Corps de garde de Beg Hastell
L'emplacement du corps de garde et des batteries est situé en contrebas de la pointe appelée aujourd'hui "Beg Hastell" (la pointe du Château), sur la partie gauche de la sente des pêcheurs, menant au "Pommier". La parcelle est privée. Seul le bâtiment du corps de garde subsiste aujourd'hui ; il est en mauvais état, mais pourrait être restauré. Le corps de garde est construit selon le modèle traditionnel, en granite.Le corps de garde comprend une salle voûtée construite en moellons de granite, avec une grande ouverture, servant de poudrière. Mesures : longueur : 2 m ; largeur : 1 m, hauteur : 1, 50 m. Le corps principal servant de salle de garde et de logis, dispose d'une ouverture principale à l'est (entrée), d'une ouverture (fenêtre) à l'ouest. Le pignon est défoncé et abattu au sud. L'ensemble est envahi par la végétation. Mesures : longueur : 2, 50 ; largeur : 2, 50 m ; hauteur : 2, 50 m.Le corps de garde et la batterie de la Trinité ou "Beg Hastell" (la pointe du Château), nom qui ne figure dans aucun texte de l'époque révolutionnaire, sont datés du 18ème siècle. Cependant, un état de 1707 signalait déjà dans l'évêché de Saint-Brieuc les trois sites de Pors Moguer, Beauport et Plouézec. Un autre état de 1746, récapitulant l'emplacement des batteries de la capitainerie de Morlaix, indiquait les batteries de Plouha et de Basse de Plouha (?). Les ouvrages de défense de Plouha figurent sur le cadastre de 1833, sauf la batterie de la pointe de la Tour, qui aurait été aménagée pendant la période révolutionnaire (sous la conduite de l'ingénieur Piou). La batterie de la Trinité (nom du village proche), composée d'une pièce de 12 et d'une autre de 8, ne protégeait aucun havre, mais elle défendait l'approche de corsaires qui se cachaient derrière le rocher dit de "La Mauve". L'un des affûts avait été déposé dans la chapelle Notre-Dame et l'autre dans celle de Saint-Jean. Un mât de pavillon répondait à celui de Saint-Quay vers l'est et à celui de la pointe de Minard en Plouézec, vers l'ouest (AD 22 1 L 730, 8 L 49). Nous avons aussi recensé un corps de garde à l'état de ruines sur la falaise du Palus, en limite de territoire avec Tréveneuc.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy
Par : L'inventaire du patrimoine