Les documents du Golfe du Morbihan

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Moulin à marée, puis restaurant, puis dancing, act
Le moulin de Pen Castel est localisé au sud du golfe du Morbihan sur la rive nord de la commune d'Arzon au bout de la Presqu'île de Rhuys. Il est positionné à l’extrémité d'une digue rectiligne de 120 m qu'il chevauche côté aval sur un tiers de la largeur. Il s'agit d'une configuration assez peu répandue, la plupart des moulins à marée flanquant leur digue sur ce même côté aval. Cette digue, large de 8 mètres et en affichant une douzaine au niveau du moulin, fait office de chaussée. Le positionnement du pied de cette digue est atypique car situé en dessous de la ligne de mi-marée. Or, selon les observations faites par J.-L. Boithias et A. de La Vernhe dans les années 1980, les pieds de digues se situent le plus souvent entre 1 et 1,5 mètres au-dessus de cette ligne de mi-marée, ce qui est une disposition préférable pour un fonctionnement optimal du moulin. Quelques uns chevauchent cette ligne mais aucun en dehors de celui de Pen Castel n'est situé en dessous. Il est possible que la cause de ce positionnement peu approprié soit une absence de retour sur expérience à l'époque. Ceci conforterait l'hypothèse de son apparition dès le XIe siècle, peut-être seulement quelques années après l'an Mil, à peu près au même moment que d'autres moulins de la presqu'île (Ludré, Le Hézo, voire Le Lindin et Caden).Autrefois inondée lors des grandes marées, cette digue ne l'est plus depuis qu'elle fut rehaussée d'un mètre environ et délimitée par un muret sur toute sa longueur et de part et d'autre de la voie. Elle est aujourd'hui empruntée par la D 198 et le GR 34. Cette digue crée une retenue d'eau de 13 hectares se remplissant totalement par marée de coefficient de 60 et déjà aux trois quart par coefficient de 25. Le remplissage s'effectue par une vanne positionnée à près d'une soixantaine de mètres du moulin.La bâtisse du moulin est de plan rectangulaire de 16 par 7 mètres. Une largeur de 7 mètres ou approchante était fréquente pour ces bâtiments, en particulier dans le Morbihan. En effet, cette récurrence du chiffre 7 s'explique par la règle du nombre d'or chère aux compagnons qui adoptaient une telle mesure pour la réalisation des pignons de nombreux moulins. La toiture en ardoises à deux longs pans présente un coyau dont l'angle est peu marqué. L'entrée se situe sur le pignon sud-est et se présente sous la forme d'une porte ronde en plein cintre. La date de 1786 sur ce même pignon laisse à penser à des travaux significatifs à l'époque.Les soubassements et les angles du bâtiment sont en pierres de tailles. Les façades en comportent également mais elles sont principalement réalisées en moellons de granit. A chacun des quatre angles, à la jonction du haut de la façade et du toit, on note la présence d'un corbeau arrondi ou crossette. La façade aval présente deux fenêtres de part et d'autre d'une porte haute donnant au dessus de la mer. Cette ouverture caractéristique des moulins à marée permettait de décharger ou charger des navires en sacs de grains ou de farine à l'aide d'une poulie toujours présente à Pen Castel. Au bas de cette même façade aval, chacun des deux coursiers est surmonté d'un linteau plat et étroit reposant sur deux corbelets. Depuis la dernière restauration réalisée en deux tranches de travaux entre 2002 et 2009, ces coursiers qui accueillaient autrefois deux roues verticales intérieures, ont été réhabilité. Il est depuis possible de les observer au travers d'un sol vitré. La façade opposée, côté chaussée, ne dispose pour sa part que de deux petites fenêtres en guise d'ouverture.Dans le prolongement de la façade nord-est côté aval, un appentis de 13 par 5 mètres de longueur prolonge la bâtisse. Il présente une toiture en ardoises à un seul pan orienté au sud-ouest côté étang. Toujours côté aval, deux longs linteaux surmontent chacun une série de trois fenêtres identiques. Côté chaussée, la façade de cet appentis présente deux fenêtres et deux portes, dont une perpendiculaire et au contact du pignon, tout près de l'entrée du moulin. Une lucarne prend place sur le pan du toit, au tiers de la longueur de la façade et aligné avec l'une des fenêtres.Si le moulin de Pen Castel présente des similitudes avec de nombreux moulins artisanaux, il possède aussi plusieurs éléments qui le distinguent assurément au-delà de son appentis. Chacun des deux pans de la toiture dispose tout d'abord une lucarne, ce qui est propre aux moulins qui dépendaient d'un château ou, comme Pen Castel, d'une abbaye, moulins qui étaient les moins nombreux. Chaque lucarne présente des montants feuillurés afin de recevoir les vantails et un fronton sculpté de motifs divers. C'est surtout l'unique moulin à marée de Bretagne à présenter trois cheminées, une sur chaque pignon au niveau du faîtage et une cheminée à larmier à l'angle est côté aval (positionnement rare que l'on retrouve aussi au moulin à marée de Pont-Minaouët dans le Finistère). Une quatrième cheminée est en outre présente sur l'appentis. Les cheminées de Pen Castel sont par ailleurs les seules à être autant ornementées et sculptées (têtes, torsades, animaux...). Parmi les autres particularités, la sablière de la façade aval est soutenue par une bande de pierres elle-même reposant sur une rangée d'une trentaine de corbelets ou corbeaux de granit.Moulin à marée reconstruit au 17e siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Gildas à l'emplacement d'un édifice analogue existant dès 1380, qui leur avait été donné par le duc de Bretagne Jean IV. Resserre au sud-est construite à la fin du 18e siècle (date 1786 mentionnée par travaux historiques). Site classé en 1933. [Catherine Toscer], [Olivier Renaudeau].Reconstruit au XVIIe siècle, le moulin de Pen Castel, attesté en 1186, est très probablement antérieur et pourrait remonter au XIe siècle. Notons que, selon les travaux de Pierre Beunon et de l'association La Maison Forte et le Patrimoine de Rhuys, la presqu'île présente une concentration exceptionnelle de moulins à marée très anciens, dont certains pourraient être liés à une motte féodale, et remontant à une période comprise entre l'an Mil et le XIIIe siècle (Pen Castel donc, mais aussi Ludré, Le Hézo, Le Lindin, voire Banastère, Caden ainsi que celui de L'Epinaye sur la commune de Surzur aux marges de la presqu'île). Cette situation semble alors directement liée à la présence sur ce territoire des siècles durant de seigneuries et d'une abbaye puissantes.On ne sait pas qui est à l'origine de la réalisation du moulin de Pen Castel. Si celui-ci est antérieur à 1140-1150, il pourrait s'agir d'un seigneur local (seigneurie de Kerners, de Pen Castel ou de Bernon) mais plus probablement du duc de Bretagne lui-même sachant que le duc Conan Ier fît l'acquisition de la forêt de Rhuys dès 1008. En revanche, si sa construction est postérieure au milieu du XIIe siècle, époque de l'arrivée des templiers en Bretagne et sur la presqu'île de Rhuys, il serait plutôt l’œuvre de ces derniers qui, comme les grands seigneurs ou les moines, avaient les moyens financiers d'ériger un moulin à marée et sa digue. Il est possible, qu'à défaut de l'avoir créé, ils aient possédé puis aménagé ce moulin de Pen Castel à partir de cette seconde moitié du XIIe siècle et ce jusqu'en 1250. Après cette date, il revînt au duché de Bretagne.En 1367, le duc Jean IV l'échangea contre le Moulin des Lices (parfois dit « de la Garenne »), qui jouxtait son château de l'Hermine à Vannes, et que possédaient alors les moines de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys située à quelques kilomètres de Pen Castel. Déjà détenteurs du moulin à marée du Lindin, ils acquièrent dès lors le monopole de la mouture sur l'ouest de la presqu'île. Par la suite, leur mainmise s'étendît à l'est via d'autres moulins à marée : Le Ludré (en 1474) et Le Hézo. Comme la plupart des moulins à marée du Morbihan, celui de Pen Castel fonctionnait environ 8 heures par jour. Si peu de documents font mention de la production et de la productivité des moulins à marée, on dispose d'une telle donnée pour Pen Castel au XVIIe siècle qui apparaît alors comme le plus productif du pays vannetais avec un total annuel de 200 perrées (petite mesure alors en cours à Vannes et aux environs) de froment et 70 de seigles, soit 432 quintaux.Les moines, détenteurs du droit de mouture, louaient le moulin à un meunier qui devait veiller à son monopole, parfois de façon zélée. En 1703, le meunier André Le Blouhic a ainsi dénoncé un bâtelier, ensuite poursuivi et condamné pour être revenu de Vannes avec un sac de farine de contrebande.Le moulin de Pen Castel présente une grande similitude avec celui du Lindin en matière de gestion. Ils sont en effet régis par le même contrat de fermage (ou ferme), daté du 28 octobre 1745, établi pour 9 ans et précisant les droits et devoirs du meunier. Par ce contrat, les meuniers s'engageaient en premier lieu à bien servir les mouteaux, soit toutes les personnes tenues de faire moudre leurs grains dans ce moulin. Alors que le loyer dont devait s'acquitter un meunier se versait généralement en une ou deux fois par an, ce document stipulait qu'il devait être versé pour ces deux moulins par quartier tous les trois mois et par avance. Le meunier de Pen Castel effectuait couramment son paiement en grain pour une quantité annuelle totale de 15 tonneaux et 5 perrées de froment, soit un tonneau de plus qu'au Lindin. Faute de paiement, le contrat de fermage précisait que le bailleur pouvait ordonner l'expulsion du loueur sans sommation ni formalité. En outre, l'autorité de l'abbaye se réservait le droit de résilier le bail en cas de partage de ses biens, là encore sans contrepartie vis à vis du Meunier. Au loyer, s'ajoutait une rente féodale (ou convenancière) annuelle d'un montant de 6 livres pour chacun des deux moulins. Par ailleurs, le meunier devait entretenir le moulin et ses mécanismes (bâtisse, charpente, roues, meules) afin de pouvoir le restituer à tout moment tel qu'il était en début de bail. Il devait également se servir de son chômage pour entretenir ou réparer la digue. Toutes ces conditions devaient être acceptées par le meunier et ses ayants droits sans garantie de parvenir au terme du bail.Dans une note de 1743, écrite par l'abbé de Villeneuve, il était indiqué que I'autorité de l'abbaye pouvait créer un moulin supplémentaire sans compensation pour les meuniers de Pen Castel ou du Lindin et ce, même en cas de perte de clientèle qui s'en suivrait. Comme au Lindin, le moulin de Pen Castel restera sous l'autorité de l'abbaye jusqu'à la Révolution suite à laquelle il devînt bien national. Toutefois, alors que de nombreux moulins changèrent de propriétaires entre 1789 et 1793, celui de Pen Castel ne fît l'objet d'une vente que le 20 juillet 1796. Pour le compte d'un négociant Nantais, François Dessaulx, un confrère vannetais, Jacques Casset-Vertville l'acquît pour un montant de 37 440 francs, un montant plutôt élevé qui soulignait l'importance de ce moulin. A cette époque, le Meunier du moulin de Pen Castel, Marc Le Thiec, avait aussi en fermage celui du Lindin. Vers 1800, la bâtisse du moulin fît l'objet d'une extension sous la forme d'un appentis. Dans les années 1880, dans le contexte de l'invasion des céréales nord-américaines ou hongroises, l'activité du moulin de Pen Castel ralentit comme celle de bien d'autres. Il cesse de tourner définitivement vers 1920. Par la suite, le hérisson de Pen castel, cette roue dentée intégrée au mécanisme du moulin, a été transférée au moulin à marée de Kerlioret à Saint-Philibert. Le réemploi d'éléments de moulins désaffectés pour d'autres toujours en activité pouvaient être assez courant. Depuis 1933, après qu'aient été vendus plusieurs éléments du mécanisme depuis l'arrêt de l'activité meunière à Pen Castel, c'est l'ensemble du site comprenant le moulin qui est inscrit.Après la Seconde Guerre mondiale, le moulin est transformé en restaurant. Paradoxalement, la salle où étaient dressées les tables se trouvait au départ dans l'appentis pourtant moins vaste qui prolonge le bâtiment principal qui accueillait quant à lui les cuisines. Il était en effet encore encombré des lourds mécanismes du moulin, ce qui empêchaient certains travaux comme la pose d'un revêtement de sol pour remplacer la terre battue. A cette époque, le fils aîné des propriétaires assurait l'entretien du moulin en organisant l'écoulement de l'eau par les coursiers et le remplissage de l'étang par la vanne d'admission d'eau de mer. Par la suite, les restaurateurs purent faire démonter et extraire les rouages qui sont depuis ensevelis de l'autre côté de la route. La salle put alors être dallée, ce qui permît une mise à disposition de la clientèle jusqu'à la fermeture de l'établissement en 1965. Il fut racheté dans les années 1970 par une famille qui en fît une crêperie le jour et un dancing en soirée qui fermèrent après quelques années. Laissé à l'abandon par la suite, il est acquit en 1995 par le Conseil départemental du Morbihan (alors Conseil général). Dès l'année suivante, il en confia la gestion à la commune d'Arzon qui se lança dans sa restauration (2002-2009), en fît l'acquisition en 2007 puis en confia la gestion à l'office de tourisme. C'est depuis 2009, un espace culturel et un lieu d'exposition ouvert au public. [Ewan Sonnic]
Auteur(s) du descriptif : Toscer Catherine ; Renaudeau Olivier ; Sonnic Ewan

Par : L'inventaire du patrimoine

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Vannes
D'une image de ville tranquille, Vannes se transforme en ville dynamique. Sa proximité avec le Golfe du Morbihan attire une population souvent jeune, qui s'intéresse notamment à l'activité économique liée aux nouvelles technologies.

Par : INA

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Lech-bénitier

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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A la ville de Rennes
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Par : Dastum

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Garçon de bonne vie
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Par : Dastum

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Dolmen ruiné près de l’Hôtel des Iles

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Chambre du dolmen de Gavrinis, partie droite, écla

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Entrée du dolmen de Gavrinis

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Menhirs en partie immergés de l’enceinte Nord d’Er

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Hameau de Penmern

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Procession du 15 août à Larmor-Plage

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Moulin à marée du Ludré, puis minoterie, puis expl
Grand séchoir, au sud, à étage carré et comble à surcroît, élévation à travées, construit en moellons de granite, ouvertures en brique, avec toit à longs pans et pignon couvert, escalier dans-oeuvre ; bâtiment d'exploitation à comble à surcroît, élévation à travées, construit en briques et pierres enduites et couvert d'un toit à longs pans à croupes ; logements au nord en moellons de granite, à comble à surcroît et toit à pignon découvert ; ateliers à l'ouest en moellon de granite, couverts en appentis. [Olivier Renaudeau]L'une des trois principales bâtisses du complexe de la minoterie, en l'occurrence la plus au sud, est toujours bien visible. Elle a depuis été transformée en bâtiment d'exploitation agricole. De grandes dimensions (42 m par 9), elle présente des façades en enduit et en brique et un étage surmonté de combles. La toiture à longs pans à croupes est faite en ardoise sur les trois quarts du bâtiment et en tôle ondulée sur le quart restant au sud. Elle est voisine de l'ancien séchoir de la Compagnie des Varechs, plus élevé de plusieurs mètres, aujourd'hui transformé en bâtiment d'exploitation agricole. Une longère réhabilitée en location saisonnière faisant face à l'ancien étang à marée complète l'ensemble.De la bâtisse de la minoterie à treize travées érigée en lieu et place du moulin originel, à une soixantaine de mètres plus au nord, il ne reste que les soubassements en pierres de taille ainsi que la partie basse des façades où les moellons de granit alternent avec de l'enduit. Des pierres de tailles composent aussi les angles du bâtiment. Un pan d'une douzaine de pierre de taille est au sol, en grande partie immergé à marée haute, et colonisé par des algues brunes, tout comme beaucoup d'autres pierres et moellons au pied de la bâtisse. Sur la façade ouest, exposée à la mer, certaines marches sous forme d'appendices de pierre encastrées dans la digue sont toujours présentes. Sur la partie sud de cette même façade, on remarque une ancienne voûte aujourd'hui comblée qui indique la position d'un ancien coursier. Dans ces ruines, subsistent des indices de la présence d'anciennes turbines pour la production d'électricité. Immédiatement au nord, la troisième bâtisse, autrefois mitoyenne de la seconde via une partie du pignon, a quant à elle disparu.L'ancienne retenue d'eau, désormais sans relation avec la mer, comprend des zones marécageuses ainsi que des pâturages. L'observation de la carte de Cassini laisse à penser à une dimension vraisemblablement proche de 45 ha au XVIIIe siècle. Le cadastre napoléonien indique qu'elle a été réduite ensuite mais qu'elle est restée considérable avec 32 ha. On peut toujours y observer, des délimitations internes, vestiges des salines et des activités ostréicoles.La digue, d'un total de 450 mètres environ, est composée de deux parties à peu près égales de part et d'autre d'un ancien îlot. La digue nord présente des traces de l'ancienne porte d'admission d'eau de mer qui a été comblée. La digue sud supportait autrefois les trois bâtisses de la minoterie. Sauf à obtenir l'accord des propriétaires des parcelles situées à chaque extrémité de la digue, cette dernière n'est accessible que par l'estran lorsque le permet la marée ou grâce à une embarcation à très faible tirant d'eau au moment de la pleine mer. [Ewan Sonnic]Moulin à marée attesté dès 1474, et appartenant au domaine royal de Rhuys jusqu'à la Révolution, détruit. Minoterie industrielle construite en remplacement en 1861, en ruine. Bâtiment d'exploitation daté 1861, date portée. Siège d'une exploitation ostréicole à partir de 1874. Ancienne minoterie occupée jusque vers 1930 par la Société Industrielle des Varechs qui y installe une usine de traitement et de séchage des algues, utilisées comme garniture de matelas : séchoir datant de la fin du 19e siècle. [Renaudeau Olivier]Plusieurs hypothèses existent concernant l'origine du moulin à marée de Ludré. Selon Pierre Beunon de l'association La Maison Forte et le Patrimoine de Rhuys, la plus plausible est qu'il ait été érigé aux alentours de l'an Mil par un seigneur inconnu en même temps que la motte féodale dont il dépendait. Celle-ci se situait pour sa part très vraisemblablement au nord de l'étang à marée au niveau de l'actuel village de Lasné en Saint-Armel.La deuxième hypothèse est celle d'une origine religieuse. Sur la presqu'île, l'abbé de Saint-Gildas de Rhuys est d'ailleurs à l'origine du moulin du Hézo à 3 km plus au nord seulement. Toutefois, toujours selon Pierre Beunon, il ne peut être l'auteur de celui de Ludré car auquel cas, il l'aurait gardé. Si ce moulin est d'origine religieuse, il aurait été l’œuvre des Templiers, très présents sur la presqu'île entre le milieu du XIIe siècle et 1250.A moins que le moulin de Ludré ait été construit par le duché de Bretagne, ce qui n'est pas l'hypothèse la plus probable, le duc Jean 1er le Roux (1237-1286) en fît l'acquisition vers 1250, époque à laquelle il construisait les murs du grand parc de Suscinio qui englobait le moulin et son étang. On constate d'ailleurs que le tracé de ce mur long de plusieurs km, se complique pour les intégrer. Cette acquisition impliquait en toute logique, un précédent propriétaire qui ne pouvait donc être qu'un seigneur ou les Templiers.Une chose est sûre, l'auteur du moulin de Ludré était particulièrement riche car la construction et l'entretien d'une digue de moulin à marée impliquait des moyens bien plus importants que pour un moulin à eau douce, d'autant plus qu'avec 450 mètres environ, la digue de Ludré est la plus longue de tous les moulins à marée identifiés en Bretagne avec celle de Quinard, d'une longueur équivalente sur l'estuaire de la Rance. C'est aussi, l'un des moulins à marée les plus anciens de la région et même du pays, si ce n'est le plus ancien, après celui de Landounic à Saint-Pol de Léon dans le Finistère. Notons au passage que la presqu'île de Rhuys présente une concentration exceptionnelle de moulins à marée très anciens, dont certains pourraient être liés à une motte féodale et remontant à une période comprise entre l'an Mil et le XIIIe siècle (Ludré donc mais aussi Le Hézo, Pen Castel, Le Lindin, voire Banastère, Caden ainsi que celui de L'Epinaye sur la commune de Surzur aux marges de la presqu'île). Cette situation semble alors bel et bien liée à la présence sur ce territoire des siècles durant de seigneuries et d'une abbaye puissantes.En 1339, le duché de Bretagne en la personne du duc Jean III, donne aux Trinitaires de Sarzeau le droit de mouture dans l'ensemble de ses moulins dont celui de Ludré. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, après que le duc Jean IV ait cédé à l'abbé de Rhuys son moulin de Pen Castel en échange de celui des Lices à Vannes, le Ludré reste le seul moulin à marée à appartenir au duché dans la presqu'île. Grâce au chartrier que tenaient ces Trinitaires, on apprend que dans la seconde moitié du XVe siècle, les familles Le Talhpies puis Le Guénégo exploitèrent tour à tour le moulin de Ludré jusqu'en 1474. Un contrat établit cette année là, indique en effet que le meunier s'appelle désormais Guillaume Le Thiec. En cette fin de XVe siècle, l'étang de Ludré, n'est pas uniquement le réservoir du moulin puisqu'il accueille des salines, une association assez courante que l'on retrouve en d'autres lieux de Bretagne sud, plus rarement en Bretagne nord pour des raisons climatiques, mais fréquemment dans les moulins plus méridionaux de France ou de la péninsule ibérique. Il n'est donc pas à exclure que le moulin de Ludré ait également servi au nettoyage des salines par effet de chasse.Un peu plus tard, le Livre rentier du domaine royal de Rhuys (plus couramment appelé "Le Rentier de Rhuys"), commandé au début du XVIe siècle par Anne de Bretagne, et réalisé entre 1506 et 1510, nous apprend qu'un certain Jehan Le Clerc est alors « moulnier » du moulin de Ludré.Dès 1520, le domaine de Rhuys, et par conséquent le moulin de Ludré, est confisqué par le Roi de France, François Ier, suite a une trahison de son usufruitier, Philibert de Chalon. Ce n'est toutefois qu'en 1532, avec l'union de la Bretagne à la France qu'il devient jusqu'à La Révolution une possession du Roi. Les différents monarques donneront l'usufruit de ces trois moulins à des personnalités célèbres (Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, la princesse de Conti fille de Louis XIV) ou bien moins connues tels que La compagnie commerciale du havre du Morbihan en 1626 pour une brève période ou la seigneurie de Talhouët. De 1688 à 1710, celle-ci sous-loua le domaine de Ludré en même temps que les autres moulins royaux de la presqu'île (deux moulins à vent situés à Saint-Jacques en Sarzeau et au Tour du Parc) à Pierre Le Vacher, roturier et fils de marchand qui s'enrichit rapidement et devînt Seigneur de Lohac (seigneurie basée à Baden sur l'autre rive du golfe du Morbihan).Les trois moulins étaient alors en très mauvais état et assujettis à une redevance annuelle de 1950 livres à destination du domaine royal. Peu enclin à engager les travaux nécessaires, Pierre Le Vacher les afferma à des conditions sans doute peu avantageuses pour le meunier.A sa mort en 1712, le moulin de Ludré revînt à sa nièce Marie-Anne, née Rochereul et épouse du marquis Armand de Gourvello. Jusqu'à La Révolution, sous l'autorité de ce dernier et de ces héritiers, les conditions restent difficiles pour les meuniers. En 1738, l'un d'eux, Pierre Le Mitouard, n'était pas en mesure de payer les 700 livres attendues. En conséquence, il fut contraint de vendre plusieurs de ses biens (une maison, un appentis, une vigne, un jardin et quelques sillons de terre). En 1780, Vincent Lohedo, meunier à Ludré depuis 1771, se plaignit d'avoir toujours payé ses redevances à la grande mesure et non à la petite comme le mentionnait le contrat de ferme.A La Révolution, le moulin de Ludré fut confisqué tandis que le seigneur d'alors, Joseph de Gourvello émigre à Brighton. Bien que moulin royal qui aurait du devenir un bien d’État, le moulin de Ludré fut considéré à tort comme bien d'émigré et vendu le 19 avril 1799 pour un montant de 700 000 francs à un militaire de Vannes, François Faverot, par la suite major et Commissaire du Gouvernement en 1804, puis colonel, procureur impérial et Baron d'Empire sous Napoléon Ier. Lors de cette acquisition, le meunier s'appelait Jacques Samson. Son frère, Pierre, prît la suite en 1802.La Restauration marque l'arrivée d'une nouvelle famille de meuniers à Ludré qui demeure la propriété de François Faverot. Louis Roussin et son épouse, originaires de Grandchamp et Plougoumelen, s'y installent en 1816. Avec leur décès, seulement deux ans après, il incombera à leur fille de 19 ans la responsabilité de faire tourner trois moulins dont deux à vent (1 paire de meules chacun) et le moulin à marée de Ludré et ses trois paires de meules. Elle épouse à 21 ans un meunier de cinq ans son aîné, Guillaume Dalido, dont le père gère trois moulins à Billiers. Progressivement, les Dalido vont accroître leur influence sur Ludré et même au-delà. Récemment arrivé à Saint-Armel, Guillaume se borne les premières années à gérer les trois moulins dont il à la charge. En 1832, lui et sa femme deviennent pour la première fois propriétaire d'un moulin, en l'occurrence celui à vent de Saint-Armel, toujours visible. Il s'agissait de relayer celui de Ludré qui, lors des mortes eaux d'équinoxe, pouvait chômer jusqu'à neuf jours de suite. En 1856, leur fils Julien, alors âgé de 35 ans, rachète le moulin de Ludré aux héritiers Faverot. Pour le gérer dans le cadre d'une société en nom collectif, il s'associe avec un notaire, Martial Pozzy. Cette entité nommée « J. Dalido & Cie » est prévue pour 10 ans à compter du 1er janvier 1859. Pour améliorer la production de ce moulin fonctionnant avec une force motrice de 9 chevaux mais seulement à marée descendante pour un total de 7 heures par jour environ, M. Pozzy engage des travaux en 1861 pour le convertir en minoterie. Au terme du contrat en 1869, il en devient l'unique propriétaire tandis que J. Dalido occupe le poste de directeur. En 1871, alors que M. Pozzy met en place une Société Anonyme, « La minoterie de Ludré », J. Dalido passe le relais à la direction à son fils aîné, Julien-Marie. Le fils cadet, Alexis, travaillera aux côtés de son frère.En 1874, à l'issue des travaux engagés une douzaine d'années auparavant, la minoterie dispose d'une machine à vapeur qui s'ajoute à la force hydraulique. Elle affiche 11 paires de meules mues par une très grande roue à aube (8 mètres de diamètre et 4 mètres de large pour un poids de 19,482 tonnes comprenant l'arbre et la roue d'engrenage), une roue plus petite et une turbine. L'unique engrenage de plus de 3 mètres de diamètre, appelé « commandeur » à Ludré, entraînait simultanément plusieurs meules. Comme d'autres minoteries d'une certaine importance, celle de Ludré disposait d'un modèle d'arbre particulièrement robuste doté de trois rosaces. Notons enfin que le fonctionnement à double sens, évoqué dans certaines sources concernant cette minoterie, reste hypothétique. Grâce à cet appareillage, le grain récolté dans la presqu'île était transformé en farine et envoyé par voie terrestre jusqu'à La Roche-Bernard à plus d'une trentaine de km. La minoterie étant équipée de quai, les livraisons se faisaient aussi par bateau à destination de l'Île d'Arz, l'Île-aux-Moines et Belle-Île.Toujours en 1874, M. Pozzy affecte une partie de l'étang à marée à l'ostréiculture, activité rapidement couronnée de succès (médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1878, production de 15 millions d'huîtres en 1882) dont les bénéfices permettront d'engager en 1884 les travaux de construction d'une nouvelle digue en pierre se substituant à celle en terre afin de mieux protéger l'étang et de mobiliser en permanence un maçon pour assurer son entretien face aux assauts de la mer.A la mort de Martial Pozzy en 1887, son fils Gaston prend le relais à la tête de la minoterie de Ludré. De son côté, J.-M. Dalido, tout en suivant l'affaire à distance, investit un ancien moulin à papier à Vannes à partir de 1889 tandis que son frère Alexis demeure à Ludré. A sa mort en 1903, deux de ses cinq enfants reprendront la direction de ses affaires : Julien à Vannes et Louis à Ludré. Deux ans plus tard seulement, la Société de Ludré est vendue à un certain Glesieur qui revend l'affaire dès 1909 à Louis Dalido qui devient propriétaire et gérant du moulin de ses ancêtres. Son frère, Julien assurera pour sa part les volets production et commercial. Cet achat tombe à point pour ce dernier puisque son moulin de Vannes est dévasté par un incendie l'année suivante.Toutefois, les frères Dalido envisagent leur avenir professionnel à Vannes où ils rachètent dès 1912 le moulin de l'étang au Duc. Ils gèrent un temps les deux sites avec Louis dans la cité vénètes et Julien à Ludré mais délaissent très rapidement leur site historique qu'ils cèdent en 1913 à un certain M. Méquignon. Ce dernier y créera la « Compagnie des Varechs », ce qui marque la fin de 7 à 9 siècles d'activité meunière et minotière à Ludré. Cette nouvelle activité de traitement et de séchage des algues afin d'en faire de la garniture pour matelas durera une vingtaine d'années pour cesser en 1932. Plus tard, dans les années 1960, un zoo marin verra le jour de façon éphémère sur le site. [Ewan Sonnic]
Auteur(s) du descriptif : Renaudeau Olivier ; Sonnic Ewan

Par : L'inventaire du patrimoine

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Surzur - Chapelle / Pignon
Vue coté ouest de la chapelle PORT+FEN/FEN+CH/LUC pignon

Par : Dastum

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Bulletin paroissial de Vannes paroisse de Saint-Pa
avril 1916. 20ème siècle

Par : Gallica

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Rue des Ursulines
Rue rectiligne, étroite, bordée de hauts murs, aujourd'hui en partie détruits côté nord.La rue est ouverte en 1878 sur une parcelle restée libre, longeant le jardin de l'actuel n°43-45 rue Mgr Tréhiou, en remplacement de la venelle ancienne au nord de l'ancien couvent des Capucins, aliénée car englobée dans l'enclos des Ursulines. Destinée à desservir des champs et le chemin du Jointo, elle fait plus tard, en 1930, le lien entre la rue de Séné (ancien faubourg de Calmont) et le nouveau lotissement du Jointo. Elle figure sur le plan Léchard de 1897.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine

Par : L'inventaire du patrimoine

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Bulletin paroissial de Vannes - paroisse de Saint
avril 1914. 20ème siècle

Par : Gallica

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Bulletin paroissial de Vannes - paroisse de Saint
septembre 1914. 20ème siècle

Par : Gallica

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Bulletin paroissial de Vannes - paroisse de Saint
novembre 1914. 20ème siècle

Par : Gallica

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Ferme (étudiée)
Alignement en moellon de granite, couverture en ardoise, à pignon découvert pour la partie à étage. Puits en moellon. Appentis sud et remise en moellon de granite, couverts en ardoise.La dénomination de manoir n'est pas attestée pour cette construction, datant du 17e siècle. Il s'agit plutôt d'une métairie ainsi que le confirme son acte de vente en 1773. Des transformations d'ouvertures ont affecté le logis bas au 19e siècle puis au début du 20e siècle, tandis que l'intérieur est repris lors de sa transformation en habitation vers 1990. Au 19e siècle, une étable est construite dans l'alignement au sud. Puits datant du 19e siècle.
Auteur(s) du descriptif : Herbaut Claudie ; Toscer Catherine

Par : L'inventaire du patrimoine

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Colloque conte

Par : Dastum

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Air de flûte (69)

Par : Dastum

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Dir Ha Tan [Le groupe vannetais Dir Ha Tan]
Gant o gitaroù ha binvioù-all ha doareoù da ganañ deuet eus ar folk song e ijin ar strollad Dir ha Tan ur sonerezh eus e mare, met sanket don e gwrizioù en hengoun. [Avec des guitares et d'autres instruments de la musique folk, les jeunes Morbihannais de Dir ha Tan inventent une musique ancrée dans la tradition, mais très contemporaine.]

Par : INA

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Lavoir à Vannes

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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Le conservatoire de musique

Par : Musée de Préhistoire de Ca

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