Le patrimoine culturel de Rennes Métropole

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Où vas-tu jolie boiteuse belle enfant...

Par : Dastum

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Les corps de ferme en terre (Le Rheu)
Implantation du bâti :Le territoire de la commune du Rheu est marqué par plusieurs cours d’eau : le ruisseau du Lindon, la rivière de la Flume et la Vilaine. Le bâti agricole s’est implanté en conséquence.Les anciennes fermes sont souvent isolées ou en écarts. Certaines fermes, anciennement situées dans le bourg (comme nous pouvons le voir sur des vues anciennes) ont laissé place à des constructions modernes dans les années 1980. Suite au développement important du bourg dans la deuxième moitié du 20e siècle, certaines fermes situées en périphérie de bourg ont été intégrées dans des lotissements contemporains. C’est le cas des fermes de la Noé et de la Mare du Rheu aujourd’hui respectivement réhabilitées en centre culturel et en médiathèque.Les fermes s’implantent sur des topographies relativement planes : des plateaux, des coteaux ou des fonds de vallées. Elles contribuaient auparavant à la forte structuration du paysage dans lequel elles s'intégraient par la présence de haies bocagères, de chemins creux et de mares. A partir des années 1960, le remembrement a modifié le paysage du territoire par la suppression du bocage. Quelques chemins creux menant aux fermes subsistent encore.Les façades principales des bâtiments sont généralement orientées au sud pour des raisons de luminosité et de chaleur. La façade nord est peu perçée voire aveugle. Un cellier y est souvent adossé. Néanmoins, à partir du 19e siècle les fermes s'alignent de plus en plus face à la route.Matériaux et mise en œuvre : Sur la commune du Rheu, les fermes sont en grande partie construites en terre aussi bien pour les habitations que pour les dépendances. La technique employée est celle de la bauge. La bauge est un procédé de construction en terre crue dont la particularité est de ne pas utiliser de coffrage ni de structure en bois. Le mur en terre est élevé par levées successives d’environ 50 à 80 cm sur un solin de pierre. Le solin assure une bonne assise du bâtiment et l’étanchéité entre le sol et la terre assurant une bonne solidité de la construction. Il est maçonné en moellons de schiste pourpre dit “schiste de Pont-Réan” qui est couramment utilisé sur le territoire en raison de la composition du sous-sol du bassin rennais. Le solin est légèrement enterré dans le sol et dont la hauteur varie de 60cm à 1m. La terre étant très sensible à l’eau, le rôle de la maçonnerie en pierre est donc de limiter les remontées capillaires. De même, La bauge est créée à partir d’un mélange de terre argileuse, à l’état plastique, et de fibres végétales (paille de seigle, balle d’avoine…) ou animales (poils de vache ou crin de cheval). Elle peut comporter des petits cailloux déjà présents dans la terre. Lorsqu’elle est suffisamment malaxée, l’élévation des murs s’effectue par levées successives à l'aide d'une fourche sur une hauteur pouvant aller jusqu'à un mètre. Une fois la terre sèche, elle est triquée, puis parée à l'aide d'un "paroir" afin de lisser les murs de manière plus ou finie selon le rendu souhaité. Cette étape est alors répétée jusqu'à obtention de la hauteur désirée.Quelques bâtiments en pan de bois ont été retrouvés sur la commune. Cette technique de construction en terre s'appuie sur une ossature en bois remplie de torchis (terre et végétaux) maintenu par des lattes de bois. En général, les murs pouvaient être protégés par un enduit. Plusieurs fermes recensées possèdent un pignon en pan-de-bois, comme au Plessis-Saucourt ou dans la grange de la Jouaudière. Par ailleurs, les cloisons intérieures sont généralement traitées en pan de bois comme à la ferme de Mahomat. Des essentages en ardoise pouvaient protéger les façades les plus exposées comme on peut le voir sur le pignon de l’habitation de la Touche Bouvier ou à Mahomat.L’utilisation de la brique est abondante au cœur de la commune. Son utilisation s’est généralisée grâce à l’implantation de plusieurs briqueteries sur le territoire à partir de la seconde moitié du 19e siècle, entraînant des modifications dans l’architecture de la commune. Ainsi, les carrés de bois laissent place à des encadrements en briques.L’architecture : La majorité des corps de ferme recensés est constituée d’un alignement principal doté d’une double fonction : résidentielle et agricole, c’est-à-dire d’un logis et des dépendances. Les bâtiments sont souvent disposés autour d’une cour centrale : les Hauts-Ruisseaux, la Touche-Bouvier, la Bouvardière, la Barberais, la Fleuriais. Un certains nombre d’alignements se sont constitués face à la route, comme la ferme de la Heuzardière.Le logis se distingue des autres bâtiments par une toiture plus haute avec une cheminée. C’est le cas à la ferme de la Fleuriais, des Hauts-Ruisseaux, du Plessis-Saucourt ou encore de la Touche Bouvier où les dispositions originelles ont été relativement bien conservées.Le logis se compose d’un rez-de-chaussée et d’un étage de comble. Cet étage est un espace de stockage, auquel on accède par une ou plusieurs gerbières. Un corps de ferme fait exception : les Métairies de Moigné, vaste ensemble en bauge composé d’un rez-de-chaussée et de deux étages carrés. A ce titre, c’est un élément singulier mais très remanié à l’intérieur.Au cours des 17e et 18e siècles, les façades sont asymétriques. Les ouvertures sont de dimensions variables afin de répondre aux besoins intérieurs. On distingue les façades nord et sud : si le mur gouttereau sud est largement percé de baies, le mur gouttereau nord est aveugle ou quasi aveugle.A partir du 19e siècle, les façades s’organisent de manière symétriques. L’apparition de théories hygiénistes, prônant des besoins d’air et de luminosité, engendrent une organisation régulière et symétrique des façades en travée. Les ouvertures sont agrandies et encadrées de briques. Par ailleurs, la pente de toiture est plus faible qu'auparavant, cela s’explique par la présence gouttière (Question pour Stéphanie, Est ce vrai?)A l’intérieur, les pièces sont en enfilades séparées par un mur de refend auquel s’adosse parfois la cheminée. Cette dernière peut également se trouver sur le mur pignon. Concernant les portes, elles pouvaient être à simple ou à doubles battants. Les murs intérieurs étaient badigeonnés au lait de chaux afin d’apporter davantage de luminosité et d’assainir l’espace.Des dépendances encadrent le logis principal. Elles peuvent être accolées, en retour d’équerre ou indépendantes. Les dépendances sont composées d’un rez-de-chaussée et d’un étage de combles ayant une fonction de stockage, desservies par des gerbières.Patrimoine d’accompagnement de ces fermes, les puits et les fours à pain, ne remplissant plus leur fonction, ont souffert d’un manque d’entretien et parfois de destructions au cours de la deuxième moitié du 20e siècle. Les puits, ronds ou carrés, sont maçonnés, les superstructures sont en bois et le tout est recouvert d'un toit en ardoises, comme le puits de la Cranais.Le remaniement des bâtiments agricoles :Comme dans tout le bassin rennais, l’architecture en terre contribue fortement à l’identité du Rheu et de ses paysages. La bauge est une technique constructive méconnue représentative de l’architecture agricole du bassin rennais. La présence d’enduit mais également un manque de valorisation et de transmission de connaissances participent à la méconnaissance de cette architecture. Cela entraîne des destructions et des remaniements sur un bâti facilement transformable par son matériau. Pourtant, ces fermes témoignent d’une identité agricole autrefois très présente sur le territoire.Aujourd’hui, seulement 5 fermes ont conservé une activité agricole sur le territoire communal. L’ensemble des autres fermes ne possèdent plus qu’une fonction domestique. Inévitablement, le bâti est adapté afin de répondre à cette fonction mais aussi aux besoins et exigences actuels en matière de confort. Ainsi, les ouvertures (portes, fenêtres, gerbières) ont généralement été modifiées par des rajouts ou des agrandissements afin d’apporter plus de luminosité, ce qui gênent la lecture du bâti.Néanmoins, certaines annexes agricoles ont conservé leur aspect originel. On peut deviner la présence de la terre par la présence d’une toiture à coyau pour préserver les murs des eaux de ruissellement et le manque d’aplomb des murs. De même, les soubassements en schiste sont laissés apparents, permettant de déduire la nature du gros œuvre.
Auteur(s) du descriptif : Sotteau Justine ; Guillemot Anna ; Heuzé Maëlle

Par : L'inventaire du patrimoine

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3 Soutanes

Par : L'inventaire du patrimoine

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Statuette : Enfant de choeur

Par : L'inventaire du patrimoine

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Voilà les gars d'la classe

Par : Dastum

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Immeuble

Par : L'inventaire du patrimoine

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L'architecture du génie civil à Rennes

Par : L'inventaire du patrimoine

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Immeuble

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Ancien chemin vicinal n° 24, dit boulevard Solféri
Voies ferrées supprimées.Boulevard destiné à relier la gare au faubourg de Nantes et à la route de Redon, projeté en 1859 par la compagnie des chemins de fer. La largeur de la voie, classée dans la voirie vicinale en 1861, est fixée à 20 m entre la gare et le magasin à fourrage de la caserne du Colombier et à 15 m au-delà, jusqu'à la route de Redon, ainsi que de la gare au faubourg Saint-Hélier. A l´est, entre la gare et le faubourg Saint-Hélier (boulevard Solférino), la voie est construite avant 1861, date du plan de la ville où elle figure au nombre des travaux réalisés sous la municipalité Ange de Léon ; elle est classée dans la voirie urbaine et dotée de trottoirs et de caniveaux en 1880. Après un premier refus, en 1909, trois voies ferrées transversales sont construites en 1915, en 1919 et en 1930, pour la société fermière de l´établissement thermal de Vichy, puis pour le journal Ouest-Eclair, enfin pour la société Magnant et Cie.A l´ouest, le tracé choisi pour la portion de la voie entre la rue Jules-Verne et la route de Redon (boulevard de Guines) sera celui proposé par la compagnie des chemins de fer, en 1862. Les travaux de construction, mis en adjudication en 1863 et achevés en 1868, sont réalisés par l'entrepreneur Mallot, entre la gare et la route de Redon. Entre la gare et la rue de l´Alma (boulevard de Beaumont), les trottoirs sont construits en 1872 et des arbres sont plantés, en 1875, par l´entrepreneur Simon. Un égout est construit peu avant 1885, date de réparation de la chaussée abîmée par les travaux.Entre la rue de l´Alma et le faubourg de Nantes (boulevard du Colombier), des échanges de terrains ont lieu entre la ville et l´Etat, pour le raccordement du boulevard à la rue de l´Alma, en 1864. Une voie ferrée (système Decauville), reliant le magasin à fourrage et la caserne de Guines, est construite en 1887. L´alignement de la voie est fixé en 1893, suivi de son classement dans la voirie urbaine, en 1895. Trottoirs et caniveaux sont construits en 1897 par l´entrepreneur Boutineaud. En 1948, l´Etat cède les terrains militaires bordant la voie, entre la rue de l´Alma et le magasin à fourrage, pour la construction d´Habitations à Bon Marché.Le projet de 1868 prévoit la plantation de 222 arbres, boulevard du Colombier, de 104 arbres, boulevard de Beaumont et de 200 arbres, boulevard Solférino. En 1882, la suppression d'une rangée de tilleuls, boulevard Solférino, est votée.En 1886, les habitants du boulevard de Beaumont demandent l´abattage des arbres, requête acceptée par la municipalité car les arbres poussent mal en raison de la nature schisteuse du sol. En 1911 les habitants du boulevard du Colombier demandent l´abattage des arbres dont la date de plantation n´est pas connue ; 67 peupliers sont vendus par adjudication en 1918.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle

Par : L'inventaire du patrimoine

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Entrepôt commercial, dit Entrepôt d'épicerie Logea
Entrepôt commercial construit en 1928 sur les plans de l'architecte Eugène Guillaume, agrandi en 1954 et 1957 par l'architecte M. Laloy.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle

Par : L'inventaire du patrimoine

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Immeuble de rapport
Immeuble à logements construit en 1933, agrandi d'une travée sur le passage latéral, en 1937.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle

Par : L'inventaire du patrimoine

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Immeuble, dit les Cottages de la Tour d'Auvergne

Par : L'inventaire du patrimoine

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L'infanticide
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Par : Dastum

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Comassot

Par : Dastum

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Suite gavotte - ton doubl

Par : Dastum

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François Dilasser au Musée des Beaux-Arts de Renne
L'artiste peintre François Dilasser évoque son travail et son approche de la peinture comme un langage. La couleur est au cœur de son œuvre, elle apporte le rythme et l'émotion à ses peintures.

Par : INA

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Les Seiz breur/
Le mouvement artistique breton Ar Seiz Breur (les sept frères) est en exposition au Musée de Bretagne. Ce mouvement a concerné de nombreux domaines artistiques, et a eu pour but de faire passer la culture bretonne et ses symboles dans l'art.

Par : INA

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Les dix ans du Théâtre Chorégraphique de Rennes
A l'occasion des dix ans du Théâtre chorégraphique de Rennes, Gigi Caciuleanu présente deux nouveaux ballets extraits des œuvres de Jean Cocteau et de Francis Picabia. Gigi Caciuleanu voit dans la danse l'art de demain.

Par : INA

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L'école Diwan
Diwan/, "germe" en breton, sont des écoles maternelles d'enseignement en breton. Seize maternelles sont ainsi réparties en Bretagne, notamment à Rennes. Elles reçoivent le financement des parents d'élève et proposent une pédagogie ouverte.

Par : INA

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Le patrimoine immatériel en Bretagne
Ana Sohier évoque le patrimoine culturel immatériel, dont elle est chargée à Rennes en tant que conseillère municipale. Il est inscrit à la convention de l'Unesco depuis 2003.

Par : INA

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A Rennes, ouverture du Val au public
Les habitants de Rennes et de son agglomération découvrent leur nouveau moyen de transport en commun, le Val. Mis en chantier en 1998, le métro donne entière satisfaction aux usagers.

Par : INA

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Résumé de la finale de Coupe de France Rennes-Guin
Le Stade de France a été le théâtre d'une historique fête du football breton à l'occasion de la finale de la Coupe de France. Le match opposant Rennes à Guingamp a finalement tourné à l'avantage de l'équipe des Cotes d'Armor (2-1), grâce à deux buts d'Eduardo contre un but de Bocanegra.

Par : INA

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IIe Carte de la troisieme tournée militaire de Mr.
Ancien possesseur : Argenson, Antoine-René de Voyer (1722-1787 ; marquis de Paulmy d'). Ancien possesseur

Par : Gallica

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