 à 1941). Les deux sacristies de la chapelle sont transformées en salle de lecture et de réunion pour les professeurs tandis que l’appartement de l’évêque est attribué comme logement de fonction à un "professeur marié". Le directeur dispose d’un appartement de cinq pièces. Un plan général conservé aux Archives communales de Tréguier nous renseigne sur l’organisation et le fonctionnement de l’école en 1908 (4M2, carton n° 77). Après la loi de Séparation des Églises et de l’État, la chapelle du petit séminaire abrite un atelier de menuiserie et de travail des métaux puis une salle de sport. La durée des études est fixée à trois ans : soixante-douze élèves (dont 50 internes) font leur rentrée des classes en octobre 1908 sous la direction de monsieur Lacroix.La cohabitation de l'école primaire avec l'hôpital complémentaire n° 56 (1914-1918)Pendant la Première guerre mondiale, l'établissement est en partie réquisitionné pour accueillir un hôpital complémentaire : 9000 soldats au total y seront soignés entre 1914 et 1918. Henri Pollès dans son roman intitulé "Sur le fleuve de sang vient parfois un beau navire" (1982) évoque cet épisode dans l'histoire de Tréguier : C’était devant la porte du Complémentaire (dont on peut se demander de quoi, puisqu’il était l’hôpital principal ; peut-être de l’insuffisance du plan sanitaire général…) qu’avait lieu le premier tri des « arrivages ». D’après la fiche épinglée sur la capote et un rapide examen, on gardait l’un, on aiguillait l’autre vers les diverses annexes. Parfois l’opération était assurée par de simples infirmières, tout de même triées sur le volet on s’en doute, et certains jours de fièvres, où il y avait de l’électricité dans l’air – il semble qu’en voici un -, les charmantes et distinguées « petites sœurs laïques des pauvres soldats » accréditées par leurs établissements respectifs, se disputaient aussi bien les blessés debout que ceux des civières, selon la spécialité de leurs services et sans doute plus encore les préférences personnelles des chefs pour telles ou telles sortes de blessures…". La cohabitation entre la direction de l’établissement, les élèves et les blessés est dénoncée : "la promiscuité gênante vis à vis des hospitalisés" commence à influer sur le fonctionnement normale de l'école, les "Boches" comme on les surnomme à l’époque sont accusés de "vols et déprédation" et en 1918, un soldat soigné à l'hôpital a fait irruption dans une des classes de l'école primaire avec un couteau.Pendant les vacances d’été à partir de 1919, les bâtiments de l'école permettent d'héberger une centaine de pupilles d’une colonie de vacances de la ville de Paris. Le collège puis le lycée (1941-1997)L’ensemble scolaire est transformé en collège entre 1944 et 1959 avec l'adjonction d'un centre d'apprentissage en 1946 (collège d’enseignement technique), puis en lycée mixte – enseignement général et technique - en 1960. Pour l’historien Jean-Yves Andrieux, il s’agit du "réinvestissement du religieux par le laïque". Le service des archives départementales des Côtes-d’Armor conserve les archives du Collège de garçons de Tréguier (1931-1945) sous la cote 1 T 1347 et les archives du collège moderne et du Centre de formation professionnelle de Tréguier (1940-1974) sous la cote 999 W.En raison de leur mauvais état sanitaire, les anciens bâtiments du séminaire (datable de la seconde moitié du 17e siècle) et la cour d’honneur sont rasés en 1911 pour créer la Place de la République. La même année sont construits les bureaux de l'Inscription maritime par l’architecte Georges-Robert Lefort. Un buste de Marianne (réquisitionné en 1942 par les allemands) sur son piédestal est installé sur la place ; la rue de la République est créée à la même époque. En 1920, le mur de soutènement nord est reconstruit au croisement de la rue du Collège et de la rue des Perdreries (Perderies) pour donner plus de largeur à la rue. L’année suivante, les dépendances (buanderie - lingerie ; grange et étable) de l’école primaire supérieure de garçons (ex petit séminaire) sont transformées en logements sociaux (Archives communales de Tréguier, 3M2, carton n° 83). C’est sur les terrains du petit séminaire de Tréguier que sont construits les quatre immeubles à logements dits "maisons ouvrières" en 1932-1933 sur des plans de Adolphe Le Gouëllec, architecte de Saint-Brieuc (Archives communales de Tréguier, 1W5).Le 12 février 1929, Gustave de Kerguezec, maire de Tréguier autorise la vente de gré à gré de trois autels en pierre blanche de la chapelle du Petit Séminaire à Marc-André Salaun, architecte domicilié à Paimpol pour la somme de 7000 francs. La vente a été autorisée à l’unanimité par le conseil municipal de Tréguier (Archives communales de Tréguier, 1N2, carton n° 94). Le 4 mai 1944, Jean Raoul, élève de troisième de 17 ans est arrêté par les Allemands comme résistant, membre du maquis de Kerrès à Langoat.En 1948, les restes du chanoine Thépaut, seigneur de Rumelin ont été transférés dans la crypte de la chapelle du Collège Saint-Joseph de Lannion. Les cloches de la chapelle du petit séminaire de Tréguier ont également été transférées dans le clocher de la chapelle du collège Saint-Joseph de Lannion.Les derniers vestiges du séminaire ainsi que les deux sacristies sud ont été remplacés par un bâtiment administratif : ce dernier a vraisemblablement été construit vers 1957-1960, époque où le collège est devenu lycée d’enseignement général et technique. Le Théâtre de l'Arche (1992)A l'initiative du Conseil Régional de Bretagne (propriétaire du lycée), la chapelle du petit séminaire conçue par Henri Mellet a été rénovée en 1991-1992 pour être reconvertie en espace culturel : le Théâtre de l'Arche a été inauguré le 28 septembre 1992 par l'Orchestre de Bretagne.Le lycée Joseph Savina (1997)Le lycée de Tréguier est baptisé en janvier 1997 du nom de Joseph Savina, artisan ébéniste et sculpteur de Tréguier. C’est un lycée mixte, à la fois lycée général (séries scientifique et littéraire), lycée professionnel (3ème Préparatoire à l’Enseignement Professionnel, staffeur ornemaniste, tapisserie de l’ameublement, menuiserie) et lycée technologique avec des options comme Cinéma audiovisuel, Histoire des Arts, Théâtre, Arts du cirque, Arts appliqués. Ce lycée prépare également au brevet de technicien supérieur (BTS) Design graphique.Fils et frère d'ébéniste, Joseph Savina (1901-1983) était arrivé à l’âge de 23 ans en apprentissage dans l'atelier de Jean-Marie Le Picard père d'André (1911-1989), menuisier sculpteur situé rue de La Chalotais à Tréguier. Récompensé comme meilleur ouvrier de France, Joseph Savina ouvre son propre atelier d'art celtique en 1929, au 11 rue Saint-André à Tréguier (actuellement étude notariale Guillou). Savina aime la Bretagne et la mer : son "motif Gonery" est inspiré des laminaires. Il a produit du mobilier, principalement en chêne patiné, tables, chaises (assise en paille), fauteuil, ensemble de meubles, dessiné pour la production moderne de série des années 1930 à 1960. Joseph Savina fut membre des Seiz Breur (les "Sept frères" en breton), mouvement artistique breton fondé entre les deux guerres mondiales par Jeanne Malivel (graveuse et décoratrice) et René-Yves Creston (peintre et graveur). Prisonnier en Allemagne en 1939, Joseph Savina est revenu à Tréguier en 1943. Il a collaboré à Le Corbusier (rencontré en 1935 via un ami commun) pour, et avec qui, il exécute des sculptures à partir de ses dessins. Quarante-quatre sculptures portent la signature double "LC:JS" ou "JS:LC". En 1970, Joseph Savina confie son atelier à Michel Le Calvez, son ouvrier, aujourd'hui en retraite dans sa maison, rue Colvestre. Joseph Savina est mort à Tréguier en 1983 au Foyer Logement Goas Mickaël.En 2004, un nouveau bâtiment à destination de dortoir a été créé par l’architecte Dominique Bonnot dans l’ancien enclos du couvent des Paulines (construit vers 1760) puis couvent des Ursulines (19e siècle), puis école primaire supérieure de jeunes filles (l’école accueille la première promotion d’élèves le 1er octobre 1907), puis collège puis lycée. Dans le dictionnaire des lycées publics de Bretagne, ce bâtiment est décrit comme un « bâtiment à la modernité élégante et écologique ». Le lycée Joseph Savina accueille en 2016 plus de 290 internes.Le lycée Joseph Savina a fêté ses 20 ans en 2017.
Auteur(s) du descriptif : Lécuillier Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Distillerie de Plancoët, puis laiterie industriell
La Coopérative Laitière de Ploudaniel est implantée le long du chemin de fer qui relie Dinan à Lamballe ; le site était autrefois relié par embranchement ferroviaire. Il se compose des anciens bâtiments de la distillerie et de l'abattoir édifiés en moellons de granite, en rez-de-chaussée, et couverts d'une toiture à longs pans en ardoises qui abritent une partie des bureaux actuels. La cheminée d'usine en briques est toujours en place ; elle a été partiellement arasée. Les ateliers et entrepôts de la laiterie, plus récents, sont édifiés en parpaings de béton recouverts d'enduit. L'ancien bâtiment de la colonne de distillation a été recouvert d'un essentage de tôle. Le logement patronal, de plan en L, compte deux étages carrés et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Bâti en moellons de granite, il abritait cinq foyers.La distillerie de Plancoët, autorisée par arrêté préfectoral du 24 juin 1912, est édifiée au cours de la même année. Les statuts de la société sont formés le 26 septembre 1912 entre Emile Jamont, Alfred Petit et Emmanuel Normand qui fondent la SA Distilleries de Bretagne dont le capital social s'élève à 350 000 francs. Dirigée par Emile Foulard, l'usine produit de l'alcool de betteraves. Par arrêté préfectoral du 12 février 1913, le directeur de l'établissement est autorisé à établir une prise d'eau dans la rivière de l'Arguenon, au lieu dit la Roche Emerie, dans le but de transporter les betteraves des silos à la distillerie ; une partie des eaux du ruisseau de l'Evinais est également captée pour leur traitement. La distillerie traite quotidiennement 150 t de betteraves qui fournissent 100 à 120 l d'alcool pur. Les fortes pluies de 1912, néfastes à la culture de la betterave, associées à un capital insuffisant et au conflit de 1914, sonneront le glas de la production d'alcool de betterave. Durant la Première Guerre mondiale, la distillerie de Plancoët est chargée officiellement de pourvoir aux besoins de la Défense nationale comme annexe de la Poudrerie nationale du Pont de Buis dirigée par M. Thibaudau. Le 20 octobre 1920, le directeur de la distillerie de Plancoët, spécialisée dans la fabrication d'alcool de pommes à cidre, est autorisé à établir sous le sol de la RN 168 une canalisation directe pour l'évacuation, dans la rivière de l'Arguenon, des eaux résiduaires de l'usine. En 1949, une laiterie industrielle s'installe dans les locaux désaffectés de la distillerie et débute son activité le 30 août 1950. Fondée par M. Boquen, la Coopérative Laitière de la Côte d'Emeraude est spécialisée dans la fabrication de produits frais tels que le lait entier en bouteille, les yaourts, la crème et les pâtes fraîches, ainsi que le beurre. A partir de 1964, elle produit des micro-pains de beurre de 10 à 15 g. Vers 1965, la laiterie, alors dirigée par M. Barreau, prend possession du site voisin : un abattoir édifié entre 1912 et 1920 à l'est, dans le prolongement de l'ancienne distillerie. A partir de 1970, l'entreprise est dirigée par M. Gaillet. Six ans plus tard, la coopérative adhère à l'UCA Even chargée de la commercialisation des productions. En 1978, l'entreprise est reprise par M. Deleest. En 1989, un atelier de fromagerie à pâtes molles est construit, suivi, en 1991, d'un atelier UHT qui peut traiter 110 millions de litres de lait. En janvier 2000, le groupe Even fusionne avec la coopérative de la Côte d'Emeraude qui comprend la laiterie et la fromagerie. Inscrite depuis juin 2000 sous la nouvelle raison sociale Coopérative laitière de Ploudaniel, site de Plancoët, l'entreprise est toujours en activité et fabrique du beurre et du fromage. Depuis juin 2001, elle est dirigée par M. Herrouët. De source orale, mention d'une chaudière au fuel.A l'aube de la Première Guerre mondiale, la distillerie emploie trente salariés. Actuellement, la Coopérative Laitière de Ploudaniel donne du travail à une cinquantaine d'employés.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Alcoolisme et alcooliques

Par : Dastum

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Ar Vezventi : tragédie contre l'alcoolisme

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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De l'usage immodéré de l'alcool et de ses résultat

Par : Gallica

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Jeudi soir dimanche matin
En une génération, l’alcool est devenu le moyen d’une défonce radicale pour une partie de la jeunesse. Dans le Grand Ouest « 60% des jeunes de 17 ans disent avoir consommé en une fois plus de cinq verres le mois précédent ». L’alcool comme un commutateur « off », abolit la réalité. Mais quel est ce réel dont il faut tourner le bouton ? Durant un an, une année cruciale pour ces jeunes, ils se sont filmés lors de ces soirées festives qui commencent le jeudi soir pour s’achever le dimanche matin. Puis, régulièrement, ils se sont retrouvés dans des ateliers audiovisuels sous le regard du réalisateur Philippe Lubliner pour exprimer leur rapport à l’alcool, mais aussi à leur environnement, famille et amis... Récits de l’intérieur d’une jeunesse par elle-même, ce documentaire propose une expérience partagée et dirigée. Une histoire de découverte et de rencontre avec soi-même.

Par : Bretagne et diversité

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Chanson ar Bonomic [suivi de] Chanson ar Vesventi
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : La chanson du petit bonhomme [suivi de] Chanson sur l’alcoolisme

Par : Médiathèques de Quimper Br

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A la gauche du père
" Chaque soir, je voyais mon père monter la rue en titubant. Il est mort, il y a 18 ans, des suites de son alcoolisme. Depuis, je cours après un fantôme. J’ai demandé à ma famille de m’aider à lui redonner chair pour m’en libérer. " (Nathalie Marcault).

Par : Bretagne et diversité

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Propos concernant des remèdes contre les vers
Sont détaillés : la graine à vers est certainement la centaurée, elle est mise dans une pomme cuite pour l'ingérer - une cuiller à café d'alcool utilisée comme vermifuge

Par : Dastum

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Sahara - Abidjan
Au départ de Paris, un enfant grimpe à l'échelle d'un lampadaire. Derniers "au revoir" en famille. (Couleur). Le désert sud Saharien, une oasis. Le thé à l'ombre du camion publicitaire arborant des publicités d'alcool entre autres. Poste avancé français. Attroupement à l'arrière du camion. Guelta. (Noir et blanc). Gao, un européen sur un chameau suivi par un Touareg. Sur les rives d'un fleuve. Ville de Fada N'Gourma, à 240 Km de Niamey. Rencontre avec un missionnaire. Nettoyage du camion poussiéreux. Abidjan, accueil du gouverneur français sur le stand tenu par les hommes du voyage sponsorisé.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Distillerie de cidre les Pommiaux, actuellement us
Longeant la rivière du Semnon, l'usine se compose de plusieurs corps de bâtiment enduits sur la partie inférieure, couverts d'un essentage de tôle sur la partie supérieure et surmontés de toits à longs pans en matériau synthétique. Ils s'organisent autour d'un bâtiment ancien, atelier dépendant, à l'origine, de l'ancienne mine d'antimoine du Semnon. Ce dernier se distingue des autres corps par sa construction en schiste et en grès, ainsi que par sa toiture à croupes et demi-croupes en ardoises, ornée d'épis de faîtage. Sa demi-croupe laisse apparaître des aisseliers décoratifs en bois sculpté. Le bureau occupe l'étage de soubassement du logis patronal à un étage carré, construit en pierres et couvert d'un toit en pavillon en ardoises.Le 23 mai 1932, le maire de Martigné-Ferchaud accorde le droit à Henri Thorigné d'ouvrir un atelier public de distillation. En 1936, la distillerie produit 100 hl d'alcool pur par jour. En 1959, une cidrerie et une confiturerie, d'une production annuelle de 300 à 400 t de confiture, sont adjointes à la distillerie. A cette date, celle-ci produit quotidiennement 4 000 hl d'alcool. L'établissement est vendu en 1945 au propriétaire actuel qui transforme la distillerie en fabrique de jus de pommes toujours active.Dans la première moitié du XXe siècle, la distillerie emploie trente personnes.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Propos sur les remèdes des bêtes et des gens (feui
Sont détaillés : les sangsues, pour les personnes, derrière l'oreille –- la feuille de lys, pour les panaris. À macérer dans de l'alcool. Pour les bêtes ça devait marcher aussi -– fallait faire courir le cheval qu'avait la colique –- l'herbe à la gravelle, pour les personnes, pour faire uriner ou quand les gens avaient de la pierre (la bourse à pasteur ?), en infusion -– du foin bouilli, pour les plaies aussi. (Sont évoqués : le marron d'Inde dans la poche - la morelle).

Par : Dastum

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Sallie Ford The Sound Outside aux Rencontres Trans
“Quand j’allume la radio, tout se ressemble. Qu’est-ce que ces gens ont fait à la musique ?”? C’est avec cette déclaration d’intention des plus explicites que s’ouvre Dirty Radio (2011), le premier album de Sallie Ford The Sound Outside, sorti sur l’excellent label Fargo. Avec son look improbable de secrétaire médicale, cette chanteuse débarque de Portland bien entourée (un trio de musiciens orfèvres) et décidée à sérieusement secouer le paysage musical. Férue de Bessie Smith et de Tom Waits, elle affiche à la fois une attitude résolument punk et possède le timbre imbibé de fumée et d’alcool des divas jazz d’antan. Une personnalité piquante qui donne une saveur particulière à ses chansons, où le ton résolument moderne des textes contraste avec un son brut et rétro, mélange de rockabilly et de blues que l’on croirait tout droit sorti des archives des studios Sun.

Par : Association Trans Musicale

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Buveur
Sujet représenté : portrait (homme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; pipe ; bonnet) - N° d'inventaire : 102

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Unica 1974 Cologne
UNICA septembre 1974, Cologne, au camping de Rodenkirchen à 8km de Cologne sur les bords du Rhin, caravane, péniche qui passe sur rivière, clocher au fond, homme allongé sur le sable, château de Burg à Schlossburg (château médiéval), statue d'un chevalier en armure au milieu sur un cheval Engelbert II de Berg, cimetière, maison à pan de bois, rempart, panneau "besichtigen sie schloos burg mit clen bergix, eine der grobten wierhergestellten, fetsale kapelle mit beuhmten, 14 museumsraume mit wertvollen kunstwer", GP sur horloge, paysages alentours, couple assis sur mur (M et Mme Louis Le Meur), adolescent, Louis Le Meur dans une rue tenant dans une main une petite éolienne, cathédrale de Cologne, place avec chaises vides sur terrasse d'un café, pigeons sur place, porte médiévale dans la ville, visite des bâtiments modernes, tour avec toit en poivrière, pont, port, pont en fer sur pile en maçonnerie, train passe, les participants à l'UNICA, caméra, guide femme dans le car, building, intérieur d'un musée, rails avec train, campagne, groupe danse dans le train, bouteilles d'alcool, voyage en train jusqu'à Auberhalten, promenade à Kaube, dîner au château de Kaube.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin court tou
Trois ans aprèsMon lapin bleu , Yvonne, tenancière d'un bistrot de campagne a cessé son activité à 80 ans et et vit toujours sur place. Yvonne a beaucoup de visites, comme aujourd'hui celle de Yann, le romancier bigouden. C'est en breton, qu'ils conversent. Et c'est seulement en breton, sa langue maternelle, qu'Yvonne peut aujourd'hui se confier...

Par : Bretagne et diversité

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Partie de Campagne - Portraits de quartier
« Partie de campagne » parle du quartier Saint-Martin, un morceau de campagne au milieu de la ville, un quartier de plus en plus vétuste qui se meurt. Rencontre avec un survivant qui a reprit l’affaire familiale.  A l’époque, le quartier Saint-Martin était un ancien jardin ouvrier, où tout le monde se connaissait, c’était un petit village. Aujourd’hui, sans point d’accès pour l’eau potable, et avec la fermeture progressive des commerces et bistrots, les habitant partent et le quartier se meurt. Pourtant, certains ont décidé de rester et nous raconte le passé de ce lieu qui a un jour regorgé de vie.

Par : L'aire d'u

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1946 Lisieux
Voyage Lisieux, Deauville, Trouville (?), GP sur pommes dans arbre. Normandie ?, dans une chambre d'hôtel, dame sur le lit prend une tasse de café (tasse de style bistrot) mange des tartines et boit son café à la petite cuillère, papier peint à fleur derrière années trente. Hommes lisant des journaux dans la rue, vélos, champs moissonnés avec gerbes en chandelier. Normandie (?), sur le bord d'une route, le dessous d'un char, la voiture avance et s'arrête pour faire uriner les deux enfants et monsieur, vaches, reste de jeep sur le bord de la route, pommier, tombereau avec des pommes et des poires. Eglise à identifier de style roman en ruine (la toiture a disparue, tour à base carrée à la croisée du transept, route près de la voiture, jeep dans le fossé. Affiche "Craon avec course de chevaux et jockeys, hippodrome de la Touche", kermesse, stand, homme avec chapeau, jeune homme avec béret, manège, chevaux, voiture, curé en soutane, ballon, gendarme fait la circulation, façade du château de Craon (XVIII), manège, cheval tractant une calèche, hôpital Saint Jean (portail), portraits de personnes âgées, femme avec coiffe tricote.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Paradis perdu (Le)
Histoire de la peinture proposée par Mr Renard à travers une sélection d’œuvres, de scènes de classe de peinture et de dessin, de plans de rue et d'extraits de presse. Bobine 1/2: Cours d'aquarelle avec des collégiens puis de dessin et peinture avec des jeunes filles. Dessin d'après un crâne animal. Cours de peinture d'après modèle avec des lycéens. Essais de lumière sur un buste et vues de mains sur un piano. XVème siècle: série de peintures de l'époque, iconographie surtout religieuse. XVIème siècle: série d’œuvres dessinées et peintes, principalement des femmes sont représentées. XVIIème siècle: grands tableaux de l'époque et extraits. Attention portée au style du trait et à la manière de rendre la lumière. XVIIIème siècle: scènes domestiques principalement féminines et portraits peints. Illustration japonaise. XIXème siècle: série d’œuvres (peintures et dessins) qui travaillent le mouvement. Scènes domestiques du travail des femmes et scènes de guerre. Portraits féminins. Scènes de rue. L'impressionnisme: natures mortes, portraits, scènes de vie mondaine. Effets de lumière sur un buste. L'éducation artistique: cours de peinture avec des collégiens et reproduction de leurs œuvres. Peintures d'adultes: série de peintures florales et délicates. Natures mortes et paysages avec des bâtiments en ruine. Démonstration de peinture à l'huile d'une nature morte. La peinture moderne: vues d'affiches publicitaires placardées dans la rue. Série d’œuvres modernes (cubisme, surréalisme). Photo d'une statue et plans d'épingles et de punaises sur un carton dont les ombres prennent des formes dessinées grâce à la lumière rasante. La vision de l'homme moderne: plan en caméra embarquée depuis une voiture. Articles de journaux. Figés pour la postérité: extraits de journaux qui montrent des sportifs en pleine action. Peinture sur verre en frotté. Articles de revue sur Modigliani, Fernand Léger, Bernard Lorjou, Dali. Cours de dessin au collège, un élève façonne des formes en soufflant sur de l'encre déposée sur une feuille de papier. Mise en scène d'un lycéen qui se fait passer pour le professeur d'art. Vues d'encres colorées qui s'étendent et se mélangent dans de l'eau. Articles sur Picasso, puis sur le succès de l'impressionnisme au Royaume Uni. Article sur le salon permanent de la photo. Jeux d'ombres et de couleurs: Buste féminin éclairé par des duos colorés opposés. Vue d'une bobine que l'on rembobine en ombre, éclairée par des lumières rouge et bleu. Jeu d'ombres portées sur un lierre et un éventail puis une bouteille en verre que l'on vide dans un verre sur fond de lumières rouge et bleu. Vues d'un mobile sur fond noir faits de motifs en papier, puis en boules de noël. Images de Marilyn Monroe et d'un portait féminin dessiné. Bobine 2/2: vues d'affiches publicitaires placardées aux murs d'une rue. Détails d'un bâtiment ancien à colonnades, puis d'un bâtiment moderne frappé de signes chinois qui reprend ce système de colonnades. La photographie, publicité, information, documentation: coupures de presse sur des célébrités, le réalisateur René clair, le photographe Gjon Mili, des familles royales, la photographie de guerre, des exploits sportifs variés, Brigitte Bardot. Publicité en couleurs: on feuillète des magazines commerciaux sur les fleurs, la nourriture, du shampoing. Les reines d'aujourd'hui: comparaison d'un portrait antique et de photos de Brigitte Bardot. Série de portraits féminins issus de la presse (Juliette Greco, Marilyn Monroe,...) ainsi qu'une photo d'une femme girafe. Le cinéma, art moderne: trois hommes se retrouvent dans une cuisine pour discuter la une du journal, on les retrouve en extérieur, testant au nez un baril de pétrole. Deux lycéens construisent une machine à l'aide de jouets mécano en métal. Un garçon teste de l'alcool dans une bonbonne en verre. Plans de bord de mer très ensoleillé où se détendent quelques personnes. Vues ded vagues qui s'écrasent sur une côte rocheuse. Comparaison d'une jeune fille qui nage et de poissons rouge dans un bocal. Plans d'un mobile à logo publicitaire, d'un autre aux formes variées sur papier brillant, puis d'un dernier aux formes abstraites peintes de couleur mat.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Compagnie Zahrat Top 9 aux Rencontres Trans Musica
Depuis Zahrbat, son premier solo, Brahim Bouchelaghem développe un travail de chorégraphe et d’auteur. Sa danse ouverte au monde se nourrit de réflexions, de souvenirs et d’échanges. C’est à Saint-Pétersbourg que naît une rencontre sensible mais aussi culturelle et artistique entre Brahim Bouchelaghem et les champions du monde russes du “Battle of the year 2008”, les Top 9. Le chorégraphe les embarque dans son univers poétique. Ensemble, ils partiront à la recherche de l’expression sensible, de l’émotion juste. Il a demandé à chacun de raconter une histoire intime, des souvenirs personnels. Il interroge avec eux les instants cruciaux des choix passés, qu’ils aient été anodins ou déterminants. Des images de vies défilent : de l’ivresse à la préparation quasi mystique d’un battle. Ils apprennent ainsi à transmettre ces émotions pures, parfois avec un simple regard, émaillées d’un profond silence. “Une métamorphose artistique pour ceux qui le connaissent”, confie Brahim Bouchelaghem dont le défi est d’aider les danseurs à tracer le chemin jusqu’à eux-mêmes. Chorégraphie Brahim Bouchelaghem • Interprétation Top 9, Stanislav Vaytekhnovich, Konstantin Eliseytsev, Les Tchan, Dimitro (Flying Buddha), Maxim Chakhov (Sims), Dimitry Brogov (Rezkiy), Dimitry Kolokolnikov (Kamar), Alexey Bonlgokov (Robin), Anton Savtchenko (Tony Rock), Brahim Bouchelaghem • Musique originale Aleksi Aubry Carlson • Musique additionnelle René Aubry • Lumières Philippe Chambion • Scénographie Brahim Bouchelaghem • Réalisation Pierre Briant • Vidéo Pierre Briant • Manifestation organisée dans le cadre des années croisées France-Russie 2010.

Par : Association Trans Musicale

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Espace portuaire et militaire de Quélern (Crozon)
L´espace portuaire et militaire de Quélern, qui s´étend sur 2 km le long du littoral sud-est de la commune de Roscanvel, est composé de bâtiments militaires, d´habitations diverses et d´infrastructures portuaires et littorales.L´écart de Quélern, au sud-est de la commune de Roscanvel, s´étend depuis le lieu-dit de Quélern à proprement dit jusqu´à Beg ar Grogn plus au nord, où se trouve le site portuaire, en passant par l´étang de Kervian où une digue-route fut construite au début du 20e siècle pour relier plus aisément les deux secteurs. Cet écart s´est développé essentiellement autour de l´activité militaire puis portuaire et balnéaire.En 1694, Vauban fait construire les lignes de Quélern au niveau de la partie la plus étroite de la péninsule de Roscanvel pour protéger celle-ci des attaques à revers. Deux portes (porte de Camaret et porte de Crozon désormais détruites), fermées la nuit venue, permettent de contrôler les entrées. Cet isolement durera jusqu'en 1918. On parle alors de Roscanvel comme d'un "quartier de Brest". La majeure partie de l´espace de Quélern (partie méridionale, jusqu'à l'étang de Kervian) appartient par ailleurs alors à la commune de Crozon. En raison de cet isolement, une demande de rattachement de Quélern à la commune de Roscanvel est formulée ; elle sera effective en 1851 (loi du 6 mai 1851). D´autres installations militaires ont été construites à proximité des lignes de Quélern, comme la caserne Sourdis à la fin du 18e siècle et un réduit en 1854.A la fin du 18e siècle, une usine à briques s´installe à Quélern pour répondre à la forte demande des ministères de la Marine et de la Guerre engagés dans des chantiers considérables dans la presqu´île et dans la rade. Elle fonctionnera jusqu´en 1886.En 1828, une cale est construite sous la Caserne Sourdis pour palier au manque d´infrastructures pour le transit-terre-mer (jusque là, l´embarquement et le débarquement pour les hommes et le matériel s´effectuaient par échouage à Pont-Scorff ou au bourg). Y débarquent les militaires, les prisonniers, les ouvriers employés à la construction des nouvelles batteries sur la presqu´île de Roscanvel, les marchandises, les matériaux et les voyageurs. Une fontaine, dont l´eau ferrugineuse est réputée pour ces vertus thérapeutiques, est édifiée à proximité, au milieu du 19e siècle, pour les militaires, les habitants et les touristes. Une activité balnéaire commence en effet à se développer dès la fin du 19e siècle.En raison des difficultés de circulation sur la cale de la Caserne Sourdis et du faible tirant d´eau de la cale du bourg, la décision est prise de construire une nouvelle cale au lieu-dit Beg Ar Grogn, plus au nord. Le projet est soutenu par la Société des Vapeurs Brestois et la Marine qui souhaite y débarquer les grosses pièces d´artillerie. La cale est achevée en 1901 et la première cale est progressivement abandonnée. Durant tout le début du 20e siècle, notamment pendant l'Entre-deux-guerres, le trafic de passagers va s´intensifier. Les pardons, promenades et piques niques sont à la mode et de nombreux passagers, essentiellement une population brestoise (dont de nombreux ouvriers de l´Arsenal), débarquent à Quélern pour se promener jusqu´à la plage de Trez Rouz (Crozon) et y pique-niquer. L´activité balnéaire de Quélern et Roscanvel est néanmoins moins développée qu´à Morgat.Elle permet cependant le développement du commerce à Quélern. Ainsi, l´ancienne briqueterie est transformée en villa-pension (La Pagode) en 1904 et accueille une clientèle aisée de régiments coloniaux, de touristes parisiens et de promeneurs du dimanche. Le quartier autour de la cale de 1901 se développe et trois bistrots ouvrent leur portes pour accueillir les passagers venus étancher leur soif avant de repartir vers Brest : « A l´arrivée du vapeur », « A la nouvelle cale de Quélern » et « Au départ du vapeur ».Un chantier de construction et de réparation navale, tenu par Auguste Laë, fonctionne par ailleurs entre 1906 et 1910 au sud de l´étang de Kervian. La demande est à cette époque très forte dans toute la presqu´île de Crozon. Un autre chantier de construction et de réparation navale s´établira sur la grève de Quélern entre les deux guerres.L´activité balnéaire périclite après la Seconde guerre mondiale et la cale de Quélern cesse d´être desservie en 1963, changeant ainsi le destin de cet ancien « quartier de Brest » qui retourne à son isolement. Le dernier bistrot de Quélern ferme ses portes à la fin des années 1980. Aujourd´hui, l´écart de Quélern est toujours marqué par la présence militaire, le résidentiel et quelques pêcheurs plaisanciers.
Auteur(s) du descriptif : Marie Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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