Moulin à blé, puis minoterie de Brécé (Brécé)
Le site de la minoterie a conservé les deux moulins situés chacun sur une rive de la Vilaine et séparés par le vannage de décharge aujourd'hui composé de sept vannes régulant le bassin de retenue. Le moulin le plus ancien, situé sur la rive droite, est désaffecté. Il est construit en schiste et présente un grand appareil de pierres de taille en granite côté coursier. Il compte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé couvert d'un toit à longs pans en ardoises. La minoterie, située sur la rive gauche, comprend deux étages carrés supplémentaires couverts d'un toit à longs pans en ardoises. Enduite, sa façade antérieure est rythmée par trois travées de baies à arc surbaissé. Elle est flanquée des bureaux, petit corps de bâtiment en rez-de-chaussée, de plan carré et couvert d'un toit en terrasse. La roue hydraulique verticale toujours en place, située dans l'étage de soubassement, est visible côté nord. Le logis patronal et différentes dépendances s'organisent en amont du moulin. Le logis patronal, également enduit, est à un étage carré et couvert d'un toit à longs pans en ardoises.Le moulin à blé de Brécé, composé de deux bâtiments, est mentionné dans un titre de propriété de 1797. Le 24 mai 1844, le propriétaire, Gillot de Lantivy, demande l'autorisation de convertir et reconstruire l'un de ses deux moulins en minoterie. Il s'agit du moulin situé à l'ouest, sur la partie non-navigable de la Vilaine. Avant cette transformation, la description des lieux du procès verbal indique l'existence de deux petits bâtiments situés l'un sur la rive droite et l'autre sur la rive gauche de la rivière. Ils sont séparés par une pêcherie et un vannage de décharge, composé de huit vannes, qui se situe entre deux roues hydrauliques par dessous attenant, l'une au bâtiment de droite, et l'autre au bâtiment de gauche. Gillot de Lantivy propose de modifier uniquement le côté gauche de son moulin. Celui de la rive droite reste en activité. Le 25 août 1844, le propriétaire est autorisé à construire sa minoterie sur la rive gauche de la Vilaine. En 1850, reconstruction du vannage de décharge. Le moulin est réglementé par arrêté préfectoral du 4 juin 1852. Un procès verbal de récolement, daté du 5 octobre 1853, constate l'exécution des travaux conformes aux prescriptions réglementaires. Suite à des inondations occasionnées par les ouvrages régulateurs du moulin, ainsi qu'à la demande de son nouveau propriétaire M. Burnon qui l'a acquis en 1874, une procédure de révision du règlement d'eau donne lieu à un nouvel arrêté, le 11 juillet 1890. Ce dernier entraîne l'arasement d'une digue sur 75 m, située en amont, dans le but de former un déversoir suppléant à l'insuffisance du premier. Un procès verbal de récolement, daté du 21 mars 1899, constate l'exécution conforme des travaux prescrits. En 1936, la puissance d'écrasement journalier s'élève à 50 q. La minoterie est toujours en activité. En 1859, le moulin comprend deux roues hydrauliques qui actionnent deux paires de meules et une bluterie. En 1936, il fonctionne avec quatre broyeurs à cylindre, deux convertisseurs, une paire de meules, un plansichter, trois bluteries rondes et deux bluteries hexagonales. Une roue hydraulique verticale à aubes est toujours en place.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina
Par : L'inventaire du patrimoine