Couvent des Cordeliers, actuellement maison, 4 pla
Du couvent initial ne subsiste que le logis prieur de plan rectangulaire d'un étage carré surmonté d'un étage de comble implanté en fond de parcelle bordée à l'ouest par les remparts et la tour dite Saint-François.Petit couvent de franciscains fondé en 1260 à la demande du duc Jean 1er et avec l'accord des seigneurs de Kaer-Malestroit, propriétaires du terrain, et situé entre la première enceinte gallo-romaine et la seconde enceinte datée du 14e siècle. Endommagés après la guerre de succession de Bretagne, les bâtiments sont en effet intégrés à l'intérieur de la nouvelle enceinte lorsque Jean IV décide de prolonger celle-ci vers le sud. Le couvent dispose jusqu'en 1637 de deux cloîtres mentionnés dans les notes de Dubuisson-Aubenay.Au 17e siècle, le couvent connaît une grande campagne de travaux et un projet d'extension très contesté de l'enclos vers le sud. En 1630, la communauté de la ville de Vannes vote un secours de 3000 livres pour reconstruire ou rénover le monastère qui tombe en ruine. Les religieux reçoivent un don de 1000 livres par le Roi. Pour ce faire, en 1637, un procès-verbal de visite des lieux est dressé qui nous permet de reconstituer le monastère grâce à l'indication minutieuse des travaux à effectuer. C'est à cette occasion qu'un nouveau corps de logis est construit au nord de l'enclos, entre l'extrémité des vieux bâtiments et l'ancien mur de la ville. Signalée également par les archives la renovation de la chapelle Saint-Jean (située près du choeur de l'église) financée par son fondateur le seigneur de Kaer.Au 18e siècle, une seconde campagne de travaux est amorcée et concerne en 1732 la communication des bâtiments entre eux ; ce qui change l'organisation des bâtiments entre eux : l'aile perpendiculaire à l'église est prolongée jusqu'au bâtiment isolé qualifié en 1644 de "bastiment neuff" et réaménagé pour remplacer l'aile parallèle à l'église qui est en ruine et détruite.Les plans anciens conservés datés de la période révolutionnaire montrent la disposition des bâtiments à cette époque. Le projet de réexploiter à la révolution pour "l'établissement des bureaux du Département du Morbihan" le corps de logis bâti au 17e siècle ne s'est pas réalisé.Le couvent est fermé en 1790 et la chapelle où étaient enterré Arthur II et Jean de Malestroit est détruite en 1808. Des débris d'enfeux sont visibles au 5 de la rue Léhélec.Du couvent initial ne subsiste que le logis prieur de plan rectangulaire construit vers 1637.A la fin du 19e siècle (1880 d'après le cadastre numérisé), le logis prieur est doté d'une maison du côté de l'entrée donnant sur la place de la République.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine