Maison, 2 rue des Orfèvres/1 place Saint-Pierre (V
Ensemble de deux maisons en pan de bois établies sur une parcelle d'angle. La maison la plus au nord présente une façade à fort encorbellement avec 2 étages carrés et un étage de comble, avec retour du pan de bois vers le nord. La charpente de façade montre les vestiges des anciennes ouvertures en ligne remplacées par de grandes fenêtres. L'étage de comble est couvert d'un toit à croupe. Deux cheminées sur gouttereau sont visibles sur la vue aérienne.La maison d'angle développe un pan de bois sans encorbellement sur 3 étages carrés. La surélévation d'un étage au 19e siècle a entraîné la création d'une toiture en appentis. Les deux maisons sont réunies par un corps à façade courbe sur deux étages carrés probablement occupé par des cabinets. L'entrée axiale rue des orfèvres donne sur un couloir qui dessert une escalier à retour avec jour.Ensemble de deux maisons regroupées aujourd'hui sur une même parcelle ; ce qui n'était pas le cas à l'origine. Le rentier du domaine ducal dressé entre 1455-1458 signale à cet emplacement 2 maisons dont une récemment édifiée en 1455 sur un appentis qui appartient à Guillaume Jarnie, valet de chambre du duc. Celle-ci correspond à la partie donnant sur la place Saint-Pierre, l'autre partie à l'angle de la rue des Orfèvres étant dans le rentier partagée par moitié entre Jehan Olivero, drapier et Guillaume Le Baillifs. Elles sont mentionnées dans les archives de la réformation du domaine en 1677 comme appartenant la première à Jeanne Gainche, la seconde à François Le Glouannec, marchand de draps de soie. La façade la plus ancienne place Saint-Pierre montre les traces des menues croisées aux deux étages carrés y compris sur le retour au nord. Elles ont été remplacées par deux grandes fenêtres sur la place au 19e siècle. Le fort encorbellement incite à dater la façade début 16e siècle, voir 15e siècle d'après le rentier. La toiture d'origine, sans doute à pignon sur rue, a été remplacée par une toiture à croupe aussi au 19e siècle. Dans le grenier sont visibles deux arbalétriers qui peuvent correspondre à la toiture d'origine.Au 19e siècle, ces deux maisons sont regroupées sur une seule parcelle et font l'objet de nombreuses demandes de travaux. Ainsi les archives conservent une demande du sieur Bourdais, officier de santé, en 1830, pour des réparations sur les façades sur rue : concernant celle place Saint-Pierre, il demande à avancer le rez-de-chaussée jusqu'à l'aplomb du premier étage ; pour la façade rue des Orfèvres soutenue par un pan de bois qui compromet la solidité de cette façade, il demande d'élever un mur sur toute sa longueur ; celui-ci est encore visible à l'intérieur des 2 boutiques. Suivent 2 autres demandes, en 1836 pour exhausser d'un étage en pan de bois sa maison afin de provisionner du fourrage pour l'année et en 1847, pour une devanture de magasin en retour d'équerre du côté de la maison Roux sur la rue des Orfèvres ; ce qui supprime l'étal.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien ; Mauvais Marion
Par : L'inventaire du patrimoine