Patrimoine culturel de Quimper

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Église paroissiale Saint-Gunthiern
Plan en croix latine à trois vaisseaux et à cinq travées. Choeur peu profond à chevet plat flanqué de deux sacristies au sud et au nord. Clocher à chambre de cloche à galerie ajourée de soufflets surmontée d´une flèche flanquée de quatre gâbles et cantonnée de pinacles. Petite chapelle des fonts baptismaux au nord, au niveau de la troisième travée. Gros oeuvre en pierre de taille, couvert partiellement d´un enduit crème. Les pierres de construction proviennent d´édifices en ruines de la commune et les ardoises d´une carrière de Saint-Goazec.Nef de type obscure couverte d´un lambris peint en bleu avec nervures en ocre et en rouge, entraits décorés à engoulants et sablières à écussons. Arcades en arc brisé reposant sur les chapiteaux toscans soutenus par les colonnes. Sol couvert de dalles de granite.L´église de Langolen conserve des éléments du 15e siècle (le porche sud), du 16e siècle (la façade occidentale, clocher). Elle a été reconstruite d´après les plans de l´architecte diocésain Joseph Bigot en 1844 par les entrepreneurs Pierre Le Quéo et Jean-Louis Le Naour pour le clocher. On ajoute un transept, deux sacristies à l´est et une chapelle des fonds baptismaux au nord de la nef. Bigot est intervenu une seconde fois en 1864 lors de la reconstruction du clocher endommagé par la foudre en 1826.
Auteur(s) du descriptif : Fauchille Gwénaël

Par : L'inventaire du patrimoine

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Travaux à Brest...
Travaux à Brest... Documentaire / 1952 / film 8 mm / N&B et couleur / 30 mn Réalisateur : Jean-François Lozac'h 1/ Travaux à Brest, Saint Pierre. Enrobage des allées au cimetière par des travailleurs immigrés. 2&3/ Passage du Tour de France à Brest, gros plans de coureurs. Présentation des équipes devant le château de Brest. Véhicules de la caravane publicitaire. Représentation de bagad (Plougastel...) et de cercles de danse lors de cet événement. 4/ Aviation, Quimper 1953. Cérémonie religieuse dans le hangar d'un aérodrome, vols d'engins. 5/ Meeting national d'aviation, 12 juillet 1954. Une aviatrice aux commandes de son appareil, vol et figures aériennes. Les parachutistes défilent. Acrobaties aériennes. Parachutage. 6/ Football, Bohars/Landerneau, 1960. Naufrage du " Annick-André " sur la côte, bateau immatriculé à Etel (EL 5115). 7/ Promenade au Menez Hom. Le Conquet, jeu de boules en plastique, un homme peint, 1959. 8/ Fête Dieu, 1956. L'été au camping à Trégana.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Richesse vocale et reprise des sonneurs
Cycle de conférences organisées dans le cadre de l'université d'été du festival de Cornouaille, co-produites par Ti Ar Vro Kemper, animée par Guy Riou et Loeiz Guillamot.
Thème : Méthamorphose de la chanson traditionnelle.Intervenant : Jean-Luc Le Moign

Par : Dastum

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La cathédrale Saint Corentin à Quimper
Après dix années, la restauration de la cathédrale Saint Corentin de Quimper est achevée. Cette restauration redonne à la cathédrale son faste d'origine.

Par : INA

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Chanson Kemener
Yann Fanch Kemener interprète Koat-houarn (composé par Jean-Michel Veillon) et Fañchig bihan (air traditionnel breton). Spectacle donné au Théâtre de Quimper.

Par : INA

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Les Grandes Fêtes Interceltiques et de Cornouaille
Les Fêtes de Cornouailles réunissent à Quimper les pays Celtes de Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse, du Pays de Galles qui célèbrent leur amitié. Ils défilent dans les rues de la ville en costume folklorique, au son de la musique traditionnelle.

Par : INA

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Le point sur l'industrie textile en Bretagne
Face à la concurrence des pays émergents, l'industrie textile française est en crise. Les entreprises bretonnes Guy Cotten et Armor-lux résistent à cette concurrence, mais espèrent une aide de l'Etat.

Par : INA

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Château de Kistinic (Quimper)
Edifice de plan massé irrégulier ; le corps de bâtiment principal est encadré de plusieurs pavillons et d'une tour circulaire. La maçonnerie est enduite avec encadrements de baies, chaînes d'angles, corniche à modillons en pierre de taille. Les lucarnes sont surmontées de fronton à gâble, la porte d'entrée d'une accolade. (Elise LAURANCEAU, 2004) Cette étude sur le château de Toulven a été complétée en 2015 par Jeanne Guéguen, par des recherches approfondies sur l'édifice en question ainsi que par une étude sur le terrain.Le château est bâti sur les hauteurs, il surplombe la vallée du Steïr en contrebas et jouit d’un point de vue exceptionnel sur Quimper. En outre, il est entouré d’un parc de 15 hectares contemporain du château. Au sein du parc 8 hectares sont occupés par des chênes, hêtres, séquoia et marronniers. Divers chemins sinueux partent du château pour s’enfoncer dans les bois. Des étendues de pelouses ainsi que des plantes diverses comme des azalées, des camélias, des rhododendrons s’épanouissent sur 7 hectares. En outre, de tous le parc sont visibles des éléments anciens provenant d’autres manoirs ou châteaux des environs comme des puits, un lavoir, etc. Construit selon un plan complexe, il est enduit et les éléments de décor ou de couvrement sont en pierre de taille granit. Il est orienté au sud et la porte d’entrée principale est percée dans la façade nord. Ce château comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage ainsi que des combles aménagés. Le soubassement évasé est en pierre de taille à bossage rustique et une corniche à modillon couronne l’ensemble des façades. Sur la route de Guengat, l’entrée du château est marquée par un portail en fer forgé circulaire encadré par deux piliers surmontés d’un couronnement crénelé. Juste après l’entrée monumentale, se dresse à gauche l’ancienne maison de gardien aménagée en gîte. La maison de gardien présente un plan carré avec une aile en retour d’équerre, elle est enduite en blanc et la pierre de taille granit est employée pour les éléments de décor ou de couvrement.La façade nord du château est flanquée d’une courte aile en retour d’équerre à l’ouest. Cette aile est couronnée par une toiture en pavillon. Elle s’organise autour d’une travée au nord et d’une travée à l’ouest. Les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage de la travée nord sont couvertes d’un linteau à double accolade alors que celles de la travée ouest sont plus étroites et classiques. Les combles de la travée au nord sont éclairés par une lucarne gerbière en pierre de taille granit avec fenêtre à traverse et pignon à chevronnière. La partie est de la façade est rythmée par deux travées. La travée à l’extrémité est, éclaire l’escalier intérieur. Ellepossède une fenêtre couverte d’un linteau en accolade au rez-de-chaussée, une fenêtre à meneau couverte d’un linteau en accolade au premier étage ainsi qu’une lucarne en pierre de taille avec pignon à chevronnière au niveau des combles. La travée centrale est traitée avec une attention particulière, elle se distingue par ses ouvertures. En effet, la porte d’entrée à laquelle on accède par un perron à degré convexe est surmontée d’un linteau en accolade, lui-même souligné par un bandeau décoratif couronné par un fleuron. Au premier étage est percée une fenêtre à meneau avec linteau en accolade également souligné par un bandeau décoratif. Les combles sont éclairés par une lucarne avec pignon à chevronnière couronné d’un fleuron et dont le tympan est orné d’une bécasse sculptée dans le granit. Sur la façade est, un clocheton sur bretèche sur lequel est inscrite la date de 1874, est aménagé au niveau de la corniche. A l’angle de deux ailes en retour d’équerre qui sont dotées d’ouvertures étroites est logée une petite échauguette. Sur une des deux ailes en retour d’équerre une petite porte est percée au niveau du sous-sol pour accéder aux caves et l’autre aile est flanquée dans un angle d’une tour à demi hors-œuvre. La tour est surmontée d’une toiture en poivrière, et est percée sur sa façade est et sud de quatre fenêtre avec linteau en accolade. Des mâchicoulis décoratifs qui rappellent le vocabulaire castral classique, séparent le premier étage du deuxième étage. Le deuxième étage est éclairé par deux fenêtres à meneau couvertes d’un linteau à double accolade souligné par un bandeau décoratif. La façade sud domine une vaste étendue de pelouse. Elle comprend la tour à l’est, un corps de bâtiment central et une aile en retour d’équerre. Le corps de bâtiment principal comprend une travée avec deux fenêtres jumelées surmontées de linteaux à double accolade au rez-de-chaussée et au premier étage. Les combles sont éclairés par une lucarne avec pignon à chevronnière couronné d’un fleuron et dont le tympan est orné par un quadrilobe sculpté. L’aile en retour d’équerre est rythmée par deux travées, le rez-de-chaussée qui est occupé par un salon laisse pénétrer la lumière par deux portes fenêtres couronnées d’un linteau en accolade. Le premier étage accueille deux fenêtres avec le même type de couvrement. Les combles sont percés d’une unique lucarne semblable à celle du corps principal mais dont le tympan est orné d’un trilobe sculpté. Un perron ajouté dans les années 1950 permet d’accéder directement au salon pour assurer une meilleure communication avec le parc au sud. Edifice construit au cours de la 2e moitié du 19e siècle dans le style néogothique. Il appartient à M. L. Cosset au début du 20e siècle. (Elise LAURENCEAU, 2004)L'historique a été complété par des recherches approfondies en 2015 par Jeanne Guéguen.Le château de Kistinic a été construit en 1874 par Louis Mouillade, un notaire vendéen et non loin du manoir du même nom. Actuellement, le château est occupé par des propriétaires anglais qui l’ont acheté en 2004.
Auteur(s) du descriptif : Lauranceau Elise ; Gueguen Jeanne

Par : L'inventaire du patrimoine

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Quimper aviation, juillet 1910

Par : Archives municipales de Qu

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Le Sentier Avis 15

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Enquête diocésaine sur le culte marial de 1856 : r

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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7/8/21, fête des cormorans à St Guénolé Penmarch,

Par : Gallica

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Études géologiques faites aux environs de Quimper

Par : Gallica

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Histoire du Comité révolutionnaire de Quimper
La Revue Historique de l'Ouest est un recueil consacré à des monographies relatives à l'histoire de la Bretagne dont le premier numéro est paru en 1885.

Par : Revue historique de l'oues

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Arrondissements de Quimper. , Chapelle Saint Guido
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Arrondissements de Quimper. , Chapelle Notre Dame
Numérisé par le partenaire. Appartient à l’ensemble documentaire : GMBrst001. Vue stéréoscopique

Par : Yroise - bibliothèque numé

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Saladier
Ce saladier à bord godronné est assez caractéristique de la production de Quimper. Le bouquet est un héritage du décor rouennais traité de manière libre par grands aplats de couleurs. Les fleurettes du marli disposées en guirlandes sont également caractéristiques. Ce plat d'usage et non de décor, présente une glaçure assez abimée.
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Hamon Françoise ; Menant Marie-Dominique

Par : L'inventaire du patrimoine

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IA404 aux Rencontres Trans Musicales de Rennes (20
« IA » pour « Intelligence Artificielle » et « 404 » comme le code d'erreur qui indique que la page web demandée n'a pas été trouvée. Originaire de Quimper, ce trio d'humanoïdes masqués a, lui, trouvé son chemin en extrayant des entrailles des machines une electro-pop marmoréenne sur laquelle sillonne une sublime voix féminine capable de toutes les acrobaties. Gardant toujours en point de mire l'émotion, le spectre d'action du groupe est large et en perpétuelle mutation. Ses productions méticuleuses évoquent aussi bien la soul serpentine de Massive Attack, la pop expérimentale de Son Lux que les reliefs sonores de la bass music. IA404 est un groupe accompagné par Les Trans, en collaboration avec Bonjour Minuit à Saint-Brieuc et Le Novomax à Quimper, dans le cadre du dispositif de production mutualisée de la région Bretagne.

Par : Association Trans Musicale

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Hommage à Saint Yves, Patron des avocats
Le traditionnel Pardon de Saint-Yves s'est déroulé le 22 mai à Tréguier. Cette manifestation reçoit chaque année des milliers de pélerins pour la célébration du Saint Patron des avocats. Cette année le Pardon a été présidé par Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper, entouré de nombreux dignitaires venus du grand Ouest, dont Monseigneur Denis Moutel, évêque de St Brieuc et Tréguier, et l'Abbé Caous, Curé de Tréguier. Après la cérémonie à la Cathédrale de Tréguier, procession des bannières en direction de Minihy-Tréguier, paroisse d'origine de Yves Hélory de Kermartin (1253-1303), qui a été canonisé par le Pape Clément VI en 1347.

Par : TV Trégor

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L'ancienne ligne ferroviaire Châteaulin-Camaret
Le patrimoine ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre les gares et les haltes, des maisons de garde-barrière, deux remises pour les machines, deux stations de pompage avec leur réservoir d'eau (disparus) et des ponts. Dix-neuf éléments de ce patrimoine ont été repérés tandis que neufs dossiers ont été réalisés dont certains regroupent plusieurs éléments (gares de Crozon et de Camaret). Le tracé de la ligne dépassant le périmètre de la Communauté de communes de Crozon, les gares de Châteaulin, de Plomodiern et de Saint-Nic, ainsi que leurs parties constituantes ne sont pas comptabilisées dans les chiffres de cette étude.Le contexte historiqueA la fin du Second Empire, l'infrastructure ferroviaire de la Bretagne occidentale s'avère insuffisante malgré la mise en place des lignes de chemin de fer Nantes-Quimper (1863), Rennes-Brest (1865) et Châteaulin-Landerneau (1867). Cependant, ni la Compagnie de l'Ouest, ni celle de Paris-Orléans ne répondent favorablement à la demande d'extension du réseau par le département du Finistère. C'est la Société générale des chemins de fer économiques, créée en 1880, qui prendra le relais pour assurer un réseau de chemin de fer secondaire en France. Cette société est issue du plan Freycinet, du nom du ministre éponyme, dont l'ambitieux programme de travaux publics lancé en 1878 est de désenclaver les régions reculées. Ces lignes d'intérêt local se caractérisent par un réseau à voie métrique (écartement des rails de 1000 mm) plus économique qu'un réseau classique à voie normale mais également plus lent. La Société générale des chemins de fer économiques se voit confier la tâche de la construction d'un " Réseau breton" autour de Carhaix. La mise en place de ce réseau est tardive, elle s'échelonne de 1893 à 1925, date à laquelle le Finistère dispose enfin d'une liaison longitudinale et transversale.L'origine de la ligne Châteaulin-Camaret La ligne n° 7 Châteaulin-Camaret s'inscrit dans ce programme. Réclamée dès 1878 par plusieurs conseils municipaux et par le Conseil général, classée comme ligne d'intérêt général par la loi du 17/07/1879, la ligne n'est cependant pas concédée en raison de son manque de rentabilité, le trafic des marchandises se faisant principalement par les ports. L'intérêt stratégique militaire argué par les maires de la presqu'île n´est pas suffisant, non plus que l'intérêt touristique. Il faut attendre 1910 pour que le Ministère des Travaux publics approuve le projet de cette ligne et que les travaux commencent. En 1919, les terrassements et la construction des ouvrages d'art sont terminés tandis que les gares sont finies peu de temps avant les inaugurations. La partie comprise entre Châteaulin et Crozon est inaugurée en 1923, tandis que le tronçon Crozon-Camaret avec embranchement au Fret n'est achevé qu'en 1925. C'est la dernière ligne du "Réseau breton" à être mise en place.Les transports s'effectuent au rythme de trois trajets par jour dans chaque sens, en trains mixtes composés de voitures de voyageurs et de wagons de marchandises. Matériaux de construction et engrais sont acheminés dans la presqu'île tandis que langoustes de Camaret, coquilles Saint-Jacques du Fret, céréales et pommes de terre du Porzay sont exportées. Devenue rapidement obsolète avec le développement des transports par poids lourds et la multiplication des voitures individuelles, la ligne ferme en 1967 à l'instar des autres lignes du « Réseau breton ».Le tracé de la ligne Châteaulin-Camaret Le tracé de la ligne débute à la station de Châteaulin ou aboutit la ligne à voie étroite venant de Carhaix. Sa longueur totale est de 52 km, y compris l'embranchement pour le Fret (3km 860). La ligne contourne le bourg de Plomodiern au sud puis atteint celui de Saint-Nic et de Telgruc-sur-Mer, chacun desservi par une station. De là, la ligne franchit le ruisseau de l'Aber au pont du Launay (Telgruc) pour atteindre Tal ar Groas (Crozon) où une quatrième gare est construite. Le tracé longe toujours la route départementale avant d´atteindre la ville de Crozon qui est également desservie par une station placée tout près de l´agglomération, au nord, et qui dessert en même temps Morgat situé à deux kilomètres au sud. De Crozon, le tracé se dirige vers Camaret-sur-Mer en contournant au sud le fort, puis après avoir franchi la route près de Kerret, descend dans la vallée de Kerloc'h et passe près du hameau de Perros d'où se détache l'embranchement qui dessert la gare du Fret établie au port. A partir de Perros, où a été prévue une halte dénommée " Perros Saint-Fiacre" (du nom du village voisin), le tracé remonte le versant sud de la vallée d'un affluent de Kerloc'h, atteint le plateau de Keraudren puis redescend vers Camaret, station terminus située près du quai Toudouze.L'architecture ferroviaire de la ligne Châteaulin-Camaret Au total, la ligne Châteaulin-Camaret comprend, outre la station de Châteaulin, huit gares : Kerhillec (en Plomodiern), Plomodiern, Saint-Nic, Telgruc, Tal ar Groas, Crozon-Morgat, Le Fret, Camaret. Elle comprend également deux haltes (Perros Saint-Fiacre, Argol), quelques maisons de garde-barrière (Brospel, Telgruc, Le Fret, Saint-Nic...), deux remises pour les machines, construites à proximité des gares de Crozon et de Camaret, des stations de pompage et trois réservoirs (disparus) pour l'alimentation en eau des locomotives à Saint-Nic, Crozon et Camaret.Le relief emprunté par la ligne n'a pas imposé la construction d'ouvrages d'art imposants tels que tunnels et viaducs mais celle de ponts en pierre ou à tablier métallique représentatifs du 1er quart du 20e siècle (pont double du Launay sur l'Aber à Telgruc, pont de Kerloc'h à Crozon, pont de Perros, pont de Saint-Drigent).Chaque gare forme un alignement composé d'un bâtiment principal à étage (logement du chef de gare, salle des voyageurs) accolé à une halle à marchandise à toit débordant. Si la conception des bâtiments de la ligne Châteaulin-Camaret est identique à celle des autres bâtiments de la Société générale des chemins de fer économiques (même nombre de pièces, même surface, même structure), le style architectural en est original, inspiré du mouvement régionaliste, en vogue dans le 1er quart du 20e siècle. La position excentrée de la ligne et sa vocation touristique explique ce choix esthétique qui tranche avec les autres modèles créés par la Société. Les maisons de villégiature de Morgat ont peut-être inspiré l'auteur de ces gares, Julien Polti, architecte des chemins de fer de l'Etat. L'utilisation de matériaux censés représenter le « style breton » s'inscrit dans cette mouvance régionaliste : ardoise pour le toit, granite gris clair de l'Aber-Ildut pour les soubassements, les corniches, les encadrements de baies et les pierres d'assise des pignons. Pour la gare de Crozon qui dessert l'agglomération la plus importante de la presqu'île, un effort supplémentaire a été fait : la mise en oeuvre des murs est en moellon hexagonal de grès armoricain issu du sous-sol local. L'importante pente du toit, les pignons découverts, les hautes souches de cheminées jumelées au couvrement ajouré très stylisé, le dessin des ouvertures inspiré de l'esthétique Art nouveau donnent à ces gares un caractère unique. Ce caractère touche également les remises pour les machines des gares de Crozon et Camaret dont les silhouettes évoquent celle d'une locomotive.Seules les haltes de Perros Saint-Fiacre et d'Argol sont conformes au type en vigueur sur le réseau Breton avec utilisation de la brique rouge pour les encadrements des baies, les chaînages d'angle et les bandeaux horizontaux.ConclusionLe caractère unique des gares de la presqu'île, surnommées "Les bigoudènes" en raison de leur hautes souches de cheminée, est à mettre en relation avec la vocation touristique de la ligne Châteaulin-Camaret. Eléments constitutifs de l´identité du territoire, ces anciennes stations ferroviaires sont dans un état de conservation exceptionnelle. En effet, rares sont les exemples à avoir conservé leur halle à marchandises et leur quai d'embarquement. D'autres gares de conception néo-régionaliste desservent des stations balnéaires françaises (La Baule-Escoublac, Arcachon, Trouville-Deauville...) mais leurs lignes ne semblent pas personnalisées et balisées comme celles de Châteaulin-Camaret par des gares identifiables entre toutes sur le Réseau Breton. Véritables marqueurs visuels, elles jalonnent le territoire d'est en ouest.
Auteur(s) du descriptif : Tanguy-Schröer Judith ; Douard Christel ; Maillard Florent ; Le Lu Stéphanie

Par : L'inventaire du patrimoine

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