Nos documents sur le beurre

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Maquette de saline
Maquette d'une saline du 19e siècle. Reconstitution à l'échelle d'un atelier de saunier, réalisée en bois, plâtre, polyester et carton avec les scènes suivantes : Les grèves sont labourées.Les sauniers ameublissent le terrain.Le sablon est dragué avec un havet (grand râteau).Le sablon séjourne sur la grève.Le sablon est transporté dans les tombereaux.Une saunière va puiser de l´eau de mer dans la réserve.Les sauniers taillent 25 mottes de sablon dans l´erreu.Les mottes sont déposées sur la fosse à filtre.Un saunier verse de l´eau de mer sur la fosse à filtre.Usine à sel.Maisons de sauniers.Histoire des salines : du sel dans la baieDès la préhistoire, le sel fut utilisé pour l´alimentation et la conservation des denrées. Dans la baie de St Brieuc, on a extrait le sel du sable des grèves.L´ancêtre des salines ignigènes : le briquetage : Dans le sud de la Bretagne, le sel est obtenu par simple évaporation de l´eau de mer, ce sont les salines « solaires » ou marais salants. Dans le nord de la Bretagne, faute d´ensoleillement suffisant, la récolte du sel est pratiquée, dès le Bronze final (900 ans avant Jésus-Christ/200 ans après Jésus-Christ), selon la technique du « briquetage ». On fabrique des pains de sel à partir d´une saumure (eau concentrée en sel) que l´on fait bouillir sur un foyer. La technique des bouilleurs de sel gaulois ressemble fort à celle pratiquée des siècles plus tard dans la baie, mais l´état actuel des recherches ne permet pas d´établir une continuité dans l´activité.Les salines ou la technique ignigène : La technique « ignigène » (du latin « ignis » : feu) a été pratiquée du 11e siècle au 19e siècle, sur les Côtes de la Manche (baies de Somme, du Mont St Michel et de St Brieuc). Elle consiste à réaliser une saumure à partir du sablon (sable très fin chargé de sel) récolté sur la grève. Celle-ci sera chauffée et évaporée pour obtenir des pains de sel.Evolution des salines jusqu´à la fin du 18e siècle : Les salines du fond de l´anse d´Yffiniac sont mentionnées pour la 1ère fois en 1084. Les Grévassins vivaient alors principalement de cultures (froment, blé noir, orge).En 1405, les comptes de la châtellenie de Lamballe révèlent l´existence de 4 salines à Hillion. La Bretagne est alors exempte de « gabelle », l´impôt royal sur le sel, mais les seigneurs locaux perçoivent des droits sur celui-ci. Le sel était surtout utilisé par les populations riveraines pour relever des aliments plutôt insipides (avoine, blé noir), conserver les viandes et surtout saler les beurres. En 1742, Langueux comptait 17 sauniers.Marchands de sel : entre mer et terreL´activité salicole s´intensifie à Langueux au cours de la première moitié du 19e siècle. Au coeur des échanges, le sel devient la plaque tournante de l´économie locale.L´importance des salines au 19e siècle : L´importance des salines de Langueux ne cesse de croître pendant le premier tiers du 19e siècle. Le recensement de 1816 dénombre 29 salines à Langueux, puis 47 en 1833, 2 à Yffiniac, 2 à Hillion. Le sel était vendu par les sauniers ou par des négociants dans tout le département et jusqu´en Normandie. Il alimentait les pêcheries et les sécheries de l´Amirauté de Saint-Brieuc. Dans les communes rurales, il était échangé contre des céréales et certains légumes. L´activité salicole profitait aux maraîchers des communes proche de la baie : ceux-ci aidaient les sauniers à récolter le sablon et les ravitaillaient en bois. La cuisson de la saumure nécessitait en effet plus de 4 000 fagots par an par saline.Selon le relevé de cadastre (J. H. Clément) :Le cadastre des Grèves de Langueux de 1847 recense 23 « usines à sel » de taille variable, elles peuvent atteindre 40 m2. Les salines ou usines à sel étaient concentrées sur une étroite frange littorale à proximité des habitations.Production du sel dans la baie au 19e siècle : En 1835, une saline pouvait produire 5000 kg de sel par an et fournir la consommation annuelle de 2500 personnes. La production de l´ensemble des salines de la baie représente la consommation de près de 42 000 personnes à cette même époque.Gabelous et trafiquants : En 1790, la gabelle est supprimée par l´Assemblée constituante. Mais en 1806, Napoléon instaure un droit sur la production de sel, applicable sur tout le territoire. Les douanes sont chargées de la répression des fraudes. En 1808, ces activités sont assurées par deux brigades de douaniers appelés « gabelous », 6 hommes à Yffiniac, 12 aux Grèves de Langueux. Pour échapper à l´impôt, les sauniers s´adonnent au trafic et à la contrebande ; ils vendent dans les campagnes le sel noir, résidu de mauvaise qualité qui contenait beaucoup de plomb."Un enfant de nos grèves portait sur le dos le sel de contrebande pour le vendre dans les fermes voisines de St Brieuc. Traqué par les agents de police, il les suit devant M. Le Procureur du Roi. Arrivé là, quel désappointement ! Ils ne voient plus sur l´épaule qu´un sac complètement vide. Notre jeune industriel avait fait une large ouverture avec son couteau au fond du sac et semé sans bruit le sel qui devait le perdre" (anecdote de contrebande relevée auprès des archives communales vers 1870).La fin des salines : Plainte des sauniers lors du projet de dessèchement de l´anse en 1833 :On verra si la suppression des salines ne leur porterait pas un coup terrible, si cette commune, aujourd´hui peuplée et florissante, ne deviendrait pas déserte et misérable.La fin d´une activité : Vers 1860, le déclin du sel est général dans tout l´Ouest. En 1852, Langueux ne compte déjà plus que 10 ou 12 salines en activité sur les 45 existantes. Les nombreuses taxes, les conditions de travail précaires et la concurrence avec le sel raffiné eurent raison de l´industrie du sel dans les grèves.La rusticité des bâtiments et l´action corrosive du sel ont rendu impropre leur reconversion en maisons d´habitation. On constate qu´aucun vestige matériel, témoin de l´activité des salines, n´a pu être conservé.Lorsque l´industrie du sel périclita, les sauniers se consacrèrent principalement au maraîchage qu´ils exerçaient déjà de manière saisonnière. Ils continuèrent à parcourir les divers marchés pour écouler leur production. Cette mutation préfigure la future et principale activité des Langueusiens.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Détail de la façade d'un Hôtel du XVIe siècle, rue
Détails de la façade de la première maison des Doublet, rue Saint-Jacques (hôtel du 16ème siècle), statuettes en bois

Par : Archives municipales de Sa

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Chapelle St-Herbot près Huelgoat Le Jubé (XVIe s.)
Plonévez-du-Faou.- La clôture à balustres du choeur surmonté d'un calvaire, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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En Morbihan gallo
Paysages et activités artisanales en Morbihan gallo. Balade à cheval en sortie du bourg d'Aucfer, passage devant un calvaire. Jonquilles, champ de colza et ajoncs. Des rochers dans les champs. Une croix de calvaire. Des pommiers en fleur près de la chapelle de Laupo à Allaire. Calvaire et fontaine. Des habitations près d'un petit ruisseau, puis un champ de rochers blancs. Sortie de communion, les femmes vêtues de coiffes de Rochefort-en-Terre et de costumes sombres posent devant la caméra puis dansent en ronde. Détails des broderies des châles et des coiffes. Portrait d'une brodeuse maniant l'aiguille. Vue d'un château et d'un petit barrage. Au lavoir, les lavandières font leur lessive en battant le linge près d'une lessiveuse sur le feu. Un vannier fabrique des paniers en osier. Pêche au carrelet à la rivière : remontée et mise à l'eau du carrelet, on récupère le poisson avec une épuisette. Images du passeur Arthur Plot. Ramendage des filets avec une navette. Dans les marais, un homme debout sur une barque plate avance avec une grande perche avec une fourche au bout pour pêcher l'anguille. Fabrication de nasses et de bosselles en osier pour la pêche à l'anguille. Des bœufs sur un chemin humide. Une femme en coiffe bat le beurre dehors puis grave la motte à l'aide de petits tampons en bois. Des cochons dans leur enclos. Vue d'un champ de blé puis battage à la machine (batteuse en bois de marque Merlin). Hommes, femmes et enfants y participent, on prend la pose devant la caméra pus on boit un coup de cidre. Batteuse à bras. Une grange au toit de paille, plusieurs moulins datant du début XIXe siècle. Vue d'un champ de blé noir. Une femme fait des galettes en extérieur : graissage du billig, étalage de la pâte au rozell et retournement avec le spanell. Attelage des bœufs avec un joug pour aller labourer le champ à l'aide d'une charrue Dombasle. Ramassage des pommes de terre dans les sillons. On attèle un cheval à un tombereau, puis labour d'un champ avec un cheval. Marché aux châtaignes et foire aux bestiaux (cochons, chevaux). Fabrication du cidre : tas de pommes, le cheval actionne le pressoir, le tonnelier fabrique les barriques et le bouilleur de cru produit l'alcool avec son alambic. Un vannier fend des branches d'osiers pour fabriquer un panier. Inondations, les vaches ont les pattes dans l'eau.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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10 soldats debout dont un est joueur de tambour de

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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9 soldats debout dont un est joueur de tambour dev

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Quatrième épisode – K’Actus 2004
K’Actus, le journal quotidien du festival K-Barré – Forum des arts 2003. Au sommaire de cette émission : Du rock, la bamba, une interview, du jonglage, de la pelouse, le western spaghetti, de la confiture, du muscadet, du beurre et des beignets, un photomaton, des pièces de théâtre, la grande histoire des indiens (avec du ketchup), Pain Beurre et Cinéma, Odyssé, Kazou, du modelage avec Triepot, Amanda Altaï et l’Agenda karaoke – Starring : Billy DOM, Billy DAM, Wendy (as the boss), Cindy and Beasty Billy Boob.

Par : L'aire d'u

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La Place au beurre : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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L'Hermitage (I.-&-V.) - La Laiterie - Beurrerie -
Les machines à faire le beurre.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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St-BRIEUC - Détails de la façace d'un Hôtel du XVḞ
Rue Saint-Jacques, dite Rue au Beurre, appelée Maison des Doublets, premiers imprimeurs Briochins.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le Grenier du Siècle à Nantes
Dans l'ancienne usine LU, Nantes ferme le siècle en créant le Grenier du Siècle, lieu de dépôt d'objets représentatifs du XXe siècle, qui seront consignés durant 100 ans. Un descendant de l'inventeur du célèbre petit-beurre Lu vient en déposer la recette.

Par : INA

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Laiterie Peigné
Film qui montre le processus d'exportation des œufs puis des étapes de l'industrie laitière (récupération du lait, analyse, barattage, chargement et fabrication du beurre) au sein de la laiterie Peigné de Taillis (35), au tournant des années 1950.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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SAINT-HERBOT - Le Jubé
Plonévez-du-Faou.- Vue de face sur la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Ni beurre, ni épinards
Un syndicat de consommateurs de Brest, la C.S.C.V. (Confédération syndicale du cadre de vie) aborde les différents aspects de la consommation : pouvoir d'achat, publicité, l'école, le cadre de vie, la politique socio-culturelle municipale, la justice. Il profile ensuite rapidement le rôle que peut jouer leur syndicat.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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SAINT-HERBOT (Finistère) L'Eglise, Statue de bois
Plonévez-du-Faou.- Un autel où sont déposées des queues de vaches, situé devant la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Sur la droite, une Piéta. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Quimper, fonds de cartes postales : places et rues
Ce recueil numérique comprend 56 cartes postales représentant différentes rues et places de Quimper : place Maubert, place Saint-Corentin, place au Beurre et place Terre-au-Duc ; avenue de la Gare, boulevard de l'Odet et boulevard de Kerguélen ; rue Sainte-Catherine, rue du Parc, rue Kerhéon, rue Royale (actuelle rue Elie Fréron), rue du Lycée, rue du Guéodet, rue du chapeau-Rouge et rue Saint-Mathieu ; les Halles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Laiterie industrielle dite beurrière du Pont, puis
Site composé, en majeure partie, de bâtiments modernes couverts d'un essentage de tôle. L'ancienne beurrerie-laiterie, en granite, est actuellement occupée par les bureaux administratifs. Elle se compose d'un corps de bâtiment de plan en L, flanqué sur une des façades postérieures d'une tour carrée hors-oeuvre couverte d'un toit en pavillon en ardoises. Le corps principal, à un étage carré et un étage de comble est surmonté d'un toit à croupes en ardoises. L'aile en retour d'équerre longe un cours d'eau. Appartenant à l'ancienne gare, un petit bâtiment en rez-de-chaussée, enduit et couvert d'un toit à longs pans en tuiles mécaniques, est utilisé pour le rangement des vélos.Laiterie créée en 1948 par la famille Depincé qui réhabilite un site utilisé à l'origine par un établissement spécialisé dans la salaison. La fabrication du beurre est la production principale de l'entreprise. L'usine devient la SARL Etablissements Depincé mêlant l'activité de beurrerie à celle de laiterie industrielle. En activité annexe, elle produit également de la caséine et de la poudre de lacto-sérum (aliments du bétail). En 1971, l'usine produit 2600 tonnes par an de beurre Mont-Saint-Michel, 1500 tonnes par an de caséine et 3500 tonnes par an de lacto-sérum. Les débouchés sont la région parisienne et le Nord pour le beurre, et le marché français pour la caséine et la poudre lacto-sérum. De plus, les Etablissements Depincé effectuent le ramassage du lait en Normandie et en Bretagne dans un rayon de 40 km. En 1971, l'usine consomme, en collecte journalière, 170 000 litres de lait. La laiterie est toujours en activité. Elle appartient à la Compagnie Laitière Européenne de Produits et Services (CLEPS) et se compose de la filiale Armor Protéines qui produit une poudre à partir du lait, et de la filiale Laiteries du Mont-Saint-Michel qui collecte le lait.En 1971, l'usine emploie cent cinquante personnes, et deux cent vingt en 1977.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Bardel Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

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Al laezh e Breizh [La production et la transformat
Ur beizantez o werzhañ amann war ar marc'had ha daou saver saout, tad ha mab, o kontañ ar cheñchamantoù 'zo bet en o ziegezh evit modernaaat : meur a zoare a zo da broduiñ laezh e Breizh e 1972, un nebeut mizioù a-raok brezel al laezh. [De la paysanne qui vend son beurre sur les marchés à l'exploitation familiale – père et fils – qui a modernisé son installation pour produire plus de lait, un aperçu de la production laitière en Bretagne, quelques mois avant la grève des livraisons, la célèbre guerre du lait menée dans l'Ouest pour obtenir de meilleurs prix. ]

Par : INA

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Panier à maquereaux
Grand panier de forme allongée, fond assez plat, avec une seule anse, profond et long pour contenir plusieurs poissons de bonne taille (50 cm), transportés à partir du bateau. L'armature du panier est réalisée avec des rejets d'orme, comme pour les casiers de pêche. L'osier est ensuite utilisé pour couvrir l'armature. L'anse est en bois dur sèché.Ce type de panier est spécifique de la pêche aux maquereaux. Il sert à transporter le maquereau frais du bateau, bien allongé sur un lit de fougères, ou sur du papier à beurre, mouillé. Lorsqu'on débarquait plusieurs mannes ou "mangues", on pouvait en enfiler jusqu'à trois sur un espars (souvent le bout-dehors du "14 pieds"), porté à l'épaule de deux pêcheurs. La "mangnée" est la contenance d'une manne, alors que la "panérée" est la contenace d'un panier de pêche. Le poisson est disposé sur une seule couche. Les hommes pêchent le maquereau, qu'ils vont vendre eux-mêmes, présentés dans ces paniers. A moins que ce ne soit leur femme qui traitent la vente au porte à porte ou sur les marchés. Les bois en rejet d'orme ou en noisetier est mis à sécher an avant leur mise en forme, pour les anses et les carrés. Les maquereautiers pêchaient au début du siècle et jusqu'aux années 1950, à l'affare, boëtte que leur fournissaient les femmes, les chevrinouères, avec du chevlin, du doucis (petit poisson), des coques, des lançons et des pieds de couteaux (manceaux ou solen), écrasées pour faire une sorte de farine, jetée à la volée, bateau mouillé sur ancre, en attendant les bancs de maquereaux. Ils affaraient avec la "seugn", la haillette, à plein la "maure". Les bateaux formaient une "haie', la "ha" de bateaux, tous en ligne. Chaque matelot disposait de deux lignes. Le premier bateau faisait la trace. Lorsqu'il n'y avait pas beaucoup de poisson, les marins "épluchaient" des bandes de peau de maquereaux, pour attirer le poisson. Il fallait équerper la ligne à quatre brasses, c'est à dire l'écarter du bord. Chaque brasse avait une couleur différente, pour reconnaître la profondeur de l'eau et celle du banc : le poisson monte toujours. Au prime flot, on pêchait d'abord le lieu. Avant de pêcher à la traîne, les bateaux étaient mouillés "sur la tenue", face à Saint-Cast, à partir des mois de mars-avril. Les lançons venaient de la banche du Cap Fréhel. La mnuse (petit poisson) rentrait dedans. Les lieux venaient au Cap et au vieux banc (les basses du Cap). Le trou à maquereaux, en-dessous le tillac se remplissait, entre les varangues. Le poisson était vendu à la pièce avant guerre, jusqu'à Dinan. Les mareyeuses allaient avec une voiture à cheval. Pendant la guerre, les Allemands faisaient la répartition : 50 kg pour le patron et le reste pour l'occupant. Aujourd'hui, le maquereau est pêché à la traîne, quand ce n'est pas au chalut. (collectage auprès de Pierre Aubin).
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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Manoir, la Riolais (Breteil)
Un manoir existait à cet endroit dès la fin du 14e siècle, il appartenait, à cette époque, à la famille Bertrand, puis à la famille de Breteil à la fin du 18e siècle. Ce manoir avait un droit de haute justice. Le cadastre napoléonien, levé en 1845, nous montre qu'il existait des douves à l'entrée, un pont permettait vraisemblablement le franchissement. Le logis actuel a vraisemblablement été reconstruit, en partie, dans la seconde moitié du 19e siècle. En effet, selon la tradition orale, l'ancien manoir aurait brûlé. Des remplois de l'ancien bâtiment scandent la façade de la construction actuelle. Il s'agit des pierres d'encadrement des baies, des linteaux sculptés de feuilles de vigne et d'écus, des pierres de chaînage d'angle en granit et d'une ancienne cheminée monumentale détruite au cours du 20e siècle. L'organisation de ce logis était la suivante : une porte centrale donnait accès à un couloir, derrière lequel existait la cheminée monumentale. A l'ouest, se trouvait une salle équipée d'une cheminée. A l'extrême ouest, il existait une maison, aujourd'hui disparue et remplacée par un garage. Selon la tradition orale, ce bâtiment était réservé au propriétaire du lieu lorsqu'il venait sur son domaine, il s'agissait d'une maison de retenue. Le propriétaire possédait, en effet, de nombreuses fermes sur cette route. Derrière cette ancienne maison, il existe actuellement un four. Dans la partie est du logis, il existait une cuisine avec une porte extérieure et une cheminée sur le mur est. Une maison de décharge se trouvait à l'extrême est du logis. Elle possédait une cheminée, on y faisait autrefois le beurre notamment. A l'ouest, s'élève un autre bâtiment destiné aux étables et écuries. Il possède un toit à la Mansart et date du 17e-18e siècle. Selon la tradition orale, ce bâtiment servait de relais car les gens de passage pouvaient y laisser leurs chevaux et dormir à l'étage, où des chambres étaient aménagées. Les écuries du rez-de-chaussée de ce bâtiment étaient pavées, tout comme la cour du manoir qui l'était entièrement. Un puits se trouve au centre de la cour. Une chapelle est accolée au sud-est des écuries et le côté est de la cour est occupé par une ancienne petite ferme. Des murs de pierre reliaient les bâtiments du manoir entre eux et fermaient ainsi la cour. De plus, des murs de terre permettaient de clore le jardin du manoir, situé au nord du logis. Il existait, à l'origine, un vivier à l'est du logis. Une rabine est encore présente au sud du manoir, elle rejoignait une autre rabine à l'emplacement de la route actuelle. Des vestiges de l'ancien bâtiment ont été retrouvés, notamment, une tête sculptée en granit. Par ailleurs, ce bâtiment a du connaître plusieurs grandes phases de constructions. Ainsi, le bâtiment d'origine datait, vraisemblablement, du 14e siècle puisque Paul Banéat cite les propriétaires du lieu en 1390. De plus, certains éléments sont élevés au 17e siècle, c'est le cas des écuries, de la petite ferme à l'est de la cour et de la chapelle. Enfin, au 19e siècle, le logis est reconstruit, en partie, suite à un incendie. Ce manoir est représentatif de ce type de bâtiment même si, dans le cas présent, le logis a été partiellement reconstruit. En effet, le bâtiment est implanté dans un site particulier, près de la Vaunoise. Il possède, par ailleurs, tous les éléments représentatifs du manoir : logis, chapelle, métairie, pourtant, un élément particulier aux manoirs n'existe pas ou plus dans ce cas, il s'agit du colombier.
Auteur(s) du descriptif : Dalibard Sabrina ; Lauranceau Elise

Par : L'inventaire du patrimoine

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Marais Vendéen
Documentaire sur le Marais Vendéen de la Baie de Bourgneuf à Bouin à Saint Jean de Monts. Carte avec Noirmoutier, Challans, Saint Jean de Monts. Baie de Bourgneuf, pêcheurs avec filets au loin. Abbaye de l'ïle Chauvé à Bois de Céné (ruines, portail gothique avec détails des sculptures des chapiteaux). Marais, écluse, vagues montant sur une jetée. Mur près d'une plage entre Bouin et Noirmoutier. Carte postale ancienne (à la campagne, jour de marché). Habitat des marais (bourrine), vaches qui paissent, oiseaux, chardon, cheval. Homme dans un jardin avec coupe chou et coupant un branchage, bourrine avec toit de chaume, dame avec coiffe, enfants, potager, fleurs, homme donne à manger à la volaille, linge sèche dans jardin, meule de foin, tamaris au bord d'un ravin. Carte postale ancienne avec petit garçon et petite fille avec parapluie, âne, moulin à vent (ailes tournent et meunier à la fenêtre), moutons qui paissent. Artiste peintre peignant un paysage avec une bourrine. Homme avance sur barque sur canal du marais en habit ancien, paille dans la barque, puis avec deux enfants. Vaches, canards, basse cour avec pintades, poules, coq. Récolte de pommes de terre dans un champ avec une fourche bêche. Marais avec oiseaux sauvages. Canards d'élevage. Chasseur. Nid dans les roseaux près de l'eau. Petit pont de bois, mouton, vol d'oiseaux, vaches. Equitation, cheval, écurie, débourrage, cavaliers, course de chevaux au trot puis au galop. Marais, conchyliculture, moules. Bateau de plaisance, passage du Gois, pont. Tracteur, râteau en bois, toit de chaume d'une bourrine, moulin à vent. Dans champ ramassage avec les enfants de bouses de vaches. Pêche aux anguilles avec un casier, grand haveneau, pêcheries avec carrelets. Homme avec carriole et feuilles de choux. Pêche à la grenouille avec ligne et toile de jute, séparation du corps et des cuisses, brochettes de morceaux de grenouilles. Courges dans champ. Vieille dame avec coiffe (quichenotte coiffe paysanne de Vendée d'Aunis et du Saintonge) à pois, confectionne dans un saladier avec une spatule du beurre, le sale, autre coiffe avec dentelles pour l'été. Dessin d'Henri Simon avec portrait de vieille femme avec quichenotte. Plage de Saint Jean de Monts, haveneau pour la crevette, pêche à pied. Carte postale ancienne de 1913 enfants avec haveneau, bateau de pêche. Fromentine, port de Sion, bateau de pêche "Biratou", tacauds, mouettes. Forêt de résineux avec carte postale de récolte de résine de pin. Immeubles modernes de l'architecte Jean Marty à Saint Jean de Monts, pins d'Autriche sur avenue, mimosa, immeuble moderne de l'association vacances village famille (gîtes pour groupes avec appartements) de l'architecte Naulleau, remblai, villas, panorama en carte postale sur les dunes, panneau tennis à Saint Jean. Passage du Gois, voile, club nautique de Saint Jean de Monts. Compétition de chars à voile sur plage de Saint Jean de Monts, palais des congrès, dame reprisant des chaussettes (ciseaux). Intérieur d'une bourrine, vaisselier, dame âgée faisant des bottereaux, jeu de cartes (tarot), cheminée avec femmes s'affairant autour. Rue avec voitures, église de Saint Jean de Monts (porche, clocher) place du marché (vaisselle, vêtements, nourriture, légumes, fruit). Vers 1979, sabotier évide l'intérieur du sabot avec un outil (tarière, vrille de 40cm de long), puis découpe pièce de cuir pour l'installer sur le sabot, pose des clous. Fête locale, Soullans, reconstitution d'une noce 1900 avec carriole et chevaux, accordéoniste, cornemuse, marguillier, intérieur église, repas en plein air, table sous une grange, fumeur de cigarette, femmes faisant la cuisine (salade, poulets rôtis), joueurs de cartes, danses folkloriques. Exposition des frères Jan et Joel Martel, (1998-1988) sculptures de musiciens, faucheur avec sa faucille, agneau. Bourrine (toit de chaume), moulin à vent. "Merci à tous" 1979. GP sur rosiers, et dessin avec des pins.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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