L'alcool et la Bretagne

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Distillerie, brasserie et usine de boissons non al
L'établissement Duault se répartit de part et d'autre de la ruelle du Pissot et s'organise en une série de plusieurs corps de bâtiments édifiés, pour la plupart, en moellons de granite couverts de toits à longs pans en ardoises. Accolés les uns aux autres, ils comptent en moyenne un étage carré. Les bâtiments les plus récents, essentiellement des entrepôts, sont édifiés en béton armé, parfois recouverts d'un essentage métallique.En 1892, Théodore Duault fait l'acquisition d'un fonds de commerce de vins et alcools situé Place du Martray et rue Saint-Thurian, jusqu'alors tenu par J.-P. Duval-Desvallées. Th. Duault fait construire un magasin cette même année avant de partir acquérir un savoir-faire dans le Nord de la France dans le but d'adjoindre à cette activité commerciale, celle industrielle de la brasserie. A son retour, il entreprend des travaux d'agrandissement dans la ruelle du Pissot et commence par faire construire une distillerie et une remise en 1895 ; pour les besoins de son industrie, il utilise l'eau du puits dit "remise aux voitures" situé en face de l'hôpital. Trois ans plus tard, un magasin est édifié juste en face de l'usine, de l'autre côté de la ruelle du Pissot. En 1901, il développe son activité par la construction d'une brasserie à proximité de la distillerie initiale.Th. Duault décède en 1902, l'entreprise est alors reprise par son épouse Maria Seignez, originaire du Nord (59), aidée par son frère Adolphe qui quitte son emploi aux filatures Seydoux de Cateau (59). En 1908, une chaufferie destinée à l'orge est édifiée en face de la brasserie. En 1913, l'établissement poursuit son extension avec la construction d'un nouveau magasin, d'une remise et d'une écurie. En 1919, Alfred Duault fils prend la direction de l'entreprise et diversifie sa production. La bière, appelée La Cigogne, est brassée par un chef brasseur d'origine tchécoslovaque du nom de Weyroda. Dans les années 1920, débute conjointement la fabrication de limonade sous l'appellation Menhir. La distillerie, quant à elle, produit un calvados notamment exporté sur Jersey avec des liqueurs et autres alcools français. Les vins embouteillés dans l'usine et les plus vendus sont ceux des départements français d'Algérie. En 1929, A. Duault fait creuser un second puits dans le jardin de la brasserie. En 1933, un autre magasin est édifié. Pour répondre aux besoins accrus en eau de lavage et à la fabrication de limonade, l'établissement devient, en 1936, acquéreur de la source des Printiaux, située sur la route du Vieux-Bourg. Un an plus tard, l'autorisation d'acheminement de cette eau sur le domaine public est accordée pour rejoindre la brasserie par la rue Saint-Thurian, via une canalisation en acier soudé. La société Duault achète ensuite à la ville l'eau de lavage en provenance de la source du lavoir du Pissot inutilisée. En 1938, l'entreprise cesse son activité de brassage et la distillerie ne fonctionne pas plus de deux jours par an depuis 1929 environ. Une cidrerie est installée durant la Seconde Guerre mondiale à l'emplacement de l'ancienne brasserie. Malgré les difficultés d'approvisionnement, la société poursuit sa fabrication. De source orale, la SARL Alfred Duault et Cie aurait définitivement cessé son activité dans les années 1990.Le 12 juillet 1893, Th. Duault déclare une chaudière à vapeur de forme verticale à foyer intérieur et bouilleurs croisés pour l'usage de sa brasserie. Timbrée à 6kg, elle a été achetée d'occasion à Ed. Van Haërgarden, originaire de Blanc-Misseron, dans le Nord (59).En 1979, l'entreprise emploie près d'une centaine d'ouvriers.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Moulin à papier de Saint-Fiacre, puis usine de bla
Du site de production, ne subsistent plus que quelques vestiges : deux logements, la partie basse de la minoterie, la salle des machines et un ancien magasin transformé en maison ; l'ensemble a été très remanié. Le logement de contremaître et un ancien magasin, auquel il est accolé, ont été réunis pour former une grande maison à un étage carré, édifiée en petites pierres de taille (côté magasin) et en moellons (côté logement de contremaître) en granite, la partie basse étant recouverte d'enduit sur le corps principal ; elle est surmontée d'un toit à longs pans à demi-croupes, en ardoises. L'ancienne minoterie, en partie arasée, et la salle des machines, en rez-de-chaussée, sont édifiées en moellons de granite. L'ancien logement patronal, recouvert d'enduit, compte un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises.Un premier moulin à papier éponyme est attesté sur le site de Saint-Fiacre dès le 18e siècle. En 1826, il appartient à la famille Choiseul et produit, deux ans plus tard, 2000 rames de papier blanc et 1000 rames de papier gris ou bleu. Après avoir fabriqué au 18e siècle du papier à base de chiffons ramassés dans les environs de Lanfains (22), le moulin à papier du 19e siècle utilise les pâtes produites aux moulins du Bras-d'Argent, situés juste en amont, pour fabriquer des papiers d'emballage. En 1881, l'établissement est agrandi et il est vendu dix ans plus tard à M. Simonet qui le transforme, en 1895, en usine de blanchiment (destinée à préparer les cotons pour la fabrication des poudres blanches de guerre). L'usine est agrandie en 1899 avant d'être reconstruite en 1902. Appelée couramment usine de Fumi-coton, elle comprend alors deux grandes parties : la première dans laquelle les cotons sont traités par le sulfure de carbone ; la seconde est affectée aux diverses opérations et se compose des moteurs hydrauliques et à vapeur nécessaires à la marche générale de l'usine. En 1905, l'entreprise devient une succursale de la Société Anonyme des celluloses cotons pour poudres blanches de guerre et celluloïd de Landerneau (29), fournisseur des Poudreries de Pont-de-Buis (29) ; la famille Robert en prend la direction avant la Première Guerre mondiale, jusqu'en 1920. Durant la guerre de 1914, l'entreprise travaille pour la Défense Nationale. Elle importe du coton brut de Russie et reçoit aussi les déchets des filatures du Nord. Une fois blanchi, ce coton est expédié aux Poudreries de Pont-de-Buis et du Vert Galant. L'usine se compose alors de plusieurs cuves appelées "raques" dans lesquelles le coton est mis à tremper avec une solution de soude caustique et de chlore chauffé à la vapeur. Ce coton est ensuite sorti des cuves, puis lavé, rincé, essoré et passé dans un séchoir cylindrique chauffé à la vapeur. Une fois séché, le coton arrive sur un tapis grillagé où il est trié et libéré de ses graines. La mise en balle à la presse est la dernière opération avant leur expédition vers les Poudreries ; il s'agit de balles pesant de 60 à 80 kg. La cheminée d'usine, haute de 25 à 30 m, n'existe plus. Après la Première Guerre mondiale, l'usine cesse sa fabrication de coton et est convertie en laverie pour le nettoyage et la désinfection des tenues de soldats américains jusqu'à la fin de l'année 1919, époque de la fermeture définitive de l'usine et du départ de la famille Robert. A partir de 1920, le site est fortement remanié et une grande partie des bâtiments est démolie. Devenu la propriété de V. Galaud, négociant à Paris (75), ce dernier le vend en 1922 à la Société des Alcools et Levures de l'Ouest. Une distillerie de grains avec rectification d'alcools et fabrication de levures pour la boulangerie, est implantée sur le site et fait édifier un grand bâtiment destiné à accueillir la colonne de distillation. Elle ne fonctionnera que quelques mois, avant de laisser la place à une minoterie en 1923, d'abord dirigée par P. Cotrel, puis par G. Le Men qui la rachète en 1929. Deux ans plus tôt, elle est agrandie. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de M. Le Men fils, l'activité de la minoterie est conjuguée à celle de la fabrication d'aliments pour le bétail. En 1946, G. Le Men fait construire une maison à la place d'un ancien magasin. En raison de son extension commerciale, l'usine de produits d'alimentation animale prend le pas sur la minoterie qui cesse définitivement son activité en 1965. Dans l'impossibilité de se développer sur ce site enclavé entre le Gouët et le flanc de la vallée, l'entreprise Le Men cesse son activité en 1976 et déménage dans la zone industrielle. La plupart des bâtiments industriels a été détruit en 1990, seuls subsistent les logements de contremaître et patronal, un ancien magasin transformé en maison, la partie basse de la minoterie et la salle des machines.En 1827, l'usine fonctionne avec trois roues hydrauliques verticales. A cette date, la famille Névo, qui exploite la papeterie, a le projet de réduire ce nombre en remplaçant les deux roues situées en amont par une seule ; celle placée en amont resterait en place. Le 5 août 1896, M. Simonet déclare deux chaudières à vapeur pour sa papeterie : une de forme multitubulaire issue de Paris (F. Fouché), et une provenant de la papeterie Marnay, en Indre-et-Loire (37).Au début du 20e siècle, l'usine de Fumi-coton emploie cent cinquante salariés environ.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina ; Le Goff Mona

Par : L'inventaire du patrimoine

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Souvenirs de bistrot à Paimpol
A Paimpol, la "Cité des Islandais" où la pêche à la morue et le départ des hommes, chaque hiver, pour six mois, ont rythmé la vie entre 1852 et 1935, rencontre avec Jean-Paul Cadic. Il a grandit dans le bistrot que tenait sa mère, le café des caboteurs et nous raconte, ses souvenirs des conversations des marins et anciens capitaines.

Par : INA

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En Morbihan gallo
Paysages et activités artisanales en Morbihan gallo. Balade à cheval en sortie du bourg d'Aucfer, passage devant un calvaire. Jonquilles, champ de colza et ajoncs. Des rochers dans les champs. Une croix de calvaire. Des pommiers en fleur près de la chapelle de Laupo à Allaire. Calvaire et fontaine. Des habitations près d'un petit ruisseau, puis un champ de rochers blancs. Sortie de communion, les femmes vêtues de coiffes de Rochefort-en-Terre et de costumes sombres posent devant la caméra puis dansent en ronde. Détails des broderies des châles et des coiffes. Portrait d'une brodeuse maniant l'aiguille. Vue d'un château et d'un petit barrage. Au lavoir, les lavandières font leur lessive en battant le linge près d'une lessiveuse sur le feu. Un vannier fabrique des paniers en osier. Pêche au carrelet à la rivière : remontée et mise à l'eau du carrelet, on récupère le poisson avec une épuisette. Images du passeur Arthur Plot. Ramendage des filets avec une navette. Dans les marais, un homme debout sur une barque plate avance avec une grande perche avec une fourche au bout pour pêcher l'anguille. Fabrication de nasses et de bosselles en osier pour la pêche à l'anguille. Des bœufs sur un chemin humide. Une femme en coiffe bat le beurre dehors puis grave la motte à l'aide de petits tampons en bois. Des cochons dans leur enclos. Vue d'un champ de blé puis battage à la machine (batteuse en bois de marque Merlin). Hommes, femmes et enfants y participent, on prend la pose devant la caméra pus on boit un coup de cidre. Batteuse à bras. Une grange au toit de paille, plusieurs moulins datant du début XIXe siècle. Vue d'un champ de blé noir. Une femme fait des galettes en extérieur : graissage du billig, étalage de la pâte au rozell et retournement avec le spanell. Attelage des bœufs avec un joug pour aller labourer le champ à l'aide d'une charrue Dombasle. Ramassage des pommes de terre dans les sillons. On attèle un cheval à un tombereau, puis labour d'un champ avec un cheval. Marché aux châtaignes et foire aux bestiaux (cochons, chevaux). Fabrication du cidre : tas de pommes, le cheval actionne le pressoir, le tonnelier fabrique les barriques et le bouilleur de cru produit l'alcool avec son alambic. Un vannier fend des branches d'osiers pour fabriquer un panier. Inondations, les vaches ont les pattes dans l'eau.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Labours 1971
Entre Chantepie et Josselin, de 1968 à 1983. 1. Labours en 1971. Passage du rouleau par un cheval dans un champ, hersage et semage à la volée. 2. Chantepie, le 16 juin 1974 : passage de la herse par un cheval dans un champ. Le clocher de la chapelle Sainte Croix de Josselin. Détente en famille dans le jardin. 3. Ramassage des pommes en 1977 à l'aide d'un bâton. 4. En 1975, plantation des choux dans les sillons après le passage d'un cheval et de sa charrue. 5. Chantier de la menuiserie Brogard à Josselin en 1968. 6. Place des remparts à Josselin, démolition d'une tour en juillet 1976. 7. Démolition de l'ancien presbytère en mars 1976. 8. Promenade en forêt de Huelgoat en 1973 sur le "sentier des amoureux". Enfants et adultes tentent de faire bouger "la roche de cent tonnes". 9. En décembre 1983, maison "30 sous" Caradec. Passage d'une course à pied sous les remparts du château de Josselin. 10. Juillet 1987 : avant 4 voies, carrefour Roquefort. 11. En octobre 1982, lessivage de barriques d'alcool en extérieur. Démolition d'une maison.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Ar vezventi : tragédie contre l'alcoolisme / Par T
Pièce de théâtre bilingue au sujet de l'alcoolisme.

Par : Médiathèques de Quimper Br

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De l'usage immodéré de l'alcool et de ses résultat

Par : Gallica

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Chanson ar Bonomic [suivi de] Chanson ar Vesventi
Feuille volante dont le titre peut être traduit comme suit : La chanson du petit bonhomme [suivi de] Chanson sur l’alcoolisme

Par : Médiathèques de Quimper Br

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Paysan de Scaër (Finistère)
Scaër.- Portrait d'un homme vêtu du costume traditionnel (veste, sabots, bragou-braz et guêtres). A l'arrière-plan, un coffre en bois sculpté sur lequel se trouvent deux bouteilles d'alcool, un pichet et des bolées.. Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Le Mag d’U de Février 2003
Le cinquième épisode de la troisième saison du Mag d’U, le magazine d’Université qui a pour vocation de parler des étudiants, qui représentent un tiers de la population rennaise, dispersés dans les différents campus et établissements d’études supérieurs de la ville de Rennes. Au sommaire : Un numéro consacré aux fêtes étudiantes. Reportage : le gala de l’agro de l’INSA. Les conseils de Monsieur d’U : les fêtes à l’étranger quand vous n’avez plus d’idée. Reportage : l’alcool et la drogue lors des fêtes. La fiction du mois : « Inouïe » des étudiants de DEUG 2 Arts du Spectacle. Les conseils de Monsieur d’U pour survivre aux lendemains de fête difficile. Live aux antipodes : le crépuscule des dinosaures.

Par : L'aire d'u

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Talmud Beach aux Rencontres Trans Musicales de Ren
Alcooliques, conquérants et barbus, les vikings sont un peu les cowboys du grand froid, et comme leurs confrères à santiags, il leur arrive d'avoir le blues. Ainsi de Talmud Beach, trio finlandais qui a cependant ceci de particulier qu'il aborde la musique du diable à rebours de sa charge doloriste, lui préférant une sobriété et une auto-dérision rafraîchissantes. On pense beaucoup à ses aînés de 22-Pistepirkko, qui furent parmi les premiers à jeter un nouvel éclairage boréal sur cet art narratif ancestral -et on fait bien, puisque c'est sur le label de ces derniers, Bone Voyage, que Talmud Beach a publié son premier album en 2013. Souvent acoustiques et chantées d'une voix étonnamment délicate, leurs chansons n'en demeurent pas moins singulières.

Par : Association Trans Musicale

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Buez sant Theodot
Vie de saint Théodore, patron des aubergistes, par le P. Jean-Marie Guillou (1830-1887), recteur de Penmarc'h L'ouvrage fut publié trois fois, en 1871, 1913 et 1922. Dans la dernière édition on peut lire : "« Le récit de M. Guillou est lui-même, d’ailleurs, une véritable œuvre d’art. Un zèle ardent et louable contre l’alcool en inspira l’idée au recteur de Penmarc’h. Saint Théodore était aubergiste et mourut martyr de sa foi au pays des Galates — des Celtes authentiques, dit-on —, au cours de la persécution déchainée par Dioclétien. Beau cadre pour insérer quelques leçons à l’adresse des buveurs et des membres de l’intéressante corporation dont S. Théodore est le patron. » Semaine religieuse de Quimper, 16 mars 1923."

Par : Diocèse de Quimper et Léon

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Buveur
Sujet représenté : portrait (homme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; pipe ; bonnet) - N° d'inventaire : 102

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Buveuse
Sujet représenté : portrait (femme ; table ; cruche ; verre ; ivresse ; vin ; coiffe) - N° d'inventaire : 106

Par : Musée d'Art et d'Histoire

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Pardon Ste-Anne Traon-Meur Plouvorn 1979
1/ Panneau de Sainte Anne 1979, et coucher de soleil. 2/ Pardon de Sainte Anne, intérieur chapelle. 3/ Après la messe : sortie de messe, on boit un coup. 4/ Vêpres avec le propriétaire, la procession sort de la chapelle, bistrot après les vêpres. 5/ Procession dans le jardin, procession maison, Tanguy au fond, Plouvorn avec personnes de Guiclan. 6/ Arrivée de la procession, coiffe Chelgen de Marie et coiffe Fagan, Plouvorn. 7/ Bistrot après les vêpres, Marc Moal, casse-croûte des dames, Saik, bistrot de la pétanque. 8/ Pétanque avec le vieux Scauff, patron avec Louise, mer et manoir. 9/ Pétanque chez René Cadiou, Marc Gorrec, vue vieille maison. 10/ Les 2 Scauff préparent le couscous, Saillou et la foule, Paul Le Borgne, bistrot, chapelle, moisson, artichauts. 11/ Bois mort, chapelle.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Abri du marin n°1, actuellement maison (île-de-Sei
Bâti composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage de comble ; couverture en ardoise.Jacques de Thézac est un philanthrope chrétien passionné par la mer et les marins. Il a pour souhait de lutter contre l'alcoolisme et d'améliorer la santé, de prévenir des accidents en mer et d'apporter instruction et éducation aux marins. Pour mener à bien son projet social, il crée en 1899 l’Almanach du marin breton dont le but est d’apporter une instruction et un divertissement aux marins, puis en 1900, il fonde l’Œuvre des Abris du Marin. Ainsi, entre 1900 et 1933 douze abris sont créés : 11 en Finistère et 1 en Morbihan.L'article 2 des statuts de l'Oeuvre des Abris-du-Marin et de l'almanach du marin breton indique que l'association a pour but "d'étudier et de rechercher consciencieusement et dans l'esprit le plus désintéressé, les moyens d'améliorer l'état moral ou matériel des marins-pêcheurs et notamment de lutter contre les ravages de l'alcoolisme." Ainsi, l'objectif est de mettre à disposition un lieu d'accueil pour les marins qui font escale ou travaillent à Sein.Guy de la Rochefoucauld décrit ainsi les « Abris du marin » en 1914 dans son ouvrage Une race en péril : les abris du marin :« Chaque abri est d'un modèle à peu près uniforme. Il a l'aspect d'une grande maison de style breton, mais qui donne l'impression de l'aisance et de la propreté. Il se compose de deux salles : l'une est proprement consacrée aux réunions des pêcheurs. On y cause, on y joue à des jeux dont l'intérêt pécuniaire est banni selon les prescriptions, rigoureuses à cet égard, du règlement. Une salle de lecture fait suite, dotée d'une bibliothèque qui renferme les éléments variés des manuels d'instruction professionnelle et de récréation intellectuelle. (...). Au premier étage, les dortoirs. Sous le préau adjacent, des agrès de gymnastique tout montés, tandis que dans la cour des jeux de quilles, de boules, etc... Dans la salle de lecture, on trouve à discrétion le papier à lettres et les fournitures de bureau, mis gratuitement à disposition des marins. Une citerne, enfin, permet aux pêcheurs de remplir leurs barils de saine eau douce.»Transformé en bibliothèque lors de la construction du second abri en 1906, cet ancien abri du marin, désaffecté en 1933, est actuellement une maison d'habitation.
Auteur(s) du descriptif : L'Haridon Erwana

Par : L'inventaire du patrimoine

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Distillerie de la Côte d'Emeraude, 20 rue de la Di
Site desservi par embranchement ferroviaire. La distillerie a conservé l'ancien logement de contremaître, construit en granite, à un étage carré couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Situé à l'angle de la rue, il est flanqué d'une aile en retour d'équerre, ancien entrepôt industriel, en rez-de-chaussée, construit en granite avec essentage de tôle et enduit partiel, couvert d'un toit à longs pans en tôle ondulée. L'ancien magasin industriel, de plan rectangulaire, à un étage carré, est construit dans les mêmes matériaux et est couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Il est flanqué, sur sa façade postérieure, de constructions plus récentes en parpaings de béton et en tôle ondulée, ainsi que du bâtiment de la colonne de distillation, enduit.Cette distillerie est attestée en 1924. Alors dirigée par les frères Bosker, la distillerie de la Côte d'Emeraude est spécialisée dans la fabrication d'alcools extra-neutres, de marc séché à la vapeur et de flegmes de pomme. De source orale, elle aurait cessé de fonctionner après la Seconde Guerre mondiale. Elle est en partie détruite.
Auteur(s) du descriptif : Gasnier Marina

Par : L'inventaire du patrimoine

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Pêcher à Islande - Mythes et réalités de la pêche
L’expression des marins indique bien l’esprit de ce film : confronter le mythe et la réalité de la pêche à la morue. Le mythe, c’est celui qu’engendre l’incroyable succès de Pêcheur d’Islande de Pierre Loti en 1886, et celui de La Paimpolaise de Théodore Botrel en 1895. La réalité, c’est celle d’une activité économique ancienne : la pêche à Terre-Neuve commence vers 1500 et concerne des ports de toute la Bretagne, Saint-Malo en tête. L’épopée islandaise, de 1852 à 1935, est avant tout l’affaire des Paimpolais. Le film, tourné en partie à Paimpol, propose aussi, pour la première fois, des images des traces de la présence des Bretons en Islande, dans des villages et des paysages d’une magnifique austérité. Il utilise également des images tournées au début du siècle, et des photographies totalement inédites retrouvées en Islande, qui suscitent une émotion parfois poignante. Se dégagent ainsi les rapports complexes entre l’argent, la peine des hommes, l’alcool qui l’allège, et l’incroyable courage d’hommes dignes, en dernière analyse, de créer le mythe. Grand prix « Léon Gaumont » – Festival du film de chercheur – CNRS NANCY, 1997

Par : L'aire d'u

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Trois historiettes facétieuses : Jeanne viens t'en
Jeanne viens t'en v'ni !, propos troubles du curé en chaire [je suis saoul (sous la Providence), vous êtes plein (de la grâce de Dieu), et j'en suis content (de vous voir aussi nombreux dans cet auditoire)], La sœur et le paiement du marchand d'cochon "en nature"

Par : Dastum

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Vie locale : les bistrots et la fête à Fédrun

Par : Dastum

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An intañv kozh deus Koloreg
Interview d'Yvonnig Lavanant dans mon bistrot de Saint-Herbot (info de Gilles Pririou)

Par : Dastum

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Al lapin a c'haloup bepred (Le lapin court tou
Trois ans aprèsMon lapin bleu , Yvonne, tenancière d'un bistrot de campagne a cessé son activité à 80 ans et et vit toujours sur place. Yvonne a beaucoup de visites, comme aujourd'hui celle de Yann, le romancier bigouden. C'est en breton, qu'ils conversent. Et c'est seulement en breton, sa langue maternelle, qu'Yvonne peut aujourd'hui se confier...

Par : Bretagne et diversité

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Marc'h du
Marc'h du Ou la vie d'un cheval breton. Pe istor ur marc'h breizhad 1977 - Format d'origine S8 - Sonore magnétique (qualité de son faible) - Couleur - Fiction - 30 mn - Réalisé par des cinéastes amateurs dans le cadre d'un atelier d'Education Populaire L'histoire est racontée par un cheval breton qui se plaint de sa reconversion (il est loué lui et une carriole grotesque à des touristes) et regrette le temps où il travaillait dignement à la ferme. Les acteurs arrivent, tous masqués et volontairement ridicule : le couple de parisiens, une sorte de Bécassine et un clown alcoolique servent de guide. Ils vont sur les routes, traversent hameaux , villages, troupeaux de vaches, chaque situation étant prétexque à ridiculiser l'ignorance, la bétise, et l'éthnocentrisme du touriste type. Film de fiction narrant la vie d'un cheval reconverti dans la traction de caravane hypomobile, moyen de déplacement touristique en développement dans le centre Bretagne. Le cheval, le couple de touristes (M. et Mme Belaire), leur guide (bretonno-indien) et la bonne (Bécassine) font, durant le périple, diverses rencontres... Note de travail : Réalisé avec la Maison pour Tous de Carhaix-Plouguer (Finistère). Fiction visant à dénoncer le mépris des touristes qui considèrent la Bretagne comme un pays archaïque et folklorique. Procédés de réalisation : prises de vues réelles en extérieur. Prépondérance à l'écran d'un cheval trainant une carriole et ses occupants. Elément essentiel de la bande-son : monologues voix off et dialogues son direct. Stucture et tonalité : le document se présente comme une farce dont les parti pris de départ sont le burlesque de situation et le jeu volontairement faux des acteurs. La mise en scène est plus théâtrale que cinématographique. Descripteurs : Carhaix-Plouguer, Centre Bretagne, Cheval, roulotte à cheval, burlesque, folklorique, anciennes voies de chemin de fer CA 10/01/09

Par : Cinémathèque de Bretagne

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BRASPARTS An Eured Ven (mariage de Pierres), près
Brasparts.- L'alignement de An-Eured-Ven (La Noce de Pierre), dans la lande au pied du Mont Saint-Michel-de-Brasparts, avec deux couples de jeunes gens qui posent en costume traditionnel. La légende raconte qu'un prêtre portant le Viatique à un moribond, rencontra une noce ; cette noce un peu saoûle se mit à rire du curé.. Mille Malloz !... à l'instant elle fut changée en pierres, d'où le nom"Mariage de Pierres". Date : 20e siècle, début. Fonds : Cartes postales

Par : Archives départementales d

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Abri du marin de Morgat, actuellement boutique d'a
L´architecture de l´abri de Morgat, tel qu´il a été reconstruit en 1945, est encore inspirée dans son aspect extérieur par l´unité architecturale imposée par René Darde du Var (architecte des Abris du marin de Jacques de Thézac), notamment par son allure de belle demeure, ses larges ouvertures et surtout son crépi rose si caractéristique. Avant la construction du magasin des pêcheurs, on entasse au rez-de-chaussée de l´abri, filets, équipements de pêche, barils de rogue qui dégagent une odeur pestilentielle.L´exiguïté des lieux est visible dans les plans de reconstruction de 1960 : le bâtiment mesure 15 m par 6 m. En outre, sa toiture en ardoises possède deux cheminées en prolongement des pignons, avec une fenêtre placée sous chacune d´elle, au niveau du premier étage. En façade, quatre portes d´une largeur de 2 m constituent maintenant les ouvertures du rez-de-chaussée. Au premier étage, la pièce est éclairée par quatre lucarnes rampantes modernes.Par exception, le fondateur des Abris du marin en Bretagne, Jacques de Thézac, n´est pas à l´origine de celui de Morgat. Ici, la décision de construire un bâtiment d´abri et d´accueil pour les pêcheurs émane du syndicat des pêcheurs de Morgat, sous l´égide de celui qui se proclame son président fondateur, Antoine Bott, arrivé à Morgat vers 1899. Il obtint, le 26 novembre 1904, un terrain sur les quais (ancienne concession du conserveur Plaçon) pour y construire un abri et un magasin de part et d´autre de l´enracinement du môle de 1845. L´abri est situé à quelques dizaines de mètres à l´ouest de l´infrastructure portuaire, dans un renfoncement de la falaise. Mais en 1945, l´Abri de Marin est mentionné comme étant « détruit par fait de guerre », et ne sera reconstruit qu´en 1960. Le bâtiment actuel est donc relativement récent.Cet établissement, comme ceux construits par Jacques de Thézac, a pour but de lutter contre l´alcoolisme des pêcheurs, de prévenir les accidents en mer, d´assurer l´instruction maritime et l´hygiène. Aujourd´hui profondément remanié, il est utilisé en tant que boutique de vente d´articles de pêche et de location de kayaks. Le terrain et le bâtiment appartiennent à la commune de Crozon, ce dernier est loué à un commerçant.
Auteur(s) du descriptif : Amghar Julien

Par : L'inventaire du patrimoine

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Powersolo aux Rencontres Trans Musicales de Rennes
Entre 1996 et 1998, le danois Kim «Kix» Jeppesen enregistre une cinquantaine de chansons, armé d'une guitare déglinguée, de maracas faites à la main, d'une boîte à rythmes et d'un micro en plastique. Inspiré par ses maîtres Johnny Cash, Bo Diddley, Link Wray et les Cramps, il s'amuse à mélanger rockabilly, country, blues, surf music et punk rock. PowerSolo est alors un one-man band taré qui ne joue que devant des auditoires aussi saouls que lui... Avec l'arrivée d'un batteur et d'un guitariste, le groupe devient un duo, puis un trio, et livre deux albums en 2001 et 2004 dans une veine toujours psychobilly. Leur musique s'appuie sur des textes à l'humour d'une rare immaturité, notamment centrés sur des fantasmes sexuels puérils mais tellement rock'n'roll !

Par : Association Trans Musicale

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Bateaux lavoirs...
Séjour en Bretagne. Une régate sur la côte, partie de basket sur la plage au ralenti. Des bateaux-lavoirs, peut-être à Rennes, le Canal d'Ille-et-Rance. A Rennes, le Château branlant. Paysage de campagne, pêche et canoë probablement sur la Vilaine. Une église sans flèche, ses bas-reliefs puis une tour. Promenade dans les rochers. Vue d'un château puis de militaires sortant de l'hôpital militaire. Deux femmes et un enfant se rapprochent du cinéaste. Un chef de gare. M. et Mme Anger devant la caméra. Un château, des paysages de montagne. Une femme feuillette un magazine, jeu de dés. Une gare. Portrait du chien. Vue du clocher de l'église Saint-Martin d'Acigné. La buvette de la gare : deux hommes en sortent et feignent l'ivresse, puis sur un banc s'agitent. Au marché, de nombreuses femmes en coiffe de Pont-Aven. Des femmes en coiffe embarquent sur une barque. Rue de Pont-Aven, des lavandières font leur lessive. Effet de vagues et essai de fondu. Vue de goémoniers ramassant les algues en contre-jour. Vue du phare de la Vieille à la pointe du Raz. Les vagues sur la plage, et vue de bateaux dans un port. Promenade en forêt, chutes d'eau. Un grand bâtiment dans une ville. Baignade en maillot de bain en mer. Marché couvert et passage de cyclistes roulant à faible allure pendant le Tour de France.

Par : Cinémathèque de Bretagne

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Artisans de Nort-sur-Erdre
Ce film n'est ni une reconstitution, ni une fiction. Le cinéaste a réellement filmé des artisans au travail pendant l'occupation à Nort sur Erdre en 1943, ville où il s'était réfugié avec sa famille après les bombardements de septembre 1943 sur Nantes. Parmi les artisans filmés : Le cordier, L. Douet (qui tenait également le café de la Paix à Nort sur Erdre, enseigne qui apparait dans le film 612 FH 0006) métier aujourd'hui disparu. Cet extrait nous montre les différentes étapes de fabrication d'une corde destinée au monde agricole (du peigne chanvre à la corde achevée, en passant par l'utilisation du toupin et du chariot). Chez le maréchal-ferrant, ils sont sept hommes autour d'un cheval qui va se faire ferrer. Travail de la forge, fabrication du fer, limage et ferrage du sabot. Le travail terminé, les hommes vont boire un verre au bistrot "Au p'tit Maréchal". Est-ce celui que l'on vient de suivre ou le Maréchal Pétain , alors premier Français ? Le carrossier - chaudronnier, Louis Leray. Travail dans l'atelier. Le patron fait des remontrances à un jeune apprenti et il offre à boire aux employés. Une secrétaire dactylo tape à la machine à écrire. Les ouvriers rangent les outils puis sortent du travail. Madame a préparé le repas, le patron va déjeuner..

Par : Cinémathèque de Bretagne

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