L'alcool et la Bretagne

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Entretien avec Henri, Pierre et André à Ploeuc
Émilien et Julie expliquent leur démarche. Ils s'étaient déjà rencontrés à la balade nature un peu avant.
Parlent des différences dans le gallo. Le gallo est considéré plutôt comme du vieux français. Avant, chaque commune avait son accent, une tenue différente aussi, notamment les coiffes des femmes.On savait par exemple si c'était une femme mariée ou une jeune fille.
L'un est né à Ploeuc l'autre à Plémy.
Un troisième homme arrive, Pierre Thérin.
Parlent des vergers, principalement composés de pommiers à cidre. Tout le monde faisait du cidre. Les poires aussi, mais il n'y en a plus maintenant. L'un avait un oncle qu'avait greffé un poirier sur un épine. Le poiré est évoqué. Il y avait souvent des marchands de pommiers, et ces derniers étaient greffés sur place, à la ferme. Il y avait toujours quelqu'un de plus " qualifié " pour greffer. Dans un village à côté, où il y avait eu beaucoup de poirier des plantés car ça vit longtemps, ils faisaient du poiré.
A l'inverse des poiriers, il y avait bien souvent un espace réserver pour les pommiers, en rangée dans le bord d'un champ, avec la possibilité de labourer des deux côtés. Les premières pommes à couteau sont arrivées avec un copain de l'un d'eux, dans les années 60. C'était aussi le premier à faire de la sélection sur les pommes de terre, et a développer la bf15. Elle a été cultivée dans toutes les fermes, ça a sauvé les petites exploitations. C'était en 48 ou 49 la première année. On en faisait pour la vente.
Les pommiers, on les trouvait souvent au bord des exploitations, mais pas sur les talus. On cultivait surtout des choux, entre. Il y avait quelques pruniers, pour la consommation personnelle, peut-être des meltons. Il y avait des cerises aig, sauvages, dont il fallait attendre qu'elles soient bien mûres. Et des badies, qu'ils mangeaient étant gosses. Mais les merles en mangeaient beaucoup aussi.
Avec la goutte, il y en a certains qui faisaient de la liqueur. On mettait des fruits à macérer, des noisettes, des cerises, des poires... On faisait du 44 aussi. Les femmes avaient leurs petites recettes. On mettait aussi la petite goutte dans le café, avec le petite rincette après. Ça c'était avec la goutte pure. Même les vétérinaires en prenaient, c'est même eux qui en utilisaient le plus. Maintenant, il n'y a plus beaucoup de gens à avoir le droit d'en faire.
Comme variétés de poires, il y avait de tout, en particulier des grains d'or, qui sont petites. Les nèfles, ça ne leur dit rien. Les liqueurs, c'était les femmes qui faisaient ça, parce qu'elle buvaient moins que les hommes. Maintenant, il y a le vespetro, qu'on trouve à la pharmacie Boterel, à mettre dans de la goutte. C'est une bon médicament. Il y a la jouvence de l'abbé soury aussi, l'un d'eau a entendu sa mère en parler.
Le cresson est évoqué. Les jèrenotes, c'était mangé sur place, en étant gamins. Pour le cresson, l'un d'eux n'en a pas eu, les autres si. C'était mangé en salade. Maintenant il n'est plus bon. Il y a la berne aussi, qu'est toxique, et la douve sur le cresson. Ceux qui en faisaient mettaient du gros sel dessus dans un saladier, le soir, et le lendemain ils trouvaient pleins de petits trucs noirs dedans.
Il y avait les vétérinaires de campagnes et les vétérinaires des villes, qui étaient les vrais vétérinaires. La graine de lin est évoqué. Il y avait des cataplasmes de moutarde et d'avoine grillé. La moutarde, on la mélangeait avec du son. Pour les animaux et pour les gens aussi. Il y avait aussi les abcès de fixation, on faisait une injection d'essence de térébenthine et d'un autre produit dans le collet de la vache, il se faisait un abcès là comme ça s'il fallait abattre la vache, il n'y avait pas de bons morceaux de perdus. A une époque, le trèfle avaient été arrêté parce que les vaches gonflaient. Pour ça, il y avait le trocart, ou alors une sonde. Il n'y avait de semaine où il n'y en avait pas une de gonflées dans le village. Des fois il y en avait deux ou trois, il fallait aller très vite. Avec le ray-grass on mettait de l'azote, donc il n'y avait plus de trèfle. C'était des vaches à 2000L de lait au départ, et ça augmentait de 200L de lait par vache et par an. C'était pourtant la même race, mais c'est l'alimentation qui changeait. Il fallait toujours de l'herbe tendre. Ils ont eu de la normande, puis de la holstein.
Les champignons, ils n'en ont jamais cueilli. Il y en a qui en cueillaient, mais pas beaucoup.
Quand ils étaient enfants, c'était la galette le vendredi midi, et des lites le soir. Le matin, c'était du café, du pain et du beurre. A 9h, c'était le casse-croûte avec du lard, et des fois une omelette. On faisait des fricassées d'oignon aussi, ou bien une tartine beurrée avec une échalote. Le midi, c'était de la soupe, et quelque chose après. Il y avait des galettes avec des oeufs, et puis du lait ribot, l'écaille. On prenait des patates avec du lait ribot le soir. Il y avait aussi des bouillies d'avoine pour le soir, parce que c'était chaud, et on fond il y avait la grette. Les enfants devaient travailler le soir, i n'était pas question de faire ça le soir. L'un d'eux raconte qu'enfant, il faisait ses devoirs sur le temps de midi. Il avait juste de la soupe au bourg, et un casse-croûte qu'il emportait de la maison. Il y avait une petite bouteille de cidre aussi qu'était emportée pour le midi. Aux fêtes de l'école en emmenait la barrique de cidre, puis c'est devenu un produit en poudre, qu'on diluait dans l'eau. Mais il n'y avait pas beaucoup de maison qui donnaient de l'eau aux gosses.
Parmi les chansons de mai, il y avait la Passion. On l'a chantait contre des oeufs ou un peu de monnaie. Eux ne l'ont pas fait. Et ça faisait un sacré bout de temps que ça s'était arrêté. Le foyer des jeunes à relancé ça. Mais maintenant les accès aux maisons sont difficiles, il faut qu'ils préviennent à l'avance.
Certains faisaient des tisanes de tilleul, l'ont vu même étant enfants. Le thym est évoqué aussi.
Les ruches étaient faites en paille, et on les enduisait d'argile. L'un d'eux raconte l'aventure du taureau qu'a avait foncé dans les ruches, et que c'est le chien qu'avait tout pris et qu'en était mort. On faisait du chamillar, le chouchenn. Celui qu'était saoul avec ça, il ne tombait jamais vers l'avant mais toujours vers l'arrière.
Il y avait des tisanes pour les animaux, de graine de lin, de graine de foin aussi.

Par : Dastum

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Ar vezventi : tragédie contre l'alcoolisme / Par T
Pièce de théâtre bilingue au sujet de l'alcoolisme.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Ar Vezventi : tragédie contre l'alcoolisme

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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De l'usage immodéré de l'alcool et de ses résultat

Par : Gallica

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Chanson ar Bonomic [suivi de] Chanson ar Vesventi
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : La chanson du petit bonhomme [suivi de] Chanson sur l’alcoolisme

Par : Médiathèques de Quimper Br

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A la gauche du père
" Chaque soir, je voyais mon père monter la rue en titubant. Il est mort, il y a 18 ans, des suites de son alcoolisme. Depuis, je cours après un fantôme. J’ai demandé à ma famille de m’aider à lui redonner chair pour m’en libérer. " (Nathalie Marcault).

Par : Bretagne et diversité

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Paysan de Scaër (Finistère)
Scaër.- Portrait d'un homme vêtu du costume traditionnel (veste, sabots, bragou-braz et guêtres). A l'arrière-plan, un coffre en bois sculpté sur lequel se trouvent deux bouteilles d'alcool, un pichet et des bolées.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Propos sur l'élevage (alimentation, remèdes)
Sont détaillés : On leur donnait de l'huile à manger, et un peu d'alcool –- ils mangeaient du foin et de la paille. Le foin, c'était pour les animaux de travail et lorsque les vaches vêlaient –- la graine de foin, pour faire un genre de tisane.

Par : Dastum

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Distillerie dite établissements Pioc, puis Société
Atelier de fabrication construit en briques creuses à ossature métallique couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique. Cheminée d'usine en briques. Les entrepôts et les magasins industriels sont édifiés en béton armé et sont couverts d'une toiture à longs pans en matériau synthétique. Le logement du contremaître est construit en grès. Il compte un étage carré et un étage de comble surmonté d'un toit à longs pans en ardoises. Sa façade postérieure est flanquée d'un bâtiment en appentis.C'est en 1923 que Jean Pioc, bouilleur de cru, installe au lieu-dit la Lande de Lessard un atelier public essentiellement édifié en essentage de planche. Au fil des années, l'atelier prend de plus en plus d'importance et se transforme en distillerie au cours de deux campagnes principales de construction. La première a lieu avant la Seconde Guerre mondiale et voit l'édification de la cheminée d'usine toujours en place. En 1937, la production est supérieure à 500 litres d'alcool pur par 24 heures. La seconde campagne de construction a lieu après guerre et s'étale de 1947 à 1952 pour aboutir à la distillerie actuelle. C'est au cours des années 1950 que l'usine, inscrite sous la raison sociale établissements Pioc, connaît sa période la plus prospère. Sa production concerne alors à 80 % une fabrication d'alcool d'Etat, les 20 % restant consistent en de l'eau-de-vie de Bretagne, autrement appelée alcool de bouche, et en du cidre. Durant toute son exploitation, l'usine est dirigée par la famille Pioc. Inscrite sous la nouvelle raison sociale Société Civile Immobilière Pioc, la distillerie, faute de matière première, cesse toute activité en 1988 après une marche au ralenti pendant une dizaine d'années. Actuellement, les bâtiments sont désaffectés.Pour son fonctionnement, la distillerie importait 50 % de charbon de terre en provenance de Cardiff (Pays de Galles) et en transit par Saint-Malo, les 50 % restant se composaient de charbon français avant l'adoption du fuel lourd, puis de l'énergie électrique. Aujourd'hui, l'atelier de fabrication abrite encore une presse datée des années 1960, les séchoirs à marc intégrés au bâti, ainsi que deux chaudières à vapeur dont une Babcock et Wilcox à simple bouilleur, de 1928. La seconde, plus petite, est une chaudière à vapeur verticale.Dans les années 1950, la distillerie Pioc emploie environ trente-cinq salariés.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Dalibard Sabrina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Buez sant Theodot
Vie de saint Théodore, patron des aubergistes, par le P. Jean-Marie Guillou (1830-1887), recteur de Penmarc'h L'ouvrage fut publié trois fois, en 1871, 1913 et 1922. Dans la dernière édition on peut lire : "« Le récit de M. Guillou est lui-même, d’ailleurs, une véritable œuvre d’art. Un zèle ardent et louable contre l’alcool en inspira l’idée au recteur de Penmarc’h. Saint Théodore était aubergiste et mourut martyr de sa foi au pays des Galates — des Celtes authentiques, dit-on —, au cours de la persécution déchainée par Dioclétien. Beau cadre pour insérer quelques leçons à l’adresse des buveurs et des membres de l’intéressante corporation dont S. Théodore est le patron. » Semaine religieuse de Quimper, 16 mars 1923."

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Distillerie la Senonaise, la Gare (Sens-de-Bretagn
L'atelier de fabrication, en rez-de-chaussée, est construit en béton armé et en parpaing de béton et est couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique. Le magasin industriel, édifié en béton armé, est couvert d'un toit en terrasse.Distillerie fondée le 29 décembre 1929 comme Coopérative de Distillerie de Sens-de-Bretagne par l' Union des Coopératives de Distilleries d' Ille-et-Vilaine. Suite à de longues difficultés, la Senonaise est mise en liquidation le 10 janvier 1935. Après liquidation, elle est rachetée par M. Renard distillateur à Plerguer (35) . En 1936, elle produit 25 à 30 hl d' alcool pur par jour. L' usine ferme définitivement ses portes en 1950. Les bâtiments sont vendus dans les années 1970. Actuellement, l' ancienne distillerie abrite les locaux d' une filiale de la coopérative des Trois Provinces (Agralco). En 1937, l' usine emploie vingt-deux salariés.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Buveur
Sujet représenté : portrait (homme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; pipe ; bonnet) - N° d'inventaire : 102

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Buveuse
Sujet représenté : portrait (femme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; vin ; coiffe) - N° d'inventaire : 106

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Distillerie de L'Hermitage Savidan et Cie, puis Di
Site desservi par embranchement ferroviaire. L'ensemble des bâtiments liés à la production et au stockage est construit en parpaings de béton et en béton armé : ils sont couverts de toits à longs pans, de terrasses et d'appentis en matériau synthétique. Cheminée d'usine en briques. Le logement de contremaître est en rez-de-chaussée enduit et est surmonté d'un toit à longs pans en ardoises.GASNIER Marina (1998)“Le site est composé de plusieurs bâtiments. Il ne reste en 2017 qu’une partie des aménagements d’après-guerre à savoir un ancien transformateur, trois grands hangars désaffectés, la cuverie où sont encore présentes les cuves en béton, l’ancienne tour de distillation, la maison du gardien, les garages, le magasin aux alcools, les bassins. Les bâtiments se répondent afin de faciliter la circulation entre les espaces de distillation et les entrepôts. La maison du gardien se trouve à l’est, à l’entrée du site. Les entrepôts industriels ainsi que l’ancien magasin sont de plan rectangulaire avec des toits en longs pans. Les ossatures sont en métal et boulonnées.Les couvertures sont en tôle ondulée en fibro-ciment. Certains pans ont été remplacés par de la tôle ondulée galvanisée par le Service Départemental des Incendies. L’ensemble des bâtiments sont construits en béton armé, en ciment, en parpaing de ciment et en brique. L’ancien bâtiment servant comme cuverie - distillerie conserve encore huit cuves en ciment à l’air libre et six enterrées. Une ancienne pancarte est conservée : “Défense Absolue de descendre dans les cuves sans passer au fond une bougie Allumée…”. Trois cuves rivetées sont conservées en intérieur (deux rondes et une carrée). On retrouve un four à charbon dans l’ancien bâtiment “Distillerie” avec de part et d’autre deux fours en brique avec une armature métallique reliés par un conduit riveté en métal circulaire rotatif. Sur l’une des portes du four on retrouve l'inscription “Ets G. Vernon”.La tour de distillerie est de forme rectangulaire et s’élève sur trois niveaux d’élévation. Le premier étage carré est prolongé par un toit-terrasse où se trouvent encore deux conduits de cheminée circulaires anciennement reliés à deux chaudières rivetées enlevées par le Service Départemental des Incendies pour cause d’insalubrité en 2006.À l’extérieur on retrouve les cuves circulaires rivetées. La grande cheminée en brique située à l’Est du site a été désasemblée par le Service Départemental des Incendies pour cause d’instabilité en juin 2006. Elle culminait à 26 mètres de hauteur avec un socle formé de briques croisées à mi-hauteur et une deuxième partie en briques simples sur une dizaine de mètres.” de ROQUEFEUIL Cécile, 2017Distillerie constituée le 15 juin 1923 sous la forme d'une société en commandite au capital de 200 000 f et formée entre L. et J. Savidan, E. Gazagne et E. Lemoigne. Inscrite sous la raison sociale Distillerie de l'Hermitage Savidan et Cie, son exploitation semble antérieure. La société en commandite est dissoute en 1926. C'est en 1929 que l'établissement est racheté et devient Les Distilleries Réunies de Bretagne et de Normandie. Elle subit alors de nombreuses transformations. En 1971, l'usine traite 19 000 t de pommes par an. La distillerie cesse son activité autour de 1990. Ses bâtiments sont aujourd'hui utilisés comme centre d'entraînement par les sapeurs-pompiers.Deux chaudières à vapeur sont encore en place dont une a été épargnée par les exercices des sapeurs-pompiers. Il s'agit d'une chaudière Veillet-Lescur, semi-tubulaire à deux bouilleurs et à tubes de fumée, vraisemblablement datée des années 1910 (source orale).En 1971, la distillerie emploie dix sédentaires et quarante saisonniers.GASNIER Marina (1998) “La construction des bâtiments principaux débute en 1925 mais l’entreprise Savidan et Cie est dissoute en 1926 et rachetée en 1929 par Henri Leblanc. La distillerie devient par la suite “Les distilleries réunies de Bretagne et de Normandie Henrie Leblanc” composées en 1944 de plusieurs usines : La Madone (Puteaux), Cormeilles (Eure), Brécey (Manche), Orval (Manche). Le siège social se situe alors à Paris dans le 8e arrondissement. En 1980, elle change à nouveau de propriétaire et de nom puisqu'elle devient une filiale de la Société des Cidreries Distilleries Réunies appartenant au groupe Pernod Ricard. La distillerie de L’Hermitage accueille alors une nouvelle activité : l’entrepôt des jus de fruit Pampryl. L’usine a pour destination première la production de cidre. En effet, l’exploitation des pommiers est très répandue au début du XXe siècle dans la région. L’arrivée du chemin de fer sur la commune en 1863 dynamise la population et influe sur la création de la laiterie en 1911. Un embranchement ferroviaire est créé afin d’alimenter directement le site.L’implantation de la distillerie est également une aubaine pour la région, grande productrice de vergers. Elle commence par assurer la production d’alcool d'Etat à base de pommes. La compétitivité de l’alcool de synthèse et de betterave est telle, que la distillerie s’adapte et varie sa production en proposant la fabrication d’alcool et eau-de-vie de pommes, de poires et cidres ainsi que la production de marc sec. Le site de près de 14 000 m2 comporte un ensemble de bâtiments. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le site est gravement atteint. Le dossier de demande de réparation au Commissariat à la Reconstitution permet d’établir un état des lieux des bâtiments avant et après les bombardements des 14-15 et 27 juin 1944 et les multiples mitraillades de mai, juin et juillet 1944. Vingt-sept bâtiments construits entre 1922 et 1929 sont recensés. Le site compte alors des bâtiments délégués au commerce et au transport comme la bascule et les bureaux ; des bâtiments techniques comme le bâtiment des pompes, le générateur, les garages, les ateliers, le transformateur, le magasin pour les pièces de rechange, la buanderie et d’autres attribués à la transformation du cidre comme les distilleries, la cuverie, la cidrerie, le magasin aux alcools et séchoirs, le magasin aux marcs secs ou encore le caveau. La distillerie comprend également des habitations dont une pour le directeur, une pour le gardien et des dortoirs pour les ouvriers. Des bassins sont présents à l’extrémité sud du site. La distillerie ferme définitivement ses portes en 1989. Elle est rachetée en 1996 par le Service Départemental des Incendies et devient un centre d'entraînement pour les sapeurs-pompiers du département. Le site subit plusieurs transformations pour devenir un plateau technique afin de convenir au mieux aux exercices des pompiers. Il n’y a plus d’électricité dans les bâtiments. L’ensemble des bâtiments est répertorié à l’inventaire du patrimoine Général Industriel en 1998.”de ROQUEFEUIL Cécile (2017)
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; de Roquefeuil Cécile

Par : L'inventaire du patrimoine

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Pêcher à Islande - Mythes et réalités de la pêche
L’expression des marins indique bien l’esprit de ce film : confronter le mythe et la réalité de la pêche à la morue. Le mythe, c’est celui qu’engendre l’incroyable succès de Pêcheur d’Islande de Pierre Loti en 1886, et celui de La Paimpolaise de Théodore Botrel en 1895. La réalité, c’est celle d’une activité économique ancienne : la pêche à Terre-Neuve commence vers 1500 et concerne des ports de toute la Bretagne, Saint-Malo en tête. L’épopée islandaise, de 1852 à 1935, est avant tout l’affaire des Paimpolais. Le film, tourné en partie à Paimpol, propose aussi, pour la première fois, des images des traces de la présence des Bretons en Islande, dans des villages et des paysages d’une magnifique austérité. Il utilise également des images tournées au début du siècle, et des photographies totalement inédites retrouvées en Islande, qui suscitent une émotion parfois poignante. Se dégagent ainsi les rapports complexes entre l’argent, la peine des hommes, l’alcool qui l’allège, et l’incroyable courage d’hommes dignes, en dernière analyse, de créer le mythe. Grand prix « Léon Gaumont » – Festival du film de chercheur – CNRS NANCY, 1997

Par : L'aire d'u

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Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin court tou
Trois ans aprèsMon lapin bleu , Yvonne, tenancière d'un bistrot de campagne a cessé son activité à 80 ans et et vit toujours sur place. Yvonne a beaucoup de visites, comme aujourd'hui celle de Yann, le romancier bigouden. C'est en breton, qu'ils conversent. Et c'est seulement en breton, sa langue maternelle, qu'Yvonne peut aujourd'hui se confier...

Par : Bretagne et diversité

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Marc'h du
Marc'h du Ou la vie d'un cheval breton. Pe istor ur marc'h breizhad 1977 - Format d'origine S8 - Sonore magnétique (qualité de son faible) - Couleur - Fiction - 30 mn - Réalisé par des cinéastes amateurs dans le cadre d'un atelier d'Education Populaire L'histoire est racontée par un cheval breton qui se plaint de sa reconversion (il est loué lui et une carriole grotesque à des touristes) et regrette le temps où il travaillait dignement à la ferme. Les acteurs arrivent, tous masqués et volontairement ridicule : le couple de parisiens, une sorte de Bécassine et un clown alcoolique servent de guide. Ils vont sur les routes, traversent hameaux , villages, troupeaux de vaches, chaque situation étant prétexque à ridiculiser l'ignorance, la bétise, et l'éthnocentrisme du touriste type. Film de fiction narrant la vie d'un cheval reconverti dans la traction de caravane hypomobile, moyen de déplacement touristique en développement dans le centre Bretagne. Le cheval, le couple de touristes (M. et Mme Belaire), leur guide (bretonno-indien) et la bonne (Bécassine) font, durant le périple, diverses rencontres... Note de travail : Réalisé avec la Maison pour Tous de Carhaix-Plouguer (Finistère). Fiction visant à dénoncer le mépris des touristes qui considèrent la Bretagne comme un pays archaïque et folklorique. Procédés de réalisation : prises de vues réelles en extérieur. Prépondérance à l'écran d'un cheval trainant une carriole et ses occupants. Elément essentiel de la bande-son : monologues voix off et dialogues son direct. Stucture et tonalité : le document se présente comme une farce dont les parti pris de départ sont le burlesque de situation et le jeu volontairement faux des acteurs. La mise en scène est plus théâtrale que cinématographique. Descripteurs : Carhaix-Plouguer, Centre Bretagne, Cheval, roulotte à cheval, burlesque, folklorique, anciennes voies de chemin de fer CA 10/01/09

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Dames blanches (Les)
Carton avec dessin style Buffet (avec un vase de fleurs, barreaux) et titre "Barreaux sans prison, une œuvre méconnue, les Dames blanches". Les Sœurs de Notre Dame de Charité du Bon Pasteur (ordre fondée au XIXe siècle par Sainte Marie Euphrasie Pelletier 1796-1868), congrégation enracinée dans la spiritualité de Saint Jean Eudes) viennent en aide à des jeunes filles en difficulté, à des orphelines, des jeunes filles extraites d'un milieu où règne l'alcoolisme et la brutalité (placées par la Justice). Bâtiment des dames Blanches, rue de Gigant à Nantes (immeubles avec barreaux, religieuses se promènent dans le jardin, serre, prise d'habit d'une sœur, harmonium GP sur mains jouant), prêtre derrière un jubé de bois (grillage qui le sépare avec les sœurs). Portraits de religieuses. Lecture dans la salle du Chapitre, sœurs faisant de la couture, du tricot, réfectoire avec prière et lecture. Sœur donne un morceau de gâteau à une fillette, au fond deux fillettes lavent les carreaux, enfants jouant avec jouet (voiture miniature). Sœurs sur une échelle taille un arbre fruitier, porcherie (porcs), chien, poulailler, serre en réfection (verre enlevée, mastic retiré), vache, sœur abat un arbre à la hache. Cloître avec statue de la Vierge, lecture de revues, couture et tricot pour les jeunes filles (sur musique de tango argentin). Machine à coudre Singer, dé à coudre, broderie (GP sur initiale GP en broderie blanche), cours de sténographie, écriture à l'encre, cours de cuisine (épluchage des légumes, cuisinière, dressage de la table, sœurs devant un fourneau central, lavage des mains au lavabo, sport (sur portique, montée à la corde, anneaux, gymnastique...), ronde, ballon, passage du balai, robinet de baignoire. Dortoir, toilette au lavabo avant d'aller se coucher. Infirmerie, sœurs auxiliaires, Fête-Dieu (préparation du reposoir avec hermines de Bretagne, procession dais, ostensoir).

Par : Cinémathèque de Bretagne

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BRASPARTS An Eured Ven (mariage de Pierres), près
Brasparts.- L'alignement de An-Eured-Ven (La Noce de Pierre), dans la lande au pied du Mont Saint-Michel-de-Brasparts, avec deux couples de jeunes gens qui posent en costume traditionnel. La légende raconte qu'un prêtre portant le Viatique à un moribond, rencontra une noce ; cette noce un peu saoûle se mit à rire du curé.. Mille Malloz !... à l'instant elle fut changée en pierres, d'où le nom"Mariage de Pierres". Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Meï Teï Sho aux Rencontres Trans Musicales de Renn
Ce mot étrange désignerait la "fermentation du riz dans l'intestin, dont découle une ivresse incontrôlée et inattendue'. Inattendue. La musique de ce sextette originaire de Lyon l'est assurément. Car ces musiciens se moquent des catégories, passent outre les structures dites « classiques ». Entre afro beat, jungle ou dub, le répertoire de ces jeunes gens - qui n'hésitent pas à faire appel à des invités - est une véritable invitation au dépaysement, à la transe. Cocktail furieusement implacable, la musique de Meï Teï Sho se déguste sans modération.

Par : Association Trans Musicale

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Maison dite Le Moniet, 72 quai des Terre-Neuvas, D
Maison mitoyenne de type ternaire construite en granite et grès sur un plan rectangulaire massé.Maison datant de la 1ère moitié du 19ème siècle. Elle a servi de poste des douanes du port de Dahouët à la fin du 19e siècle et jusqu'au début du 20e siècle. Au début du siècle, le casernement des douaniers se trouvait au rez-de-chaussée et leur bureau à côté de la maison Le Péchon.Par la suite, les douaniers eurent un poste indépendant dans l'actuelle antenne Cousteau de la maison du port. Le plus ancien douanier qui ait laissé quelques souvenirs fut Jean Nicolas, père de Mme Ernest Durand, en poste à Dahouët vers 1870. L'un des douaniers de Dahouët obtint la célébrité grâce à son portrait exécuté par le peintre Gauguin entre 1885 et 1887. La brigade comprenait 8 à 10 hommes et son rôle consistait à contrôler la circulation des marchandises et la pêche, la répression de la fraude et de la contrebande et à exercer d'autres missions de surveillance. La ronde des douaniers s'effectuait de jour comme de nuit le long de la côte, de Dahouët à Jospinet vers l'ouest et vers la Ville Berneuf à l'est. Les douaniers pouvaient réutiliser les anciens corps de garde et les guérites comme abris et postes d'observation (corps de garde de la Guette et de la Ville-Pichard, cabane des douanes du Bécleu). D'autre part, un passage d'un mètre au moins leur était réservé sur la côte, en bordure des constructions et des propriétés littorales (affaire Cotard à Piégu).Au retour des voyages de grande pêche ou de cabotage, chaque navire voyait débarquer les douaniers, dont le poste comportait alors un receveur, un capitaine ou un lieutenant, un chef de poste, un brigadier et neuf préposés, pour dresser parfois un procès-verbal sur les marchandises de contrebande, tabac ou alcool. Le douanier Francis Routier, faisant fonction de chef de poste, fut le dernier représentant de la douane à Dahouët, de 1968 au 1er janvier 1981, date de la fermeture définitive.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Abri du marin de Morgat, actuellement boutique d'a
L´architecture de l´abri de Morgat, tel qu´il a été reconstruit en 1945, est encore inspirée dans son aspect extérieur par l´unité architecturale imposée par René Darde du Var (architecte des Abris du marin de Jacques de Thézac), notamment par son allure de belle demeure, ses larges ouvertures et surtout son crépi rose si caractéristique. Avant la construction du magasin des pêcheurs, on entasse au rez-de-chaussée de l´abri, filets, équipements de pêche, barils de rogue qui dégagent une odeur pestilentielle.L´exiguïté des lieux est visible dans les plans de reconstruction de 1960 : le bâtiment mesure 15 m par 6 m. En outre, sa toiture en ardoises possède deux cheminées en prolongement des pignons, avec une fenêtre placée sous chacune d´elle, au niveau du premier étage. En façade, quatre portes d´une largeur de 2 m constituent maintenant les ouvertures du rez-de-chaussée. Au premier étage, la pièce est éclairée par quatre lucarnes rampantes modernes.Par exception, le fondateur des Abris du marin en Bretagne, Jacques de Thézac, n´est pas à l´origine de celui de Morgat. Ici, la décision de construire un bâtiment d´abri et d´accueil pour les pêcheurs émane du syndicat des pêcheurs de Morgat, sous l´égide de celui qui se proclame son président fondateur, Antoine Bott, arrivé à Morgat vers 1899. Il obtint, le 26 novembre 1904, un terrain sur les quais (ancienne concession du conserveur Plaçon) pour y construire un abri et un magasin de part et d´autre de l´enracinement du môle de 1845. L´abri est situé à quelques dizaines de mètres à l´ouest de l´infrastructure portuaire, dans un renfoncement de la falaise. Mais en 1945, l´Abri de Marin est mentionné comme étant « détruit par fait de guerre », et ne sera reconstruit qu´en 1960. Le bâtiment actuel est donc relativement récent.Cet établissement, comme ceux construits par Jacques de Thézac, a pour but de lutter contre l´alcoolisme des pêcheurs, de prévenir les accidents en mer, d´assurer l´instruction maritime et l´hygiène. Aujourd´hui profondément remanié, il est utilisé en tant que boutique de vente d´articles de pêche et de location de kayaks. Le terrain et le bâtiment appartiennent à la commune de Crozon, ce dernier est loué à un commerçant.
Auteur(s) du descriptif : Amghar Julien

Par : L'inventaire du patrimoine

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Tanbouliner N°01
- Le carnaval de Sizun Un carnaval sur les contes de fée, une belle façon de faire plaisir aux enfants, aux parents, aux grand-mères. - Le cheval dans les Monts d'Arrée A Saint-Rivoal on faisait naître les poulains, pas à Saint-Cadou... La place des chevaux dans les petites fermes des Monts d'Arrée. - Les six heures de Sizun... c'est quand ? Que faire le week end ? Y'a pas de ciné mais y'a le moto cross. - Fermeture d'un bistrot à Saint-Cadou Les petits commerces ferment... Il est bien difficile de garder des lieux de vie dans des campagnes qui se dépeuplent. - Les petites annonces Allo l'ANPE, je cherche du boulot Un portique pour l'école Une petite caravane Un camping car Une friteuse pour le comité des fêtes

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Lazaret de l'Île Trébéron, devenu sanatorium, Rosc
Le bâtiment principal possède deux étages et est de forme rectangulaire. Des vestiges du bâtiment des officiers subsistent.L'île Trébéron, d´une superficie de 10 hectares, est située dans la baie de Roscanvel, au sud-ouest de la rade de Brest, entre la presqu'île de Quélern et l'Île-Longue. À 300 mètres à l'ouest se trouve l'île des Morts. Le destin de Trébéron est lié au développement de Brest comme porte océane. Dès 1690, l´île servit à accueillir en quarantaine l´équipage de l´escadre Bévéziers porteur de maladie contagieuses. Durant le 18e siècle, elle continue à accueillir, pour l'isolement, des marins malades, notamment du typhus, de la fièvre jaune ou du choléra, ou des bagnards épuisés à leur retour d'expédition dans les mers du Sud. Les morts sont enterrés sur l'Île des Morts toute proche, les survivants, au bout de 40 jours, ont le droit de regagner la Penfeld. Les Soeurs de la Sagesse constituent longtemps une part importante du personnel infirmier. Un lazaret, établissement où s'effectue le contrôle sanitaire et l'isolement des malades contagieux, fut construit en 1772 par la Marine Nationale afin d´offrir de meilleures conditions sanitaires et une plus grande capacité d´accueil. Des travaux sont réalisés dans la première moitié du 19e siècle pour augmenter la capacité d'accueil de cette île de quarantaine. Parallèlement, la construction d'une poudrière sur l'Île des Morts voisine où se trouvait le cimetière du lazaret impose la création d'un nouveau cimetière sur l'Île Trébéron. En 1828, ce sont des malades atteints de dysenterie qui sont accueillis. L´utilisation du lazaret de Trébéron fut par la suite moins systématique car la Marine fit construire l´hôpital maritime Clermont Tonnerre à Brest. Néanmoins, en 1871, l´édifice est utilisé comme prison et comme hôpital de soutien pour les bateaux des prisonniers communards qui mouillaient en rade. Au début du 20e siècle, l'île perd une partie de sa vocation de lazaret pour se transformer en sanatorium, où les marins et ouvriers de l'Arsenal sont mis au plein air, à l'écart de l'alcool et du tabac. Il accueille notamment des malades atteints de tuberculose qui profitent du parc boisé de l´île. Le sanatorium fermera provisoirement ses portes quelques années, puis sera utilisé à nouveau pendant la Première guerre mondiale. L´île sert alors de camp d´internement pour un millier d´Allemands, d´Autrichiens et de Hongrois en complément de ceux de Crozon, de Lanvéoc et de l´Île-Longue. Les camps seront fermés en 1919. Pendant la Seconde guerre mondiale, l'île est utilisée comme centre de convalescence pour les soldats et marins alliés ou ennemis soignés à l'hôpital maritime de Brest. En 1964, l'île entre dans le périmètre de protection érigé autour de l'Île-Longue, et est interdite d'accès. Aujourd´hui, l'île est entretenue par la Marine, en partenariat avec le Conservatoire du Littoral, dans l'optique d'une éventuelle mise en valeur des vestiges. Par ailleurs, la faune y a pris ses aises, et régulièrement des campagnes de dératisation doivent être menées.
Auteur(s) du descriptif : L'Aot Lénaïg ; Marie Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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Coopagrifilm
Titres « Avec le concours de Ginette Domongeot, Danielle Moron, Charles Gilles, Gérard Lemoine, Rolland Perrot, Paul Louet, François Voisinet et Alphonse Bechetold et la participation des employés de la Caisse de réassurance, des habitants et de la caisse de sapeurs pompiers d'un petit village de Côte d'Or ». « Production Coopagri » Fiction visant à informer les agriculteurs sur la nécessité de souscrire aux polices d'assurances proposées par la mutuelle agricole, et à les inciter à prendre une assurances « Incendies, accidents, grêle et mortalité du bétail ». En illustration : nombreux plans d'agriculteurs au travail (méthode ancienne et méthode moderne), passage d'un assureur dans les fermes pour informer les agriculteur. Tournage, rue de la Ville l'Evêque, dans les locaux de la caisse de la mutualité agricole, puis à la Fédération nationale de la mutualisation agricole, boulevard Saint Germain, à l'occasion de réunion des adhérents. Camion des caisses sociales agricoles de la Côte d'Or, maison des paysans de Dijon. Passage d'un camion de radiologie dans les fermes pour des actions de dépistage, consultation et radiographie des poumons d'enfants. Vie à la campagne, le bistrot, la fête foraine, le bal populaire avec un orchestre (accordéon et trompette). Un feu se déclare dans le village, les pompiers actionnent une pompe à bras tandis que les villageois font la chaine pour éteindre l'incendie avec des seaux d'eau.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Espace portuaire et militaire de Quélern (Crozon)
L´espace portuaire et militaire de Quélern, qui s´étend sur 2 km le long du littoral sud-est de la commune de Roscanvel, est composé de bâtiments militaires, d´habitations diverses et d´infrastructures portuaires et littorales.L´écart de Quélern, au sud-est de la commune de Roscanvel, s´étend depuis le lieu-dit de Quélern à proprement dit jusqu´à Beg ar Grogn plus au nord, où se trouve le site portuaire, en passant par l´étang de Kervian où une digue-route fut construite au début du 20e siècle pour relier plus aisément les deux secteurs. Cet écart s´est développé essentiellement autour de l´activité militaire puis portuaire et balnéaire.En 1694, Vauban fait construire les lignes de Quélern au niveau de la partie la plus étroite de la péninsule de Roscanvel pour protéger celle-ci des attaques à revers. Deux portes (porte de Camaret et porte de Crozon désormais détruites), fermées la nuit venue, permettent de contrôler les entrées. Cet isolement durera jusqu'en 1918. On parle alors de Roscanvel comme d'un "quartier de Brest". La majeure partie de l´espace de Quélern (partie méridionale, jusqu'à l'étang de Kervian) appartient par ailleurs alors à la commune de Crozon. En raison de cet isolement, une demande de rattachement de Quélern à la commune de Roscanvel est formulée ; elle sera effective en 1851 (loi du 6 mai 1851). D´autres installations militaires ont été construites à proximité des lignes de Quélern, comme la caserne Sourdis à la fin du 18e siècle et un réduit en 1854.A la fin du 18e siècle, une usine à briques s´installe à Quélern pour répondre à la forte demande des ministères de la Marine et de la Guerre engagés dans des chantiers considérables dans la presqu´île et dans la rade. Elle fonctionnera jusqu´en 1886.En 1828, une cale est construite sous la Caserne Sourdis pour palier au manque d´infrastructures pour le transit-terre-mer (jusque là, l´embarquement et le débarquement pour les hommes et le matériel s´effectuaient par échouage à Pont-Scorff ou au bourg). Y débarquent les militaires, les prisonniers, les ouvriers employés à la construction des nouvelles batteries sur la presqu´île de Roscanvel, les marchandises, les matériaux et les voyageurs. Une fontaine, dont l´eau ferrugineuse est réputée pour ces vertus thérapeutiques, est édifiée à proximité, au milieu du 19e siècle, pour les militaires, les habitants et les touristes. Une activité balnéaire commence en effet à se développer dès la fin du 19e siècle.En raison des difficultés de circulation sur la cale de la Caserne Sourdis et du faible tirant d´eau de la cale du bourg, la décision est prise de construire une nouvelle cale au lieu-dit Beg Ar Grogn, plus au nord. Le projet est soutenu par la Société des Vapeurs Brestois et la Marine qui souhaite y débarquer les grosses pièces d´artillerie. La cale est achevée en 1901 et la première cale est progressivement abandonnée. Durant tout le début du 20e siècle, notamment pendant l'Entre-deux-guerres, le trafic de passagers va s´intensifier. Les pardons, promenades et piques niques sont à la mode et de nombreux passagers, essentiellement une population brestoise (dont de nombreux ouvriers de l´Arsenal), débarquent à Quélern pour se promener jusqu´à la plage de Trez Rouz (Crozon) et y pique-niquer. L´activité balnéaire de Quélern et Roscanvel est néanmoins moins développée qu´à Morgat.Elle permet cependant le développement du commerce à Quélern. Ainsi, l´ancienne briqueterie est transformée en villa-pension (La Pagode) en 1904 et accueille une clientèle aisée de régiments coloniaux, de touristes parisiens et de promeneurs du dimanche. Le quartier autour de la cale de 1901 se développe et trois bistrots ouvrent leur portes pour accueillir les passagers venus étancher leur soif avant de repartir vers Brest : « A l´arrivée du vapeur », « A la nouvelle cale de Quélern » et « Au départ du vapeur ».Un chantier de construction et de réparation navale, tenu par Auguste Laë, fonctionne par ailleurs entre 1906 et 1910 au sud de l´étang de Kervian. La demande est à cette époque très forte dans toute la presqu´île de Crozon. Un autre chantier de construction et de réparation navale s´établira sur la grève de Quélern entre les deux guerres.L´activité balnéaire périclite après la Seconde guerre mondiale et la cale de Quélern cesse d´être desservie en 1963, changeant ainsi le destin de cet ancien « quartier de Brest » qui retourne à son isolement. Le dernier bistrot de Quélern ferme ses portes à la fin des années 1980. Aujourd´hui, l´écart de Quélern est toujours marqué par la présence militaire, le résidentiel et quelques pêcheurs plaisanciers.
Auteur(s) du descriptif : Marie Guillaume

Par : L'inventaire du patrimoine

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