Manoir de Pratanroux, 18 allée de Prat Ar Rouz (Qi
Il ne reste presque rien du manoir de Prat ar Rouz. Le logis seigneurial est à l'état de ruine, est l'accès aux vestiges n'est pas possible en raison de la dangerosité du site. Le logis était composé d'une salle, munie d'une grande cheminée.Il reste le mur sud de clôture du potager extérieur à l'enceinte. Il est appareillé en moellons et fait à peu près 1,40m de hauteur. Le mur d'enceinte est du manoir, dans lequel est percé un portail et sur lequel s'adossait le logis seigneurial, se maintient encore. On peut encore y voir les restes d'une tourelle, qui encadrait le portail d'entrée. Dans ce mur, le départ de la voûte ogivale couvrait le portail d'entrée, selon les textes. De l'autre côté du portail les fondations de la seconde tourelle subsistent et concordent avec le tracé du cadastre napoléonien. Le reste des bâtiments se trouvant sur Prat Ar Rouz ont été construits au XIXe siècle, il s'agit de bâtiments de ferme, logis et grange notamment. A la base de ce logis de ferme se trouvent des fondations en pierre de taille qui devaient probablement appartenir à un corps de bâtiment contemporain du manoir. Situé sur un site gallo-romain et à proximité d'une ancienne motte féodale, l'implantation du manoir pourrait remonter au XIVe siècle, sur les bases de bâtiments antérieurs. La tradition identifie Pratanroux comme une commanderie de templiers (Cambry, Fréminville). Les différentes mentions dans les textes et les sources font état de la voûte ogivale du portail d'entrée ainsi que des fenêtres cintrées en arc brisé, ce qui nous permet d'émettre l'hypothèse que le manoir date du XIVe siècle. Le manoir a appartenu à la famille du Juch, à la famille de Pratanros, le manoir voisin, au XVIIe siècle, des Le Baud et des Rosily de Méros au XVIIIe siècle. Il est vendu comme bien d'émigré en 1793. Il ne reste rien du manoir hormis quelques pans de murs, il était déjà en ruine au XVIIIe siècle. Aujourd'hui il s'agit d'une ferme dont les bâtiments sont en ruine, du fait d'une succession difficile car le bien est resté en indivision.
Auteur(s) du descriptif : Mottay Louise ; Belzic Céline
Par : L'inventaire du patrimoine