Manoir, puis ferme, l'Etrillet (Bruz)
Les terres de l'ancien manoir de l'Etrillet sont encadrées par deux cours d'eau : la Vilaine à l'Est et la Seiche à l'Ouest. L'ensemble du bâti, comprenant l'ancien manoir et ses dépendances, est disposé autour d'une cour. L'habitation se trouve au nord ainsi qu'une grange mitoyenne qui la prolonge à l'ouest. La porcherie et l'écurie sont en face, l'étable sur le côté ouest, et une dernière dépendance est construite à l'est.La maçonnerie est en moellon de schiste violet, la couverture en ardoise. Le toit des deux corps d'habitation présente un coyau. Les ouvertures et les encadrements sont hétérogènes : on note notamment des linteaux monolithiques de schiste gris ou de bois et des piédroits alternant des éléments de granite, de schiste et de calcaire.Sur le cadastre de 1812, l'Etriet se compose de bâtiments disposés en U autour d'une cour. Dans son ouvrage, Paul Banéat en fait remonter les premiers propriétaires, les Renard, à 1427. Il dresse également une description du domaine qui rend compte de son état en 1774. La cour de la ferme se situait au sud et était séparée du manoir par un perron, très dégradé à cette date. Une avenue s'étendait également le long de la Seiche. Le jardin, situé au nord, était séparé du manoir par une douve. La chapelle Saint-Jacques et Saint-Jean de l'Etriette avait été édifiée dans l'angle nord-est vers 1664. Une fuie était présente au milieu de la cour, construite de pierre en forme de voûte à l'antique. L'auteur mentionne enfin la grille d'une fenêtre du manoir, dont les montants se terminaient en fers de lances, plusieurs grandes cheminées, une fenêtre munie de deux bancs, l'escalier formé de marches pleines en bois et enfin les latrines, munies d'une cuvette en plomb recevant les eaux pluviales et les conduisant au siège. L'état actuel de l'ensemble est très hétérogène et difficile à lire. De l'ancien manoir subsistent les deux corps d'habitation, qui présentent chacun une souche de cheminée sur leur mur pignon ouest. La partie ouest est enduite et l'ensemble des ouvertures a été fortement remanié. Le coyau du toit permet d'envisager une datation ancienne ainsi que l'encadrement chanfreiné de la porte principale de l'écurie, située à l'Ouest, dont les piédroits sont faits de petits blocs de bois et de gros blocs de schiste. Les dimensions de la grange construite ensuite dans l'alignement du logis sont remarquables, notamment la taille de la porte qui pouvait laisser passer une charrette chargée de foin.
Auteur(s) du descriptif : Rageot Gaëlle ; Bardel Stéphanie
Par : L'inventaire du patrimoine