Ancienne maison de la Gauretais, hospice, dit mais
L'édifice implanté en parcelle traversante est situé en contrebas de la voie ; son plan en croix grecque dessine 4 cours.Le corps principal, en fort retrait de la cour antérieure, en contrebas, est formé de trois corps de bâtiment construits en alignement. Au centre, un corps de bâtiment à étage carré et étage de comble présente une façade sud à 10 travées, dont les linteaux droits et les chaînages des baies sont en granite, appareillé en pierre de taille. La travée de l'extrémité ouest est isolée. Au centre de la façade nord, se situe une chapelle semi hors-oeuvre à chevet polygonal ; une galerie de circulation est construite sur pilotis, à l'est de la chapelle, au niveau de l'étage. A l'ouest, un pavillon à étage carré et étage de comble, couvert d'un toit à pans brisés, compte 3 travées, les linteaux et les chaînages des baies en arc segmentaire sont également en granite. A l'est, la chapelle, dont la façade pignon est amortie par deux pinacles, est reliée à l'alignement par un corps à étage carré, qui présente une niche abritant une statue.Au sud de la parcelle, une conciergerie, reliée au bâtiment principal par un préau, et une ancienne remise (en moellons de schiste) sont construites à l'alignement de la voie, séparées par un portail.Au nord de la parcelle, un bâtiment perpendiculaire à la rue Gabriel est relié au corps principal, un second bâtiment en rez-de-chaussée est isolé, au nord de la cour.Selon Banéat et Guillotin de Corson, la ville achète la maison de la Gauretais à Henri Barrin du Boisgeffroy, en 1677, pour y installer les incurables et former une annexe à l´hôpital général. La maison, composée d´une salle et d´une chapelle dédiée à saint Joseph, surmontées de deux chambres à l´étage, était louée quand elle ne servait pas au logement des malades. Elle est desservie par la congrégation des Hospitalières des Incurables ou filles du Coeur immaculé de Marie, fondée par Olive Morel du Verger.L´hospice et sa chapelle, construits peu après 1677, sont agrandis à l´ouest d´un grand pavillon construit en 1745 et d´une seconde chapelle, construite en 1850. Une reconstitution du mail du 17e siècle, dessinée au 19e siècle, donne une représentation de l'hospice. L'édifice, de plan allongé et couvert d'un toit à pans brisés, présente un corps en semi-hors-oeuvre au centre de la façade nord, flanquée à l'ouest d'un appentis en rez-de-chaussée. Le plan Forestier de 1726 confirme cette disposition et figure des jardins à la française, aménagés entre la rivière et le bâtiment principal. Des dépendances apparaissent, à l'alignement de la voie.Selon Alain-François Lesacher, l´édifice accueille l´école cléricale Saint-Pierre, en 1901, puis l´école privée de La-Tour-d´Auvergne, après la Seconde Guerre mondiale. Les archives communales conservent les plans des transformations effectuées en 1910, au moment de l'installation de l'école, par l'entrepreneur Poivrel, puis de la construction d'un réfectoire, en 1934, par l'entrepreneur Huchet, sur les plans de l'architecte Eugène Guillaume. Le nouveau portail est réalisé en 1965 sur les plans de l'architecte Goisbeau ; des salles de classe provisoires sont construites en 1966.
Auteur(s) du descriptif : Barbedor Isabelle
Par : L'inventaire du patrimoine