Salle capitulaire (vestiges)
On conserve trois arcades massives en granit, en arc plein-cintre à double rouleau. Elles sont soulignées par un tore épais au niveau de l´arcade extérieure, qui court jusqu´au sol. Le rouleau intérieur repose sur des colonnettes couronnées de chapiteaux qui flanquent les piliers carrés massifs. Les chapiteaux présentent des motifs végétaux, qui, bien que très érodés, conservent encore la trace de motifs de feuilles et bourgeons, dont le profil semble indiquer qu´ils pourraient appartenir au 12e siècle.En 1884, Joseph Bigot pensait que "C´est à tort que quelques archéologues ont pensé que les trois arcades romanes isolées qui ont pu échapper au temps ou plutôt à la main du démolisseur appartenaient au cloître primitif". D´après leur position et l´épaisseur des arcades Joseph Bigot considérait que "les trois baies qui devaient se prolonger appartenaient à une aile du couvent contre laquelle l´un des côtés du cloître était adossé". Selon lui toujours, "dans l´extrémité du dernier piédroit se trouve une colonnette engagée semblable à celles qui se trouvent dans les baies précédentes. Cette construction porte le caractère de la fin du 12e siècle et devait appartenir à la salle du chapitre de ce monastère qui avait le droit d´abbesse".Il est en effet possible d´imaginer que ces trois arcades imposantes, très larges et d´une hauteur conséquente, appartiennent à la façade occidentale de l´ancienne salle du chapitre qui ouvrait sur le cloître. Parmi les vestiges de cloître du 12e siècle que nous conservons en Bretagne, aucun ne se rapproche des dispositions de ces trois arcades.Il est difficile de déterminer avec précision la période de construction des vestiges situés au Sud de l'église abbatiale. Les trois arcades conservées ont été datées par Louise-Marie Tillet de la fin du 11e siècle et par Roger Grand du 12e siècle. Les quelques chapiteaux conservés pourraient indiquer qu'il s'agit d'une construction du 12e siècle, peut-être réalisée durant la campagne de construction du transept et du choeur de l'église ou datant de la toute fin du 12e siècle.Une porte percée dans le collatéral sud de la nef, à l´extrémité orientale, mène au jardin. Le long du mur sud de l´église se trouvent les vestiges du cloître construit en 1669, probablement à l´emplacement du cloître d´origine. C'est dans ce jardin que l'on observe les vestiges d'époque romane.
Auteur(s) du descriptif : Cros Mélanie
Par : L'inventaire du patrimoine