Patrimoine de Saint-Brieuc

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Usine de chaux de la Société des fours à chaux de
Les deux fours à chaux subsistant sur le site datent de l'importante campagne de construction des années 1880. Ils sont compris dans un massif rectangulaire édifié en moellons de granite ; les deux voûtes de service donnent sur le quai de chargement. A proximité, subsiste l'ancienne cantine bâtie dans les mêmes matériaux, avec un étage carré. De l'autre côté de la route, se situent l'ancien café, restauré en maison, et le logement patronal reconstruit dans la première moitié du 20e siècle. Recouvert d'enduit, il s'organise en deux corps de bâtiment situés dans le même prolongement, l'un compte un étage de comble à surcroît, et l'autre un étage carré supplémentaire ; ils sont couverts d'une toiture à longs pans en ardoises. Les lucarnes à demi-croupes débordantes sont délicatement ornées d'éléments décoratifs en bois empruntés au répertoire de l'architecture balnéaire.Le calcaire de Cartravers est exploité en carrière à ciel ouvert dès le 17e siècle et est utilisé comme adjuvant pour la fusion du minerai dans les hauts fourneaux des Salles à Perret (56), du Pas à Plémet (22) et du Vaublanc à Saint-Launeuc (22). Plusieurs fours à chaux se succéderont sur ce site de Cartravers dont les deux premiers sont attestés au tout début du 19e siècle, puis reconstruits vers 1827 avant de laisser la place à de nouveaux massifs. Au milieu du 19e siècle, le propriétaire foncier Jean-Marie Allenou possède deux fours à chaux dont l'édification de l'un d'entre eux s'achève en 1861, le second étant restauré et agrandi en 1871 ; tous deux seront démolis en 1883. Le 7 septembre 1868, le maire de la commune déclare que ces fours procurent du travail à un grand nombre d'ouvriers et de voituriers et constituent un véritable bienfait pour l'agriculture de la contrée. En plus de la castine destinée à être employée comme adjuvant, l'usine produit en effet de la chaux grasse pour le chaulage des terres agricoles, mais aussi de la chaux hydraulique utilisée dans la construction. En 1874, un rapport de l'ingénieur des mines précise que la carrière de calcaire est divisée en deux parties, l'une étant exploitée par J.-M. Allenou pour son usine du Pas, et l'autre par Victor Méheut, locataire et exploitant de l'usine de chaux de Cartravers. L'année 1880 correspond à une importante campagne de construction avec la mise en place d'un nouveau four à proximité duquel sont bâtis un magasin, un bureau et un magasin à chaux. V. Méheut fait édifier un logement patronal en 1877 et encore un nouveau four en 1882. Il s'agit, comme le précédent, d'un four à chaux permanent, chauffé à l'anthracite. Une lettre adressée au préfet précise que ce nouveau four est destiné à fonctionner six à huit mois de l'année, en alternance avec le premier, durant les périodes de réparation. L'établissement de ces fours (toujours en place), dont la hauteur atteint 13 m, est lié à l'accroissement de la consommation en chaux grasse par les cultivateurs locaux, pour l'amendement de leurs terres, "consommation qui augmente un peu tous les ans, mais qui, à cause du mauvais état des chemins est bien loin d'approcher celle des autres pays". En 1885, le propriétaire foncier devient Louis-Henri de Janzé, à qui succède son fils Albert-Henri en 1902. En 1906, un bâtiment destiné à abriter la machine à vapeur est édifié sur le site, ainsi qu'un monte charge Decauville. En 1914, une société en commandite par actions est formée et porte la dénomination Société des fours à chaux de Cartravers, et la raison sociale Méheut et Cie. Le bureau et la salle des machines sont supprimés en 1920, tandis que le magasin à chaux est démoli neuf ans plus tard. Après avoir été détruit à son tour en 1936, le logement patronal est reconstruit. La carrière de calcaire, vaste excavation mesurant 500 m de longueur, se situe juste au nord des fours. Avant la généralisation de la motorisation, les wagonnets de pierres brutes étaient hissés par des chevaux du fond de la carrière jusqu'au sommet des fours sur une voie ferrée en forte de pente. Ces chevaux étaient également chargés d'acheminer le charbon pris en gare de Cartravers (ligne Saint-Brieuc-Rostrenen-Carhaix), de même que d'y livrer les pierres cuites destinées au commerce. La chaux, utilisée dans un rayon de 30 à 40 km, était enlevée directement par les agriculteurs avec leurs propres attelages ou transportée par camion. Pour assurer cette force de traction, l'entreprise possédait ses propres écuries avec sept à huit chevaux, ainsi que le harnachement adapté. Malgré une modernisation importante survenue en 1964, l'usine de chaux cesse de fonctionner en 1978. L'excavation de la carrière, emplie d'eau, a ensuite été utilisée comme pisciculture.Le 12 février 1903, le chaufournier déclare une chaudière à vapeur de forme cylindrique à deux bouilleurs, timbrée à 5 kg ; elle provient de Saint-Pierre-la-Cour (53). En 1909, une seconde chaudière à vapeur, timbrée à 7 kg, est destinée à actionner une perforatrice.En 1874, la carrière de calcaire emploie quinze ouvriers.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Maison
Maison de plan rectangulaire composée d'un sous-sol semi-enterré, d'un rez-de-chaussée surélevé à deux pièces et d'un étage en surcroît. La porte d'entrée, située au centre de la façade antérieure, est protégée par une marquise. L'étage en surcroît est éclairé par des lucarnes-pignon. Elle est flanquée à droite d'un logement de plan rectangulaire, à deux pièces au rez-de-chaussée et à accès antérieur axial.Maison et logement datant respectivement du 1er quart du 20ème siècle et de la 2ème moitié du 19ème siècle.
Auteur(s) du descriptif : Pichouron Patrick

Par : L'inventaire du patrimoine

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Chaffoteaux et Maury
Chaffoteaux et Maury, 1ère entreprise des Côtes du Nord, emploie 1400 salariés. Suite à de mauvaises opérations financières, l'entreprise est en difficulté. Un plan de restructuration touchant environ 150 salariés va être annoncé par la direction.

Par : INA

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La vie du vénérable dom Michel Le Nobletz

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Bulletin paroissial de Saint-Brieuc - paroisse de
octobre 1914. 20ème siècle

Par : Gallica

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Bulletin paroissial de Saint-Brieuc - paroisse de
juillet 1914. 20ème siècle

Par : Gallica

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Bulletin paroissial de Saint-Brieuc - paroisse de
février 1917. 20ème siècle

Par : Gallica

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Bulletin paroissial de Saint-Brieuc - paroisse de
février 1918. 20ème siècle

Par : Gallica

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Saint-Brieuc ; statue “La forme se dégageant de la

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Saint-Brieuc et alentours

Par :

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Château de Bretagne - St-Ilan, près St-Brieuc, à M
Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Sentences proverbiales à l'usage des fermiers du B

Par : Gallica

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Monuments originaux de l'histoire de saint Yves /

Par : Gallica

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Le mai breton du joint français
Quatre ans après Mai 68, la grève des ouvriers du Joint Français à Saint-Brieuc déclenche un mouvement de solidarité dans toute la région et devient une affaire politique nationale.

Par : Bretagne et diversité

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Souvenirs dominicains dans le diocèse de Saint-Bri
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Vie en milieu rural breton (11). Les charbonniers

Par : Dastum

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Sitronapoo aux Rencontres Trans Musicales de Renne
Originaire de Saint-Brieuc, Sitronapoo est un quintette "hip rocky funky hop" composé de Julien à la basse, Tuc à la guitare, des deux MC's Jeffrey et William et de Beatdozer aux platines. Rodé par des premières parties de High Tone, Burning Heads, FFF ou Little Rabbits, il étrennera à Rennes son premier album, un an après la sortie de son prometteur maxi Audiotest.

Par : Association Trans Musicale

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Frères de Classe
La Bretagne, Saint-Brieuc, mars 1972. Une grève avec occupation éclate aux usines du Joint français. Le 6 avril, l'affrontement avec les forces de l'ordre est imminent. De cette lutte un moment unique va être immortalisé par un cliché photographique : un manifestant, un CRS face-à-face. L'ouvrier est en rage, semble hurler, le visage déformé par la colère. Il tient le CRS par la vareuse... Deux hommes prêts au corps à corps. Mais l'image ne dit pas tout...

Par : Bretagne et diversité

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Identités en Bretagne – Première partie
Mot de bienvenue de Catherine Loneux, Catherine Latour et Jean-Michel Le Boulanger. Introduction de Ronan Le Coadic, Professeur de langue et culture bretonnes à L’université Rennes 2 Première partie : L’identité dans le rapport au territoire et à l’environnement institutionnel (modérateur : Tierry Hamon, Maître de conférences en histoire du droit à l’Université de Rennes 1 – Directeur de l’antenne de la Faculté de Droit à Saint-Brieuc) « Une identité enracinée dans un territoire« , par Jean Ollivero, Professeur de géographie à l’Université Rennes 2 intitulée « Les paysages de Bretagne », par Laurence Le Dû-Blayo, Maître de conférences à l’Université Rennes 2 intitulée « Des années 1980 à nos jours : l’identité bretonne revisitée« , par Michel Nicolas, Professeur de langues et cultures régionales à l’Université Rennes 2        

Par : L'aire d'u

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Inauguration de l’exposition sur le futur Centre d
Cérémonie d’inauguration de l’exposition consacrée au convent des Jacobins, futur Centre des Congrès du XXI° siècle de Rennes Métropole. Lors du Conseil communautaire du 18 juin 2009, les élus de Rennes Métropole se sont prononcés sur le choix du « Couvent des Jacobins » pour la réalisation d’un Centre des Congrès, afin de conforter le rayonnement de la métropole en Bretagne, en France et en Europe et permettre la restauration d’un patrimoine majeur de la ville de Rennes et son affectation à une vocation qui le fait revivre au cœur de la cité. Après l’appel à candidature pour le concours de maîtrise d’œuvre, ce ne sont pas moins de 109 cabinets d’architecture internationaux qui ont répondu. Le jury du concours de la maîtrise d’œuvre a retenu quatre candidatures pour la seconde phase du projet : l’équipe de Renzo Piano (Paris), celle de Marc Barani (Nice), celle de Jean Guervilly (Saint-Brieuc), et l’équipe de Tadao Ando (Osaka). A l’issue du jury, c’est le projet de l’équipe de Jean Guervilly qui sera proposé aux élus communautaires lors du conseil de Rennes Métropole pour la maîtrise d’œuvre de la construction du Centre de Congrès. Cette exposition vise à présenter le futur centre des congrès de Rennes métropole et le projet architectural retenu, proposé par Jean Guervilly.

Par : L'aire d'u

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