Préfecture, place du général de Gaulle (Vannes)
L'édifice se développe sur un plan régulier en U orienté vers la place créée par l'élargissement de la rue du Roulage (rue du Maréchal Leclerc). Construite en pierre de taille de granite avec encadrement des baies à bossage, l'aile principale est marquée par un corps central en pavillon dotée d'une toiture bombée qui possède un étage carré et étage de comble avec lucarnes en pierre de taille, sur rez-de-chaussée, mais en surélévation sur le jardin. Les frontons des deux façades sont sculptés. Les ailes latérales, également à un étage sont cependant plus basses que le corps principal. L'escalier principal dans le hall est en pierre avec rampe en fer forgé. La serre est située à l'angle sud-est.Le parc à l'anglaise est parcouru par un bras de la Marle franchi par un pont d'inspiration orientale.La construction d'un nouvel hôtel de préfecture est décidée après l'effondrement partiel en 1860 d'un mur de soutènement des anciens bureaux installés dans les bâtiments du palais épiscopal de La Motte à proximité de la porte Notre-Dame. Cette construction se fait sur l'emplacement de l'ancien couvent des Jacobins, devenu gendarmerie après la Révolution. La démolition du couvent et de sa chapelle entraîne l'élargissement de la rue du Roulage, entrée Est de la ville et la création à travers les jardins de l'hôpital Saint-Nicolas, d'une nouvelle rue de jonction avec les Douves de la Garenne, la rue Alain Le Grand. Le décret d'utilité publique de la construction de la préfecture date du 18 juillet 1861. C'est Emile Amé, architecte du département, qui est chargé des plans du nouvel édifice et c'est à l'entrepreneur Jean-Marie Normand, alors encore résident à Redon, que revient l'adjudication des travaux le 4 août 1862. Les travaux commencent début 1863. En 1864, les frontons sur la cour d'honneur sont sculptés par le sculpteur Le Merle de Saint-Nazaire. Le ferronnier Lefèvre de Versailles est chargé de la réalisation de la rampe. L'inauguration a lieu en 1865. Le plan du parc à l'anglaise, dessiné sur l'emplacement des jardins de l'hôpital Saint-Nicolas et de l'enclos des Jacobins est dû au paysagiste Louis-Sulpice Varé et réalisé par l'anglais John Wallen. Enfin en 1920 est construit le bâtiment des archives départementales à l'angle des rues Le Grand et Le Pontois.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine
Par : L'inventaire du patrimoine