Hôtel dit maison prébendale, 24 rue des Vierges (V
La maison est constituée de deux corps non homogènes, de hauteurs et niveaux différents, tous deux enduits et couverts d'ardoise. Le premier, double en profondeur, est une maison d'angle à toit à longs pans dont le pignon donne sur la rue des Vierges, aujourd'hui dotée de deux étages carrés. La porte axiale distribue un couloir dallé bordé d'une cloison à droite, d'un refends à gauche ; dans ce refends, une porte largement chanfreinée et garnie de boiseries au début du 19e siècle témoigne donnait accès à une pièce longue à cheminée sur goutterau et évier mural. La pièce de droite est couverte d'un plafond à poutres rapprochées ; sa cheminée a disparu. Le couloir mène à la cage d'escalier en fond de parcelle ; cet escalier en bois avec jour à quatre noyaux à balustres tournés possède trois volées par révolution. Il distribue également le corps perpendiculaire à partir du palier d'étage par un escalier droit de quelques marches (niveaux d'étages décalés). Sur la deuxième volée, une porte donne accès à des latrines creusées dans l'épaisseur du mur gouttereau postérieur. Le second corps à un étage carré, couvert à croupe côté sud, mais à pignon au nord, se compose d'une très grande pièce par niveau, avec cheminées sur le pignon nord (celle du rez-de-chaussée a disparu. De larges fenêtres permettent la vue sur le jardin au pied des remparts.Deux des pièces ont perdu leur cheminées. Les autres n'ont pas été vues.Maison prébendale d'après les archives de la réformation donnant sur les remparts de la ville, constituée de deux corps en alignement, dont le premier pourrait dater du 16e siècle (cheminée sur gouttereau, évier mural, fenêtre chanfreinée). Elle est signalée dans la Réformation de 1677. La distribution a été reprise au 17e siècle avec la création d'un grand escalier. Le bâtiment a été rehaussé d'un étage au début du 20e siècle et une partie des fenêtres ouest de la façade sud et du pignon ouest sont remaniées, ou modernes. Une boutique a été créée en pignon, sans doute au début du 20e siècle. Au 18e siècle, on ajoute en pignon est un corps donnant sur le jardin. Il est doté d'un étage de comble au milieu du 20e siècle, avec création de lucarnes rampantes sur le versant. Le plan cadastral de 1844 fait apparaître un bâtiment perpendiculaire au corps 18e s., sans doute en appentis et disparu : la porte en rez-de-chaussée façade sud est une ancienne porte intérieure.
Auteur(s) du descriptif : Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien
Par : L'inventaire du patrimoine