L'alcool et la Bretagne

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Souvenirs de bistrot à Paimpol
A Paimpol, la "Cité des Islandais" où la pêche à la morue et le départ des hommes, chaque hiver, pour six mois, ont rythmé la vie entre 1852 et 1935, rencontre avec Jean-Paul Cadic. Il a grandit dans le bistrot que tenait sa mère, le café des caboteurs et nous raconte, ses souvenirs des conversations des marins et anciens capitaines.

Par : INA

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Distillerie de Plancoët, puis laiterie industriell
La Coopérative Laitière de Ploudaniel est implantée le long du chemin de fer qui relie Dinan à Lamballe ; le site était autrefois relié par embranchement ferroviaire. Il se compose des anciens bâtiments de la distillerie et de l'abattoir édifiés en moellons de granite, en rez-de-chaussée, et couverts d'une toiture à longs pans en ardoises qui abritent une partie des bureaux actuels. La cheminée d'usine en briques est toujours en place ; elle a été partiellement arasée. Les ateliers et entrepôts de la laiterie, plus récents, sont édifiés en parpaings de béton recouverts d'enduit. L'ancien bâtiment de la colonne de distillation a été recouvert d'un essentage de tôle. Le logement patronal, de plan en L, compte deux étages carrés et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Bâti en moellons de granite, il abritait cinq foyers.La distillerie de Plancoët, autorisée par arrêté préfectoral du 24 juin 1912, est édifiée au cours de la même année. Les statuts de la société sont formés le 26 septembre 1912 entre Emile Jamont, Alfred Petit et Emmanuel Normand qui fondent la SA Distilleries de Bretagne dont le capital social s'élève à 350 000 francs. Dirigée par Emile Foulard, l'usine produit de l'alcool de betteraves. Par arrêté préfectoral du 12 février 1913, le directeur de l'établissement est autorisé à établir une prise d'eau dans la rivière de l'Arguenon, au lieu dit la Roche Emerie, dans le but de transporter les betteraves des silos à la distillerie ; une partie des eaux du ruisseau de l'Evinais est également captée pour leur traitement. La distillerie traite quotidiennement 150 t de betteraves qui fournissent 100 à 120 l d'alcool pur. Les fortes pluies de 1912, néfastes à la culture de la betterave, associées à un capital insuffisant et au conflit de 1914, sonneront le glas de la production d'alcool de betterave. Durant la Première Guerre mondiale, la distillerie de Plancoët est chargée officiellement de pourvoir aux besoins de la Défense nationale comme annexe de la Poudrerie nationale du Pont de Buis dirigée par M. Thibaudau. Le 20 octobre 1920, le directeur de la distillerie de Plancoët, spécialisée dans la fabrication d'alcool de pommes à cidre, est autorisé à établir sous le sol de la RN 168 une canalisation directe pour l'évacuation, dans la rivière de l'Arguenon, des eaux résiduaires de l'usine. En 1949, une laiterie industrielle s'installe dans les locaux désaffectés de la distillerie et débute son activité le 30 août 1950. Fondée par M. Boquen, la Coopérative Laitière de la Côte d'Emeraude est spécialisée dans la fabrication de produits frais tels que le lait entier en bouteille, les yaourts, la crème et les pâtes fraîches, ainsi que le beurre. A partir de 1964, elle produit des micro-pains de beurre de 10 à 15 g. Vers 1965, la laiterie, alors dirigée par M. Barreau, prend possession du site voisin : un abattoir édifié entre 1912 et 1920 à l'est, dans le prolongement de l'ancienne distillerie. A partir de 1970, l'entreprise est dirigée par M. Gaillet. Six ans plus tard, la coopérative adhère à l'UCA Even chargée de la commercialisation des productions. En 1978, l'entreprise est reprise par M. Deleest. En 1989, un atelier de fromagerie à pâtes molles est construit, suivi, en 1991, d'un atelier UHT qui peut traiter 110 millions de litres de lait. En janvier 2000, le groupe Even fusionne avec la coopérative de la Côte d'Emeraude qui comprend la laiterie et la fromagerie. Inscrite depuis juin 2000 sous la nouvelle raison sociale Coopérative laitière de Ploudaniel, site de Plancoët, l'entreprise est toujours en activité et fabrique du beurre et du fromage. Depuis juin 2001, elle est dirigée par M. Herrouët. De source orale, mention d'une chaudière au fuel.A l'aube de la Première Guerre mondiale, la distillerie emploie trente salariés. Actuellement, la Coopérative Laitière de Ploudaniel donne du travail à une cinquantaine d'employés.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Entretien avec Henri, Pierre et André à Ploeuc
Émilien et Julie expliquent leur démarche. Ils s'étaient déjà rencontrés à la balade nature un peu avant.
Parlent des différences dans le gallo. Le gallo est considéré plutôt comme du vieux français. Avant, chaque commune avait son accent, une tenue différente aussi, notamment les coiffes des femmes.On savait par exemple si c'était une femme mariée ou une jeune fille.
L'un est né à Ploeuc l'autre à Plémy.
Un troisième homme arrive, Pierre Thérin.
Parlent des vergers, principalement composés de pommiers à cidre. Tout le monde faisait du cidre. Les poires aussi, mais il n'y en a plus maintenant. L'un avait un oncle qu'avait greffé un poirier sur un épine. Le poiré est évoqué. Il y avait souvent des marchands de pommiers, et ces derniers étaient greffés sur place, à la ferme. Il y avait toujours quelqu'un de plus " qualifié " pour greffer. Dans un village à côté, où il y avait eu beaucoup de poirier des plantés car ça vit longtemps, ils faisaient du poiré.
A l'inverse des poiriers, il y avait bien souvent un espace réserver pour les pommiers, en rangée dans le bord d'un champ, avec la possibilité de labourer des deux côtés. Les premières pommes à couteau sont arrivées avec un copain de l'un d'eux, dans les années 60. C'était aussi le premier à faire de la sélection sur les pommes de terre, et a développer la bf15. Elle a été cultivée dans toutes les fermes, ça a sauvé les petites exploitations. C'était en 48 ou 49 la première année. On en faisait pour la vente.
Les pommiers, on les trouvait souvent au bord des exploitations, mais pas sur les talus. On cultivait surtout des choux, entre. Il y avait quelques pruniers, pour la consommation personnelle, peut-être des meltons. Il y avait des cerises aig, sauvages, dont il fallait attendre qu'elles soient bien mûres. Et des badies, qu'ils mangeaient étant gosses. Mais les merles en mangeaient beaucoup aussi.
Avec la goutte, il y en a certains qui faisaient de la liqueur. On mettait des fruits à macérer, des noisettes, des cerises, des poires... On faisait du 44 aussi. Les femmes avaient leurs petites recettes. On mettait aussi la petite goutte dans le café, avec le petite rincette après. Ça c'était avec la goutte pure. Même les vétérinaires en prenaient, c'est même eux qui en utilisaient le plus. Maintenant, il n'y a plus beaucoup de gens à avoir le droit d'en faire.
Comme variétés de poires, il y avait de tout, en particulier des grains d'or, qui sont petites. Les nèfles, ça ne leur dit rien. Les liqueurs, c'était les femmes qui faisaient ça, parce qu'elle buvaient moins que les hommes. Maintenant, il y a le vespetro, qu'on trouve à la pharmacie Boterel, à mettre dans de la goutte. C'est une bon médicament. Il y a la jouvence de l'abbé soury aussi, l'un d'eau a entendu sa mère en parler.
Le cresson est évoqué. Les jèrenotes, c'était mangé sur place, en étant gamins. Pour le cresson, l'un d'eux n'en a pas eu, les autres si. C'était mangé en salade. Maintenant il n'est plus bon. Il y a la berne aussi, qu'est toxique, et la douve sur le cresson. Ceux qui en faisaient mettaient du gros sel dessus dans un saladier, le soir, et le lendemain ils trouvaient pleins de petits trucs noirs dedans.
Il y avait les vétérinaires de campagnes et les vétérinaires des villes, qui étaient les vrais vétérinaires. La graine de lin est évoqué. Il y avait des cataplasmes de moutarde et d'avoine grillé. La moutarde, on la mélangeait avec du son. Pour les animaux et pour les gens aussi. Il y avait aussi les abcès de fixation, on faisait une injection d'essence de térébenthine et d'un autre produit dans le collet de la vache, il se faisait un abcès là comme ça s'il fallait abattre la vache, il n'y avait pas de bons morceaux de perdus. A une époque, le trèfle avaient été arrêté parce que les vaches gonflaient. Pour ça, il y avait le trocart, ou alors une sonde. Il n'y avait de semaine où il n'y en avait pas une de gonflées dans le village. Des fois il y en avait deux ou trois, il fallait aller très vite. Avec le ray-grass on mettait de l'azote, donc il n'y avait plus de trèfle. C'était des vaches à 2000L de lait au départ, et ça augmentait de 200L de lait par vache et par an. C'était pourtant la même race, mais c'est l'alimentation qui changeait. Il fallait toujours de l'herbe tendre. Ils ont eu de la normande, puis de la holstein.
Les champignons, ils n'en ont jamais cueilli. Il y en a qui en cueillaient, mais pas beaucoup.
Quand ils étaient enfants, c'était la galette le vendredi midi, et des lites le soir. Le matin, c'était du café, du pain et du beurre. A 9h, c'était le casse-croûte avec du lard, et des fois une omelette. On faisait des fricassées d'oignon aussi, ou bien une tartine beurrée avec une échalote. Le midi, c'était de la soupe, et quelque chose après. Il y avait des galettes avec des oeufs, et puis du lait ribot, l'écaille. On prenait des patates avec du lait ribot le soir. Il y avait aussi des bouillies d'avoine pour le soir, parce que c'était chaud, et on fond il y avait la grette. Les enfants devaient travailler le soir, i n'était pas question de faire ça le soir. L'un d'eux raconte qu'enfant, il faisait ses devoirs sur le temps de midi. Il avait juste de la soupe au bourg, et un casse-croûte qu'il emportait de la maison. Il y avait une petite bouteille de cidre aussi qu'était emportée pour le midi. Aux fêtes de l'école en emmenait la barrique de cidre, puis c'est devenu un produit en poudre, qu'on diluait dans l'eau. Mais il n'y avait pas beaucoup de maison qui donnaient de l'eau aux gosses.
Parmi les chansons de mai, il y avait la Passion. On l'a chantait contre des oeufs ou un peu de monnaie. Eux ne l'ont pas fait. Et ça faisait un sacré bout de temps que ça s'était arrêté. Le foyer des jeunes à relancé ça. Mais maintenant les accès aux maisons sont difficiles, il faut qu'ils préviennent à l'avance.
Certains faisaient des tisanes de tilleul, l'ont vu même étant enfants. Le thym est évoqué aussi.
Les ruches étaient faites en paille, et on les enduisait d'argile. L'un d'eux raconte l'aventure du taureau qu'a avait foncé dans les ruches, et que c'est le chien qu'avait tout pris et qu'en était mort. On faisait du chamillar, le chouchenn. Celui qu'était saoul avec ça, il ne tombait jamais vers l'avant mais toujours vers l'arrière.
Il y avait des tisanes pour les animaux, de graine de lin, de graine de foin aussi.

Par : Dastum

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Ar vezventi : tragédie contre l'alcoolisme / Par T
Pièce de théâtre bilingue au sujet de l'alcoolisme.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Ar Vezventi : tragédie contre l'alcoolisme

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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De l'usage immodéré de l'alcool et de ses résultat

Par : Gallica

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Chanson ar Bonomic [suivi de] Chanson ar Vesventi
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : La chanson du petit bonhomme [suivi de] Chanson sur l’alcoolisme

Par : Médiathèques de Quimper Br

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A la gauche du père
" Chaque soir, je voyais mon père monter la rue en titubant. Il est mort, il y a 18 ans, des suites de son alcoolisme. Depuis, je cours après un fantôme. J’ai demandé à ma famille de m’aider à lui redonner chair pour m’en libérer. " (Nathalie Marcault).

Par : Bretagne et diversité

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Paysan de Scaër (Finistère)
Scaër.- Portrait d'un homme vêtu du costume traditionnel (veste, sabots, bragou-braz et guêtres). A l'arrière-plan, un coffre en bois sculpté sur lequel se trouvent deux bouteilles d'alcool, un pichet et des bolées.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Les artisans (cordonniers) - les cafés - vignes et
Interprète : Joseph Morio, né en 1905
Enquêteur : Alex Caharel.
Etaient également présents : Armelle Picaud, Jack Tabary, Christophe Delanoue & Mme [?] Morio.

Par : Dastum

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Propos sur les remèdes des bêtes et des gens (terr
Sont détaillés : le tournis du cochon, c'est quand ils mangeaient le bran, l'écorce du blé noir. Fallait bien l'accommoder de pomme de terre pour qu'ils digèrent –- sur la mamelle, on mettait de la terre franche, et contre la diarrhée du porc aussi. Le vinaigre est très bon aussi, pour les mamelles -– des briques, pour mettre sur la mamelle quand ils avaient la mammite –- il y avait une pommades à base d'herbe, le végébom pour les gens et les animaux –- du saindoux aussi, pour des plaies, sur les feuilles de brou, de chou –- la joubarbe, bon aussi pour les brûlures, pour les cors -– la pulpe de pomme de terre pour les brûlures –- les fleurs de lys, dans l'alcool la plus forte –- la goutte, le premier alcool qu'on garde pour les plaies. (Sont évoqués : le bouillon de légumes –- les crapaudines, les betteraves rouges).

Par : Dastum

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Le Mag d’U de Février 2003
Le cinquième épisode de la troisième saison du Mag d’U, le magazine d’Université qui a pour vocation de parler des étudiants, qui représentent un tiers de la population rennaise, dispersés dans les différents campus et établissements d’études supérieurs de la ville de Rennes. Au sommaire : Un numéro consacré aux fêtes étudiantes. Reportage : le gala de l’agro de l’INSA. Les conseils de Monsieur d’U : les fêtes à l’étranger quand vous n’avez plus d’idée. Reportage : l’alcool et la drogue lors des fêtes. La fiction du mois : « Inouïe » des étudiants de DEUG 2 Arts du Spectacle. Les conseils de Monsieur d’U pour survivre aux lendemains de fête difficile. Live aux antipodes : le crépuscule des dinosaures.

Par : L'aire d'u

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Buez sant Theodot
Vie de saint Théodore, patron des aubergistes, par le P. Jean-Marie Guillou (1830-1887), recteur de Penmarc'h L'ouvrage fut publié trois fois, en 1871, 1913 et 1922. Dans la dernière édition on peut lire : "« Le récit de M. Guillou est lui-même, d’ailleurs, une véritable œuvre d’art. Un zèle ardent et louable contre l’alcool en inspira l’idée au recteur de Penmarc’h. Saint Théodore était aubergiste et mourut martyr de sa foi au pays des Galates — des Celtes authentiques, dit-on —, au cours de la persécution déchainée par Dioclétien. Beau cadre pour insérer quelques leçons à l’adresse des buveurs et des membres de l’intéressante corporation dont S. Théodore est le patron. » Semaine religieuse de Quimper, 16 mars 1923."

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Buveur
Sujet représenté : portrait (homme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; pipe ; bonnet) - N° d'inventaire : 102

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Buveuse
Sujet représenté : portrait (femme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; vin ; coiffe) - N° d'inventaire : 106

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Chirurgie barbare
Notes de la réalisatrice : JEUNES INDIGENES CUEILLANT DES FLEURS : Nous sommes ici en Afrique équatoriale, au fond de la brousse de l'Oubangui-Chari. Ces jeunes indigènes que vous voyez évoluer paisiblement sont encore, et quoiqu'on en dise, soumises à des lois et coutumes dont la rigueur et la cruauté sont difficilement imaginables à notre XX ème siècle. La femme, dans ces pays primitifs est encore considérée comme du bétail. Achetée sans son consentement, abandonnée au gré de son maître, elle est très fataliste et accepte son sort avec une passivité voisine de l'abrutissement. PAILLOTTE SURMONTÉE D'UNE TETE DE BUFFLE : La plus effroyable de ces épreuves est certainement l'excision, pratique barbare dont l'origine toujours inexpliquée se perd dans la nuit des temps. INDIGENES DANSANT : C'est à cette coutume inhumaine que vous allez assister. Lorsque la jeune fille atteint approximativement sa treizième année, le moment est venu pour elle de se prêter à la grande cérémonie dite d'initiation. Auparavant, la jeune indigène est soigneusement nettoyée, baignée et frottée d'herbes odorantes. Puis elle est amenée au centre d'un rassemblement de gens de son village et commence à danser au son du tam-tam. JOUEURS DE TAM-TAM : L'alcool de mil coule à flots et petit à petit chacun est envahi par l'ivresse. SUITE DES DANSES : Ivresse qui mêlée à l'excitation de la danse et l'abrutissement du tam-tam, fera au moment de l'excision, office d'anesthésique. EXCISION : Et l'effroyable opération commence. Une vieille officiante, armée d'un couteau rudimentaire, bien souvent ébréché, va pratiquer l'ablation du clitoris. L'explication de cette pratique sauvage à été recherchée par un bon nombre de médecins et d'ethnologues. Plusieurs thèses ont été proposées dont la plus courante est celle-ci : la femme noire étant dotée d'un très fort tempérament et le clitoris reconnu comme organe de volupté, les maris noirs ont pensé qu'en le coupant à leur femme, ils seraient ainsi plus rassurés sur leur fidélité...! ; PLAN RAPPROCHÉ DE L'EXCISION : Pendant cette longue torture, la jeune fille ne devra pas laisser échapper le moindre gémissement de douleur, sinon elle serait sa vie entière la risée du village. FIN DE L'EXCISION : L'opération est terminée ; le clitoris est jeté dans la brousse et la plaie pansée avec un peu de terre répandue négligemment dessus. LES OFFICIANTS SE RELEVENT : Chacun est dégrisé et semble un peu hébété par la violence de ce rite barbare. LES TAM-TAM : Au village, les habitants ont déserté les tam-tam. L'EXCISÉE : Dans la brousse, la jeune suppliciée va être abandonnée à son sort...et à l'hémorragie. UN PLAN TOUT NOIR : elle passera ainsi la nuit absolument seule. INDIGENES : Au matin, parée d'un pagne de feuillage, la jeune fille fait son entrée dans le cercle du village poursuivie par la vieille officiante qui, à grands coups de bâton, chasse les mauvais esprits du corps de la jeune initiée. DANSES : Devant tout le village réuni, la fête commence. Les jeunes excisées vont danser toute la journée malgré la douleur de leur plaie vive. Elles danseront encore, sans répit, pendant toute la nuit, atteignant leur paroxysme d'exaltation. TAM-TAM : les joueurs de tam-tam et les spectateurs sont de plus en plus imbibés d'alcool. LES DANSEUSES : l'intensité du rythme s'accentue, les seins s'agitent avec frénésie, le temps ne compte plus, la douleur est oubliée...les danseuses sont devenues de véritables automates. LES DEUX JEUNES FILLES REVETUES DE PAGNES DE PAILLE : Le lendemain, les deux excisées ont revêtu le traditionnel pagne de paille qu'elles garderont pendant un mois, période au cours de laquelle elles ne devront pas se laver, ouvrant ainsi la porte à l'infection et à la septicémie. PLAN AMÉRICAIN DES DEUX FILLES : Et puis ensuite, elles seront prêtes à être vendues à un mari et avoir beaucoup d'enfants.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Abri du marin n°1, actuellement maison (île-de-Sei
Bâti composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage de comble ; couverture en ardoise.Jacques de Thézac est un philanthrope chrétien passionné par la mer et les marins. Il a pour souhait de lutter contre l'alcoolisme et d'améliorer la santé, de prévenir des accidents en mer et d'apporter instruction et éducation aux marins. Pour mener à bien son projet social, il crée en 1899 l’Almanach du marin breton dont le but est d’apporter une instruction et un divertissement aux marins, puis en 1900, il fonde l’Œuvre des Abris du Marin. Ainsi, entre 1900 et 1933 douze abris sont créés : 11 en Finistère et 1 en Morbihan.L'article 2 des statuts de l'Oeuvre des Abris-du-Marin et de l'almanach du marin breton indique que l'association a pour but "d'étudier et de rechercher consciencieusement et dans l'esprit le plus désintéressé, les moyens d'améliorer l'état moral ou matériel des marins-pêcheurs et notamment de lutter contre les ravages de l'alcoolisme." Ainsi, l'objectif est de mettre à disposition un lieu d'accueil pour les marins qui font escale ou travaillent à Sein.Guy de la Rochefoucauld décrit ainsi les « Abris du marin » en 1914 dans son ouvrage Une race en péril : les abris du marin :« Chaque abri est d'un modèle à peu près uniforme. Il a l'aspect d'une grande maison de style breton, mais qui donne l'impression de l'aisance et de la propreté. Il se compose de deux salles : l'une est proprement consacrée aux réunions des pêcheurs. On y cause, on y joue à des jeux dont l'intérêt pécuniaire est banni selon les prescriptions, rigoureuses à cet égard, du règlement. Une salle de lecture fait suite, dotée d'une bibliothèque qui renferme les éléments variés des manuels d'instruction professionnelle et de récréation intellectuelle. (...). Au premier étage, les dortoirs. Sous le préau adjacent, des agrès de gymnastique tout montés, tandis que dans la cour des jeux de quilles, de boules, etc... Dans la salle de lecture, on trouve à discrétion le papier à lettres et les fournitures de bureau, mis gratuitement à disposition des marins. Une citerne, enfin, permet aux pêcheurs de remplir leurs barils de saine eau douce.»Transformé en bibliothèque lors de la construction du second abri en 1906, cet ancien abri du marin, désaffecté en 1933, est actuellement une maison d'habitation.
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

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Pêcher à Islande - Mythes et réalités de la pêche
L’expression des marins indique bien l’esprit de ce film : confronter le mythe et la réalité de la pêche à la morue. Le mythe, c’est celui qu’engendre l’incroyable succès de Pêcheur d’Islande de Pierre Loti en 1886, et celui de La Paimpolaise de Théodore Botrel en 1895. La réalité, c’est celle d’une activité économique ancienne : la pêche à Terre-Neuve commence vers 1500 et concerne des ports de toute la Bretagne, Saint-Malo en tête. L’épopée islandaise, de 1852 à 1935, est avant tout l’affaire des Paimpolais. Le film, tourné en partie à Paimpol, propose aussi, pour la première fois, des images des traces de la présence des Bretons en Islande, dans des villages et des paysages d’une magnifique austérité. Il utilise également des images tournées au début du siècle, et des photographies totalement inédites retrouvées en Islande, qui suscitent une émotion parfois poignante. Se dégagent ainsi les rapports complexes entre l’argent, la peine des hommes, l’alcool qui l’allège, et l’incroyable courage d’hommes dignes, en dernière analyse, de créer le mythe. Grand prix « Léon Gaumont » – Festival du film de chercheur – CNRS NANCY, 1997

Par : L'aire d'u

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Ar Basion
Interview d'Yvonnig Lavanant dans mon bistrot de Saint-Herbot (info de Gilles Pririou)

Par : Dastum

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Quand j'étais chez mon père ridondon ridondaine
Un coiffeur, un boucher et un primeur ne font que se saouler, embrassent les femmes, n'emmènent jamais les leurs, le coiffeur les embrasse sitôt les cheveux coupés. Ils vont au café, boivent, vont se coucher, ne boivent pas assez.

Par : Dastum

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An intañv kozh deus Koloreg
Interview d'Yvonnig Lavanant dans mon bistrot de Saint-Herbot (info de Gilles Pririou)

Par : Dastum

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Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin court tou
Trois ans aprèsMon lapin bleu , Yvonne, tenancière d'un bistrot de campagne a cessé son activité à 80 ans et et vit toujours sur place. Yvonne a beaucoup de visites, comme aujourd'hui celle de Yann, le romancier bigouden. C'est en breton, qu'ils conversent. Et c'est seulement en breton, sa langue maternelle, qu'Yvonne peut aujourd'hui se confier...

Par : Bretagne et diversité

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Usine de chaussures (usine de talons) Humbert, Mac
Etablissement composé de plusieurs corps de bâtiment qui forment un plan sensiblement rectangulaire fermé par un enclos et qui s'organisent autour d'une cour fermée. Les différents ateliers de fabrication et bureaux consistent en une succession de six corps de bâtiment adossés, implantés perpendiculairement à la rue, avec pignon en façade et couverts de toits à longs pans en ardoises et ciment amiante. Percés de quelques verrières, ils s'enchaînent les uns aux autres. En rez-de-chaussée et construits en schiste, ces ateliers sont régulièrement percés de baies rectangulaires encadrées de briques ; certaines sont à arc surbaissé. L'ancien logis patronal, à un étage carré, est édifié dans les mêmes matériaux, également couvert d'un toit à longs pans. Quelques adjonctions postérieures, ateliers, entrepôts ou magasins industriels, sont construites en briques, en parpaings de béton et couvertes de sheds, de toits à longs pans en ardoises, en ciment amiante ou en tôle ondulée. La cheminée d'usine, en briques, jumelée à une cheminée en métal, s'élève au-dessus des ateliers de fabrication.Usine de chaussures fondée en 1884. Dès 1906, l'usine, dirigée par Humbert, Machet et Bouqueau, est spécialisée dans la fabrication de talons fraisés et estampés et de contreforts pour chaussures. En 1913, l'usine de talons Humbert, Le Bris et Nicoul est une des plus importantes de la ville et alimente une grande partie des fabriques de chaussures de Fougères. Le dépôt de marchandises est alors situé 4 rue Charles Malard. L'usine connaît plusieurs campagnes d'agrandissement, en 1918 et 1920 par l'architecte H. Pinel, puis en 1924 avec la construction d'une scierie mécanique. Le 15 janvier 1935, Le Bris et Nicoul installent un nouvel atelier mécanique pour le travail du bois, un dépôt d'alcool à brûler et d'acétone, un dépôt de celluloïd et un atelier de façonnage du celluloïd. En 1956, les établissements Nicoul produisent tous les articles de cuir ou de liège pour chaussures hommes et femmes sport, et tous les talons de bois Louis XV, ainsi que les semelles de caoutchouc, notamment microporeux, établis à la forme du client, et les intercalaires préfabriqués. L'usine de talons Nicoul est toujours en activité.L'usine Humbert, Machet, Bouqueau et Cie emploie cent cinquante ouvriers en 1911. Du 22 au 27 janvier 1913, grève des quatre-vingt-dix-sept ouvriers spécialisés dans la fabrication des talons cuirs : trente-six hommes, cinquante-deux femmes et neuf enfants, qui protestent contre le renvoi d'un mécanicien. En 1936, l'usine Le Bris et Nicoul emploie cent douze ouvriers et quatre-vingt-seize en 1940. En 1937, conflit social entre ouvriers et patrons, qui résulte de la différence du temps de travail entre les talonniers sur cuir qui font la semaine des 40 h, alors que la semaine des 48 h est imposée à leurs camarades qui travaillent le bois. En 1949, l'usine Nicoul père et fils emploie pour la fabrication de talons cuir : trois personnes au service mécanique, onze à la coupe, trois à la coupe machine, deux à l'agrafe, huit au collage, quatre au clouage, trois à l'estampe, trois au "bonboutage", quatre à la mise en hauteur, trois au "verrage" et six manoeuvres. La fabrication de talons en bois et de contreforts occupe vingt-deux personnes. En 1973, l'usine de chaussures Nicoul emploie soixante-dix salariés et soixante-cinq en 1983.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Artisans de Nort-sur-Erdre
Ce film n'est ni une reconstitution, ni une fiction. Le cinéaste a réellement filmé des artisans au travail pendant l'occupation à Nort sur Erdre en 1943, ville où il s'était réfugié avec sa famille après les bombardements de septembre 1943 sur Nantes. Parmi les artisans filmés : Le cordier, L. Douet (qui tenait également le café de la Paix à Nort sur Erdre, enseigne qui apparait dans le film 612 FH 0006) métier aujourd'hui disparu. Cet extrait nous montre les différentes étapes de fabrication d'une corde destinée au monde agricole (du peigne chanvre à la corde achevée, en passant par l'utilisation du toupin et du chariot). Chez le maréchal-ferrant, ils sont sept hommes autour d'un cheval qui va se faire ferrer. Travail de la forge, fabrication du fer, limage et ferrage du sabot. Le travail terminé, les hommes vont boire un verre au bistrot "Au p'tit Maréchal". Est-ce celui que l'on vient de suivre ou le Maréchal Pétain , alors premier Français ? Le carrossier - chaudronnier, Louis Leray. Travail dans l'atelier. Le patron fait des remontrances à un jeune apprenti et il offre à boire aux employés. Une secrétaire dactylo tape à la machine à écrire. Les ouvriers rangent les outils puis sortent du travail. Madame a préparé le repas, le patron va déjeuner..

Par : Cinémathèque de Bretagne

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