Hôtel dit hôtel de Robien, 2 rue des Vierges, 2 pl
Ensemble de plusieurs corps de bâtiment édifiés en maçonnerie enduite avec des façades postérieures en pan de bois enduites. Cet ensemble comprend un corps de logis principal de plan rectangulaire doublé en façade postérieure par un corps secondaire moins long que le corps principal. Un corps supplémentaire en appentis adossé à l'arrière du logis principal et rejoignant le logis postérieur comprend la cage d'escalier desservant les différents niveaux. Cette dernière, en pan de bois, éclairée par le sud, comprend un escalier à jour central sur 4 noyaux en bois. Elle est accessible actuellement côté est par un large couloir latéral. Un petit corps de liaison (anciennes latrines ?) en appentis et pan de bois existe à la jointure de l'escalier et du logis principal.De plan double en profondeur, le logis principal en moellon enduit, édifié directement sur rue, développe une façade à cinq travées à deux étages carrés et étage de comble percé de lucarnes en pierre calcaire. Exception faite de la travée centrale qui comprend un oculus, les travées latérales sont percées de fenêtres rectangulaires en pierre blanche surmontées de lucarnes à frontons. L'hôtel aurait été construit, d'après Thomas-Lacroix, vers 1680, ce qui correspond à la forme des ouvertures, et non en 1630 comme l'indique la date portée sur l'enduit du pignon ouest du corps principal de l'hôtel. L'hôtel a été doublé par un corps secondaire moins large que le premier à une date encore inconnue. Sur les anciens plans cadastraux de 1807 et 1844, on voit que l'hôtel était édifié sur une parcelle d'angle en bordure de la rue de la Bassecour qui descendait jusqu'à la Porte Poterne. L'ouverture de la place Lucien Laroche vers 1950, sur l'emplacement de 2 édifices qui bordaient l'ancienne rue de la Bassecour ainsi que sur l'emplacement de l'ancien hôtel de ville situé plus bas et démoli en 1944, positionne aujourd'hui cet hôtel en bordure de place ; ce n'était pas le cas lors de son édification ce qui explique la date tardive des ouvertures du pignon ouest de l'hôtel. Le rez-de-chaussée, très remanié comprenait des chambres d'après les inventaires après-décès. L'accès actuel à l'escalier ne semble pas non plus d'origine. Une "allée" plutôt centrale semble mener dans les textes à l'escalier. Le mur est de l'hôtel montre des vestiges d'ouvertures aujourd'hui bouchées.D'après les textes de la réformation de 1677, la parcelle de l'hôtel qui n'est pas encore construit correspond à un emplacement appartenant à l'époque à Anne Le Douarain. On ne sait à quelle époque, l'hôtel passe entre les mains de la famille de Robien qui s'en débarrasse en 1778 d'après les archives au profit de Josse Le Jeune. L'escalier actuel est neuf et a remplacé l'escalier d'origine disparu lors d'un incendie. L'hôtel possédait une aile sur cour visible sur le cadastre de 1844 qui servait probablement d'écurie et de remise.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Danielo Julien ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine