Pont Saint-Vincent, puis pont du Morbihan
On ne sait s'il existe, antérieurement à la création de la porte Saint-Vincent, un passage d'une rive à l'autre du port : il est cependant fait mention d'un pont réparé en 1598 pour passer du pont de la terre de Ker à la porte de Calmont. Un texte de 1622 fait mention de la construction d'un pont neuf lié à la porte (Saint-Vincent) créée entre les portes de Ker et de Calmont. Il est décrit en 1636 par Dubuisson-Aubenay comme un 'pont double de belles pierres blanches à trois arcades à droite et trois à gauche'. En 1640, des réparations sont déjà faites : il faut mettre une fenêtre neuve au corps de garde du pont, refaire sept pieds du parapet et remettre d'applomb la barrière d'entrée de la ville. Lors de la construction du quai Billy en 1697, le pont dut être modifié. On sait par de nombreux actes de vente du 18e siècle qu'à l'image de tous les ponts de l'époque, des boutiques en bois y étaient édifiées qui seront démolies en 1837. Le registre de capitation de 1727 y note deux chirurgiens, une marchande de fruits et un cabaretier.Le pont disparait sous la place Gambetta en 1835. Lors de la réfection de cette place en 1976, les arches subsistantes du pont sont éventrées : l'une cependant subsiste presque intacte (travaux de voirie de début 2005).
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine