Nos documents sur le beurre

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Hotte à coques
Hotte de forme ovale à fond plat entièrement tressée à la main, équipée d'une corde pour le portage en bandoulière. Utilisée pour contenir et transporter des coquillages, en particulier des coques. Portée sur le bas du dos, il tient parfaitement dans la position penchée : d'un geste de la main, le pêcheur peut déposer sa pêche dans ce récipient.Hotte fabriquée artisanalement par Monsieur Delanoë, fabricant de hottes à Lermot (Hillion) en 1957. Don de la famille Briens de Langueux au Musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc.Les femmes qui traversaient la filière pour pêcher les coques avaient la peau un peu comme les grenouilles, toute fripée par le soleil et le vent (témoignage de Henri, pêcheur à pied).Les pêcheuses de coques allaient de Cesson à Langueux jusqu'à Planguenoual et parcouraient la côte du Val-André pour pêcher les coquillages, qu'elles transportaient ensuite à dos de mulet jusqu'à la station de gare la plus proche. De grandes hottes arrimées aux flancs de l'animal remplaçaient les paniers de pêche et les hottes utilisées à la grève.Jusque dans les années 1980, les Cessonnaises étaient spécialisées dans la pêche des « farains » (bigorneaux) qu´elles cuisaient et vendaient dans des cornets.De nombreuses femmes d´ouvriers ou de pêcheurs pêchaient jusqu' à 40 kg de coques par jour, quelque soit le temps, à pied ou avec âne et charrette sur la grève. Au retour, les coques étaient cuites puis vendues de porte à porte à la « bolée », mesure locale, ou lors des courses de chevaux sur les grèves. Elles pouvaient aussi être vendues fraîches aux « Surchamptiers » ou par voie de chemin de fer jusqu´à La Rochelle.Les coques légèrement cuites, consommées avec du pain et du beurre furent longtemps le plat traditionnel du dimanche soir.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Détail de la façade d'un Hôtel du XVIe siècle, rue
Détails de la façade de la première maison des Doublet, rue Saint-Jacques (hôtel du 16ème siècle), statuettes en bois

Par : Archives municipales de Sa

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Finistère - Environs d'HUELGOAT SAINT-HERBOT Intér
Plonévez-du-Faou.- La clôture à balustres du choeur surmonté d'un calvaire, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le Bon Beurre de Bretagne - Sa Fabrication à Scaër
Scaër.- La fabrication du beurre. Trois jeunes filles posent dans un intérieur reconstitué. L'une tourne la baratte, la seconde porte un panier, la troisième façonne une motte de beurre.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Centrale laitière 1969 Beurre
Intérieur d'une laiterie : chaine avec machine qui colle des étiquettes Laïta sur de grandes barquettes de beurre destinées probablement aux collectivités.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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9 soldats debout dont un est joueur de tambour dev

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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La baratte de beurre
Plaisanterie.

Par : Dastum

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Quatrième épisode – K’Actus 2004
K’Actus, le journal quotidien du festival K-Barré – Forum des arts 2003. Au sommaire de cette émission : Du rock, la bamba, une interview, du jonglage, de la pelouse, le western spaghetti, de la confiture, du muscadet, du beurre et des beignets, un photomaton, des pièces de théâtre, la grande histoire des indiens (avec du ketchup), Pain Beurre et Cinéma, Odyssé, Kazou, du modelage avec Triepot, Amanda Altaï et l’Agenda karaoke – Starring : Billy DOM, Billy DAM, Wendy (as the boss), Cindy and Beasty Billy Boob.

Par : L'aire d'u

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La Place au beurre : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Fontaine au Beurre, Ville aux Pavés...
témoignage

Par : Dastum

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Saint Pol de Leon (Finistere) : Marchandes de beur

Par : Dastum

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Le Grenier du Siècle à Nantes
Dans l'ancienne usine LU, Nantes ferme le siècle en créant le Grenier du Siècle, lieu de dépôt d'objets représentatifs du XXe siècle, qui seront consignés durant 100 ans. Un descendant de l'inventeur du célèbre petit-beurre Lu vient en déposer la recette.

Par : INA

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Laiterie Peigné
Film qui montre le processus d'exportation des œufs puis des étapes de l'industrie laitière (récupération du lait, analyse, barattage, chargement et fabrication du beurre) au sein de la laiterie Peigné de Taillis (35), au tournant des années 1950.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Ni beurre, ni épinards
Un syndicat de consommateurs de Brest, la C.S.C.V. (Confédération syndicale du cadre de vie) aborde les différents aspects de la consommation : pouvoir d'achat, publicité, l'école, le cadre de vie, la politique socio-culturelle municipale, la justice. Il profile ensuite rapidement le rôle que peut jouer leur syndicat.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Quimper, fonds de cartes postales : places et rues
Ce recueil numérique comprend 56 cartes postales représentant différentes rues et places de Quimper : place Maubert, place Saint-Corentin, place au Beurre et place Terre-au-Duc ; avenue de la Gare, boulevard de l'Odet et boulevard de Kerguélen ; rue Sainte-Catherine, rue du Parc, rue Kerhéon, rue Royale (actuelle rue Elie Fréron), rue du Lycée, rue du Guéodet, rue du chapeau-Rouge et rue Saint-Mathieu ; les Halles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Anecdote sur l'utilisation du cidre, du café et de
Sont détaillés : du cidre pour le dégonflement des bêtes, qu'on chauffait –- dès qu'il avait quelque chose, on allait cherche un litre de cidre, rarement avec de la goutte –- un litre de café, quand ils étaient flapis –- et du pain grillé avec du beurre dessus, comme le monde –- un verre d'huile aussi.

Par : Dastum

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Al laezh e Breizh [La production et la transformat
Ur beizantez o werzhañ amann war ar marc'had ha daou saver saout, tad ha mab, o kontañ ar cheñchamantoù 'zo bet en o ziegezh evit modernaaat : meur a zoare a zo da broduiñ laezh e Breizh e 1972, un nebeut mizioù a-raok brezel al laezh. [De la paysanne qui vend son beurre sur les marchés à l'exploitation familiale – père et fils – qui a modernisé son installation pour produire plus de lait, un aperçu de la production laitière en Bretagne, quelques mois avant la grève des livraisons, la célèbre guerre du lait menée dans l'Ouest pour obtenir de meilleurs prix. ]

Par : INA

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Pornichet
Carton "Pornichet 1955", livret avec une chanson de Claude Chantal, homme faisant ses pompes sur un toboggan, garçon sur balançoire, hommes faisant de la musculation (altères). Culture physique dans un club pour enfants sur la plage avec un moniteur qui donne un cours de gymnastique. Allée de cupressus, automobiles, pare-terre de fleurs boulevard des océanides, baie, promeneurs, jetée et pêcheries, port de plaisance. Golf miniature de Pornichet, plage, baignade sous le casino, boulevard de la mer, villas, masques, âne tirant une petite carriole sur la plage, immeuble squelette, remblai avec voiture, concours de courses pour enfants avec de grands gâteaux Petit Beurre, chemises bariolées, enfants jouant dans flaques d'eau, volley-ball.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Propos sur les prières et les croyances
Sont détaillés : Saint-Jugon, des fois il amène de la pluie. Pour les enfants qui ne grandissent pas aussi –- Saint-Cornely, le patron des animaux –- le chat huant, c'est la chouette, c'est pour la mort de quelqu'un -– les cierges, c'est la mort de quelqu'un, une boule, c'est pour un accident –- la bousine des cochons, certains mettaient leur tabac dedans –- une herbe pour les veaux, quand ils ont la diarrhée. (Sont évoqués : les dons de beurre -– le feu de la Saint-Jean).

Par : Dastum

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Usine hydro-éléctrique, Coatigrac'h (Saint-Coulitz
Châteaulin est la 1ère ville électrifiée de l’Ouest et la 3ème de France après Bourganeuf dans la Creuse et Mende en Lozère. L’usine hydroélectrique fut construite sur la rive gauche du canal de Nantes à Brest, à Coatigrac’h, sur la commune de Saint-Coulitz par la « Société Châteaulinoise d’Eclairage Electrique » dont Messieurs Armand Chauvel, Armand Gassis et Gustave Benoist étaient administrateurs. Construite par l'ingénieur Ernest Lamy en 1886, l’usine alimentant 300 lampes, 35 lanternes publiques via un réseau d’une dizaine de kilomètres, utilise la force motrice de la chute d'eau de l'écluse de Coatigarc'h. Le 20 mars 1887, l’usine électrique est inaugurée : 10 000 personnes y auraient assisté. L’édifice s’implante à proximité de l’écluse n°235 de Coatigrac’h du canal de Nantes à Brest, dont il utilise la force de la chute d’eau. Le bâtiment, qui se rapproche dans sa construction d’un moulin, fait largement appelle aux schistes et grès locaux, mais présente également quelques encadrements en granite. Le site est connu pour avoir été le lieu d’une forge jusqu’au 17e siècle, ainsi qu’un endroit d’implantation de moulins en amont de l’Aulne. Si l’usine est construite à l’initiative de la municipalité de Châteaulin, celle-ci bénéficie largement aux habitants de Saint-Coulitz, dont les fermes bénéficient très tôt de l’électricité. On retrouve encore aujourd’hui des câbles de raccordement à l’usine dans des fermes proches : Kerviliou, Ty André. A Ty André, la maison construite vers 1930 en agrandissement de la ferme préexistante est dotée de deux réfrigérateurs en sous-sol pour la conservation du beurre, qui était ensuite exporté par le chemin de fer.L'usine hydroélectrique est fermée en 1946. Il y eu dans les années 2000 un projet de réalisation d'un centre d'interprétation des énergies douces après des travaux de réhabilitation.
Auteur(s) du descriptif : Blanchard Romain ; L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

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Laiterie Beurrerie de L'Hermitage (Groupe Lactalis
Site desservi par embranchement ferroviaire. Les bureaux occupent le bâtiment d'origine de la beurrerie-laiterie qui se compose d'un corps de bâtiment de plan rectangulaire, enduit et flanqué d'une tour carrée sur l'angle. Il compte un étage carré en pan de bois, couvert d'un toit en pavillon en ardoises. Un appentis, qui abrite les anciens quais, court sur sa façade antérieure. L'ancienne laiterie est flanquée, sur sa façade postérieure, d'une aile en retour d'équerre en rez-de-chaussée percée de cinq travées de baies géminées en plein-cintre, surmontée d'un toit à longs pans en ardoises. Les bâtiments, directement liés à la production, sont de construction plus récente et sont essentiellement recouverts d'un essentage de tôle. (Marina Gasnier, 1998)La façade principale de la laiterie de L’Hermitage dénote dans le paysage et se démarque par une architecture originale peu représentative de celle de la commune et même de la région.Un plan du 30 juin 1913, dressé à l’appui d’une demande d’établissement d’une porcherie (ADIV, 1 J 33) nous donne l’état précis de l’usine à son ouverture et la fonction de chaque pièce à cette même date. L’accès à l’usine n’a alors pas changé ; prévu à l’origine place de la gare, c’est encore par celle-ci que l’on entre dans la laiterie. La laiterie présente un plan rectangulaire simple. Le petit pavillon à gauche abrite la porte d’entrée de la laiterie et mène aux bureaux ; une disposition qui n’a pas changée aujourd’hui. La beurrerie au rez-de-chaussée occupe un espace conséquent au centre de l’édifice, presque la moitié du bâtiment principal. Au sous-sol, ce sont des chambres frigorifiques qui occupent cet espace. La salle de la laiterie se situe derrière la tour carrée qui flanque la façade du bâtiment sur la droite. À l’arrière de celle-ci se trouve une chambre frigorifique puis une fonderie. Dans la continuité, au sein d’un deuxième bâtiment à l’arrière du principal, se trouve le magasin aux œufs, également visible du chemin de fer, à côté duquel se trouve la salle des machines. Une chaufferie et une blanchisserie prolongent cette salle vers le nord, formant une aile en retour. La cheminée est indépendante. Un troisième bâtiment à l’arrière comprend les écuries, le magasin et la porcherie projetée. Ce plan nous donne les dispositions d’origine et nous permet de saisir l’agrandissement constant de l’usine, lorsqu’il est mis en perspective avec la vue aérienne de 1950, et avec celle de nos jours.La façade principale présente un rez-de-chaussée et un étage de comble. Le rez-de-chaussée est surélevé et est protégé par un appentis qui longe la façade, ce sont les anciens quais de déchargement du lait. Cette façade très travaillée semble avoir conservé son aspect d’origine. En effet, les diverses cartes postales du début du siècle confrontées aux vues actuelles attestent de la conservation de cette façade. Elle est composée par un petit pavillon à gauche, un appentis qui couvre les anciens quais court au centre et le tout est flanqué d’une tour carrée à droite. Le rez-de-chaussée est enduit et figure un bossage rustique en encadrement des baies et jambages. Le reste, en parpaing de ciment, imite la pierre de taille. La tour, plus haute que le reste de la façade, dispose également de deux niveaux. Son étage carré présente un pan de bois et est recouvert par un toit en pavillon. Un coq en girouette couronne le tout. Il est déjà représenté sur les en-têtes de papier à lettre du début du siècle et est visible sur les cartes postales anciennes. Si cette façade évoque un style régionaliste néo-normand traditionnel, la laiterie est en fait une usine construite avec des matériaux éminemment modernes : les murs sont en parpaing de ciment, l’édifice est construit avec une charpente métallique rivetée et les grandes baies sont en verre avec une structure métallique pour les verrières, sinon les menuiseries restent en bois. Elles sont encore très présentes dans le premier bâtiment et attestent de la bonne conservation de l'usine. L'intérieur de la laiterie n'a pas gardé ses anciennes machines car le bâtiment sert toujours à la production et des machines récentes sont en place. Ainsi, le bâtiment a évolué avec le temps. Cependant la structure métallique d'origine, l'éclairage zénithale par de grandes verrières, les portes et fenêtres en bois sont toujours présents et sont des témoins de la construction industrielle du début du siècle. Laiterie datée de 1911. À ses débuts, la laiterie-beurrerie de L'Hermitage appartient à l'Union des Beurreries de France. Le site industriel comprend, en plus des différents bâtiments liés à la production laitière, une forge, une menuiserie, une scierie créée en 1920, une fonderie, une ferblanterie et une blanchisserie. En 1927, l'entreprise est vendue à la Biscuiterie LU de Nantes (44). En 1933, construction d'une porcherie, l'élevage des cochons étant destiné à consommer le supplément et le sérum, résidu de la fermentation du beurre. En 1935, un embranchement ferroviaire dessert l'usine. De mai à juillet 1936, 25 à 26 000 l de lait sont collectés quotidiennement, alors qu'en hiver la quantité se limite de 17 à 18 000 l. Le lait est chauffé par combustion de charbon pour obtenir la crème. En 1966, la maison Bridel achète la laiterie de L'Hermitage. Aujourd'hui, l'établissement, toujours en activité, appartient au groupe Besnier.En 1913, mention d'une chaudière multitubulaire provenant des Établissements Delaunay Belleville. Elle présente une capacité de 41,176 m3, une surface de chauffe de 49,85 m2 et est timbrée à 18 kg. En 1925, attestation d'un moteur triphasé de 14 ch vapeur, d'une chaudière Baltic timbrée à 7 kg dans la salle des machines, et d'une chaudière Field timbrée à 8 kg dans la chaufferie. En 1937, pour la première fois, une empaqueteuse de beurre est utilisée dans l'usine. Des compresseurs Delaunay-Belleville en fonte et en cuivre, installés à l'origine de l'entreprise, produisent du froid.Dans les années 1930-1935, soixante-dix à quatre-vingt ouvriers travaillent à la laiterie. En 1936, l'usine de L'Hermitage loge vingt-et-un de ses soixante et un salariés à la cité où vivent cent huit personnes. (Marina Gasnier, 1998).La laiterie de L’Hermitage est un site industriel moderne du début du 20e siècle qui s’implante proche de la gare afin de profiter du réseau ferroviaire. D’après Gérard Ory, la laiterie est en cours de construction en 1911. En effet, les archives nous apprennent que les 15 et 16 juillet 1911 les ouvriers maçons et manœuvres sont en grève suite à une réprimande adressée au contremaître maçon. Le chantier reprend et la laiterie est inaugurée le 28 septembre 1912 avec M. Denis et M. Rémond comme directeurs de cette nouvelle laiterie. La création de la laiterie relève d’un cas assez particulier, car contrairement à beaucoup d’autres laiteries qui sont créées à l’initiative d’entrepreneurs ou d’agriculteurs, la laiterie de L’Hermitage est une filiale créée pour l’Union des Beurreries de France par la société « The Nantes-Butter & refrigerating compagny », déjà une grande entreprise industrielle. Cette entreprise tourangelle disposait d’une laiterie à Issé en Loire-Atlantique qui brûla en 1910 et ferma en 1914.D’après Bruno Josset, la laiterie de L’Hermitage serait la plus importante de la région après 1918 avec 75 employés (contre 37 à Noyal-sur-Vilaine).Bernard Costa fut directeur de la laiterie, puis, lorsqu’il créa une fromagerie en 1921 à Betton, Edmond Costa, son fils aîné reprend la direction de la laiterie. Cette dernière est désignée comme usine dans les recensements de population et les employés sont qualifiés d’ « ouvriers d’usine ». Une grande partie de ceux-ci logent à la « Cité ».À partir de 1926, la laiterie de L’Hermitage appartient à la société nantaise Lefèvre-Utile, qui produit les fameux petit-beurre LU. En effet, le mercredi 25 novembre 1925, la Beurrerie-Laiterie de L’Hermitage est mise en vente aux enchères. Sur l’affiche de la vente, la description précise de la laiterie est faite : elle dispose d’un embranchement ferroviaire (déjà représenté sur un plan de 1913), donnant un accès direct à la voie ferrée. Les bâtiments et tout l’équipement y sont listés (laiterie, beurrerie, fonderie, vastes bureaux, salle des machines, magasin aux œufs, cheminée d’usine, salle à saumure, ferblanterie, etc.). On apprend alors que l’usine est vendue avec deux maisons de direction et huit maisons ouvrières. Ensuite, les marques de fabrique, le matériel et les objets mobiliers présents sont détaillés, donnant ainsi une image très précise de la constitution de la laiterie dans son ensemble en 1925 (9 moteurs triphasés, 2 compresseurs Delaunay-Belleville, une essoreuse centrifugeuse, enclumes, forge et soufflet, 3 écrémeuses Alfa-Laval, etc.). Les véhicules sont également précisés : « 14 voitures laitier ; 2 voitures de marché ; 2 camions ; un tombereau […] 17 chevaux ; 18 harnais » (ADIV, 1 J 33). La mise à prix était de 500.000 francs et la consignation pour enchérir de 50.000 francs.Dans le procès-verbal d’adjudication des 25 novembre et 8 décembre 1925, on apprend que l’entrée en jouissance est prévue le 1er janvier 1926. La dernière mise a été faite par M. Lefèvre-Utile, industriel à Nantes et celle-ci s’élevait à 525.000 francs. Ce dernier, Gustave Victor Romain Louis Lefèvre-Utile est mentionné comme « directeur gérant de la société en commandite simple Lefèvre-Utile ». Le dossier 1 J 33 conservé aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine contient d’autres documents très intéressant dont notamment une liste précise du matériel présent dans la laiterie lors de la vente ainsi qu’un historique des mutations des parcelles de la laiterie. Propriété de la société Lefèvre-Utile, la laiterie de L’Hermitage envoie du beurre et des œufs à l'usine LU à Nantes. Du beurre en complément de celui produit par la laiterie et les œufs sont achetés aux fermiers lors de la collecte du lait. Cette collecte s’effectue, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, en carriole tirée par des chevaux dans un rayon de 15 Km suppléés par trois camions qui effectuent une tournée dans un rayon de 25-30 Km.Dans les années 1930, l’effectif de la laiterie avoisine les 80 ouvriers.On apprend qu’en 1944, la laiterie de L’Hermitage, désignée comme une des plus importante d’Ille-et-Vilaine par l’inspecteur régional du Groupement d’Industriels laitiers, fonctionne avec une activité réduite. À cette époque l’un des directeurs de la laiterie, M. Allanic, entre dans la résistance avec le Docteur Dordain à Mordelles et son groupe. M. Allanic est arrêté par la Gestapo à la laiterie en février 1944 et est déporté à Ravensbruck. Un parking tout proche de la laiterie, emplacement de la cité aujourd’hui détruite, porte son nom en sa mémoire.En 1966, la laiterie de L’Hermitage est rachetée par la société Bridel associée à la Beurrerie de l’Ouest. Ces deux sociétés fusionnent et, en 1967, la Beurrerie de l’Ouest est transférée à L’Hermitage. À cette date, l’usine se spécialise dans la production de lait pasteurisé frais.En 1968, une fromagerie est installée. L’usine produit 9 000 camemberts moulés à la louche par jour. Elle est remplacée, 4 ans plus tard, par une chaîne de fabrication de fromages pasteurisés.En 1979, une usine neuve attenante à l’ancienne est créée. Elle fait 5 200 m2.En 1990, le groupe Bridel est racheté par Michel Besnier, groupe aujourd’hui connu sous le nom de Lactalis.En 2011, pour le centenaire de la Laiterie, le directeur Yannick Yannick ouvre les portes de la laiterie pour quelques jours. L’effectif de la laiterie s’élevait, à cette date, à 250 salariés et 450 producteurs de lait. L’usine produisait 30 millions de litres de lait pasteurisé, 70 millions de litres de produits à base de crème et 70 millions de litres de lait UHT.Aujourd’hui, en 2017, la laiterie est dirigée par Grégoire Dattin. L’ancien bâtiment devrait être réhabilité pour augmenter la zone de production de lait pasteurisé, tout en conservant l’existant. Ainsi, avec environ 350 salariés aujourd'hui et la création de nouvelles lignes de production, la laiterie ne cesse de s’agrandir tout en préservant son caractère architectural atypique qui fait son identité et celle de la commune.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Lawson Candy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Moulins à papier, le Grand Pont (Le Faouët)
Le moulin d'en haut est une propriété privée. Il est constitué de plusieurs bâtiments dont certaines parties sont en mauvais état. Le bâtiment principal est constitué de 3 niveaux. L'eau circule toujours dans le bief situé à l'arrière de la façade sud de ce bâtiment.Les vestiges du moulin du Grand-Pont sont encore présents à proximité de la retenue d'eau et du chemin de randonnée.Le moulin d'en bas situé en contrebas, en aval, a disparu. Trois moulins sont identifiés, à proximité les uns des autres, autour du Grand-Pont, sur la rive droite de l’Ellé qui sépare le Faouët de Priziac. Il est difficile de déterminer avec exactitude le nom de tous les maîtres papetiers qui ont dirigé, suivant les époques, chacun des moulins ainsi que ceux des ouvriers qui y étaient attachés. Il semble que parfois leur gestion fut autonome. Les moulins ont été dirigés par des familles liées entre elles. L'acte de naissance, le 12 juillet 1669, de Marc Le Gorgeu, fils de François, indique que la marraine, Catherine, sœur de François, demeure aux moulins à papier du Faouët, ce qui indique qu'au moins deux de ces moulins fabriquaient déjà du papier à cette époque. Dans la première moitié du XVIIème siècle, plusieurs patronymes de papetiers figurent sur les registres de la paroisse. Aucun élément écrit n'a pu toutefois apporter la preuve de la profession de ceux-ci. L'importance de la localité semble cependant indiquer que les seigneurs du Faouët aient soutenu bien plus tôt, comme à Priziac et à Lignol, la fabrication du papier nécessaire aux actes de leur juridiction. La date précise de construction des moulins n’est pas connue et il se peut qu'ils n’aient pas tous fonctionné en permanence. A partir de 1665, les naissances des enfants de Pierre Pihan et d'Anne Loyson sont enregistrées dans la paroisse du Faouët. Le couple vient du moulin à papier de Kerduel, à Lignol. Pierre décède en 1710. A la même époque y sont papetiers, sa sœur, Anne, et son époux, Germain Le Gorgeu, qui viennent de Pleyber-Christ. Nous n'avons pas de précisions sur le lieu d'origine de la famille Le Gorgeu, mais ce patronyme est porté à Sourdeval et à Vengeons, dans la vallée de la Sée, terroir d'où a émigré une grande partie des papetiers venus en Bretagne. Les Duval font partie des commerçants de la ville, Gabriel est maître papetier et marchand jusqu'à son décès au Faouët, en 1713, son fils Philippe lui succède. Les enfants de Germain et François Le Gorgeu poursuivent avec leurs conjoints la fabrication du papier au Grand-Pont. Une autre famille, les Roigné, s'implante au Faouët dès la seconde moitié du XVIIème siècle, venant de Plessala. Noël est papetier, puis marchand jusqu'à son décès en 1709. Rolland et Hélène, auparavant au moulin à papier de Kervilsic à Garlan, s'installent au Faouët avec leurs conjoints. François et Louis Le Gras sont maîtres-papetiers aux moulins du Grand-Pont à la fin du XVIIème siècle. Ils sont fils de Pierre et Jeanne Ruello qui tiennent le moulin à papier du Paou jusqu'en 1685 environ. Dans la première moitié du XVIIIème siècle, trois nouveaux maîtres-papetiers apparaissent à la direction des moulins à papier du Faouët, indiquant qu'en cette période faste pour les papetiers, les roues tournent dans chacun des trois moulins, sachant qu'il peut cependant y avoir plusieurs maîtres-papetiers dans un même moulin. Marin Josse vient du pays de Morlaix épouser Suzanne Quijou au Faouët en 1702 : ils tiendront l'un des moulins jusqu'au décès de Marin en 1751. Germain Foulon, né à Priziac de parents qui ont tenu auparavant le moulin à papier de Vannes, est l'époux d' Hélène Lorans. Après un bail à Plouay, il est au Grand-Pont de 1709 à 1742. Mathurin-René Juhel est né à Bonen, près du moulin à papier de Plouguernével. Il épouse Hélène Philippine Duval, fille de Philippe et Marie Foulon ; il est vraisemblablement associé dans un premier temps avec son beau-père, qui est au Grand-Pont de 1709 à 1735. Mathurin-René y sera le maître-papetier, de 1722 à son décès en 1742, sa femme poursuivant la tâche jusqu'en 1762 . Renée Huet, fille de Jean qui est, en 1742, au moulin à papier de Kerduel à Lignol, vient au Grand-Pont avec son premier époux Barthélémy Duval qui y décède en 1743. Elle y poursuit l'exploitation jusqu'en 1787. En 1772, le moulin d'en-Haut, dont le papetier est Gilles Plassart, fonctionne avec deux roues, deux cuves, dix piles à maillets et fabrique 2 000 rames de papier par an. En 1776, il produit 3 600 rames de papier destiné à l’écriture et à l’emballage, exporté vers la Hollande et le Portugal à partir de Hennebont, Lorient et Morlaix. C'est au Grand-Pont que Julien François Georget prend son essor en Basse-Bretagne. Il est né à la Bazouge-du-Désert dans le Pays de Fougères et arrive au Moulin d'en-Haut en 1784 : avec son épouse, il y développe, jusqu'en 1795, une activité industrielle reconnue sous l'Ancien Régime. A la même époque, la famille Briero est présente au Grand-Pont. Jacques y a été, quelques années, au milieu du XVIIIème siècle, papetier et cabaretier. Ses fils y sont, entre 1777 et 1811. Sa petite-fille et son époux leur succéderont. A la fin du XVIIIème siècle, les enfants de Julien Huet et Mathurine Collet du moulin à papier de Bréhan-Loudéac viennent travailler au Faouët et dans sa région. Mathurin épouse, en 1792, à Priziac, Marie Anne Durand. Il travaille au moulin à papier du Stérou jusqu'en 1800, année où il vient au moulin d'en-Haut du Grand-Pont. Deux de ses frères y sont déjà, Jean Louis depuis 1798 au moulin d'en-Bas et Jean depuis 1799 au moulin d'en-Haut. Ensuite, de 1820 à 1827, Michel, un autre frère, les rejoint.Le cadastre de 1827 n’indique que deux moulins, celui d’en-Haut et celui d’en-Bas. Ils appartiennent tous les deux à Marie Anne Durand, la veuve de Mathurin Huet. Ce fait est étonnant car, trois ans plus tard, nous trouvons trois Huet menant chacun un moulin. Il est possible que le premier soit le moulin d’en-Haut, au nord du pont et que les deux moulins au sud du pont soient considérés comme un seul. Ce n'est qu'à partir de 1833, lors des recensements de population, que leur dénomination est précisée.Au moulin à papier d’en-Haut, le plus en amont, Jean Marie Huet, 32 ans, fils de Mathurin et Marie Anne Durand, travaille avec six ouvriers. Il semble avoir été, dans la même période, meunier et marchand de beurre. La fabrication du papier cesse au moulin d'en-Haut vers 1840. Une nouvelle activité, la fabrication de carton, y sera développée une trentaine d'années plus tard.Le deuxième moulin à papier nommé le Grand-Pont, est plus bas, juste après le pont qui enjambe l'Ellé. Julien Huet, qui vient du moulin à papier de Kerduel à Lignol, y est maître-papetier en 1833. Il cesse son activité vers 1845.Le troisième, le moulin d’en-Bas est plus au sud, juste en contrebas de la petite retenue d'eau avec déversoir.En 1833, Jean Louis Huet, 36 ans, fils de Mathurin et Marie Anne Durand, travaille avec son épouse et sept ouvriers. Il ne semble pas avoir de descendants, ses nombreux neveux ont dû l'aider à fabriquer son papier. François Marie, fils de son frère Michel, demeure en ville et est encore dit papetier en 1857.Le recensement des papeteries effectué par le préfet en 1847, indique trois papeteries dans l'arrondissement de Pontivy. Celle du Faouët est certainement celle du Grand-Pont (d'en-Bas), les deux autres étant Priziac et Lignol. Jean Louis Huet est qualifié de papetier aisé en 1856, il est dit rentier en 1861 et décède en 1863 au Grand-Pont. Après quelques décennies, deux fabriques de carton, travaillant à partir de la paille, renaissent dans le Pays du Faouët. Il s'agit de Steroulin qui est sur le territoire de Priziac et le moulin d'en-Haut du Grand-Pont sur la commune du Faouët. Du second trimestre 1874 au quatrième trimestre 1877, l'état des statistiques des industries principales établi par la préfecture du Morbihan indique que les deux fabriques de carton sont dans un bon état de fabrication et de vente. Elles emploient de 12 à 13 ouvriers, soit 6 ou 7 employés par établissement. Au début de l'année 1878, l'état statistique indique que l'énergie utilisée est de huit chevaux-vapeur et soixante chevaux hydrauliques. Il précise que 15 ouvriers et 8 ouvrières y sont employés, alors qu'en 1876 aucune femme n'y travaillait . Au troisième trimestre 1878, il ne reste plus que 8 ouvriers et la manufacture ne figure plus sur l'état de fin d'année, ni sur celui de 1879.
Auteur(s) du descriptif : Leroy-Déniel Caroline

Par : L'inventaire du patrimoine

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