Nos documents sur le beurre

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Maquette de saline
Maquette d'une saline du 19e siècle. Reconstitution à l'échelle d'un atelier de saunier, réalisée en bois, plâtre, polyester et carton avec les scènes suivantes : Les grèves sont labourées.Les sauniers ameublissent le terrain.Le sablon est dragué avec un havet (grand râteau).Le sablon séjourne sur la grève.Le sablon est transporté dans les tombereaux.Une saunière va puiser de l´eau de mer dans la réserve.Les sauniers taillent 25 mottes de sablon dans l´erreu.Les mottes sont déposées sur la fosse à filtre.Un saunier verse de l´eau de mer sur la fosse à filtre.Usine à sel.Maisons de sauniers.Histoire des salines : du sel dans la baieDès la préhistoire, le sel fut utilisé pour l´alimentation et la conservation des denrées. Dans la baie de St Brieuc, on a extrait le sel du sable des grèves.L´ancêtre des salines ignigènes : le briquetage : Dans le sud de la Bretagne, le sel est obtenu par simple évaporation de l´eau de mer, ce sont les salines « solaires » ou marais salants. Dans le nord de la Bretagne, faute d´ensoleillement suffisant, la récolte du sel est pratiquée, dès le Bronze final (900 ans avant Jésus-Christ/200 ans après Jésus-Christ), selon la technique du « briquetage ». On fabrique des pains de sel à partir d´une saumure (eau concentrée en sel) que l´on fait bouillir sur un foyer. La technique des bouilleurs de sel gaulois ressemble fort à celle pratiquée des siècles plus tard dans la baie, mais l´état actuel des recherches ne permet pas d´établir une continuité dans l´activité.Les salines ou la technique ignigène : La technique « ignigène » (du latin « ignis » : feu) a été pratiquée du 11e siècle au 19e siècle, sur les Côtes de la Manche (baies de Somme, du Mont St Michel et de St Brieuc). Elle consiste à réaliser une saumure à partir du sablon (sable très fin chargé de sel) récolté sur la grève. Celle-ci sera chauffée et évaporée pour obtenir des pains de sel.Evolution des salines jusqu´à la fin du 18e siècle : Les salines du fond de l´anse d´Yffiniac sont mentionnées pour la 1ère fois en 1084. Les Grévassins vivaient alors principalement de cultures (froment, blé noir, orge).En 1405, les comptes de la châtellenie de Lamballe révèlent l´existence de 4 salines à Hillion. La Bretagne est alors exempte de « gabelle », l´impôt royal sur le sel, mais les seigneurs locaux perçoivent des droits sur celui-ci. Le sel était surtout utilisé par les populations riveraines pour relever des aliments plutôt insipides (avoine, blé noir), conserver les viandes et surtout saler les beurres. En 1742, Langueux comptait 17 sauniers.Marchands de sel : entre mer et terreL´activité salicole s´intensifie à Langueux au cours de la première moitié du 19e siècle. Au coeur des échanges, le sel devient la plaque tournante de l´économie locale.L´importance des salines au 19e siècle : L´importance des salines de Langueux ne cesse de croître pendant le premier tiers du 19e siècle. Le recensement de 1816 dénombre 29 salines à Langueux, puis 47 en 1833, 2 à Yffiniac, 2 à Hillion. Le sel était vendu par les sauniers ou par des négociants dans tout le département et jusqu´en Normandie. Il alimentait les pêcheries et les sécheries de l´Amirauté de Saint-Brieuc. Dans les communes rurales, il était échangé contre des céréales et certains légumes. L´activité salicole profitait aux maraîchers des communes proche de la baie : ceux-ci aidaient les sauniers à récolter le sablon et les ravitaillaient en bois. La cuisson de la saumure nécessitait en effet plus de 4 000 fagots par an par saline.Selon le relevé de cadastre (J. H. Clément) :Le cadastre des Grèves de Langueux de 1847 recense 23 « usines à sel » de taille variable, elles peuvent atteindre 40 m2. Les salines ou usines à sel étaient concentrées sur une étroite frange littorale à proximité des habitations.Production du sel dans la baie au 19e siècle : En 1835, une saline pouvait produire 5000 kg de sel par an et fournir la consommation annuelle de 2500 personnes. La production de l´ensemble des salines de la baie représente la consommation de près de 42 000 personnes à cette même époque.Gabelous et trafiquants : En 1790, la gabelle est supprimée par l´Assemblée constituante. Mais en 1806, Napoléon instaure un droit sur la production de sel, applicable sur tout le territoire. Les douanes sont chargées de la répression des fraudes. En 1808, ces activités sont assurées par deux brigades de douaniers appelés « gabelous », 6 hommes à Yffiniac, 12 aux Grèves de Langueux. Pour échapper à l´impôt, les sauniers s´adonnent au trafic et à la contrebande ; ils vendent dans les campagnes le sel noir, résidu de mauvaise qualité qui contenait beaucoup de plomb."Un enfant de nos grèves portait sur le dos le sel de contrebande pour le vendre dans les fermes voisines de St Brieuc. Traqué par les agents de police, il les suit devant M. Le Procureur du Roi. Arrivé là, quel désappointement ! Ils ne voient plus sur l´épaule qu´un sac complètement vide. Notre jeune industriel avait fait une large ouverture avec son couteau au fond du sac et semé sans bruit le sel qui devait le perdre" (anecdote de contrebande relevée auprès des archives communales vers 1870).La fin des salines : Plainte des sauniers lors du projet de dessèchement de l´anse en 1833 :On verra si la suppression des salines ne leur porterait pas un coup terrible, si cette commune, aujourd´hui peuplée et florissante, ne deviendrait pas déserte et misérable.La fin d´une activité : Vers 1860, le déclin du sel est général dans tout l´Ouest. En 1852, Langueux ne compte déjà plus que 10 ou 12 salines en activité sur les 45 existantes. Les nombreuses taxes, les conditions de travail précaires et la concurrence avec le sel raffiné eurent raison de l´industrie du sel dans les grèves.La rusticité des bâtiments et l´action corrosive du sel ont rendu impropre leur reconversion en maisons d´habitation. On constate qu´aucun vestige matériel, témoin de l´activité des salines, n´a pu être conservé.Lorsque l´industrie du sel périclita, les sauniers se consacrèrent principalement au maraîchage qu´ils exerçaient déjà de manière saisonnière. Ils continuèrent à parcourir les divers marchés pour écouler leur production. Cette mutation préfigure la future et principale activité des Langueusiens.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

Par : L'inventaire du patrimoine

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En Morbihan gallo
Paysages et activités artisanales en Morbihan gallo. Balade à cheval en sortie du bourg d'Aucfer, passage devant un calvaire. Jonquilles, champ de colza et ajoncs. Des rochers dans les champs. Une croix de calvaire. Des pommiers en fleur près de la chapelle de Laupo à Allaire. Calvaire et fontaine. Des habitations près d'un petit ruisseau, puis un champ de rochers blancs. Sortie de communion, les femmes vêtues de coiffes de Rochefort-en-Terre et de costumes sombres posent devant la caméra puis dansent en ronde. Détails des broderies des châles et des coiffes. Portrait d'une brodeuse maniant l'aiguille. Vue d'un château et d'un petit barrage. Au lavoir, les lavandières font leur lessive en battant le linge près d'une lessiveuse sur le feu. Un vannier fabrique des paniers en osier. Pêche au carrelet à la rivière : remontée et mise à l'eau du carrelet, on récupère le poisson avec une épuisette. Images du passeur Arthur Plot. Ramendage des filets avec une navette. Dans les marais, un homme debout sur une barque plate avance avec une grande perche avec une fourche au bout pour pêcher l'anguille. Fabrication de nasses et de bosselles en osier pour la pêche à l'anguille. Des bœufs sur un chemin humide. Une femme en coiffe bat le beurre dehors puis grave la motte à l'aide de petits tampons en bois. Des cochons dans leur enclos. Vue d'un champ de blé puis battage à la machine (batteuse en bois de marque Merlin). Hommes, femmes et enfants y participent, on prend la pose devant la caméra pus on boit un coup de cidre. Batteuse à bras. Une grange au toit de paille, plusieurs moulins datant du début XIXe siècle. Vue d'un champ de blé noir. Une femme fait des galettes en extérieur : graissage du billig, étalage de la pâte au rozell et retournement avec le spanell. Attelage des bœufs avec un joug pour aller labourer le champ à l'aide d'une charrue Dombasle. Ramassage des pommes de terre dans les sillons. On attèle un cheval à un tombereau, puis labour d'un champ avec un cheval. Marché aux châtaignes et foire aux bestiaux (cochons, chevaux). Fabrication du cidre : tas de pommes, le cheval actionne le pressoir, le tonnelier fabrique les barriques et le bouilleur de cru produit l'alcool avec son alambic. Un vannier fend des branches d'osiers pour fabriquer un panier. Inondations, les vaches ont les pattes dans l'eau.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Propos sur les prières et les saints
Sont détaillés : Saint-Cornely dans toutes les écuries, une statue ou une image –- des offrandes à Saint-Cornely, du beurre..., données aux plus pauvres –- Saint-Antoine, pour les cochons, souvent des offrandes -– Saint-Jugon, pour la pluie, les enfants sous la pierre –- Saint-Benoit, dans l'étable, protection contre la sorcellerie –- Sainte-Barbe pour l'orage, pour empêcher la foudre de tomber sur les animaux. (Sont évoqués : le pèlerinage avec les bêtes -– les chapelles –- Saint-Eloi –- les croix chrétiennes sur la porte des étables).

Par : Dastum

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Le bon Beurre de Bretagne - Sa fabrication à Scaër
Scaër.- La fabrication du beurre. Trois jeunes filles posent dans un intérieur reconstitué. L'une tourne la baratte, la seconde porte un panier, la troisième façonne une motte de beurre.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Beurre a-t-y os?

Par : Dastum

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Quatrième épisode – K’Actus 2004
K’Actus, le journal quotidien du festival K-Barré – Forum des arts 2003. Au sommaire de cette émission : Du rock, la bamba, une interview, du jonglage, de la pelouse, le western spaghetti, de la confiture, du muscadet, du beurre et des beignets, un photomaton, des pièces de théâtre, la grande histoire des indiens (avec du ketchup), Pain Beurre et Cinéma, Odyssé, Kazou, du modelage avec Triepot, Amanda Altaï et l’Agenda karaoke – Starring : Billy DOM, Billy DAM, Wendy (as the boss), Cindy and Beasty Billy Boob.

Par : L'aire d'u

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Pontivy : Le marche au beurre, place Martray

Par : Dastum

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La Place au beurre : [carte postale]
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Carte postale

Par : Yroise - bibliothèque numé

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L'Hermitage (I.-&-V.) - La Laiterie - Beurrerie -
Les machines à faire le beurre.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le Grenier du Siècle à Nantes
Dans l'ancienne usine LU, Nantes ferme le siècle en créant le Grenier du Siècle, lieu de dépôt d'objets représentatifs du XXe siècle, qui seront consignés durant 100 ans. Un descendant de l'inventeur du célèbre petit-beurre Lu vient en déposer la recette.

Par : INA

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Istoarioù diaoul ha laer-amann [Des histoires de d
Artistide Herrio a gont deomp amañ istoarioù bet klevet gantañ en e vugaleaj er menaj e Ploue. [Aristide Herrio nous raconte des histoires qu'il a entendues enfant quand il était à la ferme à Plouay.]

Par : INA

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SAINT-HERBOT (Finistère) L'Eglise, Statue de bois
Plonévez-du-Faou.- Un autel où sont déposées des queues de vaches, situé devant la clôture à balustres du choeur, intérieur de la chapelle Saint-Herbot. Sur la droite, une Piéta. Deux petits autels de pierre, situés devant la clôture, recevaient autrefois l'un le beurre, l'autre les queues de vache, offerts à Saint-Herbot le jour du pardon.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Quimper, fonds de cartes postales : places et rues
Ce recueil numérique comprend 56 cartes postales représentant différentes rues et places de Quimper : place Maubert, place Saint-Corentin, place au Beurre et place Terre-au-Duc ; avenue de la Gare, boulevard de l'Odet et boulevard de Kerguélen ; rue Sainte-Catherine, rue du Parc, rue Kerhéon, rue Royale (actuelle rue Elie Fréron), rue du Lycée, rue du Guéodet, rue du chapeau-Rouge et rue Saint-Mathieu ; les Halles.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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De pomme en cidre
De pomme en cidre de Louis Chiquet 1939 - n&b - 9.5mm - 10'10 Erbray, vers 1939. Louis Chiquet, cinéaste amateur, nous raconte le long chemin de la pomme au verre de cidre. Il montre la saison des labours, la semence, le hersage, l'hiver, le printemps puis l'été, le blé pousse. La moisson à trois chevaux, le ramassage du blé, le battage. Le moulin à vent de La Renardière en action, le meunier à la fenêtre, le four à pain au bois, une boulangerie, les enfants mangent de délicieuses tartines de pain au beurre et à la confiture...

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Zebda aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (19
II y a des groupes aux textes creux, y’a ceux qui dégomment illico. Y'a les métissages actuels, les faux coloris médiatiques, y'a le feeling, y'a la maîtrise. A la croisée de ces méandres y'a la tribu Zebda (beurre en arabe), trois mâchoires féroces et harnachées qui revendiquent la partialité. Leur gilet pare-balles, c’est quatre musiciens qui sont autant d’outrages sur l’échelle de Richter. Musicalement, Zebda est un cocktail d’influences magistralement dosées. Rhythm’n blues, funk, rap, reggae, saupoudrés de touches africaines et moyen-orientales. Y font danser les éléphants ! Paroles !

Par : Association Trans Musicale

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Propos sur les saints, légende de Saint-Jugon, et
Sont détaillés : Saint-Cornely, patron des bêtes à cornes –- la première livre de beurre, amenée en offrande au presbytère –- la légende de Saint-Jugon -– les feux de la Saint-Jean –- le jour des rameaux, dans la maison, et dans les étables –- la Fête Dieu, avec les pétales de fleurs bénis -– Saint-Christophe pour les voyageurs. (Sont évoqués : Saint-Eloi –- Saint-Antoine –- pèlerinage -– la Semaine sainte).

Par : Dastum

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Atersadenn-Kaozeadenn gant Maximin & Thérèse Evano

Fin Jeannette Ar Bouc’h (12’), skeudennoù gant Monique.

Kaozeadenn gant Maximin ha Thérèse Evano e Bubri (17’) : ganet 30, tud 30 devezh-arad, prop, skol betek 15 vloaz, ferm betek dimeziñ, koñje Pariz, labour-douar a-raok brezel, bezañ peisant, sikour etre tud, bzg, galleg, brezel, patrioted, tredan, gant Thérèse, trakteur, SAFER, amprestiñ, teknisianed, amann, kleñved ar saout, laezh, kotaioù, skoazelloù, GAEC, mab gant 60 devezh-arat, e¨rus bezañ peisant.

Fin ITV Jeannette Le Boulc’h (remembrement), images. 17’

Conversation avec Maximin et Thérèse Evano, agriculteurs en retraite à Bubry : né en 30, parents ferme 15 ha, école jusqu’à 15 ans, ferme, service à Paris, agriculture avant guerre, entraide, breton et français, guerree, résistance, électricité, Thérèse, tracteur, SAFER, prêts, techniciens agricoles, beurre, brucellose, quotas laitiers, subventions, GAEC, fils avec 30 ha.

Par : Dastum

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Hôtel de voyageurs dit Hôtel Franklin, 3 quai Dugu
Edifice de plan rectangulaire composé de onze travées en façade, avec un léger décrochement des travées latérales côté port. L'étage de soubassement est en moellons de granite avec des joints beurrés. Les travées en ressaut de la façade sud présentent une alternance de brique et d'enduit peint sous forme de bandeaux horizontaux. Tout le reste de l'édifice est en moellons de granite recouvert d'enduit peint. L'entrée de la façade sud est surmontée d'une marquise. Côté mer, un avant-corps en rez-de-chaussée surélevé est occupé par la salle à manger. La façade ouest comporte une grande baie en hauteur permettant d'éclairer la cage d'escalier. A l'intérieur, le bâtiment s'organise en galeries intérieures donnant sur un atrium surmonté d'une verrière.Hôtel de voyageurs édifié en 1861 entre la grève des Bains et le port de commerce de Saint-Malo sur les plans de l'architecte Jolliet. C'est en 1861 le premier hôtel balnéaire (en dehors de la cité intra-muros) de Saint-Malo, construit sur des terrains auparavant occupés par des chantiers. En 1886, le propriétaire de l'hôtel achète les parcelles voisines pour en faire une cour d'entrée. Une inauguration de l'hôtel lors du rachat par la Société Lebon a lieu en 1892. En 1922, le bâtiment est surélevé, on ajoute une véranda ainsi qu'un bar américain à l'intérieur. En 1929, l'hôtel dispose d'un ascenseur et de cent chambres, dont soixante sont équipées d'une salle-de-bain. En 1937, l'hôtel change d'appellation : il devient le Palais Franklin tandis qu'un sous-sol est aménagé. L'hôtel subit des transformations intérieures en 1953. Après cette date, il est divisé en appartements et l'atrium central recouvert d'un plafond au premier niveau.
Auteur(s) du descriptif : Lemonnier Gaëlle

Par : L'inventaire du patrimoine

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Les fermes La Riboisière de Louvigné Communauté
Non plus alignées ou superposées comme par le passé, les différentes parties de l'exploitation agricole sont désormais nettement dissociées. Les bâtiments suivent une disposition bien définie. Dans certains cas, ce ne sont que des agrandissements de fermes existantes, comme c'est le cas de la Geslandais à La Bazouge-du-Désert et de la Berhaudais à Louvigné-du-Désert où le vieux logis est conservé comme habitation. L'ensemble des bâtiments est de construction homogène et régulière, ce qui fait d'autant plus ressortir les anciens bâtiments quand il y en a. Les élévations sont constituées de moellon de granite ordonné en assises régulières. Les ouvertures et chaînages d'angles sont en pierre de taille de granite gris ou en brique. Pour les constructions du début du 20e siècle, certaines pierres d'encadrement sont en bossage, comme on peut le voir à la Bâtardière à la Bazouge-du-Désert. Les gerbières sont toutes surmontées d'un plein cintre de brique en guise de linteau. Les toitures d'origine sont en ardoise.La dernière ferme Lariboisière fut construite vers 1930, il s'agit de la Rouletière à Louvigné-du-Désert. Sur la même commune, la ferme du Bois Garnier était la plus grande exploitation du Comte. Parmi les plus belles fermes Lariboisière, on peut citer celles de la Géraudais et de la Colimonnière également situées en Louvigné-du-Désert.La région de Louvigné-du-Désert possède un habitat rural très original, qui date de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle : ce sont des fermes-modèles dites "Lariboisière" du nom du Comte qui les à fait bâtir. Sous la plume de M. Hodebert, il est présenté comme étant un personnage politique respecté mais aussi pionnier en matière d'agriculture. L'auteur mentionne à ce sujet la construction de fermes-modèles, équipées d'hygiène et de confort selon ses préceptes de salubrité et de propreté. Il précise aussi les reconstructions que le Comte a fait faire sur ses nombreuses fermes en Louvigné-du-Désert et Javené dans la dernière decennie du 19e siècle. La particularité de cette série de fermes, ayant toutes une fonction de laiterie, est d'avoir été construites toutes sur le même modèle architectural et selon une même logique : étable / fosse à purin cimentée sous plate-forme à fumier / cabinet d'aisance à l'angle de cette plate-forme. Le Comte de Lariboisière, s'est également beaucoup investit dans l'agriculture en participant aux comices et en portant ses efforts vers le développement de l'agriculture. Ainsi, il a mis en place un modèle architectural qui tient compte des conseils donnés par le Journal de Fougères en 1879 à propos de l'hygiène des bâtiments : il doit y avoir des ouvertures pour expulser l'air chaud, on doit soigner les fosses pour éviter les perditions et enfin, il faut aérer, laisser une atmosphère tempérée et de la propreté (presque) irréprochable. Les fermes Lariboisière dépendait du château de Monthorin à Louvigné-du-Désert. Dans ces fermes, tout est rationalisé et prévu pour un travail agricole facilité et plus hygiénique : maison d'habitation, étables, granges, latrines extérieures, dalle pour fumier. Le Comte spécialise ses fermes dans l'industrie laitière, cette production est destinée à l'exportation vers la capitale. Il installe alors deux laiteries : une à Louvigné-du-Désert, l'autre à Javené. Elles fonctionnent à la vapeur d'après un modèle danois. Cette innovation va de pair avec le choix de la vache de Jersey : son lait est plus butyreux et permet la fabrication de plus de beurre. Le Comte passe une convention avec les fermiers. Ces derniers doivent produire le plus de lait possible et doivent l'apporter à la laiterie. En échange, ils ne payent pas de fermage et sont payés sur la quantité de lait apporté. De plus, ils sont indemnisés d'un tiers lors de la vente d'animaux nés sur leur ferme et ils participent d'un quart aux bénéfices de l'entreprise ; les fermiers ont donc tout intérêt à produire le plus de lait possible.Des chemins partant de beaucoup de ces fermes mènent au château. On y amenait le lait et la crème.
Auteur(s) du descriptif : Bardel Stéphanie ; Dalibard Sabrina ; Le Bohec Régis

Par : L'inventaire du patrimoine

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Le village de Saint-Brice-en-Coglès
Quelques édifices du village font l'objet d'une étude individuelle, comme la mairie et la maison située 6 rue de la Libération, ou d'une étude thématique comme les bâtiments publics pour les écoles et l'hôpital notamment.Toutefois d'autres édifices présentent des caractéristiques intéressantes. Ainsi, la rue de l'Eglise présente plusieurs maisons (numéros 2,4,6,7,11,13) reprenant le même principe : appareil régulier en granite, ouvertures rectangulaires, élévations ordonnancées. Deux sont datées : 1790 et 1850. La maison située au n°2 possède de plus une niche à statue pour y placer la Vierge. Cette niche s'ouvre dans l'angle supérieur du pignon sud. Cette maison a été construite par un marchand. On trouve également dans cette rue une maison élevée en granite et brique qui présente des épis de faîtage et une crête de toit, ainsi que de jolies lucarnes. Cette maison d'agrément forme un ensemble harmonieux et typique de la fin du 19e siècle.Dans la rue de Fougères, aux numéros 25 et 29, on trouve deux maisons datant de la même époque. La première est datée de 1846 sur le linteau d'une fenêtre au rez-de-chaussée. Il s'agit d'une maison à travées sans ordonnance, c'est-à-dire que la travée de gauche est plus éloignée de la travée centrale que celle de droite. Au numéro 9, se trouve une maison construite par un médecin de Montours vers 1860. Son appareil de granite est éclairé par la brique. Elle possède une toiture à croupes, des bandeaux, une large porte cochère. L'apparence d'une maison de maître est également donnée par l'harmonie de la partie centrale entre la porte d'entrée, le balcon et la lucarne, et la finition soignée de cette demeure. Au numéro 14 de la même rue, une maison de la fin du 19e siècle présente un pignon nord au décor particulièrement recherché. Les appuis, les moulures en triangle au-dessus des fenêtres, ainsi que les bandeaux et les fleurs en terre cuite polychrome en-dessous enjolivent le mur et marquent le souci d'associer le granite, matériau austère, à un ornement plus coloré, pour faire ressortir la beauté du bâtiment dont le toit est orné d'épis de faîtage.La rue de Châteaubriand présente également des maisons intéressantes, ainsi les numéros 8 et 14 datent du 18e siècle, tandis que celle située au numéro 7 porte la date de 1858.Entre le 7e et le 10e siècle, les populations vont se regroupent en villages, un grand nombre de ces premiers vilages sont pérennisés jusqu'à nos jours, certains constituant même le noyau urbain primitif des communes. La première structuration se fait sous l'impulsion de l'église. Puis, rapidement, le pouvoir politique vient compléter et appuyer le pouvoir religieux. Les mottes féodales (11e-13e siècles) en sont la manifestation. La seigneurie de Saint-Brice en sera l'élément clé. Jusqu'en 1789, elle organise l'espace, imposant aux populations rurales de nombreuses taxes et corvées, en échange de la protection du seigneur.Autrefois, le bourg de Saint-Brice-en-Coglès était beaucoup moins important qu'aujourd'hui. Il s'agissait d'un village ecclésial, c'est-à-dire que les constructions du bourg se situaient autour de l'église, comme le montre encore le cadastre napoléonien de 1833. Ainsi, les rues anciennes de Saint-Brice-en-Coglès sont la place Charles de Gaulle, la rue de l'église, la rue Pasteur, la rue Surcouf, le début de la rue de la Libération et de la rue de Châteaubriand. Les constructions antérieures au 19e siècle se concentrent d'ailleurs aujourd'hui dans ces rues. Il y avait également autrefois un prieuré à Saint-Brice-en-Coglès. Celui-ci se composait du logis prioral avec son jardin et d'une grange dîmeresse. Ce prieuré était situé tout près de l'église paroissiale. Les derniers bâtiments qui faisaient partie de la communauté des religieuses institutrices ont été démolis dans les toutes dernières années du 20e siècle. Dans le jardin des religieuses, on trouva, dans les années 1930, un sarcophage en granite qui avait certainement servi à ensevelir l'un des moines qui avait résidé au prieuré. La majeure partie du tissu urbain du centre-bourg s'est constituée au 19e siècle. C'est à cette époque que le bourg se transforme, avec la construction de maisons en pierre et de la mairie. Deux écoles privées se créent sous le deuxième empire, ainsi qu'un hôpital hospice en 1900. Ainsi, à Saint-Brice-en-Coglès, les constructions de cette époque sont beaucoup plus développées, remplaçant même des réalisations plus anciennes. La majeure partie des constructions est élevée en granite. Au 19e siècle, sa découpe est devenue mécanique et standardisée. La brique apparaît dans les maisons les plus riches comme élément de décor (bandeaux, corniches). L'alliance granite et brique va de pair dans certains cas avec une architecture dite "pittoresque" en vogue à la fin 19e siècle et au début du 20e siècle, issue, entre autre, des théories de Viollet-le-Duc. Les habitations urbaines du 19e siècle et du 20e siècle possèdent un ou deux étages avec éventuellement un commerce au rez-de-chaussée. La façade est souvent ordonnancée et axée lorsqu'il y a trois travées. On y trouve généralement plusieurs logements. Ces maisons de bourg sont implantées en "bandes" sur la rue ou autour d'une place, créant ainsi des espaces. A celles-ci viennent se juxtaposer des immeubles points de repères : la mairie, la poste, les écoles, l'hospice, la gare.Dès le 19e siècle, la commune est un centre de commerce en gros des produits agricoles : beurre, oeufs, porcs, veaux..., et un lieu d'achat pour les produits de première nécessité, produits alimentaires et d'entretien, habillement.
Auteur(s) du descriptif : Bardel Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

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